Trois suicidés, Epstein Jean-Luc Brunel et Virginia Giuffre
Le dossier Epstein tend à montrer la dégueulasserie d’une
caste qui possède tous les pouvoirs. Mais à côté de la révélation sordide du
monde des ultra-riches et de leurs laquais, il y a aussi un volet de curieuses
morts des protagonistes qui avaient beaucoup de choses à dire. La première idée
qui vient est que l’affaire Epstein montre l’existence de réseaux parallèles
qui ont autant de pouvoir, peut-être même plus, que les États et les
institutions élues. On présente Epstein comme un maniaque du réseautage, mais
on se rend compte que cela se traduisait aussi par des services et des renvois
d’ascenseurs. De là à parler de ces
suicidés comme des assassinats camouflés, il n’y a qu’un pas, peut-on le
franchir ?
Jeffrey Epstein, suicidé le 10 aout 2019 par pendaison, dans
des conditions troubles, il se serais pendu avec un drap dans sa cellule, mais
il avait autour du cou des traces évidentes de strangulation. Le frère que
Jeffrey Epstein dit que juste avant de se suicider, il lui avait fait des
confidences sur des révélations à venir. En vérité personne ne croit qu’il se
soit suicidé, mais cela arrange apparemment beaucoup de monde qu’il ne soit
plus là.
Jean-Luc Brunel, suicidé également par pendaison, à la
prison de la Santé le 19 février 2022. Là aussi les conditions de ce décès ne
sont pas claires. Il est en effet difficile de se pendre dans sa cellule, même
si on est dépressif et convaincu qu’on n’en sortira pas. Il était un des
fournisseurs réguliers du prédateur en chair fraîche. Comme il s’occupait de
mannequinat, il avait beaucoup de jeunes filles à disposition. On a avancé sans
plus qu’il aurait fait plusieurs tentatives de suicide en prison. Mais dans ce
cas, on est surpris que la direction de la prison n’ait pas pris les
dispositions adéquates pour le protéger contre lui-même.
Virginie Giuffre suicidée le 25 avril 2025. En 2019 elle avait pris d’ailleurs la précaution de dire : « Je fais savoir publiquement que je ne suis en aucun cas suicidaire. Je l'ai fait savoir à mon thérapeute et à mon médecin généraliste. Si quelque chose m'arrive, dans l'intérêt de ma famille, ne laissez pas cela disparaître et aidez-moi à les protéger. Trop de personnes malveillantes veulent me faire taire ». On invoque une sorte de dépression et des problèmes rénaux liés à un accident, pour expliquer ce geste. Pour l’instant sur ces trois suicides, il semble que les interrogations légitimes soient contenues.
Morgan McSweeney et Keir Starmer sur la selette
En attendant la classe politique européenne commence à être salement secouée. Au Royaume-Uni, Morgan McSweeney le chef de cabinet de Starmer vient de démissionner, cette démission fait suite à celle de Peter Mandelson, ancien ministre, ancien commissaire européen, dont il était proche. Starmer dont la cote de popularité est au plus bas, est lui-même menacé au parlement. Cette décimation du gouvernement travailliste vient s’ajouter aux ennuis du Prince Andrew qu’on a consigné après les révélations sur ses turpitudes sur l’île d’Epstein. En France, ça commence à s’ébranler. Jack Lang cette vieille momie de 86 balais, a été contraint de présenter sa démission de l’Institut du Monde Arabe. Sa fille, Caroline, n’est pas épargnée. Pire encore le PNF vient d’ouvrir une enquête sur les Lang pour des histoires de compromissions financières avec Jeffrey Epstein. En Norvège le jeudi 5 février, la police a annoncé l’ouverture d’une enquête pour « corruption aggravée » contre l’ancien premier ministre travailliste Thorbjorn Jagland. Chef du gouvernement de 1996 à 1997, il avait, en 2009, été nommé président du Comité Nobel, chargé de décerner le prix Nobel de la paix, et secrétaire général du Conseil de l’Europe. Jagland est mal barré, mais cela jette une méchante lueur sur ce qu’est devenu le Comité Nobel, d’ici à ce qu’on nous apprenne que c’était Epstein qui distribuait les prix Nobel, y’a pas bien loin ! Après les embarras de la Princesse de Norvège, Mette-Marit, voilà que d’autres noms surgissent. L’ambassadrice norvégienne en Jordanie Mona Juul, qui avait joué un rôle important pour tenter de résoudre le conflit israélo-palestinien, a démissionné, a annoncé dimanche 8 février le ministère norvégien des affaires étrangères, à la suite du lancement d’une enquête sur ses liens avec Jeffrey Epstein. Celui-ci aurait donné 10 millions de dollars à ses deux enfants. Il semble que Mona Juul doive ce surcroit d’attention aux relations de Terje Rød-Larsen, son époux, avec le sulfureux propriétaire de l’île hédoniste. Évidemment on ne donne pas dix millions de dollars pour rien, même, ou surtout, si on est très riche. Sa fortune était estimée par Forbes a 600 millions de dollars, mais il aurait légué par héritage 500 millions à une quarantaine de personnes[1]. Il semble qu’une partie de ses revenus venaient des services qu’il rendait lorsque des personnes très riches avaient des ennuis avec la DOJ – Department Of Justice. Ce fut le cas d’Edmond de Rothschild qui lui aurait versé 25 millions de dollars pour négocier son amende vis-à-vis du DOJ. On voit ainsi à quoi peut servir un réseau tentaculaire de relations, à mener des petits arrangements entre amis avec la justice.
L’île de tous les crimes sexuels et peut être autres d’Epstein et de sa bande, s’appelait Little Saint-James, située dans les Caraïbes au milieu d’une végétation luxuriante, elle faisait une superficie de 30 hectares. Posséder une île existant dans une situation d’extraterritorialité, sur laquelle son propriétaire est le seul maître, est en vérité un vieux rêve. On retrouve cette idée moisie d’une liberté sans limite et donc forcément criminelle, dans L’île du docteur Moreau d’H.G. Wells, grand classique du roman d’épouvante, roman publié en 1901 et qui fut adapté au cinéma régulièrement depuis le temps du muet. Dans le même genre on a aussi Les chasses du comte Zaroff d’Ernest B. Schoedsack et Irving Pichel, un film datant de 1932. Ces références cinématographiques laissent à voir l’importance que cette liberté illimitée, toute sadienne, ouvre comme perspectives à des activités criminelles où on dispose des corps comme des objets, des marchandises. Il faut comprendre que nous sommes au cœur du pouvoir, et que les questions idéologiques n’ont aucune importance. Dans ces listings on trouve aussi bien Donald Trump que Bill Clinton, le sarkozyste Olivier Colom, que le pseudo-socialiste Jack Lang. La seule chose que ces gens ont en commun est le goût du pouvoir. On y retrouvera les milliardaires, Bill Gates et Zukerberg. Démontrant ainsi que la caste au pouvoir en Occident est bien au-delà des clivages soi-disant politiques. Tous sont animés par une soif de pouvoir et une cupidité hors normes. Le crime, qu’il soit sexuel ou autre, ne devient alors qu’un détail un peu gênant mais qui peut être étouffé. Parmi les relations d’Epstein, on trouve en France le sinistre Pierre Moscovici, même si celui-ci n’est pas accusé de quoi que ce soit, sauf que son nom apparait sous la plume de Bill Gates qui signale que le président de la Cour des comptes « les a bien aidés ». À quoi ? On se le demande.
Manifestation aux Etats-Unis pour la publication des Epstein files
Si Trump a décidé de rendre visible une partie des Epstein files, ce n’est pas de gaieté de cœur, il l’a fait sous la pression de l’opinion publique, et bien sûr en les caviardant, en les noyant sous des détails sans signification pour égarer le public. Trump était forcément tout à fait au courant des turpitudes d’Epstein depuis bien longtemps. Cependant le feu n’est pas éteint. Au fur et à mesure qu’on avance, le cercle s’élargit toujours plus, et on pénètre dans un monde parallèle, un réseau qui croit posséder un pouvoir sans limite, qui se moque de la pseudo démocratie qu’on agite pour amuser les imbéciles. Ces révélations sur les crimes d’Epstein n’en sont pas vraiment, on connait cette histoire depuis au moins 2019. Et pour les plus attentifs, depuis 2008, date de sa première arrestation. Des imbéciles de journalistes sont intervenus pour déplorer le fait que ces Epstein files relançaient les thèses complotistes ! Mais justement, on voit que les journalistes n’ont jamais fait vraiment leur travail, car la publication des Epstein files à confirmer ce que disait la sphère complotiste ! Les dégâts causés par cette histoire c’est aussi la mise à nu de l’indécent comportement des journalistes qui sont là plutôt pour détourner l’attention du public que pour l’informer d’une manière honnête. En France la servilité légendaire des journalistes a consisté à entonner le refrain complètement éculé d’une intervention russe. Sauf que cette idée loufoque ne repose sur rien. A peine si on peut affirmer qu’à travers son réseau tentaculaire Epstein a essayé de contacter des Russes, apparemment sans succès. Encore que, même s’il avait rencontré quelques Russes de haut niveau cela ne prouverait absolument rien. En France on ne s’occupe pas de s’interroger sur les allusions d’Epstein sur Macron qui selon lui « aime les claques » !
Ghislaine Maxwell, Jeffrey
Epstein et Jean-Luc Brunel
Un autre des enseignements de cette sinistre histoire, c’est que les femmes et les hommes sont logés à la même enseigne ! La sinistre Ghislaine Maxwell était une pièce indispensable du fonctionnement du réseau Epstein. Mais je signale que le marquis de Sade avait déjà perçu et mis en valeur l’existence d’une criminalité féminine un peu particulière. Ghislaine Maxwell est en taule où elle purge une peine de 20 ans pour trafic sexuel. Notez qu’au début de son incarcération elle a été mise sous étroite surveillance afin d’éviter qu’elle ne se suicide elle aussi ! Elle non plus ne croit pas au suicide de son ancien compagnon. Elle devait être interrogée à huis clos par le Congrès afin qu’elle fournisse des détails sur les prédations sexuelles auxquelles elle a participé. Mais elle a refusé de répondre, invoquant le 5ème amendement.