jeudi 5 février 2026

L’accord de libre-échange UE-Inde

 Ce que l'accord entre l'UE et l'Inde va apporter aux exportations  européennes | Les Echos

La crapule européiste vendant l’UE à l’Inde, le 27 janvier 2026 

Après avoir signé contre l’avis des populations européennes l’ignoble accord avec le Mercosur, la canaille bureaucratique corrompue est allée se vendre à l’Inde de Modi. La Commission européenne prétend continuer par la suite par un nouvel accord de libre-échange avec l'Australie. Ursula von der Leyen et le pâlot Antonio Costa qui fait tout ce qu’on lui demande, se sont félicités d’avoir signé un projet d’accord qui abaisserait les droits de douane entre l’Inde et les pays d’Union européenne. Avant de chercher à comprendre ce que contient ce pré-accord, il faut revenir à ce qu’enseigne la théorie. Depuis les origines la pensée économique est partagée sur les avantages et les inconvénients du libre-échange. Les mercantilistes avançaient que le commerce entre deux nations était un jeu à somme nulle : ce que l’un gagnait, l’autre le perdait forcément. Puis les auteurs anglais, notamment Ricardo, décidèrent que l’ouverture stimulait la croissance économique et donc qu’elle était bonne pour tout le monde[1]. Si Ricardo avançait cette idée tordue, sans même l’avoir vérifiée dans les faits, c’est qu’à cette époque l’Angleterre dominait le monde par son industrie et donc il militait comme on le sait pour le libre-échange même si cela devait tuer l’agriculture anglaise. Il stipulait à l’aide d’un argumentaire grossier que chaque pays devait se spécialiser dans les biens où il était le plus compétitif. Stupidement il prenait deux pays, le Portugal et l’Angleterre. Le premier devait produire du vin, et le second du textile. Dans sa version moderne cette théorie suppose que naturellement nous nous dirigeons vers une division du travail à l’échelle internationale. Ce mouvement de spécialisation, guidé par le ou les pays dominants, dans la réalité empêche la montée en gamme des pays dominés. Dans les années quatre-vingts les investissements massifs des Etats-Unis en Chine s’accompagnait d’une illusion, celle de cantonner ce pays dans le rôle de premier manufacturier, travaillant pour l’Occident. La suite montra que cette idée était erronée et valable seulement pour le court terme. 

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Les échanges commerciaux entre la France et l’Allemagne ont évolué en défaveur de la France avec l’introduction de la monnaie unique 

C’est cependant cette théorie du libre-échange qui date du début du XIXème siècle qui est aujourd’hui dominante, alors qu’après la Seconde Guerre mondiale elle était tombée en désuétude. Elle a pourtant subi de nombreuses critiques, aussi bien sur le plan de la logique que sur le plan des faits. D’abord sur le plan logique, elle ne dit rien d’une situation entre trois pays, le troisième pays pouvant par exemple n’être compétitif ni en vin, ni en textile, et donc voir sa production et son emploi s’effondrer. C’est ce qui fait que les pays en voie de développement n’arrivent jamais à combler leur retard. Friedrich List dans son ouvrage Système national d’économie politique, publié en Allemagne en 1841 expliquait que l’Allemagne devait d’abord se développer à l’abri de ses frontières avant d’abaisser ses tarifs. C’est ce qu’elle fit, et c’est ce que firent plus tard les pays asiatiques avec le succès que l’on sait.  Ensuite, il y a la question du volume des échanges, cette approche ricardienne ne tient pas compte de l’asymétrie dans les capacités de production : autrement dit, elle était faite pour l’Angleterre qui ouvrait à cette époque les marchés extérieurs à coups de canon. Autrement dit elle ne favoriserait que les pays dominants. Si on considère que l’Union européenne est une zone de libre-échange, on comprend mieux qu’au fil du temps les échanges commerciaux entre la France et l’Allemagne soient devenus lourdement déficitaire. Notez qu’avant l’entrée de la France dans la monnaie unique, la France avait un petit avantage commercial avec l’Allemagne, essentiellement parce qu’elle avait la possibilité d’ajuster la valeur de sa monnaie à sa productivité. Le creusement du déficit commercial entre la France et l’Allemagne a conduit notre pays à la désindustrialisation massive et vers un déficit commercial aggravé. Je fais remarquer qu’en étant dans un système de changes fixes dans le grand marché européen, cette vision des choses rompt avec la théorie classique de la balance des paiements de William Petty qui considérait que lorsqu’un pays était en déficit commercial, il devait dévaluer sa monnaie par exemple en vendant de l’or, afin de retrouver sa compétitivité. Autrement dit il considérait que la valeur de la monnaie n’était pas neutre, et donc que selon les lois du marché, il fallait que la monnaie sanctionne les déficits commerciaux pour réajuster ses capacités à commercer et revenir à l’équilibre de la balance des paiements. La baisse de la valeur de la monnaie fait baisser les prix à l’exportation et normalement doit faire diminuer les déficits commerciaux. 

L'échange international est-il bon pour la croissance ? | Alternatives  Economiques

L’idée générale de la pensée libérale est que les échanges tirent la croissance en allant vers l’unification du marché mondial. Plus les droits de douane sont bas, plus les échanges sont facilités et plus la croissance est forte. Le graphique ci-dessus montre qu’il n’en est rien. La relation entre tarifs douaniers et taux de croissance étant positive, cela veut dire que les échanges ne tirent pas la croissance. Si on se souvient, la France a connu deux périodes de forte croissance, avec fermeture relative de ses frontières. D’abord la loi Méline, votée et appliquée en 1892 pour défendre l’agriculture française[2]. Les tarifs douaniers augmentent fortement, et la croissance économique est forte. La seconde période est celle des Trente glorieuses. Durant ces années la croissance est forte, mais le protectionnisme aussi. Pour parles des Etats-Unis, il faut se souvenir qu’ils ont été de tout temps très protectionnistes, et si la politique tarifaire de Trump est critiquable, c’est moins parce qu’elle vise à protéger les industries de son pays que parce qu’elle est erratique, compulsive et aléatoire. Revenons au graphique ci-dessus qui démontre qu’il existe une relation positive entre tarifs douaniers et croissance économique. Consécutivement à cette analyse, on s’est aperçu que les pays asiatiques dans les années 80 et 90 avaient une forte croissance tout en restant relativement fermés. On en a déduit que c’était la croissance qui poussait les échanges et non l’inverse ! Cela fut confirmé dans un document officiel de l’OCDE en 1993[3]. Résumons, les Asiatiques ont attirer des capitaux étrangers, puis ils ont vendu des biens à l’étranger pour financer leur propre développement tout en maintenant les frontières relativement fermées avec des tas de mesures restrictives, notamment sur la propriété des entreprises. Les Occidentaux visaient essentiellement un gain rapide pour leurs placements et rien d’autre. L’Asie du Sud Est est alors devenue le pôle de la croissance la plus dynamique dans le monde, et parallèlement l’Occident perdait du terrain dans tous les domaines, y compris celui de l’éducation qui conditionne l’innovation et la croissance future. Sans accord véritable de libre-échange, les pays asiatiques commercent plus entre eux qu’avec le reste du monde. Autrement dit, on peut avoir une politique protectionniste sans pour autant se priver de commercer avec le reste du monde. Cet épisode important du développement de l’Asie du Sud Est est aujourd’hui complètement oublié. Mais l’idée était pourtant ancienne. Les auteurs français du XVIIème siècle, notamment Antoyne de Montchrestien avaient développé deux principes : d’abord ne pas importer ce que nous même nous pouvons produire, ensuite importer les matières premières que nous ne possédons pas et en revanche exporter le produit du travail humain[4]. Les économistes français qui ont précédé Adam Smith tenaient compte des effets du commerce extérieur sur l’emploi et sur les salaires et donc qu’une ouverture des frontières non maîtrisées amenait forcément des problèmes sociaux. Mais ils pensaient termes d’indépendance nationale. C’est le cas des Physiocrates que certains présentent abusivement comme favorables à l’ouverture des frontières, qui pensaient l’indépendance de la nation à partir du commerce du blé. Ils considéraient la nation française comme la plus grande productrice de blé, et les exportations de blé permettaient de rendre les autres nations européennes dépendantes de la France. 

James Steuart qui écrivit un ouvrage en 1767 qui servit de base à La richesse des nations d’Adam Smith, avait des idées plus particulières sur le commerce international[5]. Il regardait les échanges d’un point de vue historique. Il avançait que dans un premier temps les commerce est international, parce que les marchés sont trop étroits. Mais cela entraîne une concurrence féroce au détriment des travailleurs. Ensuite, dans une deuxième phase, le marché principal est le marché interne. Il s’ensuit que l’économie s’oriente vers une baisse du temps de travail et une consommation plus importante du temps libre et des loisirs. Autrement dit, la souveraineté nationale est un stade supérieur de la civilisation par rapport à la concurrence entre les nations, les inégalités sont moins importantes. Il voyait l’économie comme une sorte de poumon qui s’élargit et puis qui se contracte. Le grand défaut de la « pensée » économique d’aujourd’hui, fondée sur les imbécilités de Ricardo, est qu’elle s’organise dans un modèle historique fixe, stable dans le temps. Or, bien entendu, l’économie concrète évolue. Mais les économistes d’aujourd’hui formés à la mauvaise école n’ont jamais lu ni James Steurt, ni Friedrich List. 

Échanges entre l’Inde et l’Union européenne

En matière de réflexion sur les échanges internationaux, on rencontre deux types d’économistes, soit des imbéciles qui récitent bêtement en l’arrangeant un peu le dogme ricardien de l’avantage comparatif, soit des idéologues qui se servent de cette idée pour faire avancer les intérêts des entreprises multinationales. Les Européistes cela fait vingt ans qu’ils négocient avec l’Inde, histoire de trouver un accord commercial. Le nouvel accord que prétend imposer la bureaucrate Ursula von der Leyen aux Européens est quasiment du même niveau que celui qu’elle est arrivée à faire passer avec le Mercosur contre l’avis des populations européennes. C’est-à-dire que l’Union européenne va vendre des automobiles, des machines-outils et des produits chimiques à l’Inde, et l’Inde va nous vendre des produits manufactures et des produits transformés de l’agriculture. L’abaissement des droits de douanes sont censés abaisser les prix des deux côtés. Il y a plusieurs inconvénients, d’abord l’asymétrie entre un pays d’1,5 milliards de personnes et un ensemble encore plus hétéroclite de 450 millions d’habitants. Le second point est que le contenu en travail entre les deux types de bien échangés n’est pas le même : on exportera assez peu de travail, mais on en importera davantage. Si vous regardez le graphique ci-dessus, vous remarquerez que l’Europe est de plus en plus lourdement déficitaire dans son commerce avec l’Inde. Et il est à peu près certain que cet accord s’il voit le jour sera encore un peu plus déficitaire pour l’Europe. Mais peu importe. L’Union européenne est aujourd’hui l’Europe allemande, ce sont des Allemands qui sont aux postes clés et qui travaillent pour leur pays. Si nous prenons le cas de la France, peu compétitive dans le domaine des machines-outils et de l’automobile, elle va prendre de plein fouet l’arrivée des produits agricoles indiens, après avoir reçu le choc des produits du Mercosur. Les imbéciles nous vendent cet accord comme une sorte de compensation à la perte des marchés étatsuniens. C’est un mensonge dans la mesure où la structure des échanges est similaire entre les Etats-Unis et l’Europe, celle-ci ayant un avantage de compétitivité. Pour l’instant les produits de l’agriculture comme la viande, le riz, le sucre et les produits laitiers ont été exclue des accords imaginés par les bureaucrates de Bruxelles, mais rien ne dit qu’ils ne reviendront pas sur le devant de la scène. Mais les produits de l’agro-industrie sont concernés, par exemple les pâtes, le chocolat et le vin. Même dans les services nous n’avons pas d’avantage sérieux de compétitivité. Les Indiens nous dame le pion par exemple dans le domaine des traductions littéraires. Ayant déjà un avantage dans l’enseignement des sciences, ils forment massivement des ingénieurs, ce que nous ne faisons plus, ce qui veut dire qu’ils s’approprieront les technologies qu’on voudra bien leur vendre. Bien que rien ne soit encore décidé, il y aura un volet sur la mobilité, entendez par là sur la possibilité d’accueillir un peu plus d’étudiants et de travailleurs indiens ! C’est un point très délicat qui suggère que l’Inde exportera vers l’Union européenne des travailleurs indiens, mais des travailleurs indiens qualifiés, par exemple dans le numérique, gestion des données, etc. ils travaillent déjà pour les Etats-Unis dans ce sens. L’Union européenne suppose que cette immigration indienne sera mieux acceptée par les Européens que celle qui vient d’Afrique. 

Les prévisions d’abaissement des droits de douanes entre l’Union européenne et l’Inde 

Un des points les plus flous porte sur la durée de l’accord qui serait variable selon les secteurs. Un volet de cet accord concerne l’industrie de la défense. L’Inde veut bien acheter de l’armement à l’Union européenne, mais à la condition qu’il y ait un transfert de technologie dans ce domaine, autrement dit qu’elle soit associée à la production des biens qu’elle achète. Le tableau que nous recopions ci-dessus montre qu’en Europe ce sont les pays comme l’Allemagne et quelques pays du Nord comme la Suède, le Danemark ou les Pays-Bas qui tireront leur épingle du jeu. Cela vient du fait que l’Union européenne n’est pas un pays homogène, mais une construction supranationale qui au fil des ans bénéficie avant tout à l’Allemagne. Il n’y a pas en effet des mécanismes compensateurs entre les pays qui le permettrait. Les médias français se sont gargarisés de la croissance du commerce entre les deux parties, par exemple en disant qu’en 2024 le volume des échanges s’était élevé à 120 milliards d’euros, oubliant au passage de dire que ces échanges étaient lourdement déficitaires pour l’Union européenne. Rien ne dit que cet accord permettra de résorber ce déséquilibre constaté. Il faut toutefois mettre un bémol à cet accord qui n’existe pas encore, notamment parce que le contenu est encore très flou, notamment sur la question agricole. En lisant les différents comptes-rendus de ce pseudo-accord, j’ai plus l’impression qu’il s’agit d’un nouveau coup de publicité pour l’idéologie du libre-échange que d’autre chose. Ce qui est acté, c’est, disons, un cadre de discussion pour le futur ! Rien d’autre. En même temps l’Inde aurait conclu un accord avec les Etats-Unis, accord par lequel elle renoncerait à importer et faire circuler du pétrole russe. Comme c’est Trump qui le dit, on ne sait pas trop si c’est fiable[6]. On notera que l’Inde est un poids lourd des BRICS, et donc qu’elle n’a pas vraiment intérêt à se fâcher avec la Chine et la Russie avec qui elle a des accords dans le secteur de la défense. Mais là encore on ne sait rien de précis sur le contenu de cet accord avec les Etats-Unis. Notez que tous ces accords nouveaux ne passent plus par l’OMC qui était considéré jusqu’à une date récente comme l’architecte de la mondialisation. Or quand on voit comment Trump joue sur les droits de douane, on se dit qu’aujourd’hui ce sont les accords bilatéraux qui prédominent et que l’OMC peut tout à fait fermer sa boutique ! 

L'Inde et l'Union européenne sur la voie du libre-échange après deux  décennies d'hésitations - La Libre 

Une des leçons de la guerre en Ukraine c’est que la résilience de la Russie aux sanctions économiques imposées illégalement par les Occidentaux, repose sur une large autonomie de son économie. En effet la Russie est autonome pour son énergie, pour son agriculture et largement aussi pour son industrie. Elle ne dépend d’aucun autre pays pour mener sa propre politique, défendre l’intérêt de ses citoyens. Or plus une économie nationale dépend de l’étranger pour les biens de première nécessité, et moins elle est capable de faire de la politique.


[1] David Ricardo, On the Principles of Political Economy and Taxation, John Murray, Albermale Street, 1817.

[2] « Jules Méline 1838-1925, chantre du protectionnisme », Le Monde,‎ 29 août 2014 

[3] Colin I. Bradford, De la croissance poussée par les échanges aux échanges poussés par la croissance réévaluer l'expérience de développement des pays de l'Asie de l'Est, OCDE, 1993.

[4] Traicté de l'oeconomie politique : dédié en 1615 au Roy et à la Reyne mère du Roy, 1re version en 1615 à Rouen chez Jean Osmont

[5] Jacques Steuart, Recherches des principes de l'économie politique. Ou Essai sur la science de la police intérieure des nations libres, Didot, 1789.

[6] https://www.lemonde.fr/economie/article/2026/02/03/apres-des-mois-de-tensions-l-inde-et-les-etats-unis-scellent-un-accord-commercial_6665186_3234.html


mardi 3 février 2026

Les salopards de service

  BFM's Video on X

Généralement on appelle l’avocat, dans le langage des voyous, le menteur. Francis Vuillemin n’échappe pas à la règle. Pour défendre la crapule islamiste qui a comploté contre Samuel Paty, ce qui a abouti à sa décapitation barbare et honteuse, voilà qu’il change de point de vue. Il dénonce maintenant le malheureux enseignant en disant que celui-ci avait une attitude discriminante à l’endroit des musulmans. Donc cela veut dire qu’il l’avait bien cherché. On comprend bien qu’un avocat use de tous les arguments possibles et imaginables pour défendre son client, y compris le mensonge et très souvent cela tient plus du cirque médiatique que de la logique judiciaire. Cependant ce renversement accusatoire est honteux. Il rappelle la plaidoirie de Jacques Verges qui tentait de défendre l’indéfendable Kaus Barbie dans le procès de Lyon, en juillet 1987, qui s’en prenait directement aux victimes des tortures barbares de ce criminel de guerre. Ce qui n’empêcha pas Barbie d’être condamné à la plus lourde peine possible et de mourir consécutivement en taule. Il est probable que la tactique de Francis Vuillemin aura un effet inverse de celui attendu. Ses arguments ont en effet déclenché une levée de bouclier, notamment une tribune des enseignants et collègues de Samuel Paty publiée dans Marianne[1]. Cependant cette rhétorique stupide qui ne mène à rien d’autre que de couvrir l’avocat de honte, a une autre dimension. Elle se glisse dans une logique antisémite plus large qui ne cesse d’assimiler n’importe quoi à de l’islamophobie. Avant de faire son coming out islamophile le très changeant Mélenchon avançait qu’en France la laïcité et la liberté d’expression étaient compatibles avec une critique radicale de l’Islam. On ne dira jamais assez à quel point le retournement misérable de Mélenchon, devenu le champion de l’Islam en France, a été un levier justifiant aux yeux des imbéciles un antisémitisme virulent. La crapulerie de Vuillemin tient moins dans ses mensonges que dans la justification des jérémiades des islamistes qui passent leur temps à se plaindre de tout et de n’importe quoi.

Si le programme du Front populaire retient le mot « islamophobie » (qui  confond la critique du religieux avec du racisme) et non « anti-musulmans »  (qui vise clairement ce racisme), c'est

La saloperie se décline également au féminin. Voici Anne Le Henaff. Cette vieille bourrique inculte est ministre de l’IA et du numérique. Sans ces histoires de censure, on ne saurait même pas qu’elle existe. Elle est à l’origine de la loi qui prétend mettre en fiche tous les Français qui passent du temps sur les réseaux sociaux, au prétexte mensonger de défendre les enfants. Ce fichage à grande échelle qui prétend donner le droit aux entreprises privées de fliquer tout le monde, s’apparente à l’extravagance de Big Brother, et donc évidemment à une censure à très grande échelle. C’est la première étape d’un État policier et fasciste[2]. Voilà donc cette vieille peau aigrie par les années qui prétend maintenant s’attaquer aux VPN. Or les VPN nous permette de contourner la censure numérique qui s’opère en France et en Europe par exemple pour avoir accès aux médias russes qui donnent une opinion différente de celle que voudrait laisser accroire l’Union européenne sur la guerre en Ukraine. Cette femme aime la censure, elle le dit. Mais plus encore que ses velléités répressives, ce qui choque c’est la passivité de la représentation nationale – qui ne représente plus rien depuis longtemps – face à ces attaques systématiques contre la liberté d’expression 

Qui est Anne Le Hénanff, la nouvelle ministre de l'IA et du numérique dans  le gouvernement Lecornu II ? - Numerama

Anne Le Henaff apôtre du fichage des populations à grande échelle

Jadis la France était la première économie de l’Europe, même devant l’Allemagne, puis elle a glissé derrière celle-ci, et elle se trouve aujourd’hui derrière Chypre et la Belgique. Selon les dernières estimations Eurostat relayées par Le Figaro, le PIB par habitant français (en parité de pouvoir d’achat) est désormais inférieur de 2 % à la moyenne des 27 pays de l’UE[3]. Ce n’est pourtant pas faute d’avoir détruit le modèle social prétendu généreux dont il ne reste presque plus rien aujourd’hui. Un basculement historique : depuis 2022, la France est passée dans la partie basse du classement européen, après une décennie de décrochage progressif qui s’est brutalement accéléré avec les malheureux double quinquennat de Macron. En plus de perdre son honneur, ce politicard aura tout raté dans sa vie. Sous la conduite de ce médiocre, la France aura accéléré sa désindustrialisation, ce qui était l’objectif ancien du grand capital français. Dernièrement on a encore vendu aux Américains LBM Aerospace, un des derniers fleurons de l’industrie de pointe de la France. Ce coup de poignard dans le dos a été conduit par la canaille Roland Lescure qui est passé d’ailleurs contre l’avis de la DGA[4]. Il obéissait à la fois aux Etats-Unis qui nous pillent depuis des années, mais aussi à Thomas Bernard le PDG de cette boîte qui est installé aux Etats-Unis, et qui va faire une bonne affaire financière. Roland Lescure, comme à chaque fois qu’une saloperie de ce style se déroule sous nos yeux, assuré qu’il serait très vigilant ! Évidemment les Ricains vont s’approprier la technologie et laisseront tomber toutes leurs belles intentions destinées aux imbéciles pour faire passer la pilule. Et évidemment chaque fois les déconvenues arrivent au bout d’un an ou deux. Une fois qu’ils auront la technologie, ils laisseront tomber les investissements en France, Lescure ne sera plus là, et les intermédiaires de cette saloperie auront encaissé de grasses commissions. Qui croirait Roland Lescure qui a le visage d’un traitre de comédie à l’ancienne ? Comme toujours, ces prédations auront des conséquences directes et indirectes sur l’emploi. Le taux de chômage est reparti à la hausse, alors même que l’éborgné de l’Élysée promettait en 2017 le plein emploi pour la fin de son second mandat. 

Pourquoi la vente de LMB Aerospace à un groupe américain suscite un tollé  en France ? | Euronews

Roland Lescure continue son œuvre de destruction massive. On a appris le 31 janvier 2026 que cette petite crapule qui se fout des intérêts de l’économie française a autorisé le transfert de Biogaran à un fonds d’investissement anglo-saxon BC Partners[5]. Biogaran produit 30% des génériques consommés par les Français, c’est le leader des génériques en France. Probablement avec des fonds étatsuniens. Cette cession est bien entendu en contradiction avec les propos de Macron, ce grand menteur, qui avançait qu’il allait s’employer à renforcer l’autonomie de la France dans le domaine du médicament quand on s’est aperçu de des pénuries récurrentes de ce certains médicaments. Mais bien évidemment chaque fois que Macron annonce un grand plan pour la santé, pour l’éducation ou pour autre chose, ça se traduit très directement par son exact contraire. Ces ratés macroniens se moquent bien des intérêts du pays. Ils savent qu’ils ne sont pas là pour longtemps. Ils en profitent donc à fond. Car ces cessions d’entreprises ne peuvent pas se réaliser sans des commissions importantes à des intermédiaires et sans bien sûr l’avis des hauts fonctionnaires de Bercy et de leur patron. Nous sommes dans une période où le pillage des biens que la France a produit à son meilleur est devenu une sorte de crime en bande organisée contre le pays. La France a d’ailleurs durant les années malheureuses de Macron complètement régresser en ce qui concerne le degré de corruption du pays[6].

Indice de perception de la corruption en 2024 

La corruption s’est développée en France comme ailleurs grâce au laxisme des autorités européennes en ce qui concerne le travail des lobbies. Il n’est pas possible de dissocier la déconfiture de notre pays en faisant l’impasse sur cette question. Régulièrement les juges condamnent des politiciens, et même un ancien président de la République, mais les affaires ne tarissent pas. Sans cette corruption endémique, il est probable que notre économie se trouverait dans un meilleur état. Notez que les déréglementations tous azimuts qu’ont conduites les macroniens depuis dix ans dans tous les domaines favorisent cette culture de la corruption qui est une partie intégrante de l’économie. On se souvient que dans le temps on disait que si la Sicile ne s’était pas développée aussi bien que le reste de l’Italie cela était le résultat de l’action de la Mafia, action qui bien entendu n’allait pas toujours jusqu’aux meurtres, mais qui passait nécessairement par la corruption des fonctionnaires et des politiciens. La Démocratie Chrétienne était le parti de la Mafia, avec à sa tête le sinistre Andreotti.  Vous noterez que plus l’économie est dite « libérale », et plus la corruption est prégnante, vous pouvez le vérifier justement dans le classement des pays suivant leur degré de corruption. Or en s’intégrant malheureusement à la logique européiste, la France s’est inspirée des modèles néo-libéraux, développant ainsi une corruption inédite dans notre pays. 

Biogaran : Bercy valide la cession du poids lourd des génériques à un fonds  d'investissement étranger

François Ruffin affirmait que 1500 entreprises françaises ont été « avalées par le capital américain » en dix ans. Il était encore loin du compte. TFI qui est pourtant un des organes de soutien historiques à Macron et son gang affirme que ce sont plus de 1600 entreprises rachetées ou passées sous contrôle américain depuis 2014. « Il faut bien comprendre que ce n’est pas par le travail, ce n’est pas par les biens qu’on est concurrencé aujourd’hui par les Américains. On l’a vu avec Alstom Energie, on l’a vu avec Technip, on l’a vu avec Latecoere, c’est que ces dix dernières années, ce sont 1500 entreprises françaises, souvent des fleurons, qui ont été rachetées par des fonds anglo-saxons, américains », a avancé Ruffin. Autrement dit Macron se sera révélé être la marionnette du capitalisme prédateur étatsunien, l’instrument de notre faillite. Ici se révèle que la France est à la fois martyrisée par les Etats-Unis et par l’Union européenne. Car dans la décomposition de l’industrie française il y a le rôle que la monnaie unique a joué puisqu’en effet cette monnaie unique a plombé la compétitivité de l’industrie française et creusé son déficit commercial, ce qui consécutivement s’est traduit dans l’explosion de la dette publique. Macron et son gang, et la plus grande partie de la représentation nationale qui ne représente rien, sont nos ennemis de l’intérieur. Comment voulez-vous que la France s’en sorte quand elle a pour ennemi en même temps l’Union européenne, les Etats-Unis et la classe politique française largement corrompue ?  Tout politicien qui accepte le modèle économique néolibéral et les structures européennes, ne sera jamais crédible et ne changera rien du tout à cette décomposition avancée.

PS : petite note sur Roland Lescure 

Ce minable combinard a accusé Jordan Bardella qui le critiquait pour la braderie de LBM Aerospace de n’avoir jamais diriger une entreprise. Ce qui est vrai. Cependant, lui-même n’avait jamais rien fait d’autre de sa vie que de faire les couloirs. Après avoir fait les grandes écoles, ces boutiques où se cultive l’abrutissement des élites, il a navigué uniquement dans le secteur public et parapublic. Sur le plan politique il s’était encarté au PS, tendance DSK cette canaille millionnaire, puis évidemment chez LREM, chez Macron. Comme il a aussi la nationalité canadienne, il a traficoté aussi au Canada, toujours dans le domaine parapublic. Il a été élu député des Français de l’étrangers pour soi-disant représenter l’Amérique du Nord. Une sinécure. 

Source 20 minutes, 25-10-2025


[1] https://www.marianne.net/agora/tribunes-libres/face-a-la-calomnie-nous-reprenons-le-cours-de-samuel-paty-des-professeurs-repondent-a-francis-vuillemin?sfnsn=scwspmo&fbclid=IwY2xjawPqkZdleHRuA2FlbQIxMQBzcnRjBmFwcF9pZBAyMjIwMzkxNzg4MjAwODkyAAEeLaeriNPtsN9QUEHfoIgtIEzdKWmtKYYrkcLof9GU5EWStutaEAKIzaziIRY_aem_8KITUhfxbaEwU5kcaWaB0Q

[2] https://www.numerama.com/wp-content/uploads/2025/10/anne-le-henanff.jpg

[3] https://www.franceinfo.fr/economie/un-francais-est-desormais-moins-riche-qu-un-europeen_7770461.html

[4] https://www.franceinfo.fr/societe/armee-securite-defense/on-vous-resume-la-polemique-autour-de-la-vente-de-la-pepite-francaise-de-defense-lmb-aerospace-a-une-societe-americaine_7774268.html

[5] https://www.lemonde.fr/economie/article/2026/01/30/biogaran-bercy-valide-la-cession-du-poids-lourd-des-generiques-a-un-fonds-d-investissement-etranger_6664788_3234.html

[6] https://transparency-france.org/2025/02/11/la-france-degringole-dans-lindice-de-perception-de-la-corruption-2024-une-alerte-democratique-inedite/

dimanche 1 février 2026

Les guerres de Donald Trump

À gauche les nazis en action, à droite, la milice de Donald Trump assassine 

Avec Trump c’est guignol tous les jours, mais si les Etats-Unis n’ont pas changé vraiment, la présentation de leur arrogance n’est plus la même. Et parallèlement les gesticulations plus ou moins violentes agitent la planète. En Europe où on aime à hurler au fascisme à propos de tout et de rien, et depuis trente ans on nous prévient de l’arrivée au pouvoir du FN, puis du RN comme la calamité dernière, mais pourtant on a beaucoup de scrupules à qualifier le régime étatsunien pour ce qu’il est. Ce pays fait de bric et de broc, a toujours été violent et expansionniste. La première guerre que mène Trump c’est d’abord contre son peuple. On a vu des images hallucinantes de ce qui s’est passé à Minneapolis. L’ICE est une milice que Trump a privatisée pour son usage personnel, mais avec les fonds de l’État fédéral. On peut tout à fait comprendre une politique immigrationniste restrictive, les Etats-Unis ont une longue pratique de cela, alternativement ils ont ouvert et fermé leurs frontières. Dans les années trente c’est très difficile d’arriver à immigrer, peu importe que ce soit un pays d’immigrants qui ont volé les terres des Amérindiens et qui les ont génocidés. Mais on ne peut pas approuver les méthodes utilisées, contrairement à ce qu’avancent Zemmour et son gang de collabos qui n’en manquent pas une pour se mettre au service de l’Empire. Après des bastonnades, des dégradations et au moins deux assassinats, l’ICE s’est totalement discréditée aux yeux du monde entier. Les vidéos ont circulé tout autour de notre malheureuse planète. Trump a beau dire que les personnes assassinées étaient radicalisées, personne ne le croit. C’est un grand menteur. Cette milice qui possède par la grâce de Trump un budget énorme, on parle de 22 milliards de dollars, a rassemblé la racaille du lumpen prolétariat. Des imbéciles fanatisés, formés à la va-vite, pour être lâchés dans les rues à organiser des rafles. Les étatsuniens désapprouvent massivement ces saloperies qui sèment le chaos. Et si avant ils approuvaient la politique anti-immigrationniste de Trump, ce taux est tombé à un peu plus d’un tiers de la population[1]. Quelle est le but de ces démonstrations de force ? Nul ne le sait, si c’était pour montrer la résolution de Trump en la matière, c’est raté. Piteusement il a dû retirer la milice de l’ICE sous la pression populaire[2]. Il a beau se féliciter des excellents résultats qu’il obtient, cela ne masque pas ses échecs, et ils sont très nombreux. Le rejet des violences commises par l’ICE est le début d’un divorce sévère entre l’homme à la figure orange et l’opinion publique étatsunienne. Les trumpistes en sont à mettre en avant le fait que Obama comme Biden avaient encore plus expulsé d’immigrants illégaux que Trump, ça ne fonctionne pas. Ces manquements brutaux sont tout le temps accompagnés par des commentaires orduriers de Trump lui-même. Il insulte tout le monde, y compris les personnes décédées. Cet homme est sans pudeur. On commence d’ailleurs à dire qu’il est vieux, qu’il n’a pas toute sa tête. Un peu comme Biden. En tous les cas il manifeste une haine de son peuple qui est assez hallucinante. Mais les imbécilités de Trump ne doivent pas faire oublier qu’il n'est pas seul aux commandes et que beaucoup des guerres de Trump sont appuyées en sous-main par ses proches, mais aussi par une partie de ce qu’il a lui-même appelé l’Etat profond, principalement la CIA et le Pentagone. 

L’assassinat d’un jeune étudiant par la Garde nationale le 4 mai 1970

Ci-dessus on voit une photo d’un meurtre exécuter par la Garde nationale. Il s’agissait de réprimer une manifestation contre l’idée de Richard Nixon – un autre paranoïaque – d’envoyer des troupes au Cambodge où le régime ne plaisait pas aux Etats-Unis. Sans remonter à l’entre deux guerres où les répressions des syndicats et des mouvements sociaux étaient sauvages et meurtrières, la violence a toujours été extravagante dans ce pays en ce qui concerne le maintien de l’ordre. C’est pourquoi quand il y a des bavures policières énormes – comme celles qui concernent Rodney King ou George Floyd – cela dégénère rapidement en émeutes qui ravagent le pays pendant des jours, dans une atmosphère de guerre civile. Ce qu nous avons vu à Minneapolis donne une idée de cette guerre civile latente qui travers les Etats-Unis. 

Voici la "flotte massive" américaine que Trump a envoyée en Iran | Euronews

La flotte étatsunienne en route pour bombarder l’Iran 

Mais Trump mène aussi des guerres à l’extérieur. Il semble qu’il ait abandonné l’idée de soumettre la Venezuela à sa férule, mais il s’est lancé dans une guerre d’usure contre l’Iran. Là encore on n’est pas obligé d’approuver le régime des mollahs pour dénoncer la rhétorique guerrière de l’homme à la figure orange. Ce pays est martyrisé par les sanctions occidentales depuis de longues années. Et si les Iraniens sont affamés par le pouvoir corrompu des mollahs, les Etats-Unis en sont leur complice dans la mesure où ils ont tout fait pour que la situation de la population s’aggrave. Maintenant les Etats-Unis, sans même qu’ils aient un mandat de qui que ce soit – ni de l’ONU, ni du Congrès – ont décidé d’envoyer une flottille pour menacer encore et toujours l’Iran. C’est la même menace – mais avec apparemment moins de moyens – que celle qui avait été appliquée contre l’Irak de Saddam Hussein par George W. Bush. Pour l’Irak on avançait la menace d’une guerre bactériologique, avec le comique Colin Powell qui brandissait une fiole contenant on ne sait quoi : il disait avoir la preuve de la dangerosité du régime irakien. Il avouera plus tard que tout cela était du cirque et que l’Irak ne possédait ni armes bactériologiques, ni même une des meilleures armées du monde comme le Pentagone voulait le faire croire afin d’anticiper une victoire facile contre une armée de seconde zone. Aujourd’hui pour justifier l’idée d’une attaque contre l’Iran est légitime, les Étatsuniens qui ont toujours été de grands menteurs évoquent des armes nucléaires, alors que tout le monde sait qu’ils n’en ont pas. On a remarqué que la flottille envoyée par Trump était relativement restreinte, on se demande s’il ne s’agit pas encore d’un coup de bluff comme à propos du Venezuela où le régime est resté en place. L’Iran est depuis 2011 sous sanctions des Etats-Unis et de leurs valets européens. Dix trains de sanctions ont été alignés. Avec pour seul résultat de martyriser le peuple iranien qui a deux ennemis, les mollahs et les Etats-Unis. Avec à la clé le bain de sang de ces derniers jours qui a fait des milliers de morts. 

Groenland, Cuba, Iran… Après le Venezuela, quels sont les pays dans le  viseur de Donald Trump ? - Le Parisien

Les Cubains ont manifesté leur solidarité avec le Venezuela 

L’autre cible de Trump est Cuba. Cela fait exactement 66 ans que les Etats-Unis martyrisent ce tout petit pays. On n’a pas besoin de trouver des vertus au régime castriste. La Havane ne m’a jamais fait rêver. Mais là n’est pas la question. On remarque de puis 66 ans les Etats-Unis exercent un blocus de l’île, sans parler des tentatives militaires pour changer le régime et y imposer un homme à eux. Là encore les Cubains doivent leur misère évidente[3] à la haine recuite des Etats-Unis. C’est la continuité de la politique des sanctions, celle-là même que les Etats-Unis ont utilisée pour tenter de mettre l’économie russe à genoux. On remarque que les Etats-Unis préfèrent s’attaquer à des petits pays ou des pays comme l’Iran affaiblis. C’est une autre forme de guerre économique. Les Cubains accusent leur coupure d’avec le Venezuela qui ne leur livre plus rien. Certes les Chinois ont avancé ces jours ci qu’ils allaient venir au secours de Cuba, mais on ne voit pas très bien comment. Trump a encore menacé Cuba, comme l’Iran, soit ils signent un accord avec lui, soit il les fera bombarder[4]. On peut d’ailleurs se demander si sans le blocus Cuba n’aurait pas évolué vers un régime plus souple et plus ouvert. Les Etats-Unis interviennent toujours contre des régimes pour les empêcher de se réformer par eux-mêmes. 

Une vendeuse de fruits et légumes continue à vendre ses produits lors d'une coupure d'électricité en fin de journée à la Havane, grâce à ses lampes à batteries rechargeables. Cuba, 8 janvier 2026.

Dans les rues de La Havane

Ces exemples montrent d’abord que, les Etats-Unis ont la patience de l’araignée, sur des années, sur des décennies, ils visent à saper les ressources économiques des pays qu’ils veulent s’approprier. Et malgré sa grossièreté native, Trump reste dans l’exacte continuité de ses prédécesseurs. Il ne fait aucun doute qu’à Cuba Trump veut mettre à sa tête une équipe étatsunienne, peut-être même en faire le 51ème État de l’Empire. Pour l’Iran, ils visent essentiellement son pétrole. Cette logique expansionniste qu’on a vu à l’œuvre en Europe avec l’extension de l’OTAN vers la Russie, est pourtant contrariée par le fait que les Étatsuniens n’approuvent pas cette politique impérialiste, il voudrait que le gouvernement s’intéresse à leurs problèmes, car si, contrairement à l’Europe, il y a de la croissance aux Etats-Unis, celle-ci ne se traduit pas dans l’évolution des salaires. Trump est donc confronté à ses ennemis de l’intérieur, et ceux là sont de plus en plus nombreux. Contrairement à ce que croient les thuriféraires de Trump en France, ceux qui s’opposent aux débordements de l’Ice, ou à l’attaque sur le Venezuela, ou encore à l’annexion du Groenland, ne sont pas des gauchistes radicalisés. Cependant, ce que Trump ne semble pas prendre en compte, c’est que les Etats-Unis sont très affaiblis. Militairement, ils ne peuvent pas faire grand-chose, à part s’attaquer à des petits territoires, du moins pour l’instant. Un des traits de cette faiblesse est que Trump est incapable de s’opposer à Zelensky. Chaque fois qu’il propose un plan de paix, celui-ci le renvoie dans les cordes. Mais il n’est pas capable non plus d’assurer une aide massive à l’Ukraine. La morale de ces histoires est qu’on ne peut pas faire confiance aux « Américains ». Les Russes sont prévenus. Hervé Carresse pense que derrière toute cette agitation il y a une logique : le grossier Trump avance des demandes maximalistes pour obtenir des petits avantages, brandissant le gros bâton pour obtenir finalement quelque chose dans des négociations. Il n’a pas tout à fait tort, sauf que cette manière de négocier quelque avantage à des limites parce qu’elle devient assez prévisible. Certes il peut encore compter sur la soumission des dirigeants européens qui doivent tous quelque chose à leur maître étatsunien. Mais cela pourrait changer si par exemple l’Union européenne venait à exploser. 

🚨 Bercy a validé la vente de LMB Aerospace à l'américain Loar Group, en  passant outre l'avis de la DGA... et sans entrée de Bpifrance au capital. À  ce rythme, la #BITD

Les Etats-Unis nous dépouillent de LMB Aerospace, industrie de pointe de la défense 

Pour mesurer le degré de soumission des Européistes, il suffit de voir comment les macroniens, mais avant eux aussi les sbires de Hollande et de Sarkozy, ont vendu nos meilleures industries de pointes aux prédateurs étasuniens. On se souvient du scandale d’Alstom où on retrouvait le chantage des Etats-Unis, mais aussi cette corruption latente de l’élite de notre pays[5]. Ces derniers temps Bercy a validé la vente de LMB Aerospace à l’américain Loar Group, en passant outre l’avis de la DGA... et sans entrée de Bpifrance au capital. Cette énième affaire, certainement conclue avec quelques millions versés à des corrompus, élus et lobbyistes, comme dans l’affaire Alstom, sera malheureusement vite oubliée. C’est la crapule Roland Lescure, médiocre magouilleur macronien et ministre de l’économie, qui a validé ce pillage. La mallette de billets est parfois préférée à la logique du gros bâton. Il y a encore quelques années, la France était la deuxième puissance industrielle de l’Union européenne, quand il y avait encore les Britanniques, aujourd’hui, elle est loin derrière l’Allemagne, l’Italie et même le Royaume uni. De Gaulle avait a juste titre pointé que les Etats-Unis étaient nos ennemis. Manifestement ils ont remporté la guerre avec la complicité de nos politiciens corrompus. Et les prétendants à la succession de Macron ne semblent pas prêts à changer de direction dans la soumission.



[1] https://www.reuters.com/world/us/trumps-immigration-approval-drops-record-low-reutersipsos-poll-finds-2026-01-26/

[2] https://www.lemonde.fr/international/article/2026/01/30/comment-minneapolis-en-faisant-preuve-d-unite-s-est-transformee-en-bourbier-pour-donald-trump_6664698_3210.html

[3] https://www.lemonde.fr/international/article/2026/01/29/il-ne-reste-plus-qu-a-s-en-aller-a-cuba-la-vie-devenue-impossible_6664545_3210.html?search-type=classic&ise_click_rank=1

[4] https://www.lemonde.fr/international/article/2026/01/11/donald-trump-menace-cuba-la-havane-dit-se-preparer-prete-a-defendre-la-patrie_6661392_3211.html?search-type=classic&ise_click_rank=3

[5] Frédéric Pierucci, Le piège américain, Jean-Claude Lattès, 2019.

mardi 27 janvier 2026

Sur Internet on accélère la répression numérique et le fichage des citoyens

Identité numérique — EduTech Wiki

C’est toujours comme ça avec le progrès technique, d’abord on le vend comme une nouvelle forme de liberté, comme un nouveau confort, et puis on s’aperçoit que c’est une nouvelle chaîne qui est ajoutée aux précédentes. La crapule des députés de notre Assemblée Nationale réclame aujourd’hui le fichage des utilisateurs des réseaux sociaux. Le prétexte est facilement trouvé : les enfants et les adolescents y passent trop de temps et s’abrutissent au lieu d’étudier sérieusement. Donc l’idée est la suivante pour aller sur tel ou tel réseau social on vous demandera d’abord une vidéo de votre figure, on vous demandera de faire le singe devant la caméra. Puis ensuite il vous faudra produire une pièce d’identité valide. Seuls les imbéciles ne voudront pas comprendre qu’il s’agit d’un immense chantier de fichage systématique des populations à la manière de Big Brother. Toutes les personnes qui vont sur les réseaux sociaux qui ont plus de 16 ans seront fichées. Ce sont des millions et des milliards de données qui seront indûment stockées. La justification par les enfants est seulement un leurre destiné à faire avaler la pilule du contrôle social. C’est une forme de fascisme rampant qui se développe grâce aux possibilités infinies de la numérisation des données. Si vous donnez vos images à ces réseaux sociaux, il sera facile à la milice de vous retrouver grâce à la reconnaissance faciale si par exemple vous participez à une manifestation. Le prétexte des enfants est un faux prétexte dans la mesure où ce sont les parents qui doivent réguler l’activité idiote de leurs rejetons sur les réseaux sociaux. Les députés ont voté en masse cette idée saugrenue. 

On fait le point complet sur les réseaux sociaux et l'immobilier :  performances, utilité, perspectives... - Immobilier 2.0

Il faut comprendre que cette tendance des réseaux sociaux à contrôler tout le monde est un transfert de l’autorité de l’État à des compagnies privées qui s’approprieront ces données. Et on sait depuis un bon moment que celles-ci – par exemple les GAFAM – se comportent comme si l’État et la répression sociale leur appartenaient ! Par exemple lorsque vous êtes en train d’écrire un message sur Facebook, un robot vous espionne, et si le message ne lui plait pas, il vous censure, sans que vous ayez la possibilité de vous faire entendre. Facebook est juge et partie, n’ayant de compte à rendre à personne. Ce réseau vous apprend ce que vous pouvez dire, et ce que vous ne pouvez pas dire, pour ne pas être banni, mais il vous apprend encore comment le dire, modifiant ainsi l’usage que vous faites du vocabulaire, et même on peut dire le sens des mots que vous employez. Non seulement Facebook vous espionne pour vous balancer intempestivement des publicités qui lui rapportent beaucoup d’argent, mais il ajoute à ce malheur celui d’être réprimé dans votre manière d’échanger avec des personnes. C’est une immixtion dans votre vie privée, c’est comme si le facteur du bon vieux temps avant de vous remettre votre courrier le décachetait pour savoir s’il peut vous le transmettre ou non. S’il s’était permis de faire cela en disant qu’il le faisait pour le compte de la Poste, on aurait hurlé au viol de la vie privée. Mais aujourd’hui on s’est habitué à ce même viol numérisé.

 

UK watchdog revokes Russia Today's broadcast licence 

 

Une des raisons avancées par les réseaux sociaux pour vous contrôler est de ne pas laisser passer les « messages de haine », soit le racisme, les propos violents et criminels. Le problème est qu’on aurait tout aussi bien utilisé ce langage pour décacheter votre courrier dans les temps anciens, mais on ne le faisait pas – ou disons très peu, et quand cela se faisait, c’était pour surveiller des criminels connus ou des espions étrangers sous le contrôle de l’État. La vraie question est qui décide de ce qu’est le langage de haine ? En France, c’est un dérivé de la lutte contre le Front National qui trouble en apparence le jeu des partis traditionnels. Les FAI – fournisseurs d’accès à Internet – sont évidemment complices de ces censures tous azimuts. En 2022, violant une fois de plus la Charte de l’ONU qui garantit la liberté d’expression interne et externe, l’Union européenne a décidé d’interdire l’accès des Européens aux médias russes comme Russia Today ou Sputnik. Le prétexte était la guerre en Ukraine, guerre à laquelle l’Union européenne n’était pas censée participer. Le but n’était pas de protéger les Ukrainiens de quoi que ce soit, mais d’empêcher que les Européens se forgent une opinion en se confrontant à d’autres sons de cloche.  C’est passé comme une lettre à la poste, la représentation nationale qui ne représente rien depuis longtemps n’a absolument pas réagi à ce nouveau viol du droit international. Un peu plus tard la Commission européenne a encore été un peu plus loin dans la censure de type fasciste en sanctionnant ses propres citoyens, comme Jacques Baud ou Xavier Moreau qui ont le tort essentiellement de ne pas valider le discours des Européistes sur la guerre en Ukraine. Cela veut dire que si vous pensez mal on peut vous couper les vivres en bloquant vos comptes en banque et vous empêcher de voyager y compris pour retourner dans votre propre pays ! Ces personnes sanctionnées avaient pour principal défaut de s’adresser à nos concitoyens par le biais des réseaux sociaux puisqu’ils n’ont pas accès à ce qu’on appelle aujourd’hui les médias de grand chemin, et bien sûr leur succès – très relatifs cependant en termes d’audience – ennuyait les contrôleurs de conscience de Bruxelles. La représentation nationale là encore n’a rien dit. 

Comme on le voit, les réseaux sociaux ne sont plus un espace de liberté où les gens ordinaires ont le loisir de s’exprimer, même pour y dire des bêtises. C’est un lieu de contrôle social et d’apprentissage du politiquement correct. Jamais le contrôle social de tout ce que vous dites, de tout ce que vous faite n’a été aussi loin qu’aujourd’hui. Les nazis n’imaginaient pas cela, et même George Orwell quand il écrivait 1984 ne pensait pas qu’on en arriverait là. Les autorités publiques et privées ont trois moyens de vous traquer et de vous pister. D’abord votre carte bleue. Grâce à elle on sait où vous êtes, où vous allez et ce que vous consommez. Ensuite votre téléphone portable bien entendu. Celui-ci peut grâce aux nouvelles applications servir aussi de moyen de paiement. Et puis il y a votre activité sur les réseaux sociaux. Tout cela s’est accompagné d’une restriction des paiements en liquide. Dès que vous retirer plus 1000 € de votre compte bancaire, on vous demande des justifications, c’est une nouvelle immixtion dans votre vie privée. C’est là la véritable signification de l’expansion déraisonnable du numérique qui n’est pas là pour nous faciliter la vie, mais au contraire pour l’encadrer et la diriger. L’Union européenne, cette boutique crypto-fasciste, veut aller encore plus loin en restreignant encore plus l’usage de la monnaie fiduciaire. Au fond si on multiplie les entraves à la liberté d’expression en y impliquant des firmes privées, c’est parce qu’en Occident les États ne contrôlent réellement plus rien du tout. 

Vrai ou faux. Les États-Unis peuvent-ils suspendre les moyens de paiement  en Europe ?

Face à cela que pouvons-nous faire ? A terme nous devrons réapprendre à communiquer en nous passant des réseaux sociaux. C’est difficile, mais ça se fera. Depuis 2021 le nombre de comptes sur Facebook est en chute libre. Et cela va continuer. Dans un premier temps les gens se déplaceront de Facebook et de Tik Tok, vers des réseaux moins contraignants en termes de contrôle social. Mais peu à peu ils devront s’en passer totalement. Également on peut utiliser un peut plus les paiements en liquide et diminuer les sommes dépensées via les cartes bleues. C’est difficile, notamment parce que les banques ont restreint l’accès aux distributeurs automatiques de billets. Nous avons pris la mauvaise habitude d’être dans la dépendance des réseaux sociaux, notamment pour éviter la désinformation des médias de grand chemin. Mais soyons optimistes, il y avait une vie avant Internet, il y en aura une après qu’on se soit déconnecté de cette addiction funeste. La morale de ces fantaisies est que tout progrès technique a sa contrepartie en nouvel asservissement.

L’accord de libre-échange UE-Inde

  La crapule européiste vendant l’UE à l’Inde, le 27 janvier 2026   Après avoir signé contre l’avis des populations européennes l’ignobl...