On peut mesurer la dégénérescence de la France au nombre de
polémiques stériles et sans avenir que des histrions déclenche périodiquement
sur des sujets divers et variés. En la matière la gauche décomposée est
championne, particulièrement les débiles qui gravitent autour de la FI et de
son gourou. Évidemment, si cette gauche avait un avenir, un programme, et une
chance sérieuse d’engendrer un vrai changement social, économique et politique,
elle ne se perdrait pas dans les méandres d’une agitation qui finalement la
coupe radicalement de l’électorat qu’elle prétend défendre. Étant complètement
dépassée sur tous les plans, cette gauche idiote s’invente des ennemis qu’elle
fait semblant de combattre. La guéguerre est menée dans le secteur de la
culture à la fois parce que celui-ci est en difficulté sur le plan économique,
et aussi parce que cette petite société des gens de lettres et de cinéma a un
accès facile aux médias. Ces gens-là vont défendre leurs petits avantages
économiques en les regroupant derrière la nécessité de lutter contre les idées
fascistes qui seraient portées par la volonté de Bolloré. Ils pensent sans
doute que cette figure de milliardaire un peu crapuleux, qui a surtout réussi
sur le plan économique grâce aux aides de l’État, suffit à leur donner l’image
d’un David combattant Goliath. On l’a vu avec la comédie engendrée par
l’éviction d’Olivier Nora, médiocre éditeur, mais grassement payé, qui a fait
passer son départ de chez Grasset comme le résultat d’un acte de résistance. Rappelons
juste pour le plaisir qu’Olivier Nora le rebelle est tellement rebelle que
c’est lui qui avait décidé, lorsqu’il était chez Fayard de rééditer Mein
Kampf, comme si cela manquait sérieusement dans les librairies !

Le Festival de Cannes qui n’est plus un festival de cinéma
mais une sorte de foire pour exprimer les points de vue les plus stupides sur
la société, a été le lieu d’une nouvelle attaque contre Bolloré – pour lequel,
bien évidemment, connaissant un petit peu l’origine de sa fortune, je ne peux
pas avoir de sympathie. Cette polémique a été déclenchée par Maxime Saada, PDG
de Canal+, qui a avancé qu’il ne voulait plus travailler – c’est-à-dire
financer – des gens qui n’arrêtent pas de cracher sur Canal+ et sur Bolloré. Canal+
est, même si ses investissements dans le cinéma sont en baisse, le premier
financier pour le cinéma français, en 2025 ce financement s’élevait à 160
millions d’euros. Ce n’est évidemment pas de la philanthropie, mais c’est une
obligation dans le cahier des charges. Cependant dans ce cahier des charges
rien n’indique que Canal+ soit obligé de financer les films de ceux qui
l’insultent. Ce n’est pas une caisse d’allocations familiales pour le petit
peuple du cinéma. Le problème n’est pas d’obliger Canal+ de financer des daubes
qui ne tiennent pas debout et qui feront peu d’entrées, mais de comprendre
pourquoi le cinéma français qui est de plus en plus mauvais est dépendant de
Bolloré ! À mon sens un système qui n’arrive pas à se financer lui-même,
c’est soit qu’il est trop coûteux, soit qu’il est fondé sur une sorte de rente
de situation.

Comme le montre le tableau ci-dessus, la France ayant
produit 228 films français, 121 ont été soutenus par Canal+, soit un peu plus
de la moitié. Derrière on trouve France Télévisions pour un quart environ. On
peut considérer que les films français qui n’ont plus guère accès au marché
mondial, sont bien trop chers. Environ 8 sur 10 perdent de l’argent, même en
anticipant sur les droits annexes. Depuis quelques années on a tendance dans
les films français à faire de la politique. Certes je suis persuadé que tout
film a une dimension politique comme disait le maoïste Jean-Luc Godard.
Cependant dans la manière de faire, on aboutit le plus souvent à des pensums
qui au lieu de présenter un point de vue, assènent un ennui pédagogique. Quand
les guignols qui, prônent la diversité à l’écran, ils n’ont que quelques
pistes : mettre plus de femmes à la réalisation, mettre en avant la petite
communauté LGBTQ+ ou encore mettre des « racisés » en vedette. Et
tant pis si ça ne fonctionne pas. Les réalisateurs croient ou font semblant de
croire qu’ils ont fait leur devoir ! On a vu ainsi L’étranger de
François Ozon, basé sur un roman célèbre mondialement s’embarquer dans une
lecture de cet ouvrage sur le mode décolonial. C’est un film qui a coûté cher,
qui a été encensé par la critique, mais qui au final ne couvrira pas ses frais.
La question est la suivante, comme pour les éditions Grasset d’ailleurs,
peut-on interdire à un financier – un capitaliste – de surveiller ce qu’il fait
de son argent et de refuser de travailler avec des gens qui l’insultent ?
En quelque sorte ce quarteron d’imbéciles pense qu’il va gagner une bataille
culturelle, bataille qui est déjà perdue depuis longtemps. Les signataires de
la pétition contre Canal+ on l’immense arrogance de croire comme les misérables
auteurs de chez Grasset, qu’ils peuvent ruiner Canal+ en faisant une sorte de
grève de la production. Quelles
sont les solutions ? Il y en a quatre : la première consiste à dire
que Bolloré en tant que propriétaire de Canal+ a bien le droit de choisir avec
qui il veut travailler ; la seconde consiste à l’obliger à financer tous
les projets quels qu’ils soient sans qu’il ait le droit de regard dessus, mais
là on se heurte simple au fait que cette chaîne ne peut pas financer 100% des
films produits chaque année en France ; la troisième consisterait à
nationaliser Canal+ et donc en faire une sorte de France Télévisions bis ;
enfin la 4ème serait de recruter une sorte de jury – un peu comme la
commission d’avances sur recettes mise en place par le CNC –qui déciderait, une
fois l’enveloppe établie par Bolloré, d’une clé de répartition. Cette dernière
solution est absurde si on se réfère aux errements de la commission d’avances
sur recettes, par exemple les films de Bernard-Henri Lévy qui ne font pas un
clou, sont systématiquement soutenus par Arte et par le CNC, alors que ce vieux
clown est lui-même dans les comités de décision. Beaucoup de bruit pour rien
donc. La CGT-Spectacle et la Ligue des Droits de l’Homme, faisant semblant de
faire quelque chose, ont avancé qu’ils allaient assigner en justice Canal+ pour
discrimination. Je ne pense pas que cela aille bien loin.

Voilà maintenant une autre polémique une bien crasseuse. Moulin
est un film de Laszlos Nemes, un réalisateur hongrois qui s’était fait
connaitre à l’international avec Le fils de Saül. Ce film ne sortira que
durant le second semestre de 2026. Il a déjà une bonne réputation. C’est un
biopic qui retrace les derniers jours de Jean Moulin, héros de la Résistance
qui a été torturé et assassiné par Klaus Barbie. C’est un film à très gros
budget, 37 millions d’euros, donc il faudra que ce soit un succès en salles pour
le rentabiliser. Venu présenter son film à Cannes, Gilles Lellouche a été
apostrophé par un journaliste « L'année prochaine se dérouleront les
élections présidentielles (sic) en France", a commencé le journaliste. Le
Rassemblement national, fondé par certains des collaborateurs de Klaus Barbie,
ont une chance d'arriver au pouvoir. Pensez-vous qu'il est aujourd'hui
primordial, pour ne pas trahir la mémoire de Jean Moulin, de combattre
résolument le Rassemblement national ? "pensez-vous également
que la France insoumise, majoritaire à gauche, est aujourd'hui le meilleur
rempart à l'extrême droite, son programme étant aussi inspiré du programme du
Conseil national de la résistance ? » Autrement dit, ce journaliste qui est
selon les sources, proche de la FI,
réclame non seulement que Lellouche condamne le RN au motif que ce parti serait
le descendant de Klaus Barbie en ligne directe, mais qu’en plus il se prononce
pour la FI ! La ficelle est grosse. C’est comme si on demandait à un
acteur qui joue Vercingétorix ce que celui-ci dirait de la situation politique
actuelle. Donc que Lellouche ait refusé de donner son opinion sur les élections
à venir a tout de suite emballé les réseaux sociaux. La palme de
l’abrutissement revenant à Albane Guichard semi-idiote qui dans l’Huffington
Post, journal du soft power étatsunien, parle de Lellouche le lâche.
On comprend que pour elle le courage eut été de dire que l’acteur allait voter
pour Mélenchon ! Cette diatribe a cependant au contraire renforcé ceux qui
ont décidé de ne pas voter Mélenchon. Pourtant Lellouche avait été un soutien
de la France insoumise et avait annoncé qu’il voterait contre Marine Le Pen.
Mais il n’a pas voulu mélanger les genres, et il a refusé simplement de se
laisser entraîner dans des louches combines à la gloire de Mélenchon. Sans
doute a-t-il été échaudé par les positions antisémites de ce dernier et de sa
clique qui n’arrêtent pas de taper sur Israël. Peut-être est-ce à cause de ses
origines juives que le journaliste a essayé d’entrainer l’acteur sur un terrain
glissant puisque pour les guignols de la FI tous les Juifs qui ont une opinion
différente sur la question israélo-palestinienne de celle de Rima Hassan par
exemple sont des mauvais Juifs, considérés eux-mêmes comme des
« génocidaires ». c’est le vocable forgé par le Hamas qu’on emploie
volontiers sur les réseaux sociaux pour dénoncer « l’entité sioniste ».

Encore un peu plus crasseux. L’abandon est un autre
biopic. Il s’agit des derniers jours de Samuel Paty, un professeur de collège
qui a été assassiné et décapité dans un acte de barbarie odieux, un acte
terroriste. C’est un martyre de l’éducation nationale. Non seulement il est la
victime de l’islamisme radical, mais il a été ouvertement abandonné par sa
hiérarchie qui en quelque sorte lui reprochait de trop se plaindre des menaces
qui pesaient sur lui. Cette hiérarchie, notamment représentée par la rectrice
de l’académie, une macronienne, voulait à tout pris qu’il n’y ait pas de vagues
sur son territoire. Ce film devrait faire l’unanimité autour de lui, et il
rencontre en effet un grand succès dès sa sortie. Mais une certaine gauche,
celle qui milite et vote pour Mélenchon, trouve que ce film a tendance à verser
dans le sensationnalisme et diabolise les musulmans. Évidemment,
c’est une hypocrisie de cette gauche décervelée, puisqu’en effet on ne peut pas
traiter de cette sinistre affaire sans parler de l’existence d’un islamisme
offensif en France. C’est la critique un peu non officielle qui s’y est collée,
les critiques des médias dominants n’ont tout de même pas osé aller dans ce
sens, même quand ils sont pourtant les défenseurs de la cause palestinienne
comme les journalistes du journal Le monde. Ils ont laissé courageusement
cette indécence à d’autres. Comme on le voit, il y a un cordon sanitaire qui se
met en place pour tenter de faire croire que cet acte de barbarie est juste un
acte isolé, l’œuvre d’un fou, et n’a rien à voir avec l’immigration de musulmans
en France.

Cnews a généré une autre polémique, mini-polémique cette
fois, mais polémique quand même, en engageant Xenia Fedorova, ancienne
directrice de RT France, pour commenter l’actualité. La canaille macronienne s’est
déchaînée pour en réclamer la censure. Si on suit ces gens qui aiment l’idée de
censurer Pierre, Paul et Jacques, le fait qu’elle ait dirigé RT France la
désignant comme une propagandiste de Moscou, la voue à l’échafaud numérique. La
semi-idiote Valérie Hayer, celle qui se pisse dessus dans les meetings, a
déclaré qu’elle portait l’affaire devant l’ARCOM. On
rappellera que déjà la censure en France et en Europe de RT France,
consécutivement à l’entrée de la Russie en Ukraine le 22 février 2022, est
illégale et contraire à la Charte des Nations Unies qui dans ses débuts
consacre la liberté d’expression comme un pilier de la démocratie dite libérale.
Personnellement j’ai toujours trouvé Fedorova très modérée, plutôt équilibrée
en ce qui concerne ses analyses de la guerre en Ukraine. Mais cette attaque
frontale contre elle, attaque soutenue par la clownesque Sophie Aram, est en
réalité un double message : la Macronie agonisante veut la guerre avec la
Russie et il est interdit d’avoir une position sur un sujet aussi brûlant que l’Ukraine
qui différerait de celle de l’Union européenne, c’est-à-dire de la folle
furieuse Kaja Kallas, celle qui déclare sans broncher et sans censure qu’après
avoir vaincu la Russie l’Europe s’attaquera à la Chine. « Si l'Europe
ne peut pas battre la Russie, comment pouvons-nous battre la Chine ? » a-t-elle
dit. Et en effet on voit mal comment l’Estonie, pays d’un million trois cent
milles habitants pourrait battre la Chine pays d’un milliard trois cents
millions d’habitants! Cette
déclaration de guerre totalement farfelue – on est loin de la diplomatie – n’a
pas été commentée par les journaux mainstream, histoire de cacher que l’Union
européenne et particulièrement la
Commission européenne est dirigée par un quarteron de bureaucrates à la fois
corrompu et complètement en dehors des réalités.

Terminons le tour des polémiques foireuses avec la
déclaration d’une autre semi-idiote, Sandrine Rousseau. Il y avait longtemps
que cette grande fatiguée qui malgré tout trouve encore des électeurs, n’avait
pas donner dans la bouffonnerie. Voici donc cette malheureuse qui voudrait
convertir les Français au véganisme et qui a donc proposé de renommer l’entrecôte
« cadavre de vache ». La
bêtise à ce niveau n’a pas d’explication. Ce n’est d’ailleurs pas elle qui a
inventé cette stupidité. Mais le message est clair : il faut culpabiliser
ceux qui mangent de la viande et non convaincre les Français de devenir végans.
Le second message est que cela est un sujet primordial, alors que pourtant la
guerre dure en Ukraine et que le Moyen Orient est en feu. Évidemment cette
diatribe a engendré des ricanements nourris, mais pour la comprendre mieux, il
faut la relier à la polémique sur le Canon Français. Le Canon Français, ce sont
des banquets géants où des centaines, voire des milliers de Français se retrouvent
pour célébrer des traditions festives et culinaires largement inventées. Mais
ça ne plait pas aux musulmans. Le Recteur de la Mosquée de Paris a avancé
bêtement qu’il s’agissait là d’une pratique d’exclusion de ceux qui ne mangent
pas de cochon.
En vérité ce sont les musulmans qui s’excluent d’eux-mêmes de ces banquets et
qui voudraient obliger les Français non-musulmans à renoncer à manger du cochon
au nom de l’inclusion ! Mais derrière cela il y a l’idée que manger du
cochon, boire un canon et mettre un béret, ce serait une pratique fasciste. Et donc
certains ont voulu y voir la main de Stérin qui financerait le banquet en sous-main. Le
maire de Quimper, Isabelle Assih, membre du Parti socialiste, elle a carrément
interdit le Canon Français avançant des possibles troubles à l’ordre public. Évidemment
elle s’est faite insultée en contrepartie pour celle volonté de censurer ce qui
ne lui plait pas et ce qui plait aux musulmans. Cette histoire de Canon Français
qui se développe en fait depuis 2021, est en vérité l’expression d’un ras-le-bol,
une exaspération croissante contre ces politiciens qui censurent, ordonnent,
entravent tout et n’importe quoi, à commencer par les ronds de jambe qui sont
réservés aux musulmans qu’on craint toujours de vexer et de heurter. La plupart
des participants à ces banquets ne savent pas qui est Pierre-Olivier Stérin, et
ils s’en moquent. Certainement que celui-ci tente de récupérer ce mouvement de
fond, on ne peut pas faire confiance à des milliardaires, mais ce mouvement existe
indépendamment de sa volonté. Et donc bien sûr d’identifier ces mêmes
participants à des fachos, voire à des nazis, est d’une totale malhonnêteté. Mais
de ma vie je n’ai jamais vu un journaliste honnête, c’est-à-dire qui ne cherche
pas à manipuler l’opinion. Du reste ce type de polémique existe aussi dans d’autres
pays, à commencer par l’Angleterre qui se révolte de plus en plus ouvertement
contre les exigences et les exactions de la communauté musulmane contre les « blancs ».

Ces polémiques foireuses marquent d’abord officiellement la
fin du vivre ensemble. Tout est aujourd’hui prétexte à polémiquer, injurier,
attaquer plus ou moins violemment. Les politiciens comme Mélenchon en vivent et
surfent sur cette tendance délétère. Mais comme on voit que ce type de polémique
à répétition se propage sur toute la surface du monde occidental, il faut
comprendre qu’il s’agit en réalité de l’effondrement d’un système social,
économique et civilisationnel qui camouflait jusqu’à maintenant ses turpitudes
derrière des grands mots, la démocratie, le vivre ensemble, et autres
stupidités qui ne tiennent plus debout. On pourrait dire que c’est la queue de
la comète de la mondialisation heureuse, et c’est naturellement que derrière
toutes ces polémiques on retrouve d’une manière directe ou non la question de
la souveraineté nationale.