vendredi 6 novembre 2026

L’Europe en feu de partout

Varsovie, le 30 octobre 2026 

L’Europe est en train d’accélérer sa décomposition et continue sa marche vers le fascisme. Que ce soit dans la rue ou dans les urnes l’européisme est en grande difficulté, c’est la contrepartie d’une politique économique et sociale, d’un positionnement stratégique déplorable. Commençons par le plus sensible, la Pologne. La crapule Donald Tusk a tenté de remplacer des juges du Conseil Constitutionnel par des juges qui lui seraient acquis et qui l’aideraient dans un futur proche à deux tâches, d’abord à gagner les élections futures de 2027, car vu son impopularité, il est en grande difficulté. La seconde est que les Polonais sont aujourd’hui vent debout contre l’aide à l’Ukraine, contre les réfugiés ukrainiens et bien entendu contre l’idée d’intégrer l’Ukraine dans l’union européenne à plus ou moins long terme. Or, comme on le comprend, cela contrarie les plans de Bruxelles qui est intervenue auprès de Tusk justement pour qu’il nomme des juges constitutionnels afin de se protéger en cas de défaite électorale, comme on a fait en Roumanie quand le Conseil Constitutionnel de ce pays a disqualifié Calin Georgescu qui semblait bien parti pour remporter la présidentielle qui a finalement été truquée avec l’aide des services de renseignement français. L’Union européenne ne veut pas de pays dissident à la frontière de la Russie, et donc il faut bloquer le processus « démocratique » en Pologne, afin de garantir qu’un souverainiste ne prendra pas la place de Donald Tusk. La rébellion polonaise passe par la contestation des nominations par Donald Tusk des juges constitutionnels par le président Karol Nawrocki. Donald Tusk a décidé de se passer de l’aval du président et a suspendu le président du Conseil constitutionnel, sans qu’il en ait véritablement le droit. Du coup les partisans du parti Droit & Justice sont descendus massivement dans la rue le 31 octobre dans la rue, et la police a dû intervenir pour protéger le Conseil constitutionnel. Les partisans du président Karol Nawrocki parlent d’un coup d’État mené sous la houlette de la Commission européenne. Cet épisode est le résultat d’une société fracturée entre une partie très pro-européenne et pro-guerre dont le poids est en train de s’étioler, et une partie nationaliste. C’est celle-ci qui a aujourd’hui le vent en poupe et qui menace de quitter l’Union européenne, maintenant qu’elle ne reçoit plus de fonds de celle-ci. La montée en force du parti souverainiste est clairement le résultat de l’effondrement politique et économique de l’Union européenne engluée dans la logique jusqu’au-boutiste avec la Russie. Également la Pologne cherche à retrouver son autonomie en ce qui concerne les migrations de masse et donc ne pas suivre sur ce terrain les oukases de Bruxelles. Il est bien trop tôt pour tirer les conséquences de ce chaos, mais ce n’est pas du tout une crise institutionnelle propre à la Pologne, c’est clairement une crise de l’Union européenne qui veut réduire à néant les velléités souverainistes d’un pays membre et intervenir sur les élections futures de ce même pays. La crise polonaise pourra peut-être se résoudre, du moins provisoirement, mais cette nouvelle tentative de coup d’État européiste, après celui de la Roumanie, de la Bulgarie et de la Moldavie, donne la quasi-certitude que Tusk et son parti de vendus seront battus aux prochaines élections. 

Varsovie le 31 octobre 2026 

La mobilisation des Polonais contre le coup d’État de Tusk a été rapide, massive et impressionnante, ce qui en dit long sur les griefs qu’ils ont après cette marionnette mondialiste élevée aux Etats-Unis et engraissée par l’Union européenne. En Italie il me semble que l’affaire est beaucoup plus grave. Les manifestations ont été massives et désignent le gouvernement européiste de Meloni comme responsable. Autrement dit les mondialistes ont épuisé ce recours destiné à tromper les Italiens sur le sens de leur vote.  Contre quoi manifeste-t-on en Italie ? D’abord contre la vie chère qui est clairement le résultat de la politique économique suicidaire de l’Europe qui consiste en deux points, se couper de la Russie en la sanctionnant – les Italiens ont des liens anciens avec ce pays – et en orientant les dépenses publiques vers une militarisation de toute l’Europe en vue de faire une guerre de longue durée à la Russie, guerre dans laquelle Meloni est partie prenante ! Dans les manifestations du 30 octobre, les slogans contre la guerre étaient bien plus fort que ce que nous pouvons entendre sur ce sujet en France par exemple. Il n’empêche que la jeunesse italienne dit s’inspirer des Français – en termes de révolution cela a été souvent le cas – de nombreux jeunes reprenant Le monde est à nous, mais aussi Non à la répression, etc. On donnait le chiffre de 1 million à deux millions de manifestants. 

Manifestations monstres en Italie le 30 octobre 2026, dans la photo du bas, remarquez que les Italiens reprennent les slogans français 

En France le gouvernement de canailles avaient pris la précaution d’interdire les manifestations ici et là, de rendre le parcours des protestataires plus difficiles en les exilant à la périphérie, loin des centres-villes. Le prétexte étaient les possibles débordements, mais le but était de limiter la mobilisation. Dans de telles conditions la manifestation est un succès malgré la baisse du nombre de manifestants, et la canaille macronienne devrait se méfier si elle croit que le mouvement social va s’arrêter. Au lieu de 800 000 manifestants, on parle pour le samedi 31 octobre de 500 000. La foule était très jeune, beaucoup de lycéens qui commencent à se former aux arcanes de la vie politique en dehors du bulletin de vote, une forme bien trop convenue d’action. Les thèmes récurrents étaient la baisse du pouvoir d’achat, mais aussi bien sûr la question de l’effondrement du système éducatif, les lycéens revenaient sur la nécessité d’avoir un meilleur accès à l’université. Cette idée me semble erronée tant on se demande bien ce qu’on peut apprendre aujourd’hui dans les facultés de lettres par exemple. La sélection aurait tout autant lieu si tout le monde pouvait s’inscrire où il le veut, elle serait seulement plus lente. 

Marseille le 31 octobre 2026 

Bien entendu il y a eu quelques affrontements, à Paris, à Lyon, à Marseille, mais rien de très grave et de comparable à ce qui a pu se passer le 17 octobre dernier. La mesquinerie de la préfecture avait réclamé la coupure de l’électricité sur la Plaine où s’étaient rassemblés des jeunes qui ne voulaient pas se disperser ! Il y a des signes qui ne trompent pas, les jeunes veulent en découdre. Je ne parle pas des pillards. C’est de leur âge, ils font leurs classes. Quelles que soient les insuffisances de leurs discours et surtout des fifrons qui prétendent à les représenter, cette génération cherche à faire bouger les choses face à une situation qui est complètement pourrie et un avenir barré. Bien sûr il est facile de monter leurs conneries en épingle, on peut s’attarder sur les drapeaux palestiniens qui n’ont pas leur place en France du moins, ou sur les drapeaux LGBTQ+. Ça leur passera avant que ça me revienne. L’important est qu’ils se prennent en charge et trouvent leur chemin, même si leurs pas sont incertains.

 

Paris le 31 octobre 2026 

En Allemagne on a compté le 31 octobre 2026 une trentaine de manifestations organisées par le mouvement GenZ Regelt. Les motifs étaient de donner de l’argent pour le système éducatif, mais également contre la guerre et contre l’idée saugrenue de Merz de revenir à un service militaire de conscription[1]. Évidemment la guerre qui est visée est celle de l’Union européenne contre la Russie. Comme en Italie et contrairement à la France – mais je pense que ça viendra – la critique est beaucoup plus précise contre le réarmement. C’est clairement un avertissement de la jeunesse à l’encontre de la Commission européenne qui a programmé, avec la complicité de la canaille de l’OTAN, une guerre à l’horizon de 2030. Il sera difficile en cas de conflit ouvert de mobiliser cette jeunesse qui par ailleurs n’a aucune préparation sérieuse pour aller affronter une armée aussi expérimentée que celle de la Russie. Ces manifestations contre la guerre en Allemagne et en Italie montrent le peu de motivation de la jeunesse pour aller se faire crever la paillasse au nom de l’Europe et de ses valeurs de plus en plus floues et fascisantes.

 

De l'argent pour les systèmes sociaux plutôt que pour la guerre » : dans  une trentaine de villes allemandes, des manifestants hostiles au service  militaire

 Berlin, le 31 octobre 2026 

Les mauvaises nouvelles s’accumulent. L’Europe institutionnelle de von der Leyen et autres tenants de la démocratie minoritaire peuvent se faire du souci. Malgré les ingérences de la Commission européenne, la Bulgarie a reconduit le 1 novembre 2026 la présidente Iliana Iotova à la tête du pays. Or celle-ci est la tenante d’un dialogue avec la Russie – ce qui est déjà un cassus belli pour Bruxelles – mais en outre elle est hostile à continuer à financer la guerre de Zelensky contre la Russie. Avec près de 60% des voix elle a défait le tenant de l’opposition européiste pro-guerre. La Bulgarie, comme la Roumanie où les européistes ont truqué les élections en empêchant Calin Georgescu de se présenter, et en truquant le décompte des voix des Roumains installés à l’étranger, est un pays sensible, bordant la mer Noire, il est directement en face à face avec la Russie. En vue de la guerre que l’OTAN et l’UE prétendent préparer pour 2030 contre la Russie, l’Occident russophobe a besoin de la Bulgarie, de la Roumanie et de la Pologne. Et c’est cela qui se déchire. Mais évidemment si les Bulgares n’étaient pas déçus, sur le plan économique et social, de leur appartenance à l’Union européenne, ils n’auraient pas réélu Ilian Iotova. Comme on le comprend, tout le flan est de l’Union européenne donne de la bande. En Bulgarie, la réélection de Iotova vient compléter la victoire de Rumen Radev aux élections législatives. La Bulgarie va donc probablement rejeter le package du financement ruineux de la guerre, ne pas soutenir les sanctions contre la Russie, mais aussi et probablement sortir de l’ubuesque coalition des volontaires. 

À Sofia, en Bulgarie, le 1ᵉʳ novembre 2026 

La mère Ubu qui dirige l’Europe s’en s’appuyant sur l’imbécilité crasse des dirigeants des pays européens – plus ils sont à l’Ouest et plus ils sont idiots – a essuyé une fin de non-recevoir du gouvernement canadien à qui l’idiote avait proposé un statut de pays associé sans en avoir le droit, ni sans en avoir averti les crétins des gouvernements qui la soutiennent. Le projet de faire l’Europe du Canada à l’Oural ne relève pas seulement des dérives néolibérales de l’institution, mais aussi de l’imbécilité. On se souvient que Frits Bolkestein pensait à l’intégration du Japon dans l’UE ! Tout cela est de la démence et pas seulement une erreur d’analyse. Si avant la présidence de von der Leyen à la Commission européenne, celle-ci avait mauvaise presse, mais cela n’a fait qu’empirer. Non seulement la sournoise mère Ubu est impopulaire, mais elle a entraîné dans l’impopularité la quasi-totalité des dirigeants européens. Est-ce que cela va engendrer une remise en cause de la politique de la Commission ? A mon avis oui et cela pour deux raisons : d’abord parce le mauvais choix d’entrer en guerre avec la Russie et ensuite le choix choix d’une ouverture économique sans frein avec le reste du monde. Tout cela a apporté la ruine du continent où les dérives politiques ne sont plus contrôlables. Voulant accélérer le fédéralisme européen, cette politique a amené seulement le réveil des souverainismes, au risque d’un éclatement.



[1] https://www.lemonde.fr/international/article/2026/10/31/de-l-argent-pour-les-systemes-sociaux-plutot-que-pour-la-guerre-dans-une-trentaine-de-villes-allemandes-des-manifestants-hostiles-au-service-militaire_6803729_3210.html

 

samedi 31 octobre 2026

Manifestations dans toute l’Europe

 

Italie 24 octobre 2026, remarquez que les manifestants citent les slogans français ! 

Si les manifestations les plus importantes se sont déroulées en France les 17 et 24 octobre 2026, articulées sur les problèmes des lycéens et ceux de la vie chère, les autres pays d’Europe ne sont pas épargnés. En Italie on a eu droit à des manifestations violentes, des pillages à Milan et à Turin. Ce qui contredit les bêtises qu’on entend souvent en France selon lesquelles l’Italie réussirait mieux que la France parce que Meloni serait plus compétente que Macron. Il faut se lever cette idée de la tête, Macron a beaucoup de défauts, aucune qualité, c’est un bouffon qui agace tout le monde et que les Français ont vraiment envie de voir disparaitre par n’importe quel moyen. Mais pour autant la décomposition de la France n’est pas de sa seule responsabilité, même si son incompétence et celle de son gang sont extravagantes. Pourquoi ? Parce que l’effondrement a commencé doucement mais sûrement en 1983, lors du fameux tournant qui nous a jeté dans les bras de la bureaucratie bruxelloise dont la responsabilité est encore bien plus grande que celle de Macron puisque la plupart des lois applicables en France sont concoctées par la Commission européenne, une boutique totalement déconnectée de la réalité, mais par contre sensible à la pression des lobbies de la finance et de l’industrie. Le second vecteur de la décomposition de notre pays, c’est l’euro. C’est effet parce que cette monnaie est pour l’économie française complètement surévaluée que notre commerce extérieur s’est effondré et que notre industrie a été anéantie parce qu’elle ne pouvait plus être compétitive avec un euro fort. Meloni s’est faite élire sur un programme de rupture, sur l’immigration, sur l’euro et sur l’Europe, mais elle s’est alignée sur tous ces points devenant au grand dam des Italiens une ennemie de la Russie, comme tout bon élève des think tanks étatsuniens – elle a été formée à l’Aspen Institute, il ne fait pas l’oublier. La guerre contre la Russie qui est la grande affaire de l’Union européenne a provoqué des dégâts sans fin, d’abord une coupure avec le marché russe, aussi bien pour l’importation de l’anergie que pour l’exportation de nos marchandises, cela a entraîné une hausse des couts de production et donc par suite une croissance molle dans toute l’Europe. Ensuite les sanctions se sont retournées contre nous, et que le financement de la guerre qui a coûté déjà plus de 200 milliards d’euros, a plongé les finances publiques dans un endettement de plus en plus difficilement soutenable. Des dépenses militaires ont été ajoutées à la note déjà salée pour les finances publiques, au motif que la Russie s’apprêterait à nous attaquer, ce qui est d’autant plus idiot et mensonger que le général Alexus G Grynkewich qui commande l’OTAN, a déclaré que la Russie ne songeait aucunement à nous attaquer[1]. Ces extravagances mensongères nous poussent à nous demander pourquoi on pratique une telle politique qui frise l’idiotie.  

Barcelone 24 octobre 2026 

Les politicards du genre macroniens ont tenté d’avancer que les Russes étaient peut-être à la manœuvre, ou que les gauchistes y étaient pour quelque chose dans ses désordres. Mais cela a fait long feu. Parce que les raisons de la colère sont objectives dans toute l’Europe. Et c’est justement cette généralisation des manifestations qui laisse à entendre que les causes sont profondes. En Italie on a vu des paysans se révolter contre les traités européens, avançant qu’ils allaient disparaitre. En Grèce on a vu aussi la même chose, en France encore, manifestations auxquelles se sont joints les soignants, les enseignants et les pompiers. Quand ce n’est pas contre la corruption qu’on manifeste comme en Serbie ou en Albanie, c’est contre les difficultés de se loger décemment comme en Espagne et comme au Portugal. Bien entendu que ce soit l’essence ou le logement, c’est toujours contre la vie chère qu’on se révolte. Quand la révolte est large, elle est toujours le résultat de l’incompétence des gouvernements, autrement dit de leurs mauvais choix. La racine du mal c’est bien l’Europe, car si chez nous on a un peu trop tendance à se focaliser sur l’imbécilité bien réelle de Macron et de ses gouvernements, ailleurs, en Italie, en Espagne, au Portugal, ils ont des dirigeants sans doute moins fous, mais qui ne maitrisent rien du tout.

La seconde réflexion qu’on peut faire sur ces manifestations de masse, est qu’en réalité on peut les diviser en deux, même si elles semblent se joindre par moment. Nous avons d’un côté les manifestations rationnelles et cohérentes qui se présentent à travers des revendications raisonnables pour le pouvoir d’achat et contre le délabrement des services publics, et de l’autre des pillages massifs. On a vu cela en France, en Espagne et en Italie. Ce ne sont pas les mêmes publics. Le premier regroupe globalement des autochtones, et le second les racisés. Il suffit pour se rendre compte de cette différence de regarder les vidéos des pillages ou encore le nom des condamnés en flagrance de ceux qui se sont fait prendre lors des pillages. C’était typique à Marseille, encore plus qu’ailleurs, pendant que la manifestation normale se déroulait en haut de la Canebière, aux Réformés, cinq cent mètres plus bas, au Centre Bourse et dans la rue Saint-Ferréol les pillages et les destructions se développaient. On a remarqué que la police préférait taper sur le premier groupe plutôt calme, que d’aller cogner sur les pillards. Mais peu importe la tactique débile du ministère de l’intérieur, ce qui compte c’est l’existence de deux publics bien différents, parfois à la jonction desquels on trouve des comiques gauchistes ou des blacks blocs. La motivation de ces deux publics n’est pas la même, objectivement. Mais la violence des seconds peut attirer aussi une jeunesse exaspérée et qui veut en découdre parce qu’elle ne croit pas à l’efficacité de la politique ordinaire, et parce qu’elle trouve cela divertissant. 

 

Tirana 24 octobre 2026 

Le fait que les violences récentes soient activées par le peuple racisé d’Europe pose plusieurs questions. D’abord elle est le résultat de la politique d’immigration massive de l’Union européenne qui a beaucoup misé là-dessus, suivant en cela la politique patronale qui pense que quel que soit le coût pour la collectivité, l’immigration de masse fait chuter les salaires, divise les salariés et finalement fait augmenter les profits. Si on se souvient bien, au début des années quatre-vingt le parti communiste de Georges Marchais était plus que réticent à la poursuite d’une immigration de masse, le parti socialiste, non, les trotskistes non plus. Au fond cette division de la gauche sur cette question était la même que celle sur la question de l’Europe et de la souveraineté. Aujourd’hui, le PCF a laissé filer on public naturel – je veux dire celui qu’il avait conquis à la Libération – et se retrouve embringué dans la défense de l’immigration, comme un vulgaire Mélenchon, comme il s’est aligné aussi sur la question européenne dans les pas du défunt PS. La question de l’immigration est centrale car elle touche à la question de la souveraineté de la nation. On ne peut pas être pour la souveraineté de la France sur le plan économique et monétaire, tout en défendant une immigration débridée. C’est une des raisons qui fait que le petit peuple aujourd’hui préfère voter pour le RN et non pour le PCF et la gauche, bien que le parti de Marine Le Pen soit peu favorable aux revendications d’égalité de ce même petit peuple.

Le second point est que la similitude des pillages en France, en Italie, en Espagne, pose la question directement de savoir qui a activé ces actions manifestement coordonnées. Certes il n’est pas besoin de pousser beaucoup les jeunes populations racisées pour les activer, elles possèdent en elle-même pour des tas de raisons une violence native, mais on constate que ce qui s’est produit à Marseille s’étant déjà produit au moment des manifestations contre la loi sur les retraites, il y a une expérience qui a été mise à l’épreuve une nouvelle fois. On a vu des gens des Quartiers Nord descendre au centre de la ville avec des automobiles ou des motos pour remplir leurs sacs. Comme on le comprend dans ces manifestations il y a une population centrale qui est faite de la jeunesse ordinaire en voie de déclassement et une population périphérique qui profite de cette opportunité admise d’une manière assez bienveillante par les réseaux des mosquées sous le couvert d’une lutte contre la pauvreté qui est elle aussi bien réelle dans les territoires perdus de la République – territoires qu’avant on appelait des ghettos en référence aux ghettos des afro-américains. 

Manifestations en France le 24 octobre 2026 

Malgré ses similitudes qu’on perçoit dans les manifestations européennes et qui montrent clairement la responsabilité de la politique économique et sociale néolibérale de l’Union européenne et de la Banque Centrale européenne, politique combiné avec une volonté guerrière contre la Russie, il y a des particularités. Par exemple c’est en France que les manifestations ont été accompagnées de pillages généralisés et de dégradations volontaires des établissements publics. On pourrait dire que c’est en France que la décomposition est la plus avancée. Deux raisons à cela, d’abord la France possède la police la plus répressive d’Europe, c’est le pays où les syndicats et les corps intermédiaires ont été marginalisés et n’existent plus. La CFDT est clairement un syndicat jaune et la CGT, même si elle a en son sein des militants combattifs et admirables, n’a pas de boussole. Voir la malheureuse Sophie Binet ânonner son catéchisme sur la question palestinienne est complétement misérable. Les soi-disant syndicats de lycéens ou d’étudiants ne représentent rien du tout et sont représentés par des jeunes ambitieux qui rêvent de faire une carrière politique dans tel ou tel parti politique. Ils sont là pour faire leurs preuves face aux caméras de télévision. On a vu Nathanaël Combary, un racisé, qui se prétendait représentant des lycéens qui en réalité n’était pas lycéen, mais surtout il avait été un sbire de Gabriel Attal dans le parti macronien[2] ! On a vu aussi le jeune Elwan Benoît qui faisait des grimaces à la télévision, avec autour du cou un keffieh, ouvertement à la solde de la FI. Donc des gens qui ne représente pas grand-chose mais qui tentent d’ébaucher une carrière politique. On les invite ici et là, mais si on les laisse parler, personne ne les écoute. Autrement dit, la police est devenue le seul interlocuteur entre les personnes en révolte et le gouvernement !

Le second point est que la France est le pays d’Europe où la croissance de la population originaire d’Afrique et de confession musulmane a crû le plus vite ces dernières décennies ainsi que le montre les travaux du Pew Research Center[3]. Le poids de cette population se traduit d’ailleurs dans le fait que de plus en plus de musulmans accèdent à des fonctions politiques – maire, député – mais aussi à la magistrature, etc. or cette population est très jeune, pauvre aussi, et donc facilement portée vers la révolte pour se faire une place au soleil. Je remarque la timidité des journalistes et de la plupart des politiciens pour prendre en compte cette réalité toute factuelle. 

Lisbonne 27 octobre 2026 

Quelles sont les solutions politiques pour sortir d’une situation ruineuse sur tous les plans ? Il y en a qu’une qui se décline en deux prises de position. Le retour à la souveraineté de la France réclame à la fois la sortie de l’Union européenne et de l’euro qui nous ruinent littéralement, et la fin de l’immigration massive qui peut passer par exemple avec la révocation des accords de 1968 avec l’Algérie, accords qui ne nous ont amené que des ennuis. On ne peut pas être souverainiste et tolérer le séparatisme musulman. Ces deux conditions sont la base pour aller dans le sens d’une lutte contre les inégalités sociales, c’est en effet comme le constatait déjà James Steuart en 1767 dans Inquiry into the Principles of Political Economy, que c’est dans les périodes de relatif protectionnisme économique que les inégalités diminuent, ce qui est confirmé par les Trente glorieuses également, ou encore un peu avant avec la loi Méline. Paul Bairoch avait aussi démontré que sur la longue période le libre-échange n’est pas particulièrement favorable à la croissance économique et à un meilleur partage de la richesse[4]. Mais les économistes paresseux qui le plus souvent ne connaissent rien à l’histoire économique, ne veulent pas démordre du fait que le libre-échange – qu’on peut aussi appeler mondialisation ou Union européenne – est bon pour la planète. Friedrich List avait pourtant démontré le contraire[5] en combattant les arguments fallacieux de David Ricardo[6].

Tant que la gauche ne comprendra pas l’importance de la souveraineté nationale, elle restera marginalisée, à l’écart du sens de l’histoire, prêchant dans le désert le « vivre ensemble » comme une nouvelle mouture du « aimez vous les uns les autres » de la religion catholique. Le plus grand défaut de la gauche, qu’elle soit sociale-démocrate ou mélenchoniste, c’est qu’elle prétend éduquer le peuple, alors qu’elle ne comprend rien à la situation politique et économique. Si elle veut revivre un jour, elle doit se faire le porte-voix du peuple, l’écouter sérieusement, abandonner son rôle d’éducateur. La gauche a trop tendance aujourd’hui à se comporter comme le Bon Pasteur des Évangiles, et à prendre le peuple pour un troupeau de moutons. C’était moins voyant il y a cinquante ans parce que dans les partis de gauche il y avait beaucoup d’élus et de dirigeants qui venaient des classes modestes, ils ne parlaient pas en tant que professeurs, mais en tant que représentants de leur propre classe.



[1] https://www.ft.com/content/751d4555-9e8c-42a0-a37b-80893727776c?syn-25a6b1a6=1

[2] https://www.la-croix.com/societe/reunion-a-matignon-qui-sont-les-representants-des-lyceens-recus-par-lecornu-20261026

[3] Pew Research Center, Nov. 29, 2017, “Europe’s Growing Muslim Population”.

[4] Mythes et paradoxes de l'histoire économique, La Découverte, 1999.

[5] Système national d’économie politique [1841], Gallimard, 1998. Cette édition comprend une préface d’Emmanuel Todd.

[6] Des principes de l'économie politique et de l'impôt [1817], GF-Flammarion, 1993

mercredi 28 octobre 2026

Le monde, un journal de désinformation massive

La désinformation du Monde après correction et l’effacement de la première mouture de la fausse information 

Ils sont comme ça au Monde sur tous les sujets ils déconnent. Ce sont eux qui ont lancé cette idée stupide selon laquelle des tracts du RN auraient été retrouvés dans la voiture de l'autre fada de Kévin, ça leur faisait trop plaisir. C'est terrible ce qu'est devenu ce torchon. Dans le temps, même s'ils ont toujours été atlantistes, européistes et probusiness, ils avaient une meilleure tenue dans le suivi de l'information brute. Je pense que ce journal est devenu un torchon après le passage de l'idiot Edwy Plenel et le recrutement de Young Leaders en tant que journalistes pour nous parler de la Guerre en Ukraine. Dans le cas du tueur Kevin Tertrais, il s’agit de donner du corps à l’idée que ce sont au fond les idées du RN qui ont guidé sa main. Cette fausse information a été reprise par toute la gauche sans recul, histoire de montrer que le combat contre le racisme est une urgence politique. Le racisme étant défini ici comme la haine des blancs contre les noirs et les arabes, élargie à l’Islam. Le procureur qui a la charge de l’enquête, a ensuite coupé la tête à ce canard, pour dire que non, on n’avait rien trouvé du tout[1]. Ajoutons que même si cela était avéré, cela ne prouverait rien du tout. Il m’est par exemple arrivé de lire des tracts de trotskistes, alors que franchement je n’ai jamais eu aucune sympathie pour les trotskistes, même pas une minute. Et le Rassemblement National a annoncé qu’il portait plainte contre ce journal[2]. Ça n’aboutira certainement pas. Comme on le voit cette fausse nouvelle a été reprise sans précaution et bêtement par l’ensemble de la gauche. Par contre des photos ont circulé quant à la participation de Kevin Tertrais a des réunions de propagande pro palestinienne, ce qui semble erroné, mais cette nouvelle « nouvelle » n’a pas été reprise ni commentée par Le monde. 

Peut être une image de texte

Cette affaire qui a discrédité Le monde, journal à la crédibilité de plus en plus chancelante, a fait le tour des médias et de la toile. Cela les a obligés à réagir, non pas en reconnaissant leurs errements militants à la fois contre le RN et pour l’immigration de masse, mais pour dire que les journalistes de ce torchon étaient victimes d’une campagne de haine de la part de l’extrême droite et de ses relais. Autrement dit, Le monde veut pouvoir continuer à désinformer sans qu’on vienne lui chercher des poux dans la tête. Pour tenter d’éteindre le feu, ils ont menacé ceux qui leur met le nez dans leur caca de les trainer en justice ! Bien sûr cette menace relève de l’idiotie, car ils n’en feront rien puisque la divulgation de fausses nouvelles est clairement prouvée par les affirmations du procureur de la République. Télérama, un autre torchon du groupe Le monde, dans un articulet embarrassé nous dit que Le monde n'a pas balancé une fake new, mais que c'était juste une évolution normale de l'enquête et que d'ailleurs ils ont rectifié, entre désinformateurs on se soutient, surtout si on a les mêmes patrons.

Peut être une image de texte 

Dans le numéro d’octobre 2026 de la revue Droit Pénal, Didier Guérin, ancien président de la Cour criminelle de la Cour de cassation entre 2014 et 2017 qu’en l’état actuel de la jurisprudence de la Cour de cassation, « l’exécution provisoire des 5 ans d’inéligibilité prononcée par le tribunal correctionnel de Paris se poursuit pendant la procédure de cassation et qu’en l’état, la demanderesse demeure inéligible ». Et ce malgré l’arrêt d’appel du 7 juillet dernier qui réduisait la peine d’inéligibilité à 45 mois dont 30 avec sursis. Les quinze mois fermes étaient ainsi déjà purgés au moment de cette décision. Les avocats de Marine Le Pen ont déposé une plainte contre ce Didier Guérin devant le Conseil supérieur de la magistrature. On comprend que cet individu est en mission, parce que si Marine Le Pen est déclarée inéligible après qu’elle ait déposé sa candidature officiellement, le RN n’aura pas la possibilité de la remplacer par Jordan Bardelle, et donc on pourrait assister in fine à un duel entre Glucksmann ou Philippe d’un côté et Mélenchon de l’autre, ce qui arrangerait bien la crapule européiste et macroniste en perdition. On voit que la difficulté de l’application de cette combine qui tient un peu du coup d’État – comme en Roumanie – c’est le timing très serré. Il faut disqualifier Marine Le Pen, sans donner le temps à Bardella de la remplacer. Donc il faut le faire entre le 12 mars et le premier tour qui aura lieu le 18 avril 2027. Le monde qui est assez favorable à ce plan tordu, donne donc la parole à Didier Guérin dans une tribune le 27 octobre 2026[3]. Dans celle-ci il répète exactement ce qu’il a déjà dit dans la revue Droit pénal. Étant à la retraite, on se demande bien à quel titre il s’est posé cette question inflammable. Il ne faut pas être bien malin pour formuler la réponse : il est en mission sous les couverts d’une analyse soi-disant juridique. C’est plus de l’information ou du débat, c’est de la propagande, Didier Guérin est chargé de trouver une sortie pour éviter au bloc central une défaite humiliante. N’ayant aucune contradiction, cette tribune devient de fait le point de vue du Monde qui voudrait à tout prix que Marine Le Pen ne puisse se présenter. 

Didier GUÉRIN - Rendre la justice - film au cinéma - 2019

Cette campagne plus ou moins avortée contre le RN ne devrait pourtant pas faire oublier les autres domaines dans lesquels Le monde intervient dans la diffusion de fausses nouvelles. Parmi celles-ci il y a l’Ukraine, le journal russophobe, sous la direction de la Young Leader Sylvie Kaufmann, nous dit que l’Ukraine sous la direction de Zelensky peut gagner la guerre, que pour cela il faut piller les avoirs russes, alors que la Belgique a répété que ces avoirs ne seraient pas volés, et enfin que malgré ses faiblesses, l’armée russe s’apprête à nous attaquer ! Militant pour une Europe fédérale dont l’armée serait placée sous commandement allemand, le journal est incapable de comprendre les impasses de l’Union européenne et soutient presqu’ouvertement Raphaël Glucksmann qui n’est pas seulement un imbécile, mais qui est aussi le candidat de l’étranger – ce que vous cache ce journal. Mais Le monde a hérité d’une position de force, il donne le « la » par le biais de ses éditorialistes de ce que doivent penser les autres médias, même s’ils ajustent un petit peu leur position parce qu’ils n’ont pas tout à fait le même public. En outre, ce torchon sert de modèle dans les écoles de journalisme à former les nouveaux imbéciles qui s’exerceront à la désinformation. C’est pour cette raison que nous devons le critiquer sans relâche et dénoncer son engagement militant masqué.



[1] https://www.lemonde.fr/societe/article/2026/10/26/attentat-de-trappes-le-pnat-dement-que-des-tracts-politiques-aient-ete-retrouves-dans-le-vehicule-du-suspect_6800776_3225.html

[2] https://www.lemonde.fr/societe/article/2026/10/26/attentat-de-trappes-le-pnat-dement-que-des-tracts-politiques-aient-ete-retrouves-dans-le-vehicule-du-suspect_6800776_3225.html

[3] https://www.lemonde.fr/idees/article/2026/10/27/didier-guerin-magistrat-marine-le-pen-est-actuellement-ineligible-jusqu-a-la-decision-de-la-cour-de-cassation-sur-son-pourvoi_6801093_3232.html

dimanche 25 octobre 2026

Manifestations du 24 octobre 2026

Des milliers de manifestants contre le RN à Orléans - SWI swissinfo.ch

Manifestation antifasciste d’Orléans le 24 octobre 

Venus de la France entière, de nombreux cars avaient été affectés, des manifestants antifascistes s’étaient réunis à Orléans pour protester contre la tenue du congrès du RN dans la ville. La mobilisation était évaluée entre 10 000 et 26 000 personnes, avec les mêmes idées qui ne font pourtant plus recette depuis des années, la convergence des luttes, la lutte contre le racisme, en assimilant le RN a une organisation fasciste. Des clowns comme Bagayoko ou Olivier Faure étaient présents., une cinquantaine d’organisations s’étaient rassemblées, on pouvait y voir la triste Sophie Binet représenter la CGT. De son côté le RN réunissait 5 000 personnes au Zenith de la même ville. Que signifie cette manifestation ? Que le RN doit être interdit ? Qu’on doit le priver de la parole ? Est-ce une démonstration de force pour prévenir ce parti que s’il arrive au pouvoir, il sera contesté dans la rue avant même d’agir ? On ne sait pas trop. Je n'ai aucune sympathie pour le RN, pour des tas de raisons, essentiellement parce que c’est un parti de droite qui épouse les réformes économiques et sociales décidées à Bruxelles, mais pas du tout parce que ce parti serait fasciste, même si en son sein il y en a sûrement qui aimeraient bien. Il faut le répéter une fois de plus pour éviter les imbécilités à la Chapoutot – qui est pourtant censé être historien – notre époque n’a aucun rapport avec celle de l’entre-deux-guerres en Italie comme en Allemagne des partis de masse qui ont pu se doter d’une force paramilitaire importante. Cet amalgame est insupportable parce qu’il ne sert qu’à éviter de se poser les bonnes questions comme par exemple celle-ci : pourquoi donc la gauche est-elle si basse dans l’opinion alors que la situation sociale et économique est catastrophique ? Poser la question, c’est y répondre, c’est que si le potentiel de révolte est élevé, les partis de gauche, comme les syndicats n’apportent pas les bonnes réponses. Dans le meilleur des cas ils suivent le mouvement. 

Manifestation à Paris le 24 octobre 2026 

Ces gens-là qui manifestent contre le RN, font comme si les Glucksmann, les Attal, les Philippe, contre lesquels ils ne manifestent pas, étaient moins nocifs que les gens qui soutiennent Marine Le Pen. Et il faut rappeler que ce sont ces gens-là qui ont appelé à faire barrage en 2022 au RN et qui ont ainsi contribué au maintien du guignol Macron à l’Élysée. IL n’est guère besoin de vous faire un dessin pour vous rappeler quelle catastrophe a été pour la France la réélection de cet imbécile. Or si on regarde de près ce qui se passe aujourd’hui, c’est bien Macron et son gang qui ont magouillé pour faire des manifestations légitimes du 17 octobre dernier un enfer de violence et de pillages, avec des provocations et des violence policières constantes afin de dissuader les Français de continuer à manifester, avec un coût extrêmement élevé pour le pays. Le 24 octobre 2026 en dehors d’Orléans les manifestations étaient interdites ou fortement limitées. Le but du gang Macron n’a pas été atteint, et les cortèges autorisés ont présenté une foule assez dense. Il y avait un petit peu moins de monde pour manifester aussi bien parce que depuis le 17 octobre beaucoup ont peur de manifester à cause de la répression sauvage de la milice, mais aussi parce que les défilés ont été détournés et que de nombreuses manifestations ont été interdites, à Lyon par exemple où la, milice a chargé tout de suite, ou à Aix-en-Provence où pourtant la manifestation du 17 s’était déroulée dans le calme. 

Dans le cortège de la manifestation, à Paris, le 24 octobre 2026. - BENJAMIN CARROT POUR « LE MONDE » 

Manifestation à Paris le 24 octobre 2026 

Ce qu’on constatait de prime abord, c’est que les manifestants n’étaient principalement pas des lycéens, ni des racailles de quartiers, mais des travailleurs ordinaires qui manifestaient pour le pouvoir d’achat et contre la répression, avec des mots peu tendres pour la milice. Et puis il y avait des Gilets jaunes, avec quelques blocages de ronds-points tout à fait bienvenus. Bien entendu on trouvait aussi des manifestants obnubilés par Gaza et leur antisémitisme natif, c’est inévitable. A Paris on pouvait voir un manifestant brandir une pancarte idiote conçue par Urgence Palestine qui fait l’objet d’une procédure de dissolution toujours en cours, parce qu’affiliée aux Frères musulmans. On appelle ça le confusionnisme intéressé qui consiste à venir greffer sur une manifestation contre Macron et son gang des problèmes qui ne concernent en rien la France et les Français comme nous pouvons le voir sur l’image ci-dessous. Ce genre d’amalgame n’aide en rien, et au contraire cela dévalorise la manifestation elle-même, vers des problèmes lointains, tout en divisant le mouvement, parce que quoi qu’on en dise, la cause palestinienne n’est pas vraiment populaire, même si le gouvernement israélien est plutôt mal vu. Les slogans scandés par la foule portaient sur la question du pouvoir d’achat, de la misère, de la détestation de Macron, et aussi de la milice, les slogans ACAB et Tout le monde déteste la police. Les enseignants n'étaient pas les derniers à crier leur colère, eux qui ont été martyrisés et dévalorisés systématiquement depuis pratiquement vingt ans, les salaires ont régressé, et les conditions de travails sont devenues épouvantables. 

En tous les cas, malgré les restrictions, les détournements d’itinéraires et autres malices du pouvoir autoritaire qui est le nôtre, les manifestations ont été un grand succès, on a compté presque le même nombre de manifestants que la semaine dernière. Ce qui semble vouloir dire que nous sommes au début d’un nouveau cycle de protestations massives, malgré les violences policières et les pillages des commerces. Si les manifestations ont été beaucoup plus calmes que le 17 octobre, la police cependant n’a pas hésité à disperser les manifestants d’une manière violente, alors que ce n’était pas nécessaire dans la plupart des cas. Bien sûr les journalistes toujours prompts à venir au secours d’un pouvoir en déshérence vous montreront des vidéos de jeunes gens manifestement venus pour en découdre, ils existent pourquoi le nier. Mais ils ne représentaient pas la masse des cortèges et les pillards étaient restés dans leurs quartiers, comme quoi quand on veut on peut facilement empêcher ces dégradations. 

Manifestation à Marseille le 24 octobre 2026 

Autrement dit la tactique mise en place le 17 octobre pour casser le mouvement en laissant faire les pillages, voire en envoyant des flics déguisés en casseurs pour jeter de l’huile sur le feu, n’a pas été couronnée de succès. Le mouvement social a su déjouer le piège, et c’est doute cela qui est le plus inquiétant pour les semaines à venir. A la manière des Gilets jaunes des années 208 et 2019, des appels pour revenir manifester le 31 octobre ont été déjà lancés. Comme on le voit, si l’étincelle a été dans la rue le mouvement lycéen, maintenant celui-ci est profondément ancré dans le peuple et promet une fin de mandat difficile pour Macron. Ceux qui ont parié sur la passivité des Français pour continuer tranquillement leur besogne de destruction semblent s’être trompés d’époque. 

A Strasbourg, le 24 octobre 2026. - BRUNO AMSELLEM/DIVERGENCE POUR « LE MONDE »

Manifestation à Strasbourg le 24 octobre 2026

samedi 24 octobre 2026

Fusillade à Trappes

Attaque à Trappes : qui est le tireur ? 

Une fusillade a eu lieu à Trappes. Elle est le fait d’un certain Kevin Tertrais dont on peut voir le portrait ci-dessous. Cette action a fait plusieurs blessés et un mort, un homme de 29 ans. C’est un acte évidemment très grave, un drame, mais qui est généralement mal interprété et que les journalistes comme les politiciens s’efforcent de rendre encore plus obscur. La police a immédiatement investi l’appartement du tireur et y a découvert des armes de première catégorie qui énonce une volonté certaine d’en découdre. Les journalistes se sont empressés de relayer l’idée selon laquelle il s’agissait d’un attentat terroriste planifié. Curieusement le nom et la photo du tireur ont été tout de suite diffusés, car l’idée est de montrer qu’il y a bien un terrorisme d’extrême droite qui est pire que le terrorisme islamiste. Donc un blanc qui commet ce genre de crime, c’est pain béni pour faire tenir debout cette fable qui permet ainsi de relativiser les crimes du terrorisme islamiste et de jeter l’opprobre sur l’extrême-droite qui, dans le contexte des futures élections est désignée comme à l’origine de tous nos maux. Cependant le profil de Kevin Tertrais semble montrer que cet homme, inconnu des services de renseignements, mais connu pour des petits méfaits qui relèvent de la police ordinaire, est d’abord un déséquilibré et reconnu sur le plan médical comme tel. Mais comme il est blanc, on n’a pas mis en avant ce déséquilibre. Personne ne s’intéresse aux mécanismes qui ont amené celui-ci à descendre dans la rue et tirer dans le tas. Il avait aussi piégé son appartement vivant dans un enfermement paranoïaque évident. Or Trappes est une ville considérée comme un des territoires perdus de la République. Le maire est musulman, ce qui n’est pas une excuse, mais une explication. Tous ces attentats, que ce soit les attentats islamistes ci-dessus évoqués ou celui mené par Kevin Tertrais ont comme point commun le refus ou l’impossibilité du vivre ensemble. Le tireur se définit clairement comme raciste et islamophobe. Mais il est apparemment isolé et donc n’aurait pas participé à une sorte de complot organisé. 

Comme on pouvait s’y attendre, la récupération politique va son train. Le maire de Trappes a dénoncé un crime de masse raciste et islamophobe. Aymeric Caron, idiot antisémite s’il en est, qui ne réagit jamais quand des attentats islamistes secouent notre pays, a évidemment pris la parole pour dénoncer l’islamophobie et le racisme qui a conduit à cet attentat. Le cuistre a demandé à Marine Le Pen de se taire parce qu’elle avait tout de suite condamné cet attentat. Mais on comprend bien que si elle n’avait rien dit on l’aurait accusée de complicité avec Kevin Tertrais, sur le mode de « qui ne dit rien consent ». Elle a eu évidemment la bonne idée au contraire d’intervenir tout de suite pour couper la tête au canard. 

Macron comme à son habitude a été lamentable : « C’est un tournant parce que c’est la première fois qu’il y a un acte terroriste planifié pour tuer nos compatriotes, nos enfants, en raison de leur couleur de peau. » Il suppose que Kevin Tertrais à planifié, c’est moins que certain, car il semble être descendu simplement pour tirer dans le tas. Mais en outre l’idiot suppose donc que les nombreux attentats terroristes islamistes qui ont émaillé notre histoire récente ne sont pas des attentats terroristes planifiés. Sans même refaire toute la liste des attentats islamistes sur les trente dernières années, il faut se souvenir que Mohamed Merah assassinait des Juifs, dont des enfants, en fonction de leur religion. Donc, non ce n’est pas un tournant. C’est la continuité d’une situation sécuritaire catastrophique en France. Une américanisation si vous voulez de la vie sociale, caractérisée essentiellement par le refus du vivre ensemble et la guerre de tous contre tous. Macron en général ne se déplace par pour ce genre d’affaire lorsque la victime est un blanc, et donc il est légitime de se poser la question : pourquoi le fait-il ? Il y a donc clairement une mise en scène de cet attentat. L’objectif reste cependant obscur. Que veut-on dire ? Que les musulmans souffrent plus que les Juifs et les catholiques des agressions ? On sait pourtant que cela est faux si on se réfère aux statistiques du ministère de l’intérieur. Cherche-t-on à embarrasser Marine Le Pen qui domine les sondages ? C’est très probable, mais c’est honteux. 

Tirs à Trappes : un mort et cinq blessés, Macron sur place... Le point sur  la situation

Les propos stupides de macron ont été critiqués évidemment du côté du RN par Jordan Bardella, mais aussi par le PS par la voix de Jérôme Guedj. Et de nombreuses personnalités ont rappelé la longue litanie des crimes commis au nom de l’Islam qui ont émaillé l’histoire récente de notre pays depuis l’attentat de la rue des Rosiers en 1982. Tout cela veut dire que de mettre en avant l’islamophobie ne suffira pas à masquer la déliquescence de la vie sociale en France et de cette guerre civile larvée qui pourrit le pays. Mais en même temps cette polémique souligne l’incompétence macronienne en matière de sécurité intérieure. Cette multiplication des violences tous azimuts est bien la marque d’une société qui se délite complètement, condamner le racisme et l’islamophobie d’une manière aussi abstraite qu’on le fait, aussi éloigné de la réalité du terrain, c’est à l’évidence cacher la merde au chat. La France est en train de devenir un pays du tiers monde où plus rien ne tient debout. Si les racines de ce délitement sont lointaines et multiples, il est clair que le malheureux double quinquennat de Macron a accéléré la montée de la violence et de la criminalité. Un clou chasse l’autre, et ce drame va être effacé par le mouvement social. 

Il avait toujours le sourire et parlait à tout le monde » : Pengo, espoir  du MMA, est mort sous les balles du tireur de Trappes - Le Parisien

Pengo Bossio Wangi victime des tirs de Kevin Tertrais

mardi 20 octobre 2026

Manifestations, pillages, scènes de guerre civile qui est à la manœuvre ?

 

Marseille, le 17 octobre 2026 

Les pillages spectaculaires qui ont eu lieu le 17 octobre 2026 dans toute la France posent de nombreuses questions. A Paris, Lyon, Marseille, Bordeaux, Lille, Limoges, Nice, Nantes, Rennes, Strasbourg, Rouen, Angers et Caen, on a enregistré des actions de deux sortes, d’abord des pillages de magasins par une foule jeune et nombreuse. Ensuite des attaques et parfois des incendies contre des édifices publics, des mairies ou des commissariats. Ce sont des scènes de guerre civile. Le préfet de Marseille, Jacques Witkowski, a commencé par nous dire que les émeutiers étaient au nombre de 7 ou 8 000, puis le lendemain il a avancé le chiffre extravagant de 30 000 pillards rien que dans le centre-ville. Il mettait ce chiffre en rapport avec les 800 policiers qui avaient été déployés pour contenir les débordements des manifestants. Mais ces simples chiffres posent beaucoup de problèmes. D’abord le plus évident était que les policiers étaient occupés pendant les pillages qui avaient lieu rue Saint Ferréol, rue Paradis et au Centre Bourse à cogner sur les manifestants qui manifestaient pacifiquement en haut de la Canebière, soit un kilomètre plus loin. 30 000 personnes dans le périmètre où les pillages ont eu lieu, ce n’est tout simplement pas crédible et le maire Benoît Payan a dénoncé ce chiffre avancé imprudemment par le préfet. Mais il y avait du monde, et le premier constat est que les pillards venaient directement des Quartier Nord, soit des quartiers qui concentrent une forte population immigrée ou descendante récente d’immigrés. Il suffit de voir les vidéos pour le comprendre. Or que ces populations qu’on peut évaluées à plusieurs centaines, ou quelques milliers tout de même, ont agi de manière très coordonnée, c’est-à-dire toutes en même temps ! On avait vu ce schéma sur le mode mineur au moment des manifestations contre la loi sur les retraites en mars 2023. 

À Marseille on vient piller en famille et motorisé 

Ces pillages posent d’autant plus de questions qu’ils n’ont pas été localisés à Marseille ou à Paris, mais qu’ils ont eu lieu dans toute la France, au même moment et de manière coordonnée. Le lamentable Macron dans son allocution du 18 octobre accuse « Des factieux issus de groupuscules d’ultragauche, rejoints par de nombreux délinquants, se sont livrés à une violence débridée dans nos villes ». C’est une erreur complète. Les groupuscules gauchistes n’ont absolument pas les moyens de mobiliser les populations des quartiers. Ça fait des décennies qu’ils s’y essayent sans succès. Longtemps on a remarqué que les populations immigrés ou musulmanes si vous voulez ne participaient guère au mouvement social, notamment à celui des Gilets jaunes, des soignants, de l’éducation nationale ou des pompiers. Certains le regrettaient. Mais aujourd’hui cela a changé, bien que ces populations soient dans les faits séparés des cortèges officiels auxquels elles participent peu, elles développent pour leur propre compte des actions parallèles au mouvement social. L’idée de piller des magasins de luxe est un motif suffisant de mobilisation pour ces populations assez pauvres qui ont l’habitude de se procurer des revenus en marge de la loi. Et pour que cela réussisse à engendrer le chaos, il faut que l’action soit coordonnée. Ce sont des actions de commando. Si cela ne s’était passé qu’à Marseille, on pourrait avancer qu’il s’agit là d’une spécificité à la ville, mais que cela se soit passé selon les mêmes méthodes dans les grandes villes pose une vraie question : qui est derrière cette coordination ? Qui a la capacité d’agir ainsi en dehors des organisations musulmanes et du réseau formé par les mosquées ? Personne ! 

A Marseille, 30.000 pilleurs et le spectacle douloureux des commerces

Marseille, la rue Saint-Ferréol, après la tempête

Derrière ces actions, il y a véritablement une stratégie de type guérilla urbaine, même si elle s’appuie sur des petits groupes informels ou familiaux, mobilisables ponctuellement sur des objectifs bien précis, dont les relations entre eux sont assez lâches. Je ne crois pas que ces groupes représentent encore un vrai parti, une vraie armée, mais ils sont clairement une masse qui peut aller à l’affrontement et au pillage, préfigurant une sorte de guerre civile ou de religion. Beaucoup accusent Mélenchon d’organiser le chaos et de préparer une sorte d’insurrection s’il est battu et que Marine Le Pen est élue, c’est une erreur, Mélenchon est seulement l’idiot utile qui travaille si on peut dire à ce qu’advienne « une nouvelle France », c’est son petit marché de niche sur le plan électoral. Mais il ne maitrise rien du tout, et en plus il est évident que de ce chaos il est le grand perdant en termes d’image. Il peut d’ores et déjà faire une croix sur son accès au deuxième tour en avril prochain. Même si les Français sont hostiles dans leur ensemble au gouvernement, ils ne supporteront pas longtemps cet état de décomposition et de désordre. « Des casseurs qui s’infiltrent dans les mouvements sociaux, il y en a eu de tout temps dans l’histoire », a avancé le maire de Paris, Emmanuel Grégoire. « La question, c’est pourquoi peuvent-ils si facilement se déployer et casser, parfois pendant plusieurs heures sans que la police intervienne ? », a-t-il ajouté. Benoûit Payan a dit exactement la même chose à Marseille. Il a bien sûr raison, mais il oublie une chose importante : pourquoi ce mouvement de pillages est il aussi large et balaye toute la France ? Dénoncer l’incompétence réelle du gouvernement est bien insuffisant. Il faut faire un peu de sociologie urbaine aussi pour comprendre qui sont ces casseurs et quel rôle ils jouent dans notre société. 

Pillage d'une enseigne Franprix, avec un tag "Vive le ruissellement" sur son rideau métallique, le 17 octobre 2026 à Paris

Pillage d'une enseigne Franprix, le 17 octobre 2026 à Paris 

La crétinerie du gang Macron est d’avoir cru qu’il pourrait profiter d’un chaos limité pour discréditer le mouvement social. Et de fait les exactions et les pillages ont masqué le succès de la mobilisation. Cependant le gouvernement est maintenant accusé par tout le monde d’incompétence, à la fois pour ne pas avoir prévu l’importance des débordements et des pillages, mais aussi pour avoir tardé à intervenir. Si on ajoute cela à la violence que le gouvernement a engagée contre les « vrais » manifestants, ça fait beaucoup. Les dégâts se chiffrent à des centaines de millions d’euros. Le commerce de détail, et pas seulement le commerce de luxe a payé un lourd tribut. Cet épisode de notre vie sociale me rappelle ce qui s’est passé à Los Angelès en 1965 et dont Guy Debord avait rendu compte dans un texte célèbre Le déclin et la chute de l'économie spectaculaire-marchande, publié en 1966 dans le numéro 10 de la revue Internationale situationniste. Il avançait que c’était là une révolte contre « la marchandise ». Mais il oubliait une dimension importante de cette révolte qui avait démarré à Watts avant d’essaimer dans tout le pays, c’est la dimension ethnique. C’était essentiellement les quartiers d’afro-américains qui étaient à la manœuvre, et cela se reproduira encore en 1992 après l’arrestation de Rodney King par la police. Autrement dit les émeutes de Los Angeles, celles de 1965 comme celles de 1992 étaient le reflet de l’échec d’une société multiculturelle. Bien sûr on ne peut pas mettre en équivalence les afro-américains, descendants d’esclaves avec des immigrants qui sont venus de leur propre volonté en France, mais il y a dans les deux cas un même refus d’assimilation. Les manifestations et les pillages sont aussi une extension des « méthodes » des populations issues de l’immigration, elles chassent en meute, c’est assez choquant de voir ici et là des petits groupes tomber à plusieurs sur des individus isolés – et je ne parle pas des policiers – par exemple, un couple d’octogénaires a été frappé et dépouillé dans la nuit du 17 octobre par une bande de six ou sept jeunes. C’est la même lâcheté quand ils pénètrent dans un commerce et se mettent à plusieurs pour frapper des employés sans défense avant de piller le magasin. 

Un slogan "C'est pour les lycéens" tagué sur un magasin Monoprix pillé, le 17 octobre 2026 à Paris

Un magasin Monoprix pillé, le 17 octobre 2026 à Paris  

En France cette guerre « racisée » se pare de nombreux prétextes, la discrimination sociale, la cause palestinienne dont on brandit le drapeau, la liberté de porter le voile, la volonté de construire des mosquées, etc. Les Juifs sont le bouc émissaire de cette haine recuite. La plupart de ceux qui haïssent les Juifs n’en connaissent aucun, mais cela fait partie des fantasmes mis en œuvre pour justifier l’injustifiable. Ici Mélenchon et son parti portent une lourde responsabilité. Bien entendu il y a des tas de raisons de se révolter, mais quand la révolte tourne à l’expression d’un communautarisme cela ne peut engendrer que le chaos et le retour d’une forme de fascisme. Je remarque cependant que si les politiciens de métier ont presque tous réclamer de la fermeté politique et judiciaire, très peu ont osé parler du caractère ethnique de ces exactions. Marine Le Pen et Jordan Bardella ont mis en cause seulement la nouvelle France réclamée par Mélenchon, mais sans aller plus loin ne voulant pas sans doute être une nouvelle fois accusés de racisme. Sur les réseaux sociaux cependant, et sur la foi des images, les commentaires étaient plus précis et accusaient directement l’immigration de masse. Le vice-président étatsunien, J. D. Vance, qui pourtant ferait mieux de se poser des questions sur la déliquescence de son propre pays, a avancé, « Les progressistes occidentaux ont importé le tiers-monde en France et d'autres pays au nom de la diversité et de la compassion. Ils ont négligé les questions fondamentales d'assimilation et de compatibilité. On leur a dit que cela finirait comme cela et ils n'ont pas écouté » 

 

Le plus étrange pour moi est cependant que le lendemain, soit après une nuit d’émeutes particulièrement chargée, cela ait pu recommencer. Pourtant cette fois le gouvernement était prévenu. Certes cette nouvelle soirée de violence s’est surtout localisée à Paris et elle a été moins dure, mais elle a recommencé sur le même modèle avec de nouveaux pillages de commerces. Est-ce à dire que le gouvernement fantôme de la France est dans le coma ? Darmanin comme Nuñez avaient pourtant reconnu juste un peu avant que leurs ministères n’avaient pas été à la hauteur, mais ça ne leur a pas servi pour autant de leçon. 

Des affrontements ont éclaté entre la police et des manifestants à Paris, en France, le 18 octobre 2026. (HESHAM ELSHERIF / ANADOLU / VIA AFP)

Affrontements à Paris le 18 octobre 2026

L’Europe en feu de partout

Varsovie, le 30 octobre 2026   L’Europe est en train d’accélérer sa décomposition et continue sa marche vers le fascisme. Que ce soit dans...