La mère de Nahel en tête de la marche blanche
Tandis que Macron et sa femme allaient bêtement assister au spectacle vulgaire et mortifère d’Elton Jones, celui qui chante comme s’il s’était coincé une couillon dans son tiroir de la table de nuit, les émeutes continuaient dans toutes la France, du Nord au Sud, de Nanterre à Marseille, des heurts violents avaient lieu le 29 juin 2023, avec les forces de l’ordre. A l’occasion il y a eu aussi des pillages de magasins, y compris dans le centre de Paris dans le quartier des Halles, des dégradations et bien sur près d’un millier d’arrestations. Cette situation mêle deux problèmes : le premier est celui d’une police violente et sans nerfs, sur laquelle Macron s’appuie volontiers pour faire passer ses lois « sociales » de détricotage des droits des travailles – qu’il déteste – leur donnant le droit de bastonner autant qu’elle le veut, sans rendre des comptes, les juges le plus souvent couvrant ces dérives. Le second est celui des ghettos qui existent à la périphérie des grandes villes et qui concernent plusieurs millions de personnes. Ils sont peuplés de personnes issues principalement de l’immigration et qui vivent misérablement de l’aide sociale et des trafics divers et variés. Peu intégrés dans la société française, ils se sentent exclus. On le sait depuis longtemps ces quartiers sont toujours prompts à exploser. Le pouvoir en place a toujours parié qu’ils ne se soulèveraient jamais contre les « réformes » antisociales, ils ne sont pas concernés. Et de fait pendant les longues mobilisations contre la réforme des retraites, on ne les a pas vu, ce qui rend caduque la posture de la gauche institutionnelle qui tente de se créer un petit marché électoral sur le compte de la misère des « quartiers » comme persiste Le Monde à nommer ces ghettos. Par contre, ces rejetés, peu interessés à réformer la société, se mobilisent dès qu’un des leurs est martyrisé par la police : ils défendent leurs territoires que l’Etat a abandonné. Les choses étant ce qu’elles sont, l’Etat plus préoccupé par se suicider lui-même que de s’attaquer aux problèmes, il y a peu de chance que cela chance un jour, du moins à court terme. Les commentateurs ont oublié que le 14 juin dernier, un incident du même type était advenu du côté d’Angoulème. Un travailleur se rendant à son boulot en pleine nuit, avait été tué par un policier, sans témoins, les flics invoqueront un refus d’obtempérer[1]. Sauf que ce travailleur, un immigré africain d’origine guinéenne, se rendait à son boulot et n’avait aucun antécédent judiciaire. En rapprochant ces deux meurtres, et en les corrélant avec les 13 cas similaires comptabilisés en 2022, on se dit que c’est bien d’un système dont il s’agit, une manière de fascisme qui vise à installer la peur de partout, pas seulement dans les ghettos., les débordements des « quartiers » servent d’abord à instiller la peur chez ceux qui n’y habitent pas. Ajouter à la répression sauvage et illégale des manifestations sociales depuis les Gilets Jaunes, cela montre clairement que nous sommes dans une période au minimum préfasciste. Ces dérives barbares qui sont pointées du doigts dans toutes les instances internationales, critiquées par la presse étrangère, ne permettent plus de dire que nous sommes encore en République ou en démocratie. Elles sont le résultat des lois que le gouvernement Cazeneuve a fait voter sous Hollande et dont on voit aujourd’hui le résultat affreux. Les médias mainstream qui mentent sur exactement tout, font, en bons chiens de garde, le plus souvent le silence sur ces affaires criminelles.
La mère de Nahel en tête de la marche blanche
Cette situation pourrie est aggravée par la mise en spectacle de cet état de guerre civile larvée. Deux narratifs ce sont opposés et s’opposent encore à propos de la mort de Nahel : l’un qui nous dit que « le petit ange » est parti, l’autre qui nous dit que quand la police vous dit de vous arrêter vous vous arrêtez, et donc que si on vous tire dedans c’est bien fait pour votre gueule. Ces deux postures sont fausses, Nahel n'était pas un petit ange, mais un apprenti délinquant, ce qui ne justifie en rien qu’un policier ne l’abatte. Mais pour éviter d’analyser les ressorts de cette affaire, on en appelle au mensonge, dans les deux cas. Ces mensonges ne sont pas gratuits, ils visent à ce que l’émotion soit dominante. Et nous sommes en présence de deux émotions concurrentes : le policier s’est senti en danger, ce n’est pas une raison pour bruler la France, et de l’autre côté, l’État raciste assassine nos enfants. La police a tenté de promouvoir la thèse selon laquelle Nahel leur aurait foncé dessus. Cette sanctuarisation des émotions primaires crée les conditions d’un affrontement et gèle les positions. C’est tout bénéfice pour Macron, du moins à court terme, parce que dans un horizon plus lointain les esprits travaillent et finissent par arriver inévitablement aux vraies questions : qu’est-ce que cette police qui tire sur tout ce qui bouge ? Que font tous ces gens entassés dans des ghettos ? Mais en attendant, il va sans doute pousser dans le sens d’un renforcement de la dictature policière, voire décréter l’Etat d’urgence. Mais qu’on ne s’y trompe pas, ce n’est pas de lutte de classes dont il s’agit ici.
Le 29 juin, une nouvelle nuit d’émeutes
Les médias et principalement la télévision accélèrent cette désinformation par une mise en spectacle de la situation. Les images ne sont pas innocentes. Voici donc que les « quartiers » organisent une marche blanche. La police nous dit qu’il y avait six milles personnes, sachant son aptitude à mentir dans ce genre de manifestation, ils étaient probablement au moins dix milles. Ce qui est énorme pour la ville de Nanterre. Cette marche blanche avait oublié l’émotion et se focalisait sur la célébrité soudaine de Mounia la mère de Nahel. Juchée sur une camionette, elle trouvait la position agréable parce qu’elle était applaudie ! Vous pensez bien qu’elle n’allait pas manqué l’occasion de passer en vedette au journal télévisé ! Certes on voyait bien qu’elle était partagée, se livrant à la publicité d’un côté pour se faire mousser, et de l’autre manifestant une vraie émotion puisqu’elle avait perdu son fils. Ce mélange des genres est bien sûr le résultat de cette possibilité pour chacun d’accéder à son quart d’heure de célébrité. Lors de cette marche blanche, on a vu Assa Traore venir se rappeler à notre souvenir, histoire de montrer que ce type d’action publicitaire, avec tee-shirt et défilé, c’était un peu son fond de commerce tout de même. On sentait comme un dépit chez elle dans le fait que Mounia lui volait la vedette pour une posture qu’elle avait patiemment mise au point pendant des années. Le fait que Mounia acclamée comme une rock star semblait beaucoup s’amuser, a été longuement commenté sur les réseaux sociaux. La mort de Nahel passait finalement après le succès du défilé ! Tout le monde a remarqué aussi que des footballeur millionnaires comme Koundé ou Mbappé avaient pris la parole pour dénoncer ce meurtre, on ne les avait jamais entendu pour déplorer la mort de Samuel Paty ou celle plus récente de Lola. Ces positions divergentes renforcent bien évidemment le communautarisme et donc nous éloigne du fameux « vivre ensemble » si cher à la bureaucratie européiste dont l’action désordonnée provoque exactement l’inverse, il n’a aucune réalité et qui n’existe que comme un slogan pour vendre du vent. D’ailleurs le patronat avec l’aide du gouvernement depuis Pompidou, n’a pas organisé l’immigration pour mieux vivre ensemble, mais pour faire baisser les salaires.
Le 29 juin, Nanterre
Evidemment le camp des ghettos et de leurs supporters n’est pas le seul à mentir et à se vautrer dans le spectacle en utilisant le cadavre d’un jeune assassiné. Les tenant du camp de l’ordre, les zemmouristes en tête dont la particularité est d’être encore plus stupides que les autres, ont développé le narratif suivant lequel quand la police t’ordonne quelque chose, tu obéis et tu la fermes si tu veux rester en vie ! Mais comme aujourd’hui la police fait peur, à juste titre parce qu’elle est en roue libre par la grâce de Macron et Darmanin, les personnes contrôlées pour un oui ou pour un non, se méfient, il est d’ailleurs très probable que Nahel ait eu tout simplement peur de se voir braqué par un flic et donc qu’il ait redémarré pour échapper à la mort, le flic lui ayant promis une balle dans la tête. Les télévisions se sont régalées aussi bien du défilé de la star éphémère Mounia, que des images de castagne du peuple des ghettos avec la milice et des pillages. Tout le monde veut en être, ce lumpenprolétariat n’a pas de projet, ne cherche pas à en construire un, Il est juste porté par ses émotions primaires et la volonté de faire de belles photos des villes et des voitures qui brulent.
A Nanterre
on fait de belles photos de la ville en flamme
Si Macron a échoué dans tous les domaines, son échec encore plus évident dans celui du maintien de l’ordre. Son usage désordonné de la police a transformé policiers et gendarmes en forces de désordre. Il n’est pas simplement l’ennemi du genre humain, c’est un imbécile et un incompétent. Quelques jours avant les événements liés à la mort de Nahel, il allait bouffonner à Marseille, faire semblant de s’occuper des problèmes des ghettos. Il avait comme à son ordinaire raconté n’importe quoi, par exemple que pour lutter contre le fléau du trafic de drogue, il fallait pénaliser le client. N’importe quel policier de terrain sait que justement ce trafic est un facteur d’ordre dans la mesure où il fait vivre des milliers de personnes. Puis il a attaqué les vacances scolaires, celles-ci étant selon lui non seulement le symbole de la fainéantise des enseignants, mais aussi un facteur de désinsertion des enfants dans les ghettos. D’une manière ou d’une autre, quelles que soient les raisons, le constat est impitoyable : depuis que Macron est « président », la France brûle régulièrement. La presse internationale a mis en avant ces difficultés, montrant qu’en France il n’y a plus de pilote dans l’avion[2]. L’ONU qui n’en est pas à une imbécillité près demande à la France de se pencher sur le racisme des forces de l’ordre[3]. C’est une façon de détourner les problèmes, s’il est vrai qu’une partie de la police est raciste, le mal est bien plus profond que ça. L’absence de pouvoir réel de Macron est masquée par la débauche de violence des forces de l’ordre, et par la mise en spectacle de tout et de rien, en se livrant à cette débauche de communication, les problèmes ne disparaissent pas, mais cela montre seulement son impuissance. Cependant, ce délabrement sera mis sans doute à profit par Macron et son gang pour renforcer le contrôle social, avec à la clé l’état d’urgence. Et c’est bien cela qui est à craindre au-delà de la mise en spectacle d’une mort sinistre. Le 30 juin Borne annonçait que la gendarmerie allait procéder au déploiement des blindés, mais en même temps que d’autres mesures étaient prises pour restreindre les possibilités de déplacements des jeunes des ghettos, on apprenait que des émeutiers avaient pillé des commerces du centre commercial de Rosny 2 en Seine-Saint-Denis en milieu d’après-midi, provoquant la fermeture du site pour une durée indéterminée ! C’est nouveau ce type d’action en plein milieu de l’après-midi, ça en dit long, c’est parti pour durer, même si dans la nuit du 1er au 2 juillet les exactions furent moins importantes. Le 30 juin encore, les magasins du centre-ville de Strasbourg étaient fermés. C’est évidemment devenu un jeu pour ces jeunes que de s’affronter avec la police. Bien mieux que les jeux vidéos, contrairement à ce que dit Macron.
Annecy, le 29 juin 2023
Ces nuits d’émeutes qui durent, indiquent qu’il s’agit d’une insurrection. La guerre est déclarée entre les « quartiers » et le gouvernement. Que cela soit possible indique que c’est la conséquence d’un abandon du pouvoir d’Etat. La nature ayant horreur du vide, l’insurrection s’installe où le pouvoir a disparu. Cela a un rapport avec la Guerre en Ukraine, non pas direct, mais en tant qu’échec de la mondialisation, le mélange des populations provoquant des troubles réguliers. La Guerre en Ukraine c’est une remise en question du modèle étatsunien très affaibli par l’armée russe, les incendies de la France qui durent tout de même depuis au moins 2018 c’est la contestation spectaculaire de la marchandise depuis l’intérieur du pays. On peut condamner les violences, trouver ces jeunes décervelés sans avenir, stupides, ignorants et bornés, ça ne change rien du tout, le modèle est touché dans son cœur, d’autant plus que pour la plupart ces jeunes sont nés en France et ont été formés par l’école française. Cette situation nous rappelle, en moins violent toutefois,ce qui s’est passé en 1965 à Watts, banlieue de Los Angeles que Guy Debord avait analysé dans un article, « Le déclin et la chute de l’économie spectaculaire-marchande », publié dans le numéro 10 d’Internationale Situationniste. C’est le même rituel avec pillage de magasins, main-basse sur les marchandises les plus « modernes » et affrontements avec la police. Les Etats-Unis étaient en avance dans la décomposition, il y avait eu beaucoup de morts. Et puis il y a encore eu les émeutes de Los Angeles de 1992, avec encore des morts et des pillages, des incendies, et puis il y a eu les émeutes consécutives à l’assassinat de George Floyd qui ont une nouvelle fois embrasé le pays. Le rapprochement d’avec les émeutes de Watts en 1965 est d’autant plus pertinent qu’aujourd’hui la France a pris tous les aspects de la société américaine d’antan : le multiculturalisme, les violences policières, la surconsommation et la production d’images destinées à vanter les mérites de ce mouvement. Donner un sens à ce qui n’en a pas est bien le rôle du spectacle. Ici les jeunes des ghettos remettent au centre du jeu tout simplement la guerre comme symbole de la virilité abandonnée et décriée par les médias dominants, cette guerre qu’on nous vend comme une nécessité en Ukraine pour tuer du Russe et défendre « nos valeurs ». Darmanin qui ne maîtrise rien, et qui sur ces émeutes démontre surtout son incompétence va à la télévision fanfaronner en avançant des chiffres d’arrestations : 875 pour la nuit du 29 au 30 juin, 994 pour celle du 30 juin au 1er juillet, et encore 715 pour la nuit du 1er au 2 juillet. Mais quand on sait comment sont réalisées ces arrestations – en fait on attrape ceux qui courent le moins vite ou qui passaient par là pout voit pour prendre une photo, cette déferlante de chiffre est risible. On sait que 90% des personnes arrêtées seront relâchées faute de preuves, comme dans les manifestations contre la réforme des retraites.
A Marseille des centaines de pillards dans le centre ville, le 30 juin 2023
Les pillages qui ont eu lieu en plein jour sont une réalité assez inédite en France, surtout quand ça s’étend à l’ensemble du pays. À Marseille, dans le bas de la Canebière, on pillait les boutiques de luxe, les parfumeries, les commerces de téléphones portables. Plus tôt dans la journée vendredi, plusieurs centres commerciaux de la région parisienne avaient été vandalisés, avec la dégradation et le pillage de plusieurs boutiques. Ont notamment été visés les centres Rosny 2, en Seine-Saint-Denis, et Créteil Soleil, dans le Val-de-Marne. Des commerces ont aussi été attaqués dans le centre-ville de Strasbourg. La police ne se déplaçait pas assez vite pour empêcher les exactions. La rage qui s’est emparée contre la marchandise – la plupart des objets ne servent à rien, sauf qu'avec un iPhone on peut faire de beaux selfies pour se mettre en scène – n’était pas seulement la contrepartie de la frustration, mais aussi la démonstration de l’inanité du consumérisme. On se perd en conjectures sur les raisons de ceux qui critiquent ces pillages : est-ce parce qu’ils n’osent pas eux-mêmes s’attaquer à la marchandise ? Cette rage contre la marchandise est bien sûr ambiguë, elle a toujours été ambiguë, même du temps des émeutes de Watts. D’un côté elle est un objet d’envie, et de l’autre c’est un objet de haine à détruire pour s’en libérer.
Marseille, le 30 juin 2023
Un clou chasse l’autre,
tandis que les émeutes tiennent la une de l’actualité, la Guerre en Ukraine est
passée au second plan. Ça tombe bien, le putsch de Prigojine qu’on voyait comme
le début de la fin de Poutine et de la Russie, a fait un flop, et la
contre-offensive des ukro-atlantistes n’obtient aucun résultat malgré des
combats acharnés autour d’Artiomovsk. Avec ce nouveau sujet de la révolte des
ghettos, les Français se laissent aller à leurs émotions primaires, pour beaucoup
la responsabilité du chaos ce sont ces jeunes révoltés qui sont souvent encore
des adolescents, qui pillent, qui éventrent les magasins où on ne vend que de
la pacotille, ils demandent l’état d’urgence et justifient ex post le meurtre
de Nahel par ce qui s'est passé ensuite ! Pour les autres, ce sont les forces
de l'ordre qui, par leur sauvagerie créent le désordre. Pour moi le responsable
du chaos depuis 2018 au moins est à l’Elysée. D’abord pour n’avoir strictement
rien fait pour les « quartiers », enclavés et en déshérence, puis
pour gérer correctement et tenir les forces de l’ordre dont la sauvagerie
déborde à chaque manifestation de rue. Ces nuits d’émeutes et de pillages qui
ont touché jusqu’au centre de Paris – le quartier des Halles en particulier –
démontrent :
– d’abord que ce sont des
très jeunes gens, entre quinze et vingt cinq ans, qui se livrent à cette
« guerre » de mouvement, moins craintifs que leurs aînés, plus
inconscients ils sont aussi plus spontanés. L’initiative de la guerre
appartient le plus souvent au camp de la jeunesse ;
– ensuite qu’ils ont pris ça
comme un jeu, certes un peu risqué, mais un jeu tout de même, avec la
possibilité de faire de beaux selfies des villes en flammes. Il est évident que
l’indignation liée à la mort de Nahel n’est que la mèche de l’explosion et non
la raison d’icelle ;
– enfin qu’en construisant des ghettos, histoire de cacher cette misère au reste de la population, tôt ou tard ça vous revient dans la figure. Paris est entouré de ghettos, et si la révolte s’amplifie, ce ne sont pas 20 000 policiers, même avec des blindés légers, qui pourront l’arrêter. Paris brûlera à nouveau.
Les forces d’occupation aux Halles
Ce que nous voyons à travers tout ce cirque, c’est une opposition radicale entre deux pans de la société, sans possibilité de réconciliation, et cela c’est bien le résultat de la politique désordonnée d’immigration depuis au moins le regroupement familial de Valery Giscard d‘Etaing, et de l’abandon progressif des « quartiers » par l’Etat. Macron ignorant et incompétent s’était rendu à Marseille dans le quartier pourri de la Busserine, juste avant que la marmite n’explose, à voir sa réaction face aux émeutes, il est évident que les réponses lunaires qu’il a fait semblant d’apporter sont des plus stupides, et ne sont là que pour masquer son inaction. Pour l’instant la seule réponse concrète aux ghettos, c’est encore un peu plus de police et de matraque, cela est bien insuffisant pour calmer le jeu et commencer à construire quelque chose. Macron et son gang préparent une loi sur l’immigration, celle-ci non seulement doit s’aligner sur les ordres de la Commission européenne qui en veut toujours plus, et suppose que la France a besoin de main d’œuvre, c’est faux, 75% des personnes en âge de travailler dans les ghettos sont des chômeurs ou des RSA. La France compte aujourd’hui environ 8 millions de chômeurs, prétendre qu’il faut faire venir des immigrés en masse puis les répartir dans nos campagnes, c’est juste une idée de McKinsey qui vise à masquer que le véritable but est la baisse radicale des salaires, et au-delà diviser les pauvres entre eux, les Français qui ont encore un petit statut et les misérables des ghettos.
Ces jeunes des ghettos sont détestés parce que ce sont des pillards. Mais au fond, ils ne font que singer les pratiques des politiciens, Macron, Kohler et quelques autres. Montebourg dans une audition remarquée auprès de la Commission d’enquête du Sénat[4] dénonçait comment des Français, traitres à la nation, aidaient au pillage de l’industrie française par les Américains, avec à la clé des « commissions » de 10 ou 15 millions d’euros pour leurs services, il citait l’affaire Alstom et quelques autres. Marianne s’est fait une spécialité de dénoncer le pillage de la nation par les sociétés autoroutières, et ce pillage c'est tout à fait une autre échelle que le pillage d’une boutique de parfumerie ou de smartphones. Les trois quarts des membres du gouvernement et le squatter de l’Elysée sont impliqués dans des affaires de malversations, conflits d’intérêts, pillage des biens de la nation, sans parler des mensonges à répétition. Et ces gens là voudraient faire la morale à des jeunes ? C’est grotesque. En vérité en matière de délinquance et de trafics, les jeunes des cités ne font que suivre l’exemple des soi-disant dirigeants du pays. Pour eux Macron c’est un bandit qui a réussi ! Ils ont appris beaucoup de la canaille politicienne, on le voit quand ils créent par exemple des associations pour récupérer de l’argent en faisant chanter des maires ou des députés dans les zones les plus déshéritées. Le mauvais comportements de cette jeunesse désoeuvrée n’est que la contrepartie du mauvais comportement des fainéants qui font de la politique leur métier. La logique mafieuse est la même. Il faudrait peut-être commencer par là pour comprendre les incivilités du peuple des ghettos, celles des forces du désordres : l’exemple vient d’en haut ! Nahel n’était pas un petit ange, sans doute un apprenti-délinquant qui tentait de réaliser une accumulation primitive du capital. Les enfants des ghettos qui ont quelque talent réaliseront cette percée dans le monde du football par exemple, comme Mbappé, Pogba, Benzema. Ceux-là sont très peu nombreux. Les autres devront se battre pour devenir des entrepreneurs capitalistes, chacun le fait avec ses armes, Bernard Arnault l’a fait avec l’argent de papa, d’autre avec leurs poings d’autres à travers des associations caritatives ou à coups de kalachnikov pour réguler la concurrence. Les enfants imitent toujours les parents, et donc l’important n’est pas comment on se procure le capital initial, c’est cette volonté d’accumuler au détriment des autres. La mafia c’est une forme de capitalisme ainsi que le montrait Roberto Saviano dans Gomorra[5]. On ne peut pas critiquer d’un côté la mafia ou les gangs et de l’autre cautionner le capitalisme. Ce sont les deux faces de la même pièces. La différence est que ce ne sont pas les mêmes règles d’organisation du marché, mais le but reste le même, exploiter les autres pour son profit. Les premiers n’ont pas de règles écrites, les seconds tentent de les sédimenter à leur avantage.
[1] https://contre-attaque.net/2023/06/28/deux-semaines-avant-nael-un-mort-a-angouleme/
[2] https://www.rfi.fr/fr/podcasts/revue-de-presse-internationale/20230629-%C3%A0-la-une-l-embrasement-en-france-apr%C3%A8s-la-mort-d-un-adolescent-tu%C3%A9-par-la-police
[3] https://www.bfmtv.com/police-justice/nahel-l-onu-demande-a-la-france-de-se-pencher-sur-les-serieux-problemes-de-racisme-chez-les-forces-de-l-ordre_AD-202306300390.html
[4] https://www.youtube.com/watch?v=NeFUdJfShzc
[5] Gallimard, 2007.
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