mercredi 11 février 2026

Trois suicidés dans l’affaire Epstein, et un réseau tentaculaire

Trois suicidés, Epstein Jean-Luc Brunel et Virginia Giuffre 

Le dossier Epstein tend à montrer la dégueulasserie d’une caste qui possède tous les pouvoirs. Mais à côté de la révélation sordide du monde des ultra-riches et de leurs laquais, il y a aussi un volet de curieuses morts des protagonistes qui avaient beaucoup de choses à dire. La première idée qui vient est que l’affaire Epstein montre l’existence de réseaux parallèles qui ont autant de pouvoir, peut-être même plus, que les États et les institutions élues. On présente Epstein comme un maniaque du réseautage, mais on se rend compte que cela se traduisait aussi par des services et des renvois d’ascenseurs.  De là à parler de ces suicidés comme des assassinats camouflés, il n’y a qu’un pas, peut-on le franchir ?

Jeffrey Epstein, suicidé le 10 aout 2019 par pendaison, dans des conditions troubles, il se serais pendu avec un drap dans sa cellule, mais il avait autour du cou des traces évidentes de strangulation. Le frère que Jeffrey Epstein dit que juste avant de se suicider, il lui avait fait des confidences sur des révélations à venir. En vérité personne ne croit qu’il se soit suicidé, mais cela arrange apparemment beaucoup de monde qu’il ne soit plus là.

Jean-Luc Brunel, suicidé également par pendaison, à la prison de la Santé le 19 février 2022. Là aussi les conditions de ce décès ne sont pas claires. Il est en effet difficile de se pendre dans sa cellule, même si on est dépressif et convaincu qu’on n’en sortira pas. Il était un des fournisseurs réguliers du prédateur en chair fraîche. Comme il s’occupait de mannequinat, il avait beaucoup de jeunes filles à disposition. On a avancé sans plus qu’il aurait fait plusieurs tentatives de suicide en prison. Mais dans ce cas, on est surpris que la direction de la prison n’ait pas pris les dispositions adéquates pour le protéger contre lui-même.

Virginie Giuffre suicidée le 25 avril 2025. En 2019 elle avait pris d’ailleurs la précaution de dire : « Je fais savoir publiquement que je ne suis en aucun cas suicidaire. Je l'ai fait savoir à mon thérapeute et à mon médecin généraliste. Si quelque chose m'arrive, dans l'intérêt de ma famille, ne laissez pas cela disparaître et aidez-moi à les protéger. Trop de personnes malveillantes veulent me faire taire ». On invoque une sorte de dépression et des problèmes rénaux liés à un accident, pour expliquer ce geste. Pour l’instant sur ces trois suicides, il semble que les interrogations légitimes soient contenues. 

McSweeney resigns: Starmer loses 'right-hand man'

Morgan McSweeney et Keir Starmer sur la selette 

En attendant la classe politique européenne commence à être salement secouée. Au Royaume-Uni, Morgan McSweeney le chef de cabinet de Starmer vient de démissionner, cette démission fait suite à celle de Peter Mandelson, ancien ministre, ancien commissaire européen, dont il était proche. Starmer dont la cote de popularité est au plus bas, est lui-même menacé au parlement. Cette décimation du gouvernement travailliste vient s’ajouter aux ennuis du Prince Andrew qu’on a consigné après les révélations sur ses turpitudes sur l’île d’Epstein. En France, ça commence à s’ébranler. Jack Lang cette vieille momie de 86 balais, a été contraint de présenter sa démission de l’Institut du Monde Arabe. Sa fille, Caroline, n’est pas épargnée. Pire encore le PNF vient d’ouvrir une enquête sur les Lang pour des histoires de compromissions financières avec Jeffrey Epstein. En Norvège le jeudi 5 février, la police a annoncé l’ouverture d’une enquête pour « corruption aggravée » contre l’ancien premier ministre travailliste Thorbjorn Jagland. Chef du gouvernement de 1996 à 1997, il avait, en 2009, été nommé président du Comité Nobel, chargé de décerner le prix Nobel de la paix, et secrétaire général du Conseil de l’Europe. Jagland est mal barré, mais cela jette une méchante lueur sur ce qu’est devenu le Comité Nobel, d’ici à ce qu’on nous apprenne que c’était Epstein qui distribuait les prix Nobel, y’a pas bien loin ! Après les embarras de la Princesse de Norvège, Mette-Marit, voilà que d’autres noms surgissent. L’ambassadrice norvégienne en Jordanie Mona Juul, qui avait joué un rôle important pour tenter de résoudre le conflit israélo-palestinien, a démissionné, a annoncé dimanche 8 février le ministère norvégien des affaires étrangères, à la suite du lancement d’une enquête sur ses liens avec Jeffrey Epstein. Celui-ci aurait donné 10 millions de dollars à ses deux enfants. Il semble que Mona Juul doive ce surcroit d’attention aux relations de Terje Rød-Larsen, son époux, avec le sulfureux propriétaire de l’île hédoniste. Évidemment on ne donne pas dix millions de dollars pour rien, même, ou surtout, si on est très riche. Sa fortune était estimée par Forbes a 600 millions de dollars, mais il aurait légué par héritage 500 millions à une quarantaine de personnes[1]. Il semble qu’une partie de ses revenus venaient des services qu’il rendait lorsque des personnes très riches avaient des ennuis avec la DOJ – Department Of Justice. Ce fut le cas d’Edmond de Rothschild qui lui aurait versé 25 millions de dollars pour négocier son amende vis-à-vis du DOJ. On voit ainsi à quoi peut servir un réseau tentaculaire de relations, à mener des petits arrangements entre amis avec la justice. 


Parmi les personnalités épinglées, on trouve un diplomate français en poste à l'ONU, Fabrice Aidan. Un fainéant de première qui à l'heure actuelle pantoufle chez Engie, avec un confortable salaire, sans faire beaucoup d'effort. ce qui est reproché à celui-ci - du moins à ce stade - ce n'est pas une participation aux débauches sexuelles de la bande à Epstein, mais plutôt qu'il se soit service de sa fonction officielle pour donner des renseignements à Epstein. autrement dit, il a détourné sa fonction de diplomate qui est censé servir d'abord la France son pays. Il serait en effet abusif de penser que le réseau Epstein ne pensait qu'au stupre et à la fornication, il servait aussi des intérêts financiers, c'est-à-dire la cupidité endémique des milliardaires étatsuniens. Ceux-ci ont l'idée que tout s'achète, et surtout les consciences des individus en place. C'est d'ailleurs comme ça, au nom de ce principe, que les Etats-Unis en sont arrivés à nommer pratiquement qui ils veulent dans les instances pouvoir européennes, de Macron à von der Leyen, de Meloni à Mark Rutte. Cependant Aidan aurait fait plusieurs fois l'objet d'un signalement pour des faits relevant de la pédophilie. 

D'« île pédophile » à resort de luxe, la métamorphose de Little Saint  James, le « paradis » de Jeffrey EpsteinLittle Saint-James l’île maudite d’Epstein 

L’île de tous les crimes sexuels et peut être autres d’Epstein et de sa bande, s’appelait Little Saint-James, située dans les Caraïbes au milieu d’une végétation luxuriante, elle faisait une superficie de 30 hectares. Posséder une île existant dans une situation d’extraterritorialité, sur laquelle son propriétaire est le seul maître, est en vérité un vieux rêve. On retrouve cette idée moisie d’une liberté sans limite et donc forcément criminelle, dans L’île du docteur Moreau d’H.G. Wells, grand classique du roman d’épouvante, roman publié en 1901 et qui fut adapté au cinéma régulièrement depuis le temps du muet. Dans le même genre on a aussi Les chasses du comte Zaroff d’Ernest B. Schoedsack et Irving Pichel, un film datant de 1932. Ces références cinématographiques laissent à voir l’importance que cette liberté illimitée, toute sadienne, ouvre comme perspectives à des activités criminelles où on dispose des corps comme des objets, des marchandises. Il faut comprendre que nous sommes au cœur du pouvoir, et que les questions idéologiques n’ont aucune importance. Dans ces listings on trouve aussi bien Donald Trump que Bill Clinton, le sarkozyste Olivier Colom, que le pseudo-socialiste Jack Lang. La seule chose que ces gens ont en commun est le goût du pouvoir. On y retrouvera les milliardaires, Bill Gates et Zukerberg. Démontrant ainsi que la caste au pouvoir en Occident est bien au-delà des clivages soi-disant politiques. Tous sont animés par une soif de pouvoir et une cupidité hors normes. Le crime, qu’il soit sexuel ou autre, ne devient alors qu’un détail un peu gênant mais qui peut être étouffé. Parmi les relations d’Epstein, on trouve en France le sinistre Pierre Moscovici, même si celui-ci n’est pas accusé de quoi que ce soit, sauf que son nom apparait sous la plume de Bill Gates qui signale que le président de la Cour des comptes « les a bien aidés ». À quoi ? On se le demande. 

Des victimes de Jeffrey Epstein veulent assembler leur propre liste de noms  | Radio-Canada

Manifestation aux Etats-Unis pour la publication des Epstein files 

Si Trump a décidé de rendre visible une partie des Epstein files, ce n’est pas de gaieté de cœur, il l’a fait sous la pression de l’opinion publique, et bien sûr en les caviardant, en les noyant sous des détails sans signification pour égarer le public. Trump était forcément tout à fait au courant des turpitudes d’Epstein depuis bien longtemps. Cependant le feu n’est pas éteint. Au fur et à mesure qu’on avance, le cercle s’élargit toujours plus, et on pénètre dans un monde parallèle, un réseau qui croit posséder un pouvoir sans limite, qui se moque de la pseudo démocratie qu’on agite pour amuser les imbéciles. Ces révélations sur les crimes d’Epstein n’en sont pas vraiment, on connait cette histoire depuis au moins 2019. Et pour les plus attentifs, depuis 2008, date de sa première arrestation. Des imbéciles de journalistes sont intervenus pour déplorer le fait que ces Epstein files relançaient les thèses complotistes ! Mais justement, on voit que les journalistes n’ont jamais fait vraiment leur travail, car la publication des Epstein files à confirmer ce que disait la sphère complotiste ! Les dégâts causés par cette histoire c’est aussi la mise à nu de l’indécent comportement des journalistes qui sont là plutôt pour détourner l’attention du public que pour l’informer d’une manière honnête. En France la servilité légendaire des journalistes a consisté à entonner le refrain complètement éculé d’une intervention russe. Sauf que cette idée loufoque ne repose sur rien. A peine si on peut affirmer qu’à travers son réseau tentaculaire Epstein a essayé de contacter des Russes, apparemment sans succès. Encore que, même s’il avait rencontré quelques Russes de haut niveau cela ne prouverait absolument rien. En France on ne s’occupe pas de s’interroger sur les allusions d’Epstein sur Macron qui selon lui « aime les claques » ! 

WORLD-NEWS-EPSTEIN-BRUNEL-DEATH-ZUM

Ghislaine Maxwell, Jeffrey Epstein et Jean-Luc Brunel 

Un autre des enseignements de cette sinistre histoire, c’est que les femmes et les hommes sont logés à la même enseigne ! La sinistre Ghislaine Maxwell était une pièce indispensable du fonctionnement du réseau Epstein. Mais je signale que le marquis de Sade avait déjà perçu et mis en valeur l’existence d’une criminalité féminine un peu particulière. Ghislaine Maxwell est en taule où elle purge une peine de 20 ans pour trafic sexuel. Notez qu’au début de son incarcération elle a été mise sous étroite surveillance afin d’éviter qu’elle ne se suicide elle aussi ! Elle non plus ne croit pas au suicide de son ancien compagnon. Elle devait être interrogée à huis clos par le Congrès afin qu’elle fournisse des détails sur les prédations sexuelles auxquelles elle a participé. Mais elle a refusé de répondre, invoquant le 5ème amendement.


[1] https://www.forbes.fr/business/comment-jeffrey-epstein-est-il-devenu-si-riche/

 

dimanche 8 février 2026

Que nous dit l’affaire Epstein ?

Une capture d’écran extraite d’une vidéo non-datée figurant dans les dossiers relatifs à l’enquête sur Jeffrey Epstein montre ce dernier en compagnie de Jack Lang, près de la pyramide du Louvre, à Paris.

Jack Lang et son ami Jeffrey Epstein, prédateur sexuel 


C’est une affaire qui secoue la planète, on n’aurait pas imaginé un tel scénario pour un thriller, comme quoi la réalité dépasse, et de loin, la fiction. Les Etats-Unis ont décidé de publier – partiellement – quelques faits plus ou moins précis sur l’activité de Jeffrey Epstein. Celui-ci est un prédateur sexuel, reconnu comme tel. Viols, tortures, enlèvements de jeunes filles et de jeunes garçons, tout y est passé dans cette nouvelle version des 120 journées de Sodome imaginées par le marquis de Sade en 1785. Comme le « divin » marquis, Epstein s’est retrouvé en taule, peu après son incarcération, puis suicidé dans des conditions les plus étranges. Un des angles pour comprendre l’affaire Epstein est justement le marquis de Sade. En effet, ce dernier se livrait à ses turpitudes – encore qu’il en décrira bien plus qu’il ne fera – dans les années précédant la Révolution française[1]. Si l’œuvre de Sade décrit le mal comme une pulsion tout à fait humaine, elle montre aussi une classe aristocratique complètement dégénérée. Lui-même se rangera d’ailleurs du côté de la Révolution, enrôlé dans a Section des Piques une fois délivré en 1790 de sa prison de la Bastille où il avait été enfermé par lettre de cachet. C’est donc un premier rapprochement qu’on peut faire entre les deux hommes : chacun à sa manière exerce un pouvoir – une liberté – illimitée sur les objets sexuels qui passent à sa portée. Les personnages de l’œuvre de Sade sont très nombreux et très variés. Et c’est encore une des caractéristiques des Epstein files que de comprendre que les deux hommes s’appuyaient sur un réseau vaste de relations pour asseoir leur pouvoir, sauf que contrairement à Epstein qui cherchait à consolider les pouvoirs de la caste dominante, Sade était en rébellion contre le pouvoir établi de son temps. 

Donald Trump avec sa petite amie d'alors (maintenant épouse) Melania Knauss, Jeffrey Epstein et Ghislaine Maxwell en Floride en 2000 

Epstein, également escroc et menteur[2], était un financier immensément riche qui avait ses entrées à Wall Street, et comme il n’était pas un héritier, il était forcément devenu très riche par la fréquentation d’autres personnes très riches. Il possédait une île sur laquelle, d’après ce que j’ai compris se développaient des parties fines plutôt répugnantes. Il semble donc que les affaires de prédation sexuelle n’étaient que le reflet du pouvoir financier d’une société décadente et corrompue, comme l’était la société aristocratique d’avant 1789. Sade n’était pas le seul à décrire cette classe perdue, on retrouve une critique féroce du libertinage – sans la criminalité toutefois – dans le célèbre livre, Les liaisons dangereuses de Choderlos de Laclos qui date de 1782[3]. Dans tous les cas les extravagances sexuelles apparaissent comme le reflet d’une société cynique en pleine décomposition sur tous les plans. A l’évidence c’est bien le stade où nous en sommes aujourd’hui. L’Occident est en déclin marqué sur le plan économique, intellectuel et civilisationnel. Trump dira « Je connais Jeff depuis quinze ans. C'est un mec génial. On s'amuse beaucoup avec lui. On dit qu'il aime les belles femmes autant que moi, et beaucoup entrent plutôt dans la catégorie « jeunes ». Il n'y a pas de doute, il aime sa vie sociale »[4]. Par la suite il essaiera de s’affranchir de cette relation, allant même à suggérer que Bill Clinton serait à l’origine de son assassinat. Il est douteux cependant qu’Epstein, qui avait un lourd passé d’escroc dans le monde de la finance, aient des idées politiques bien arrêtées, même s’il cherchait en permanence à étendre son pouvoir. Certains ont voulu le voir comme un pilier du Parti Démocrate, cela me semble douteux, il était plutôt pour le parti au pouvoir ! 

Norvège : l'affaire Epstein éclabousse la monarchie 

Le plus surprenant dans cette affaire sinistre c’est l’étendue du réseau d’Epstein. On y trouve le monde entier. Les démocrates étatsuniens, mais aussi le prince Andrew qui sera déchu de ses droits justement pour les viols et tortures auxquels il se serait livré. La Princesse de Norvège, dont le fils est en taule pour une série de viols est également impliquée pour ses relations troubles avec le financier. Jack Lang aussi, sa fille également. C’est comme si le réseau Epstein était la face visible de ce qu’on appelle l’État profond, sans toujours être capable de le caractériser autrement que comme un gouvernement de l’ombre. Pour l’instant les médias français qui sont bien obligés de parler de cette affaire, y vont sur la pointe des pieds. Mais il semble bien que Macron soit impliqué plus ou moins directement dans des relations avec le prédateur sexuel. Il aurait demandé des conseils d’ami à Jeffrey Epstein pour mieux conduire sa politique qui visait à la mener à la tête de l’Union européenne. On peut voir dans cette démarche oblique à la fois la folie démesurée de Macron, mais aussi un reflet de l’étendu du réseau d’Epstein. Il se murmure aussi que Macron aurait un faible pour de jeunes garçons et qu’il était ciblé par le réseau Epstein comme un homme qu’on pouvait faire chanter. Tout cela est bien évidemment à vérifier, mais ne comptons pas sur les journalistes français pour ce faire. En tous les cas, ce qui est à peu près prouvé, c’est que les turpitudes sexuelles de cette caste sont le miroir d’une quête illimitée du pouvoir, mais aussi le reflet d’une population immensément riche et qui s’ennuie à mourir au point de ne trouver un exutoire que dans le crime. Il est toutefois assez compliqué de dire dans quel sens cela marche. Est-ce la quête d’un pouvoir sexuel illimité autant que désordonné qui est le but du pouvoir politique, ou à l’inverse est-ce le pouvoir politique qui est le but, les avantages sexuels n’étant qu’un instrument pour l’atteindre ? On voit très fréquemment des hommes politiques condamnés pour des conduites sexuelles inappropriées. On a vu par exemple un homme politique de second ordre, le sénateur Joël Guerriau, condamné à de la prison ferme pour avoir drogué une députée pour la violer[5] ! Et on se souvient aussi des turpitudes du sinistre médiocre Dominique Strauss-Kahn qui ne put sortir de taule que grâce à un arrangement financier très onéreux, réglé par sa femme de l’époque. 

Il faut bien cependant mettre en place des contrefeux, sinon plus personne n’irait voter. Les journalistes français débiles ont commencé à entonner la chanson selon laquelle Epstein serait un agent des russes et que c’est lui qui aurait tenu dans sa main Trump pour le faire évoluer vers une position plus conciliante envers Poutine[6]. D’autres le voient encore comme un agent du Mossad, avec dans l’idée que le Mossad fait la pluie et le beau temps à l’échelle de la planète entière – voyez le pouvoir illimité des Juifs sur le monde[7]. Qu’Epstein ait tenté d’élargir son réseau planétaire à la Russie, c’est bien possible, il avait bien intégré Macron dans son cercle, mais rien ne prouve qu’il y soit parvenu. Ce confusionnisme médiatique intéressé fait l’impasse sur deux réalités : d’abord sur le fait que le réseau Epstein dépassait tous les clivages, il avait des copains aussi bien chez les Démocrates que chez les Républicains, et au plus haut niveau. Bruno Le Maire l’aurait sollicité pour tenter de monter sa campagne pour les présidentielles de 2027. Les relations d’Epstein touchaient toutes les sphères du pouvoir, de la monarchie britannique aux Démocrates, des macroniens à l’ultra-gauche étatsunienne. Noam Chomsky, icône de la gauche radicale étatsunienne, n’hésitait pas à le fréquenter et à voyager dans son jet privé. Le monde révèle – mais est-ce une révélation ? – que Noam Chomsky demandait des conseils de placement pour sa fortune[8]. Certes il n’avait rien d’un milliardaire, mais ses biens placés étaient évalués à près de 8 millions de dollars, ce qui n’est pas un signe de pauvreté. Comme rebelle on a fait mieux ! Le journaliste du Monde, Piotr Smolar, désinformateur en chef sur tous les sujets auxquels il touche, parlait de l’affaire Epstein, à travers la divulgation de documents compromettants, comme d’un poison pour la démocratie, alors qu’elle est bien au contraire la révélation d’une criminalité ultra-protégée par son argent et ses relations, et qu’elle montre clairement que la démocratie n’existe pas, remplacée par des réseaux parallèles[9]. Ça ne lui plait pas du tout qu’on livre ces dégénérés à la vindicte publique, il préférerait que tout cela reste sous le boisseau.

Pour donner une idée de l’ampleur des relations de Jeffrey Epstein, il faut savoir que ce dernier, Bill Gates et le secrétaire général du Conseil de l’Europe d’alors, Thorbjørn Jagland, se sont rencontrés en toute discrétion le 27 mars 2013 à la résidence strasbourgeoise de ce dernier qui entretenait des liens étroits avec l’homme d’affaires et trafiquant sexuel new-yorkais[10]. Décidemment le monde est petit ! Mais il y a tellement de connexion qu’il faudrait un livre entier pour citer toutes ces compromissions. 

Noam Chomsky, chantre de la gauche radicale, dans l’avion privé d’Epstein

Le département de la justice a rendu public 3,5 millions de documents. Il faut vraiment avoir beaucoup de temps pour trier ce qui peut être intéressant ou non. Mais il faut comprendre que ces 3,5 millions de documents livrés au public ont été préalablement triés. C’est-à-dire que le département de la justice nous donne à voir que ce qu’il veut bien. On a avancé que Trump avait décidé de livrer ses informations au public pour faire un contrefeu aux soupçons qui pèsent sur lui. De nombreux documents, notamment ceux qui intéressent Macron et son entourage apparaissent avec le nom d’une partie de protagonistes masqués, ce qui en réduit la portée. Et donc certains veulent y voir une manœuvre de Trump et des Républicains pour mettre au pas les récalcitrants, notamment Macron. Cette affaire n’en est qu’à ses débuts, et sans doute que pour se protéger certains n'hésiteront pas à balancer. Certains, dont son frère, pensent qu’Epstein a été assassiné en prison parce qu’il se serait apprêté pour se défendre à déballer ce qu’il savait[11]. Cette affaire, outre qu’elle jette une lumière crue sur ce que sont les ultra-riches, va certainement raviver un puritanisme latent qu’on croyait dépassé. Depuis 2019 de nombreux livres ont été publiés sur cette affaire des deux côtés de l’Atlantique. Et donc on peut dire que ce qui sort aujourd’hui n’est que la confirmation, avec un petit peu plus de précision de ce qu’on savait déjà. Les Epstein files rendent officielle cette criminalité d’un genre particulier, et cela ouvre la voie à de nouvelles investigations qui vont accroître encore un peu plus, et à juste titre, la méfiance latente des populations vis-à-vis des élus. Loin de clore cette histoire sordide, la publication des Epstein files va au contraire la relancer, même si pour cela ce seront principalement les réseaux sociaux qui seront à la manœuvre. Déjà la louche Candance Owens s’est attelée à la besogne, sans rien dire de plus et de sérieux sur cette question, mais elle sent qu’il y a un petit créneau sur lequel elle peut faire le buzz. 

Le témoignage posthume de Virginia Giuffre, principale accusatrice dans  l'affaire du criminel sexuel Jeffrey Epstein, accable le prince Andrew | Le  Devoir

Le prince Andrew et Virginia Giuffre en mars 2001 

Virginia Giuffre s’est suicidée en avril 2025. Or elle était la principale accusatrice des turpitudes de Jeffrey Epstein et du prince Andrew. Elle en savait long sur ce qui se passait réellement sur cette île « hédoniste ». Elle avait été aussi un des employées du complexe hôtelier de Mar El Lago qui appartenait à Donald Trump ! Le père de la jeune femme affirme ne pas croire à son suicide[12]. En 2019 elle avait pris d’ailleurs la précaution de dire : « Je fais savoir publiquement que je ne suis en aucun cas suicidaire. Je l'ai fait savoir à mon thérapeute et à mon médecin généraliste. Si quelque chose m'arrive, dans l'intérêt de ma famille, ne laissez pas cela disparaître et aidez-moi à les protéger. Trop de personnes malveillantes veulent me faire taire ». Mais apparemment cela ne l’a pas protégée. On ne sait pas grand-chose sur cette affaire dans l’affaire. Et les journalistes français agissent de conserve pour mettre le couvercle sur cet aspect important dans le développement de l’affaire Epstein. Car si elle ne s’est pas suicidée, c’est bien qu’on craignait ses révélations. En vérité, tout cela ne relève pas des faits divers, car cela jette une lumière crue sur comment agissent et comment pensent les classes les plus élevées de la société occidentale. Le crime est une partie intégrante de ce qu’on ose appeler encore la démocratie ! Remarquez encore que Jean-Luc Brunel, un des pourvoyeurs en jeunes filles d’Epstein s’est lui aussi pendu en prison, mais cette fois à la Santé, en France, en 2022, dans des conditions similaires à celles du suicide d’Epstein. Il y a au moins trois morts dans cette sale histoire. Ça commence à faire beaucoup !



[1] Jean-Jacques Pauvert, Sade vivant, Paris, Robert Laffont, 3 tomes, 1986, 1989, 1990.

[2] Sans aucune compétence il se fera passer pour un professeur de mathématiques, et la supercherie dévoilée, il se fera mettre à la porte !

[3] Voir sur ce point l’ouvrage de Roger Vailland, Laclos par lui-même, Le seuil, 1953.

[4] Francis Pryer, « Ce que révèle l’affaire Epstein », dans Le Monde diplomatique, 1er octobre 2019. 

[5] https://www.lemonde.fr/societe/article/2026/01/28/le-tribunal-reconnait-que-l-ex-senateur-joel-guerriau-a-drogue-a-son-insu-la-deputee-sandrine-josso-et-le-condamne-a-quatre-ans-de-prison-dont-dix-huit-mois-ferme_6664390_3224.html

[6] https://www.20minutes.fr/monde/russie/4199897-20260205-affaire-epstein-quoi-piste-kompromat-dont-kremlin-moque-ouvertement

[7] https://www.lepoint.fr/monde/jeffrey-epstein-aurait-ete-un-agent-d-influence-du-mossad-et-du-fsb-06-08-2025-2595861_24.php

[8] https://www.lemonde.fr/international/article/2026/02/04/en-2019-peu-avant-le-suicide-jeffrey-epstein-noam-chomsky-se-montrait-solidaire-de-la-maniere-horrible-dont-son-ami-etait-traite_6665326_3210.html

[9] https://www.lemonde.fr/international/article/2026/02/02/le-poison-de-l-affaire-epstein-se-repand-avec-la-publication-de-nouvelles-archives_6665084_3210.html

[10] https://www.lalsace.fr/faits-divers-justice/2026/02/05/la-reunion-secrete-de-jeffrey-epstein-bill-gates-et-thorbj-rn-jagland-a-strasbourg

[11] https://www.ladepeche.fr/2026/02/05/jeffrey-epstein-sest-il-vraiment-suicide-il-a-ete-assassine-selon-son-frere-qui-relance-le-doute-avec-une-nouvelle-autopsie-13206799.php

[12] https://www.vanityfair.fr/article/le-pere-de-virginia-giuffre-ne-croit-pas-a-son-suicide

jeudi 5 février 2026

L’accord de libre-échange UE-Inde

 Ce que l'accord entre l'UE et l'Inde va apporter aux exportations  européennes | Les Echos

La crapule européiste vendant l’UE à l’Inde, le 27 janvier 2026 

Après avoir signé contre l’avis des populations européennes l’ignoble accord avec le Mercosur, la canaille bureaucratique corrompue est allée se vendre à l’Inde de Modi. La Commission européenne prétend continuer par la suite par un nouvel accord de libre-échange avec l'Australie. Ursula von der Leyen et le pâlot Antonio Costa qui fait tout ce qu’on lui demande, se sont félicités d’avoir signé un projet d’accord qui abaisserait les droits de douane entre l’Inde et les pays d’Union européenne. Avant de chercher à comprendre ce que contient ce pré-accord, il faut revenir à ce qu’enseigne la théorie. Depuis les origines la pensée économique est partagée sur les avantages et les inconvénients du libre-échange. Les mercantilistes avançaient que le commerce entre deux nations était un jeu à somme nulle : ce que l’un gagnait, l’autre le perdait forcément. Puis les auteurs anglais, notamment Ricardo, décidèrent que l’ouverture stimulait la croissance économique et donc qu’elle était bonne pour tout le monde[1]. Si Ricardo avançait cette idée tordue, sans même l’avoir vérifiée dans les faits, c’est qu’à cette époque l’Angleterre dominait le monde par son industrie et donc il militait comme on le sait pour le libre-échange même si cela devait tuer l’agriculture anglaise. Il stipulait à l’aide d’un argumentaire grossier que chaque pays devait se spécialiser dans les biens où il était le plus compétitif. Stupidement il prenait deux pays, le Portugal et l’Angleterre. Le premier devait produire du vin, et le second du textile. Dans sa version moderne cette théorie suppose que naturellement nous nous dirigeons vers une division du travail à l’échelle internationale. Ce mouvement de spécialisation, guidé par le ou les pays dominants, dans la réalité empêche la montée en gamme des pays dominés. Dans les années quatre-vingts les investissements massifs des Etats-Unis en Chine s’accompagnait d’une illusion, celle de cantonner ce pays dans le rôle de premier manufacturier, travaillant pour l’Occident. La suite montra que cette idée était erronée et valable seulement pour le court terme. 

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Les échanges commerciaux entre la France et l’Allemagne ont évolué en défaveur de la France avec l’introduction de la monnaie unique 

C’est cependant cette théorie du libre-échange qui date du début du XIXème siècle qui est aujourd’hui dominante, alors qu’après la Seconde Guerre mondiale elle était tombée en désuétude. Elle a pourtant subi de nombreuses critiques, aussi bien sur le plan de la logique que sur le plan des faits. D’abord sur le plan logique, elle ne dit rien d’une situation entre trois pays, le troisième pays pouvant par exemple n’être compétitif ni en vin, ni en textile, et donc voir sa production et son emploi s’effondrer. C’est ce qui fait que les pays en voie de développement n’arrivent jamais à combler leur retard. Friedrich List dans son ouvrage Système national d’économie politique, publié en Allemagne en 1841 expliquait que l’Allemagne devait d’abord se développer à l’abri de ses frontières avant d’abaisser ses tarifs. C’est ce qu’elle fit, et c’est ce que firent plus tard les pays asiatiques avec le succès que l’on sait.  Ensuite, il y a la question du volume des échanges, cette approche ricardienne ne tient pas compte de l’asymétrie dans les capacités de production : autrement dit, elle était faite pour l’Angleterre qui ouvrait à cette époque les marchés extérieurs à coups de canon. Autrement dit elle ne favoriserait que les pays dominants. Si on considère que l’Union européenne est une zone de libre-échange, on comprend mieux qu’au fil du temps les échanges commerciaux entre la France et l’Allemagne soient devenus lourdement déficitaire. Notez qu’avant l’entrée de la France dans la monnaie unique, la France avait un petit avantage commercial avec l’Allemagne, essentiellement parce qu’elle avait la possibilité d’ajuster la valeur de sa monnaie à sa productivité. Le creusement du déficit commercial entre la France et l’Allemagne a conduit notre pays à la désindustrialisation massive et vers un déficit commercial aggravé. Je fais remarquer qu’en étant dans un système de changes fixes dans le grand marché européen, cette vision des choses rompt avec la théorie classique de la balance des paiements de William Petty qui considérait que lorsqu’un pays était en déficit commercial, il devait dévaluer sa monnaie par exemple en vendant de l’or, afin de retrouver sa compétitivité. Autrement dit il considérait que la valeur de la monnaie n’était pas neutre, et donc que selon les lois du marché, il fallait que la monnaie sanctionne les déficits commerciaux pour réajuster ses capacités à commercer et revenir à l’équilibre de la balance des paiements. La baisse de la valeur de la monnaie fait baisser les prix à l’exportation et normalement doit faire diminuer les déficits commerciaux. 

L'échange international est-il bon pour la croissance ? | Alternatives  Economiques

L’idée générale de la pensée libérale est que les échanges tirent la croissance en allant vers l’unification du marché mondial. Plus les droits de douane sont bas, plus les échanges sont facilités et plus la croissance est forte. Le graphique ci-dessus montre qu’il n’en est rien. La relation entre tarifs douaniers et taux de croissance étant positive, cela veut dire que les échanges ne tirent pas la croissance. Si on se souvient, la France a connu deux périodes de forte croissance, avec fermeture relative de ses frontières. D’abord la loi Méline, votée et appliquée en 1892 pour défendre l’agriculture française[2]. Les tarifs douaniers augmentent fortement, et la croissance économique est forte. La seconde période est celle des Trente glorieuses. Durant ces années la croissance est forte, mais le protectionnisme aussi. Pour parles des Etats-Unis, il faut se souvenir qu’ils ont été de tout temps très protectionnistes, et si la politique tarifaire de Trump est critiquable, c’est moins parce qu’elle vise à protéger les industries de son pays que parce qu’elle est erratique, compulsive et aléatoire. Revenons au graphique ci-dessus qui démontre qu’il existe une relation positive entre tarifs douaniers et croissance économique. Consécutivement à cette analyse, on s’est aperçu que les pays asiatiques dans les années 80 et 90 avaient une forte croissance tout en restant relativement fermés. On en a déduit que c’était la croissance qui poussait les échanges et non l’inverse ! Cela fut confirmé dans un document officiel de l’OCDE en 1993[3]. Résumons, les Asiatiques ont attirer des capitaux étrangers, puis ils ont vendu des biens à l’étranger pour financer leur propre développement tout en maintenant les frontières relativement fermées avec des tas de mesures restrictives, notamment sur la propriété des entreprises. Les Occidentaux visaient essentiellement un gain rapide pour leurs placements et rien d’autre. L’Asie du Sud Est est alors devenue le pôle de la croissance la plus dynamique dans le monde, et parallèlement l’Occident perdait du terrain dans tous les domaines, y compris celui de l’éducation qui conditionne l’innovation et la croissance future. Sans accord véritable de libre-échange, les pays asiatiques commercent plus entre eux qu’avec le reste du monde. Autrement dit, on peut avoir une politique protectionniste sans pour autant se priver de commercer avec le reste du monde. Cet épisode important du développement de l’Asie du Sud Est est aujourd’hui complètement oublié. Mais l’idée était pourtant ancienne. Les auteurs français du XVIIème siècle, notamment Antoyne de Montchrestien avaient développé deux principes : d’abord ne pas importer ce que nous même nous pouvons produire, ensuite importer les matières premières que nous ne possédons pas et en revanche exporter le produit du travail humain[4]. Les économistes français qui ont précédé Adam Smith tenaient compte des effets du commerce extérieur sur l’emploi et sur les salaires et donc qu’une ouverture des frontières non maîtrisées amenait forcément des problèmes sociaux. Mais ils pensaient termes d’indépendance nationale. C’est le cas des Physiocrates que certains présentent abusivement comme favorables à l’ouverture des frontières, qui pensaient l’indépendance de la nation à partir du commerce du blé. Ils considéraient la nation française comme la plus grande productrice de blé, et les exportations de blé permettaient de rendre les autres nations européennes dépendantes de la France. 

James Steuart qui écrivit un ouvrage en 1767 qui servit de base à La richesse des nations d’Adam Smith, avait des idées plus particulières sur le commerce international[5]. Il regardait les échanges d’un point de vue historique. Il avançait que dans un premier temps les commerce est international, parce que les marchés sont trop étroits. Mais cela entraîne une concurrence féroce au détriment des travailleurs. Ensuite, dans une deuxième phase, le marché principal est le marché interne. Il s’ensuit que l’économie s’oriente vers une baisse du temps de travail et une consommation plus importante du temps libre et des loisirs. Autrement dit, la souveraineté nationale est un stade supérieur de la civilisation par rapport à la concurrence entre les nations, les inégalités sont moins importantes. Il voyait l’économie comme une sorte de poumon qui s’élargit et puis qui se contracte. Le grand défaut de la « pensée » économique d’aujourd’hui, fondée sur les imbécilités de Ricardo, est qu’elle s’organise dans un modèle historique fixe, stable dans le temps. Or, bien entendu, l’économie concrète évolue. Mais les économistes d’aujourd’hui formés à la mauvaise école n’ont jamais lu ni James Steurt, ni Friedrich List. 

Échanges entre l’Inde et l’Union européenne

En matière de réflexion sur les échanges internationaux, on rencontre deux types d’économistes, soit des imbéciles qui récitent bêtement en l’arrangeant un peu le dogme ricardien de l’avantage comparatif, soit des idéologues qui se servent de cette idée pour faire avancer les intérêts des entreprises multinationales. Les Européistes cela fait vingt ans qu’ils négocient avec l’Inde, histoire de trouver un accord commercial. Le nouvel accord que prétend imposer la bureaucrate Ursula von der Leyen aux Européens est quasiment du même niveau que celui qu’elle est arrivée à faire passer avec le Mercosur contre l’avis des populations européennes. C’est-à-dire que l’Union européenne va vendre des automobiles, des machines-outils et des produits chimiques à l’Inde, et l’Inde va nous vendre des produits manufactures et des produits transformés de l’agriculture. L’abaissement des droits de douanes sont censés abaisser les prix des deux côtés. Il y a plusieurs inconvénients, d’abord l’asymétrie entre un pays d’1,5 milliards de personnes et un ensemble encore plus hétéroclite de 450 millions d’habitants. Le second point est que le contenu en travail entre les deux types de bien échangés n’est pas le même : on exportera assez peu de travail, mais on en importera davantage. Si vous regardez le graphique ci-dessus, vous remarquerez que l’Europe est de plus en plus lourdement déficitaire dans son commerce avec l’Inde. Et il est à peu près certain que cet accord s’il voit le jour sera encore un peu plus déficitaire pour l’Europe. Mais peu importe. L’Union européenne est aujourd’hui l’Europe allemande, ce sont des Allemands qui sont aux postes clés et qui travaillent pour leur pays. Si nous prenons le cas de la France, peu compétitive dans le domaine des machines-outils et de l’automobile, elle va prendre de plein fouet l’arrivée des produits agricoles indiens, après avoir reçu le choc des produits du Mercosur. Les imbéciles nous vendent cet accord comme une sorte de compensation à la perte des marchés étatsuniens. C’est un mensonge dans la mesure où la structure des échanges est similaire entre les Etats-Unis et l’Europe, celle-ci ayant un avantage de compétitivité. Pour l’instant les produits de l’agriculture comme la viande, le riz, le sucre et les produits laitiers ont été exclue des accords imaginés par les bureaucrates de Bruxelles, mais rien ne dit qu’ils ne reviendront pas sur le devant de la scène. Mais les produits de l’agro-industrie sont concernés, par exemple les pâtes, le chocolat et le vin. Même dans les services nous n’avons pas d’avantage sérieux de compétitivité. Les Indiens nous dame le pion par exemple dans le domaine des traductions littéraires. Ayant déjà un avantage dans l’enseignement des sciences, ils forment massivement des ingénieurs, ce que nous ne faisons plus, ce qui veut dire qu’ils s’approprieront les technologies qu’on voudra bien leur vendre. Bien que rien ne soit encore décidé, il y aura un volet sur la mobilité, entendez par là sur la possibilité d’accueillir un peu plus d’étudiants et de travailleurs indiens ! C’est un point très délicat qui suggère que l’Inde exportera vers l’Union européenne des travailleurs indiens, mais des travailleurs indiens qualifiés, par exemple dans le numérique, gestion des données, etc. ils travaillent déjà pour les Etats-Unis dans ce sens. L’Union européenne suppose que cette immigration indienne sera mieux acceptée par les Européens que celle qui vient d’Afrique. 

Les prévisions d’abaissement des droits de douanes entre l’Union européenne et l’Inde 

Un des points les plus flous porte sur la durée de l’accord qui serait variable selon les secteurs. Un volet de cet accord concerne l’industrie de la défense. L’Inde veut bien acheter de l’armement à l’Union européenne, mais à la condition qu’il y ait un transfert de technologie dans ce domaine, autrement dit qu’elle soit associée à la production des biens qu’elle achète. Le tableau que nous recopions ci-dessus montre qu’en Europe ce sont les pays comme l’Allemagne et quelques pays du Nord comme la Suède, le Danemark ou les Pays-Bas qui tireront leur épingle du jeu. Cela vient du fait que l’Union européenne n’est pas un pays homogène, mais une construction supranationale qui au fil des ans bénéficie avant tout à l’Allemagne. Il n’y a pas en effet des mécanismes compensateurs entre les pays qui le permettrait. Les médias français se sont gargarisés de la croissance du commerce entre les deux parties, par exemple en disant qu’en 2024 le volume des échanges s’était élevé à 120 milliards d’euros, oubliant au passage de dire que ces échanges étaient lourdement déficitaires pour l’Union européenne. Rien ne dit que cet accord permettra de résorber ce déséquilibre constaté. Il faut toutefois mettre un bémol à cet accord qui n’existe pas encore, notamment parce que le contenu est encore très flou, notamment sur la question agricole. En lisant les différents comptes-rendus de ce pseudo-accord, j’ai plus l’impression qu’il s’agit d’un nouveau coup de publicité pour l’idéologie du libre-échange que d’autre chose. Ce qui est acté, c’est, disons, un cadre de discussion pour le futur ! Rien d’autre. En même temps l’Inde aurait conclu un accord avec les Etats-Unis, accord par lequel elle renoncerait à importer et faire circuler du pétrole russe. Comme c’est Trump qui le dit, on ne sait pas trop si c’est fiable[6]. On notera que l’Inde est un poids lourd des BRICS, et donc qu’elle n’a pas vraiment intérêt à se fâcher avec la Chine et la Russie avec qui elle a des accords dans le secteur de la défense. Mais là encore on ne sait rien de précis sur le contenu de cet accord avec les Etats-Unis. Notez que tous ces accords nouveaux ne passent plus par l’OMC qui était considéré jusqu’à une date récente comme l’architecte de la mondialisation. Or quand on voit comment Trump joue sur les droits de douane, on se dit qu’aujourd’hui ce sont les accords bilatéraux qui prédominent et que l’OMC peut tout à fait fermer sa boutique ! 

L'Inde et l'Union européenne sur la voie du libre-échange après deux  décennies d'hésitations - La Libre 

Une des leçons de la guerre en Ukraine c’est que la résilience de la Russie aux sanctions économiques imposées illégalement par les Occidentaux, repose sur une large autonomie de son économie. En effet la Russie est autonome pour son énergie, pour son agriculture et largement aussi pour son industrie. Elle ne dépend d’aucun autre pays pour mener sa propre politique, défendre l’intérêt de ses citoyens. Or plus une économie nationale dépend de l’étranger pour les biens de première nécessité, et moins elle est capable de faire de la politique.


[1] David Ricardo, On the Principles of Political Economy and Taxation, John Murray, Albermale Street, 1817.

[2] « Jules Méline 1838-1925, chantre du protectionnisme », Le Monde,‎ 29 août 2014 

[3] Colin I. Bradford, De la croissance poussée par les échanges aux échanges poussés par la croissance réévaluer l'expérience de développement des pays de l'Asie de l'Est, OCDE, 1993.

[4] Traicté de l'oeconomie politique : dédié en 1615 au Roy et à la Reyne mère du Roy, 1re version en 1615 à Rouen chez Jean Osmont

[5] Jacques Steuart, Recherches des principes de l'économie politique. Ou Essai sur la science de la police intérieure des nations libres, Didot, 1789.

[6] https://www.lemonde.fr/economie/article/2026/02/03/apres-des-mois-de-tensions-l-inde-et-les-etats-unis-scellent-un-accord-commercial_6665186_3234.html


mardi 3 février 2026

Les salopards de service

  BFM's Video on X

Généralement on appelle l’avocat, dans le langage des voyous, le menteur. Francis Vuillemin n’échappe pas à la règle. Pour défendre la crapule islamiste qui a comploté contre Samuel Paty, ce qui a abouti à sa décapitation barbare et honteuse, voilà qu’il change de point de vue. Il dénonce maintenant le malheureux enseignant en disant que celui-ci avait une attitude discriminante à l’endroit des musulmans. Donc cela veut dire qu’il l’avait bien cherché. On comprend bien qu’un avocat use de tous les arguments possibles et imaginables pour défendre son client, y compris le mensonge et très souvent cela tient plus du cirque médiatique que de la logique judiciaire. Cependant ce renversement accusatoire est honteux. Il rappelle la plaidoirie de Jacques Verges qui tentait de défendre l’indéfendable Kaus Barbie dans le procès de Lyon, en juillet 1987, qui s’en prenait directement aux victimes des tortures barbares de ce criminel de guerre. Ce qui n’empêcha pas Barbie d’être condamné à la plus lourde peine possible et de mourir consécutivement en taule. Il est probable que la tactique de Francis Vuillemin aura un effet inverse de celui attendu. Ses arguments ont en effet déclenché une levée de bouclier, notamment une tribune des enseignants et collègues de Samuel Paty publiée dans Marianne[1]. Cependant cette rhétorique stupide qui ne mène à rien d’autre que de couvrir l’avocat de honte, a une autre dimension. Elle se glisse dans une logique antisémite plus large qui ne cesse d’assimiler n’importe quoi à de l’islamophobie. Avant de faire son coming out islamophile le très changeant Mélenchon avançait qu’en France la laïcité et la liberté d’expression étaient compatibles avec une critique radicale de l’Islam. On ne dira jamais assez à quel point le retournement misérable de Mélenchon, devenu le champion de l’Islam en France, a été un levier justifiant aux yeux des imbéciles un antisémitisme virulent. La crapulerie de Vuillemin tient moins dans ses mensonges que dans la justification des jérémiades des islamistes qui passent leur temps à se plaindre de tout et de n’importe quoi.

Si le programme du Front populaire retient le mot « islamophobie » (qui  confond la critique du religieux avec du racisme) et non « anti-musulmans »  (qui vise clairement ce racisme), c'est

La saloperie se décline également au féminin. Voici Anne Le Henaff. Cette vieille bourrique inculte est ministre de l’IA et du numérique. Sans ces histoires de censure, on ne saurait même pas qu’elle existe. Elle est à l’origine de la loi qui prétend mettre en fiche tous les Français qui passent du temps sur les réseaux sociaux, au prétexte mensonger de défendre les enfants. Ce fichage à grande échelle qui prétend donner le droit aux entreprises privées de fliquer tout le monde, s’apparente à l’extravagance de Big Brother, et donc évidemment à une censure à très grande échelle. C’est la première étape d’un État policier et fasciste[2]. Voilà donc cette vieille peau aigrie par les années qui prétend maintenant s’attaquer aux VPN. Or les VPN nous permette de contourner la censure numérique qui s’opère en France et en Europe par exemple pour avoir accès aux médias russes qui donnent une opinion différente de celle que voudrait laisser accroire l’Union européenne sur la guerre en Ukraine. Cette femme aime la censure, elle le dit. Mais plus encore que ses velléités répressives, ce qui choque c’est la passivité de la représentation nationale – qui ne représente plus rien depuis longtemps – face à ces attaques systématiques contre la liberté d’expression 

Qui est Anne Le Hénanff, la nouvelle ministre de l'IA et du numérique dans  le gouvernement Lecornu II ? - Numerama

Anne Le Henaff apôtre du fichage des populations à grande échelle

Jadis la France était la première économie de l’Europe, même devant l’Allemagne, puis elle a glissé derrière celle-ci, et elle se trouve aujourd’hui derrière Chypre et la Belgique. Selon les dernières estimations Eurostat relayées par Le Figaro, le PIB par habitant français (en parité de pouvoir d’achat) est désormais inférieur de 2 % à la moyenne des 27 pays de l’UE[3]. Ce n’est pourtant pas faute d’avoir détruit le modèle social prétendu généreux dont il ne reste presque plus rien aujourd’hui. Un basculement historique : depuis 2022, la France est passée dans la partie basse du classement européen, après une décennie de décrochage progressif qui s’est brutalement accéléré avec les malheureux double quinquennat de Macron. En plus de perdre son honneur, ce politicard aura tout raté dans sa vie. Sous la conduite de ce médiocre, la France aura accéléré sa désindustrialisation, ce qui était l’objectif ancien du grand capital français. Dernièrement on a encore vendu aux Américains LBM Aerospace, un des derniers fleurons de l’industrie de pointe de la France. Ce coup de poignard dans le dos a été conduit par la canaille Roland Lescure qui est passé d’ailleurs contre l’avis de la DGA[4]. Il obéissait à la fois aux Etats-Unis qui nous pillent depuis des années, mais aussi à Thomas Bernard le PDG de cette boîte qui est installé aux Etats-Unis, et qui va faire une bonne affaire financière. Roland Lescure, comme à chaque fois qu’une saloperie de ce style se déroule sous nos yeux, assuré qu’il serait très vigilant ! Évidemment les Ricains vont s’approprier la technologie et laisseront tomber toutes leurs belles intentions destinées aux imbéciles pour faire passer la pilule. Et évidemment chaque fois les déconvenues arrivent au bout d’un an ou deux. Une fois qu’ils auront la technologie, ils laisseront tomber les investissements en France, Lescure ne sera plus là, et les intermédiaires de cette saloperie auront encaissé de grasses commissions. Qui croirait Roland Lescure qui a le visage d’un traitre de comédie à l’ancienne ? Comme toujours, ces prédations auront des conséquences directes et indirectes sur l’emploi. Le taux de chômage est reparti à la hausse, alors même que l’éborgné de l’Élysée promettait en 2017 le plein emploi pour la fin de son second mandat. 

Pourquoi la vente de LMB Aerospace à un groupe américain suscite un tollé  en France ? | Euronews

Roland Lescure continue son œuvre de destruction massive. On a appris le 31 janvier 2026 que cette petite crapule qui se fout des intérêts de l’économie française a autorisé le transfert de Biogaran à un fonds d’investissement anglo-saxon BC Partners[5]. Biogaran produit 30% des génériques consommés par les Français, c’est le leader des génériques en France. Probablement avec des fonds étatsuniens. Cette cession est bien entendu en contradiction avec les propos de Macron, ce grand menteur, qui avançait qu’il allait s’employer à renforcer l’autonomie de la France dans le domaine du médicament quand on s’est aperçu de des pénuries récurrentes de ce certains médicaments. Mais bien évidemment chaque fois que Macron annonce un grand plan pour la santé, pour l’éducation ou pour autre chose, ça se traduit très directement par son exact contraire. Ces ratés macroniens se moquent bien des intérêts du pays. Ils savent qu’ils ne sont pas là pour longtemps. Ils en profitent donc à fond. Car ces cessions d’entreprises ne peuvent pas se réaliser sans des commissions importantes à des intermédiaires et sans bien sûr l’avis des hauts fonctionnaires de Bercy et de leur patron. Nous sommes dans une période où le pillage des biens que la France a produit à son meilleur est devenu une sorte de crime en bande organisée contre le pays. La France a d’ailleurs durant les années malheureuses de Macron complètement régresser en ce qui concerne le degré de corruption du pays[6].

Indice de perception de la corruption en 2024 

La corruption s’est développée en France comme ailleurs grâce au laxisme des autorités européennes en ce qui concerne le travail des lobbies. Il n’est pas possible de dissocier la déconfiture de notre pays en faisant l’impasse sur cette question. Régulièrement les juges condamnent des politiciens, et même un ancien président de la République, mais les affaires ne tarissent pas. Sans cette corruption endémique, il est probable que notre économie se trouverait dans un meilleur état. Notez que les déréglementations tous azimuts qu’ont conduites les macroniens depuis dix ans dans tous les domaines favorisent cette culture de la corruption qui est une partie intégrante de l’économie. On se souvient que dans le temps on disait que si la Sicile ne s’était pas développée aussi bien que le reste de l’Italie cela était le résultat de l’action de la Mafia, action qui bien entendu n’allait pas toujours jusqu’aux meurtres, mais qui passait nécessairement par la corruption des fonctionnaires et des politiciens. La Démocratie Chrétienne était le parti de la Mafia, avec à sa tête le sinistre Andreotti.  Vous noterez que plus l’économie est dite « libérale », et plus la corruption est prégnante, vous pouvez le vérifier justement dans le classement des pays suivant leur degré de corruption. Or en s’intégrant malheureusement à la logique européiste, la France s’est inspirée des modèles néo-libéraux, développant ainsi une corruption inédite dans notre pays. 

Biogaran : Bercy valide la cession du poids lourd des génériques à un fonds  d'investissement étranger

François Ruffin affirmait que 1500 entreprises françaises ont été « avalées par le capital américain » en dix ans. Il était encore loin du compte. TFI qui est pourtant un des organes de soutien historiques à Macron et son gang affirme que ce sont plus de 1600 entreprises rachetées ou passées sous contrôle américain depuis 2014. « Il faut bien comprendre que ce n’est pas par le travail, ce n’est pas par les biens qu’on est concurrencé aujourd’hui par les Américains. On l’a vu avec Alstom Energie, on l’a vu avec Technip, on l’a vu avec Latecoere, c’est que ces dix dernières années, ce sont 1500 entreprises françaises, souvent des fleurons, qui ont été rachetées par des fonds anglo-saxons, américains », a avancé Ruffin. Autrement dit Macron se sera révélé être la marionnette du capitalisme prédateur étatsunien, l’instrument de notre faillite. Ici se révèle que la France est à la fois martyrisée par les Etats-Unis et par l’Union européenne. Car dans la décomposition de l’industrie française il y a le rôle que la monnaie unique a joué puisqu’en effet cette monnaie unique a plombé la compétitivité de l’industrie française et creusé son déficit commercial, ce qui consécutivement s’est traduit dans l’explosion de la dette publique. Macron et son gang, et la plus grande partie de la représentation nationale qui ne représente rien, sont nos ennemis de l’intérieur. Comment voulez-vous que la France s’en sorte quand elle a pour ennemi en même temps l’Union européenne, les Etats-Unis et la classe politique française largement corrompue ?  Tout politicien qui accepte le modèle économique néolibéral et les structures européennes, ne sera jamais crédible et ne changera rien du tout à cette décomposition avancée.

PS : petite note sur Roland Lescure 

Ce minable combinard a accusé Jordan Bardella qui le critiquait pour la braderie de LBM Aerospace de n’avoir jamais diriger une entreprise. Ce qui est vrai. Cependant, lui-même n’avait jamais rien fait d’autre de sa vie que de faire les couloirs. Après avoir fait les grandes écoles, ces boutiques où se cultive l’abrutissement des élites, il a navigué uniquement dans le secteur public et parapublic. Sur le plan politique il s’était encarté au PS, tendance DSK cette canaille millionnaire, puis évidemment chez LREM, chez Macron. Comme il a aussi la nationalité canadienne, il a traficoté aussi au Canada, toujours dans le domaine parapublic. Il a été élu député des Français de l’étrangers pour soi-disant représenter l’Amérique du Nord. Une sinécure. 

Source 20 minutes, 25-10-2025


[1] https://www.marianne.net/agora/tribunes-libres/face-a-la-calomnie-nous-reprenons-le-cours-de-samuel-paty-des-professeurs-repondent-a-francis-vuillemin?sfnsn=scwspmo&fbclid=IwY2xjawPqkZdleHRuA2FlbQIxMQBzcnRjBmFwcF9pZBAyMjIwMzkxNzg4MjAwODkyAAEeLaeriNPtsN9QUEHfoIgtIEzdKWmtKYYrkcLof9GU5EWStutaEAKIzaziIRY_aem_8KITUhfxbaEwU5kcaWaB0Q

[2] https://www.numerama.com/wp-content/uploads/2025/10/anne-le-henanff.jpg

[3] https://www.franceinfo.fr/economie/un-francais-est-desormais-moins-riche-qu-un-europeen_7770461.html

[4] https://www.franceinfo.fr/societe/armee-securite-defense/on-vous-resume-la-polemique-autour-de-la-vente-de-la-pepite-francaise-de-defense-lmb-aerospace-a-une-societe-americaine_7774268.html

[5] https://www.lemonde.fr/economie/article/2026/01/30/biogaran-bercy-valide-la-cession-du-poids-lourd-des-generiques-a-un-fonds-d-investissement-etranger_6664788_3234.html

[6] https://transparency-france.org/2025/02/11/la-france-degringole-dans-lindice-de-perception-de-la-corruption-2024-une-alerte-democratique-inedite/

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