Les médias ont présenté les manifestations lycéennes d’une manière mensongère et grotesque. Il n’est bien sûr pas question de nier la stupidité de certaines revendications qu’on a rapporté à l’aide micros-trottoirs assez éhontés, histoire de démontrer que les lycéens étaient complètement débiles et que leur révolte n'avait pas de sens. de même les médias se sont régalés à montrer les racailles un rien décervelées mettre le feu ici et là, encourageant les commentateurs hâtifs à dire qu’au fond on ne pouvait pas revendiquer l’amélioration des conditions d’étude des lycéens tout en brulant les lycées. Mettons de l’ordre dans cette salade de saison. La première réflexion qui me vient à l’esprit est de l’éducation est en voie d’effondrement, les lycées sont délabrés, on n’y apprend plus grand-chose, les professeurs manquent à la fois parce que le nombre de postes offerts au concours a diminué pour cause de restriction budgétaire et aussi parce les vocations manquent. Plus personne ne veut enseigner, c’est mal payé, c’est dangereux, dans certains quartiers on risque la décapitation. L’éducation nationale est devenue un grand foutoir, tout comme l’hôpital, comme la lutte contre les incendies. Il faut partir de là, nous n’avons plus d’État, Biscornu est un simple petit comptable sans dimension autre que de satisfaire les exigences de Bruxelles et la France brûle. La seule chose que sait faire encore l’État macronien crépusculaire c’est de la répression. Lundi 5 octobre on comptait une main arrachée et un gosse énucléé.
Que la honte soit sur ce milicien en train d’étrangler une enfant
On a vu des images de répression franchement honteuse, comme celle que je mets ci-dessus. Un milicien étrangle une jeune fille qui doit avoir une quinzaine d’années. Le bonhomme fait sans doute 1,85 m et au moins 100 kilos. Mais il tient cette pauvre minote serrée contre lui, l’étranglant à moitié. Que la honte soit sur cette canaille. On dirait qu’il cherche à la violer, ça ressemble à ces images du 7 octobre 2023 quand les terroristes du Hamas kidnappaient des femmes pour les violer, les tuer, les enfermer dans leurs sous-sols. Dans la tenue où elle se trouvait, il est peu probable qu’elle présentait un danger pour la société. Mais cette image est emblématique de ce qu’est le macronisme. La seule chose que ces gens-là qui sont en responsabilité, savent faire, c’est réprimé. On a remarqué aussi que les miliciens de Macron – certains les appellent des policiers – attendaient que les choses dégénèrent, que le feu prenne si vous voulez, pour disperser les manifestants. Les dégâts occasionnés par la racaille sont bien réels, mais ils sont surtout là pour justifier la répression. On a vu des miliciens, casqués, suréquipés chasser et bastonner des adolescents en tee-shirt. Des policiers en civil ont été filmés en train de casser des vitrines, histoire de justifier la répression. Ceux qui craignent l’arrivée du fascisme en 2027 sont servis, le fascisme macronien est déjà là.
Je ne veux pas m’étendre sur les violences policières. Mais on sait qu’en Europe la milice française est de loin la plus violente. Tout le double quinquennat malheureux de Macron est là pour montrer qu’en matière de répression policière on a franchi un palier. Tout mouvement social est réprimé violemment, que ce soit les Gilets jaunes, les soignants, les retraités, les pompiers ou les lycéens, la réponse est toujours la même : la matraque. Le malheur est que nous ayons des robots décervelés qui exécutent et qui prennent du plaisir à ce qu’ils croient être un travail et qui n’est qu’un passe-temps mortifère. Certains ont avancé que c’était là le signe d’un régime en fin de cours, ce n’est pas exact, parce que ces violences existent depuis le début de la présidence Macron. Cette violence est structurelle, elle est une des raisons d’être de ce système, aussi bien un moyen – faire en sorte que le peuple ait peur de se révolter – qu’une fin – prendre du plaisir. Ce n’est pas un hasard si les miliciens enlèvent leur RIO qui permettrait de les identifier, parce qu’ils savent bien dès avant qu’ils ne commencent leur sinistre besogne qu’ils vont s’affranchir de la loi.
Aymeric Caron, l’ami des moustiques et des Palestiniens excitant les jeunes à tout brûler
Il faut donc prendre cette révolte au sérieux pour ce qu’elle signifie au-delà des racailles qui ont semé le désordre habituel dont se sert ensuite le gouvernement pour justifier la répression. Elle ne signifie pas seulement qu’il y a un manque de moyens dans l’éducation nationale, elle est d’abord le reflet d’un manque de perspective criant de la jeunesse d’aujourd’hui. On leur renvoie jour après jour l’image d’un monde qui s’écroule, dont le seul horizon selon von der Leyen et Macron c’est une guerre programmée pour 2030 avec la Russie. L’enseignement est faible et confus, lui-même sans presque de finalité. Dans la révolte lycéenne étaient en tête des manifestations le peuple des lycées professionnels où on n’apprend rien, mais comme la scolarité est obligatoire, on parque ces gens un peu comme des bêtes dans des lycées délabrés, en attendant qu’ils aient obtenu un bac ou un diplôme qui ne vaut rien et qu’ils partent se démerder par eux-mêmes sur le marché du travail. Cet état de langueur de la jeunesse se prolonge ensuite dans des facultés bondées où le niveau des connaissances s’effondre année après année. Cet état de fait devrait inciter, si nous avions un gouvernement, à une refonte complète des filières dans le secondaire comme dans le supérieur. On n’a pas besoin d’un bac pro pour apprendre à faire de la boulangerie ou pour monter un mur de briques. On n’a pas besoin d’une maitrise de lettres modernes pour aller faire caissière dans un hyper-marché. Ce cinéma est juste là pour faire croire que l’accès à un enseignement de qualité est un acquis démocratique. Le ministre de l’éducation, émule de la créature de Frankenstein, a affirmé « L’excellence n’est pas une question de lieu, ni de géographie ni de sociologie. Elle est affaire de travail et de talent », faisant rire autour de lui. Tout le monde sait bien que faire sa scolarité à l’École alsacienne ou à Henri IV, ce n’est pas la même chose que de la faire dans un lycée de banlieue. Il faut tout de même se rendre compte que la prolongation des études pour beaucoup c’est une manière de masquer le chômage endémique qui ronge la France.
L’inénarrable Bagayoko faisant l’âne pour avoir du foin, dansant devant une poubelle en feu
Dans cette histoire compliquée, les guignols de la FI se
sont faits une fois de plus remarqués. Les récupérateurs sont venus exciter les
jeunes lycéens, croyant bêtement que cela les aidera pour conquérir le pouvoir.
On a vu Aymeric Caron, entonner ses diatribes devant quelques jeunes lycéens
exhibant un drapeau palestinien ! Et puis encore l’impayable Bagayoko faire
une danse autour du feu d’une poubelle. Les pires représentants de ce parti y
sont allés de leur activisme, Ersila Soudais qui a dansé devant un lycée
occupé, ou encore Raphaël Arnault, apologue des minorités violentes. La manœuvre
cousue de fil blanc vise évidemment à s’attacher les services de la jeunesse pour
les élections de 2027. Mais comme d’habitude
les plans de la France insoumise ne marchent pas. Déjà en difficulté dans les
sondages pour atteindre le second tour Mélenchon apparait maintenant comme le
chantre du désordre. Que les membres du gang de Mélenchon veuillent jeter de l’huile
sur le feu, c’est une évidence, mais dire que cette révolte est fomentée et manipulée
par eux relève de l’imbécilité de type macronien. Le mouvement est massif et ce
caractère ôte tout idée selon laquelle il aurait été fabriqué de l’extérieur.