mardi 22 septembre 2026

Allemagne, la décomposition du système

 

Le désastreux Merz annonçant que son parti a encore perdu, mais qu’il se maintiendra au pouvoir 

En Allemagne il y a eu des élections régionales le 20 septembre 2026 et sans surprise les partis formant le système de gouvernement, cette alliance baroque entre la droite et la gauche, sont tous défaits. L’AfD progresse fortement en Mecklembourg-Poméranie-Occidentale et sort en tête du scrutin avec 38% des voix, faisant plus que doubler son score. Le parti du sinistre Merz n’atteint même pas les 5% et se trouve éjecté du parlement régional. Cette défaite arrive deux semaines après que l’AfD ait remporté les élections en Saxe-Anhalt. Cependant Merz refuse de tirer les conséquences de la défaite cinglante de son parti. Faisant comme Macron, il prétendait encore au soir de cette journée « continuer les réformes ». C’est la mode aujourd’hui en Europe de critiquer les élections en Russie pour leur manque de démocratie, mais par ailleurs de ne pas tenir compte de ce que disent les électeurs. Les politicards allemands, comme les politicards français, au lieu de parler de leur rôle néfaste et du rejet de ce qu’ils sont, préfèrent alerter sur le danger que représenterait l’AfD. On mise tout sur le barrage. Ainsi il est très probable que l’AfD ne gouvernera pas la région de Mecklembourg-Poméranie-Occidentale. L’ensemble des partis refusera de l’appuyer. Mais cette nouvelle victoire marquera les esprits 

Leif-Erik Holm candidat de l'AfD au poste de ministre-président du Mecklembourg-Poméranie-Occidentale 

Il y avait une autre élection. À Berlin, la liste conduite par la candidate de Die Linke (gauche radicale), Elif Eralp, arrive en tête (25 % environ) devançant la CDU du chancelier (20 %), et pourra lui ravir la mairie si elle s'entend avec d'autres partis de gauche. « Dans notre ville, la liberté et la justice ont triomphé de la haine », a-t-elle dit très platement, en référence à l'extrême droite. L'AfD de son côté passe de 9% à 15%, c’est un bond en avant par rapport à 2023. C’est assez curieux, avec 25% des voix Die Linke revendique la victoire, mais ce parti la refuse en Mecklembourg-Poméranie-Occidentale à l’AfD qui a fait 38% des voix. C’est encore une autre défaite de la CDU qui dirigeait jusque-là la mairie et qui va être obligé de soutenir Die LInke. En vérité Die Linke est maintenant dans l’embarras, parti de gauche, mais assez peu radical quoi qu’on en dise, il essaie de ménager une position critique tout en soutenant la guerre en Ukraine, et en refusant de prendre position sur l’Union européenne et l’OTAN. Die Linke apparait maintenant que le SPD est disqualifié à cause de ses trop fortes compromissions comme la force sociale-démocrate d’appoint pour tenter de maintenir le système en l’état. Faisons un parallèle entre la France et l’Allemagne. Le SPD se trouve aujourd’hui dans la situation du PS en France, comme la CDU ressemble si on veut au parti de Macron en déshérence. On voit bien qu’un tel système n’a pas d’avenir dans la situation européenne dégradée qui est la notre aujourd’hui. 

Élections en Allemagne: la gauche radicale de Die Linke l'emporte à Berlin,  nouvelle poussée de l'AfD - RFI

Elif Eralp à Berlin le 20 septembre 2026 

La plupart des partis allemands ne veulent pas tirer les leçons de cette nouvelle défaite. Au lieu de s’interroger sur leur programme, sur leurs réalisations et sur ce qu’attendent les électeurs, ils préfèrent se contenter de stigmatiser l’AfD. Leur seul programme est comme en France de faire le dos rond en excluant le parti dit d’extrême droite de la gestion des affaires. Mais la véritable raison du succès de l’AfD est facile à comprendre, et ne tient pas au décalage entre l’Est et l’Ouest du pays comme Merz l’avance souvent, il tient au fait que dans une situation économique dégradée, seule l’AfD a un programme, sortir de l’Europe, se rabibocher avec les Russes pour avoir du gaz et des marchés, aider à faire la paix en Ukraine et bien sûr aussi mieux maitriser l’immigration. C’est un programme souverainiste et c’est ce qui fait son succès, les Allemands ont un mauvais souvenir justement de la velléité de soumettre la Russie pour s’emparer de ses ressources naturelles, quand les tanks sont entrés en Russie, ça s’est bien mal terminé, sans doute est-ce pour cela que le parti anti-guerre est plus fort en Allemagne qu’en France. Les partis de gouvernement en Allemagne sont incapables de critiquer le programme économique de l’AfD sur lequel il y aurait pourtant beaucoup à dire, et cette lacune ils la compensent en ânonnant stupidement le discours sur le retour des nazis au pouvoir.  

Chapoutot qui possède un abonnement sur les radios gouvernementales, pérorant sur le fascisme qui vient 

En France on s’inquiète aussi de la montée en puissance de l’AfD, mais pour des mauvaises raisons. On a vu cet imbécile de Chapoutot s’abriter derrière son statut d’historien de profession pour nous alerter sur le fait qu’en 2026 comme en 1933 les nazis sont arrivés au pouvoir par la voie légale[1]. Cette comparaison paresseuse montre qu’il est un très mauvais historien car les deux périodes n’ont aucun rapport. En 1933 les nazis, les vrais, possédaient une force paramilitaire que l’AfD ne possède pas, mais en outre Hitler menaçait déjà la Russie comme le fait aujourd’hui Merz, et il déclencha l’opération Barbarossa. L’AfD au contraire prône la paix et l’entente avec la Russie. Chapoutot est le genre de crétin très limité sur le plan intellectuel et qui nous proposera encore de faire le barrage en 2027, j’en prend les paris. On a pourtant vu que le barrage depuis 2002 était la mauvaise solution et n’entrainait que des ressentiments dans la population. Geler les positions en attendant un miracle conduira à l’explosion. On fera remarquer au faible Chapoutot que la Meloni en Italie qui était présentée avant qu’elle soit placée à la tête du gouvernement comme un retour du fascisme italien, s’est finalement alignée sur les positions européistes les pires dans tous les domaines, y compris dans celui de l’immigration. 


Pendant ce temps en Russie le parti de Poutine, Russie Unie, remportait largement les élections législatives avec environ 58 % des voix, ce qui lui assurera une très large majorité à la Douma. Ce résultat provisoire devrait être confirmé le 25 septembre, et bien sûr les médias occidentaux se lamentaient selon la formule bien rodée que ces élections auraient été truquées et que les Russes auraient voté dans la peur. Pour qui connait un petit peu la Russie et son peuple, cette idée n’a pas de sens. Autrement dit Merz nous dit qu'en dépit du fait qu'il perde élection après élection, il reste en poste pour sauver la démocratie, ça ne choque pas l'Union européenne, mais que le parti de Poutine recueille 58% des voix, ça leur parait être un viol de la démocratie ! Le moins qu'on puisse dire est que les Européistes ont une conception particulière de la démocratie, même réduite à sa représentation parlementaire.


[1]https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/questions-du-soir-l-idee/1933-comment-les-elites-se-sont-converties-au-nazisme-5016292

dimanche 20 septembre 2026

De la propagande antirusse dans les médias et au cinéma

L’armée ukrainienne est aujourd’hui au 36ème dessous. Consécutivement à la campagne des 40 jours qui consistait à frapper la Russie en profondeur, elle n’a plus de moyens pour continuer la guerre. Von der Leyen et des imbéciles comme Nathalie Loiseau veulent continuer, tant pis s’il n’y a plus d’armes et de soldats pour tenir le front. Tant pis si les Russes ferment les ports ukrainiens au trafic et accentuent la pression sur l’économie. Tant pis s’il y a toujours plus de morts sur le front.  L’idée fumeuse de ces gens est 1. Qu’on peut recruter des mercenaires étrangers pour l’armée ukrainienne, on viserait un apport de 40 à 50% des soldats engagés sur le front – où les prendrait-on, comment seraient-ils formés ! 2. On paiera, comme on n’a plus un sou, en volant l’argent des Russes pour acheter du matériel aux Etats-Unis – là encore on ne sait pas trop combien de temps il faudra attendre pour être livré. Cela ne marchera pas, essentiellement parce qu’une partie des pays européens est hostile à cet acte de piraterie – la Belgique vient de fermer la porte à toute discussion sur le sujet, ensuite parce que même si l’argent était là, il faudrait des années pour exécuter ce plan qui frise la débilité mentale. Pour tenter de convaincre les peuples européens de la justesse des plans de la bureaucratie européiste et otanienne destiné à nous protéger d’une menace qui n’existe pas, on a donc droit à une propagande tous azimuts qui s’intensifie depuis le printemps dans nos médias. D’abord on nous a raconté que l’Ukraine grâce à ses frappes en profondeur et sa science de la conduite des drones était en train de faire plier la Russie. Ça s’est révélé bien entendu complètement faux. C’est frappes ont maintenant désinhibé les Russes qui maintenant ferment tous les ports de la Mer Noire, et qui frappent des cibles militaires sans retenue, même si elles sont disséminées près des civils, avec évidemment des dégâts collatéraux importants. On a constaté les difficultés militaires de l’Ukraine, aussi bien avec les affaires de corruption qui ravagent le pays – et incident l’Union européenne – qu’avec, comme on sait, les difficiles remplacements du ministre de la défense et du chef des armées. Dans tous ces dossiers, Zelensky semble maintenant complètement dépassé et plutôt éteint. Sent-il que de tous les côtés il se trouve acculé à la faillite ? 

Pourquoi la découverte d'un drone explosif russe à l'aéroport de Leipzig  diffère des autres incursions - Yahoo! Actualités

Un drone russe découvert sur l’aéroport de Leipzig 

Alors les médias occidentaux et particulièrement français – qui sont sans doute les pires de la planète – ont trouvé un moyen de faire peur, en avançant que les Russes balancent des drones sur nos territoires. Il y a donc eu l’affaire de Leipzig. Cette affaire laisse planer le doute, car les Russes qui auraient caché un drone avec des explosifs à l’aéroport de Leipzig auraient laissé sur place leurs passeports afin d’être identifiés le plus rapidement possible ! On veut bien que les agents russes ne soient pas bons, à la limite de l’idiotie, mais là ça parait trop pour être vrai, n’importe quel espion agissant clandestinement ne se munit pas de ses papiers d’identité et sait éviter de laisser ses empreintes digitales. Hervé Carresse rappelait que les Russes étaient tout de même plus efficaces, et que cet été 4 usines européennes de fabrique de drones et de matériel pour l’Ukraine ont brûlé, sans qu’on ait une seule trace de l’action des espions russes[1]. La réponse confirmant le soupçon de bidonnage a été donnée par la semi-idiote Nathalie Loiseau qui a avancé que puisqu’on était en guerre, il fallait maintenant confisquer l’argent gelé des Russes ! Nous sommes à une période décisive, en Allemagne il vient d’y avoir une élection régionale importante, et l’AfD l’a emportée en Saxe-Anhalt le 6 septembre, ce qui est déjà une sorte de séisme politique car d’autres élections vont suivre le 20 septembre à Berlin et au Mecklembourg-Poméranie-Occidentale. Or l’AfD est pour un changement radical en ce qui concerne la politique étrangère, elle veut cesser de soutenir la guerre et renouer une coopération avec la Russie. Et donc on peut penser que cette grossière attaque de soi-disant drones est une manière de combattre ce revirement politique. La presse allemande s’est pourtant interrogée sur cet incident, avançant qu’on n’avait pas vraiment des preuves convaincantes. Le monde qui n’est plus à une contorsion près nous raconte que la fourbe AfD mise sur la nostalgie des Allemands de l’Est de la RDA sous domination russe[2]. Mais pourquoi auraient-ils la nostalgie du système soviétique, alors que pendant des décennies Le monde nous a dit qu’ils avaient été très contents d’être libérés du communisme et de l’emprise de la Russie ? La réunification de l’Allemagne aurait-elle mal tournée ? Pour conclure sur cette affaire de drones, Donald Trump lui-même a avancé que la Russie n’avait aucune intention de s’attaquer à un pays de l’OTAN, démentant la version avancée par Merz. Sans doute est-il bien placé pour ce dire[3]. 

Guerre en Ukraine : pourquoi deux groupes d'espions d'élite ont-ils échangé  des tirs dans les rues de Kiev en plein jour ? - midilibre.fr

Les services de sécurités ukrainiens se tirent dessus 

Un autre incident est survenu le 2 septembre 2026 à Kiev, dans un règlement de compte entre les services de sécurité ukrainiens, le SBU et le GUR. Celui-là c’est du lourd ! On ne sait pas pour quelle raison véritable ils se sont tirés dessus, le prétexte serait – semble-t-il – le fait que l’un des deux services, le SBU, voulaient arrêter un membre du GUR impliqué dans une sombre affaire d’espionnage. L’affaire est tellement grave que Le monde a même été obligé d’en parler, relayant le discours de Zelensky, disant qu’il regrettait ce type d’incident et que c’était honteux[4]. Mais en réalité ce règlement de compte de type mafieux est plus probablement lié à la volonté des uns et des autres de s’approprier l’argent européen déversé par tombereaux entiers sur l’État ukrainien, argent qui génère certainement des rétro-commissions pour la bureaucratie européiste à Bruxelles, comme à Vilnius. C’est en fait le complément naturel de toutes les affaires de corruption dont on entend parler presque quotidiennement à propos du gang de Zelensky. Le SBU a finalement accusé, jeudi, Stepan Kaplunov d’avoir entretenu des contacts avec les services de renseignement russes et d’avoir participé à la préparation d’assassinats sur le territoire ukrainien. Stepan Kaplunov est le commandant adjoint chargé des opérations de combat du Corps des volontaires russes (RVC ou RDK), une unité militaire composée de citoyens russes qui combattent aux côtés de l'Ukraine contre la Russie. 

Le mage du Kremlin

On mise beaucoup aussi sur la littérature et le cinéma. Le livre de Giuliano da Empoli, Le mage du Kremlin, avait été un bon succès de librairie. Mais sa transposition au cinéma a été un fiasco, malgré de grands moyens mobilisés. Il faut d’abord rappeler que Giuliano da Empoliest un agent étatsunien,membre de l’Italy–USA Foundation, mais aussi membre du Parti démocrate italien, et encore conseiller à Bruxelles. Il est un des éléments du soft power étatsunien. Ensuite si le film a été un échec commercial c’est aussi parce qu’il était très mauvais et que voir Jude Law avec une perruque blonde dans le rôle de Poutine, c’est assez désopilant. Pour un budget de 20 millions d’euros, le film n’a récolté que 8,5 millions de recettes brutes, ce qui veut dire que le film perd au moins 15 millions d’euros. Mais ça ne fait rien, on va continuer à tenter d’instiller la peur chez les éventuels spectateurs. Voici Jupiter qui va sortir dans quelques semaines. Cette œuvre de fiction réalisée par l’obscur Alexandre Smia a coûté 7,5 millions d’euros, on a limité un peu les frais. Parmi les scénaristes qui ont travaillé à cette propagande, on note qu’il y a le propre fils d’Alain Finkielkraut [5]! Le sujet pour ce que j’en sais concerne un président de la République française – rien que le titre du film ça fait rêver. Celui-ci serait calfeutré dans son bunker de l’Élysée, en train de se demander s’il va « protéger » l’Ukraine avec notre bombe atomique ! C’est tellement idiot qu’on dirait un scénario écrit par Macron ou par Biscornu. Mais le but n’est pas le réalisme de l’histoire, c’est plutôt de convaincre les Français qu’ils doivent avoir peur de la Russie et les pousser à admettre 1. Que les Russes sont mauvais par nature et que sur le long terme ils veulent nous détruire 2. Qu’il faut faire la guerre à la Russie, c’est inévitable si on veut survivre encore un peu 3. Qu’il faut faire une grande armée européenne pour gagner cette guerre ! Comme le film d’Olivier Assayas – complètement dépassé sur le plan politique – celui de Alexandre Smia a été présenté à la Mostra de Venise 2026. Ces incursions dans le cinéma rappellent les beaux jours des films étatsuniens anticommunistes dont la plupart étaient déficitaires et n’intéressaient guère le public. Mais il était facile de trouver les financements, et refuser de s’y commettre en tant qu’acteur ou réalisateur risquait de vous faire bannir d’Hollywood. À cette même Mostra de Venise, on a pu voir et applaudir le film d’une soi-disant dissidente russe, Julia Loktev[6], un film de 5 h 55, My Indesirables Friends, part II, film financé par les Etats-Unis, visant essentiellement à montrer que Poutine est méchant avec les journalistes qui critiquent l’entrée de la Russie dans la guerre. Le terme de dissident semble être devenu maintenant une sorte de passeport, voire de certificat vérité dans ce qui est dit, filmé ou écrit. On se demande si la Mostra s’intéresse encore au cinéma, si elle n’est pas devenue seulement un élément de propagande de l’État profond étatsunien. 



Pour Andreï Zviaguintsev, on a fabriqué un Grand Prix au Festival de Cannes en 2026. C’est normal je dirais car il présente le point de vue occidental sur la guerre en Ukraine. Le film s’appuie sur un scénario de Claude Chabrol, La femme infidèle, mais il part du contexte de la guerre qui verrait les collaborateurs du héros émigrer en masse vers l’Occident ! Évidemment ce point de vue est loufoque pour ceux qui connaissent un peu la Russie, comme on le sait l’économie russe ne s’est pas effondrée, bien au contraire, elle est en surchauffe et sa croissance est en moyenne trois fois plus forte que celle de l’Europe. Andreï Zviaguintsev est un russe exilé et donc potentiellement critique, rien que ce statut lui donne accès à des financements. Après on peu toujours greffer là-dessus une qualité de mise en scène plus ou moins évidente, ça ne mange pas de pain.

Polina Panassenko a obtenu le prix littéraire du journal Le monde et ce n’est pas un hasard. Elle est d’origine russe et en exil. Par arrière-arrière-grand-père interposé, elle nous rappelle comment il est important d’entretenir la mémoire du goulag. La manœuvre est grossière, ce soi-disant devoir de mémoire indique forcément une filiation entre le stalinisme et le régime russe d’aujourd’hui. Depuis 2022 on tente désespérément de faire de Poutine le successeur de Staline, une sorte d’imbécile ne rêvant que de reconstruire l’URSS, et donc on se croit subtil à rappeler les crimes de Staline.Comme on le voit tous ces prix cinématographiques ou littéraires ne vont que vers des Russes qui représentent un point de vue négatif sur la Russie. Or il y a bien d’autres écrivains et cinéastes qui travaillent sans forcément épouser le point de vue occidental. Je prends le cas de Zakhar Prilepine. Avant la guerre en Ukraine, il était encensé comme un très grand écrivain, aujourd’hui, il est banni des maisons d’édition qui se disputaient pour le publier. 

 

Le monde, en plus d'être russophobe et malveillant, est clairement devenu un journal idiot. Même un enfant de 4 ans comprend que Poutine n'avait aucun besoin d'une guerre pour se maintenir au pouvoir. En 25 ans le PIB par tête a été multiplié par 7. La Russie est devenue un pays autonome sur le plan industriel et agricole. Sur les 25 dernières années le PIB par habitant en Europe a été multiplié par 1,13 !! Si on suit les deux petits aigres qui ont écrit ce "livre" Poutine s'emmerdait dans sa datcha, il s'est dit, tient je vais aller me faire une guerre ! Tant qu'en Occident on continuera à analyser la Russie comme un pays du tiers monde, on ne comprendra rien. Les tests PISA nous classent aujourd'hui après la Bulgarie, la Russie produit plus d'ingénieurs que toute l'Europe, mais non les deux idiots rancuniers considèrent que le pouvoir de Poutine est chancelant et donc qu'il doit faire une guerre pour sa survie politique ! On peut accumuler toutes les preuves qu’on veut de la corruption du régime russe – question corruption l’Union européenne est très bien placée – ça ne fait pas avancer l’analyse d’un iota.

Avant même sa sortie le livre a reçu un prix littéraire ! Ne rigolez pas, c’est le Prix Strasbourg – Crédit Mutuel ! À cette occasion, j’ai appris que la quasi-totalité de la presse régionale était détenue par le groupe Ebra, filiale du Crédit Mutuel ! Strasbourg c’est la référence au parlement européen, et le Crédit Mutuel c’est pour le pognon. Le prix que les deux petits aigres qui quelque part regrettent d’être nés, ont reçu est très conséquent, 55 000 €. Avec l’appui de toute la presse régionale et nationale, sans aucune nuance évidemment, c’est sûr qu’on va arriver par en vendre quelques-uns !

La méthode de ces deux « journalistes » d’après ce qu’on en comprend, c’est de présenter la Russie comme étant directement sous la coupe de Poutine. Cette personnalisation démente du pouvoir russe évite de se poser des questions sur les origines de la guerre avec l’OTAN par Ukrainiens interposés. Or tous ceux qui connaissent un peu la Russie savent très bien que Poutine ne dirige pas ce pays immense tout seul. Les guerres ont toujours des raisons bien au-delà de ceux qui se présentent comme des chefs de guerre. Même le Pape François mettait en cause le rôle de l’expansion de l’OTAN à l’Est de l’Europe, certains étatsuniens faisaient de même, notamment Henry Kissinger qu’il serait difficile tout de même de faire passer pour un agent de Moscou ! Pour moi tous ceux qui ne regarde la guerre en Ukraine que du point de vue de la malignité de Poutine sont soit des imbéciles, soit des ignorants, soit encore des propagandistes qui essaient de cacher finalement la vérité.

Le monde tient beaucoup à ce que ce livre soit lu et cru. Il a constaté quatre articles de grande taille, l’un qui est une sorte d’interview des deux auteurs[7], l’autre est la publication des « bonnes feuilles »[8] et le troisième dans Le monde des livres daté du 11 septembre 2026, comme s’il s’agissait d’un livre ! Ce dernier article est signé Benoit Quénelle, le plus furieux et menteur de tous les russophobes qui pullulent dans les couloirs de ce journal. Il est encore pire que Sylvie Kaufmann, c’est dire. Le quatrième article est une nouvelle interview de Roman Badanine par Benoît Quenellé – encore lui – toujours dans Le monde des livres daté du 11 septembre 2026. On apprend que Poutine est méchant, c’est un assassin, mais qu’en plus il est radin et ne donne rien de sa fortune à ses amantes et à ses enfants. Les deux guignols reprennent sans précaution que Poutine aurait fait assassiner lui-même Navalny, alors que la plupart des sources occidentales affirment que la mort de celui-ci est naturelle. C’est un livre qui avait été en fait publié d’abord en Angleterre dans une maison d’édition totalement acquise à la russophobie avant d’être traduit en français, dans la maison d’édition Les Arènes, qu’on a connue plus sérieuse. Cette débauche est accompagnée toujours dans le même numéro du Monde, toujours dans la partie réservée à la littérature, de quatre autres articles pour célébrer les dissidents comme de grands auteurs, pour parler encore un peu de la dureté de la guerre que subissent les pauvres Ukrainiens par la faute d’une sorte de psychopathe qui vivrait au Kremlin. Ce n’est pas avec cette psychologie de bazar qu’on comprendra quelque chose à la Russie et à la guerre qui se déroule en Ukraine. 

Livres. Prix Strasbourg : découvrez les auteurs récompensés pour « leur  engagement et leur courage »

Mickael Roubine et Roman Badanine 

Comme on le comprend la propagande russophobe, richement dotée ne s’arrête pas. Peu importe que ces livres ne se vendent pas ou peu. Ils occupent l’espace médiatique, et pendant qu’on parle d’eux on ne parle pas du reste, par exemple des ouvrages de Jacques Baud. J’ai appris en recherchant un peu des informations sur ce livre qu’il existe un site de propagande, desk russie. Ce site répercute toutes les idées reçues qui entretiennent la russophobie occidentale. On y voit par exemple le vieux russophobe Stéphane Courtois qui exerça ce talent douteux en tant qu’anticommuniste primaire, et qui ne se fait pas à l’idée que la Russie de Poutine et celle de Staline ce n’est pas tout à fait la même chose. C’est ce sinistre russophobe qui avait dirigé le livre russophobe et plus que controversé intitulé Le livre noir du communisme. Stéphane Courtois est un ancien mao, ces maoïstes que les Etats-Unis finançaient par dizaines du moment qu’ils étaient russophobes, cela suffisait pour être apointé par la CIA ou par des think tanks ou des universités. Tous ceux qui travaillent pour desk russie sont pour une guerre à mort contre la Russie. Souvent ce sont des Russes exilés qui trouvent là un moyen de gagner leur vie. Un certain nombre ont été recyclés au CNRS ou dans les universités françaises. L’horizon unique de ces gens est la guerre, la guerre et encore la guerre, ils ne comprennent rien d’autre, ils n’ont même pas idée que la diplomatie pourrait peut-être mettre fin à la guerre. Autrement dit la Russie c’est le mal et Poutine est son grand prêtre. Il ne leur vient pas à l’idée que peut-être la paix aurait pu être signée en avril 2022. Zelensky y était favorable, mais les Occidentaux pensaient qu’ils gagneraient la guerre.  Roman Badanine a quitté la Russie en 2021, quelques mois avant l’invasion de l’Ukraine (février 2022). Membre senior du programme de journalisme international à l’université de Stanford, il a reçu la médaille Don Bolles de l’ONG américaine Investigative Reporters and Editor. On comprend d’où vient l’argent ! 

Les promotions de desk russie en septembre 2026


[1]https://www.youtube.com/watch?v=x0ztRECCJk8

[2]« En Saxe-Anhalt, l’AfD aux portes du pouvoir », Le monde, daté du 5 septembre 2026.

[3] https://www.independent.co.uk/news/world/europe/trump-putin-leipzig-airport-drone-attack-nato-b3045137.html

[4] https://www.franceinfo.fr/monde/europe/manifestations-en-ukraine/en-ukraine-l-embarras-apres-des-coups-de-feu-tires-lors-d-une-confrontation-entre-deux-agences-de-renseignement-a-kiev_8175563.html

[5] Celui-ci a commis le scénario d’une mini-série Kaboul, financée par l’Union européenne, série qui défendait le point de vue de la CIA, ce qui n’est pas très original.

[6]En vérité elle a immigré très jeune aux Etats-Unis, à un âge où évidemment elle n’avait aucune conscience politique quand à la fin de l’URSS les frontières s’ouvraient pour les Juifs russes qui voulaient s’exiler. Mais ça fait bien de raconter qu’elle est une sorte de dissidente russe.

[7] https://www.lemonde.fr/livres/article/2026/09/08/roman-badanine-pour-poutine-la-guerre-en-ukraine-n-est-qu-un-moyen-de-se-maintenir-au-pouvoir_6768396_3260.html?srsltid=AfmBOoo6RWfclLIXGcwKWYKXCbKBNyCtDwTztNzuV5GiGyMh3AaLTq0X 

[8] https://www.lemonde.fr/livres/article/2026/09/08/le-tsar-en-personne-le-monde-publie-les-extraits-de-l-enquete-choc-sur-le-quart-de-siecle-de-vladimir-poutine-au-pouvoir_6768394_3260.html?srsltid=AfmBOoqz7kYDOnI4VFK70DwZeQkloUEqQcxZtmCNgCabAVzPuyI3XKVQ 

jeudi 17 septembre 2026

La dette publique et les taux d’intérêt

L'écart de taux entre l’OAT française et le Bund allemand 

Dans le temps, on nous vantait les mérites du capitalisme dans le fait que le temps de travail diminuait, l’âge de la retraite arrivait de plus en plus tôt, générant une silver économie dynamique, les avantages sociaux étaient de plus en plus importants. Aujourd’hui on nous dit exactement le contraire, que le progrès économique est épuisé qu’il faut travailler plus, partir plus tard à la retraite, consommer moins et épargner moins pour financer la dette publique ! C’est comme ça en France, mais aussi dans la plupart des pays occidentaux. Est-ce un constat de faillite du système capitaliste ? Ça y ressemble furieusement.

Tout le monde s’affole sur la hausse des taux d’intérêt sur la dette française, et on souligne que ce taux est bien au-dessus du taux allemand, alors que l’économie allemande est encore plus malade que l’économie française. Évidemment les mêmes rigolos qui dans le camp macronien ont creusé la dette pour financer la guerre en Ukraine, pour financer le budget de la Commission européenne, ou encore pour réarmer la France contre une menace qui n’existe pas, nous disent que tout le monde doit faire des efforts parce que les hedge funds spéculent contre la France pour faire monter les taux, ce qui est exact. Il est assez comique cependant de voir le journal Le monde, le quotidien principal de désinformation en France sur tous les plans nous dire que finalement cela est aussi le résultat de la hausse des cours du pétrole[1]. En vérité la première cause de cette spéculation hostile, sur le plan technique, est le résultat de deux funestes décisions :

1. l’interdiction de l’État de financer sa dette auprès de la Banque de France ; cette interdiction de financer les déficits publics par la Banque de France est inscrite à l’article 123 du Traité de Maastricht, interdisant tout crédit ou achat direct de titres de la dette par la banque centrale

2. l’indépendance de la Banque centrale européenne dont maintenant nous dépendons et dont l’objectif unique est de lutter contre l’inflation – ce qui veut dire, produire des taux d’intérêts qui dissuadent aussi bien les investissements productifs que les investissements immobiliers.

Le gouvernement Biscornu a décidé que ce sera aux retraités et aux petites gens de payer pour la dette que les politiciens, cornaqués par le patronat, ont laissé filer. On a vu l’ubuesque ministre de l’économie, Roland Lescure, dont le patrimoine déclaré est de plus de 4 millions d’euros, selon l’HATVP, nous expliquer benoîtement que les retraités qui touchent une pension de 2000 € par mois sont des nantis. J’ai déjà dit que la question n’était pas l’idée d’abaisser la dette, mais plutôt de qui en paiera le prix[2]. Trois pistes sont facilement réalisables, d’abord une baisse des subventions aux entreprises, ensuite cesser de financer à perte le budget de la Commission européenne, enfin refuser d’augmenter le budget de la défense. A cela bien entendu on peut ajouter une quatrième possibilité, l’option d’une taxe de type Zucman sur les patrimoines les plus élevés. Mais le gouvernement de Biscornu à la solde du patronat et de la Commission européenne préfère nettement s’en prendre aux remboursements de la sécurité sociale, aux allocations chômage et aux retraites. C’est une option idéologique qui, ainsi que le demande depuis 1945 le patronat, vise à privatiser le secteur des dépenses sociales qui lui échappe encore en grande partie. Dans le tableau ci-dessous je fais une estimation grossière de ce que pourrait rapporter une orientation différente de celle qui est suivie aujourd’hui. Pour le budget européen, je prends la somme de 2026 qui est la somme nette, déduction faite des retours. Pour les subventions aux entreprises, je les divise par trois, supposant que l’État a une légitimité pour subventionner des secteurs essentiels à notre souveraineté. Pour la taxe Zucman, je prends l’estimation la plus basse qui a été faite. En suivant ces principes, mais il y en a bien d’autres, je n’ai pas compté par exemple les 6 milliards supplémentaires alloués au secteur de la défense, nous voyons que la dette pourrait être remboursée en trente ans facilement. Ce calcul très approximatif a uniquement pour but de montrer que le remboursement de la dette dans ses modalités ressort d’abord d’un choix politique, autrement dit de la lutte des classes, et c’est bien le patronat et l’oligarchie qui ont le vent en poupe, ayant financé les politiciens qui définissent les lois qui seront mises en place. 

 

On voit que ces simples pistes produiraient tout à fait un choc sur les marchés, simplement en réduisant la dette publique de plus de 100 milliards par an. Mélenchon lui a avancé l’idée de « brûler la dette »[3]. Cette proposition spectaculaire n’a pas de sens. Tout d’abord parce que cela voudrait dire que la France sanctuarise les 18% de la dette publique qu’elle détient dans les coffres de la Banque de France – en fait du Trésor. Or il faut rappeler à Mélenchon que la Banque de France est indépendante des pouvoirs publics, et qu’elle n’est pas obligée de le faire, ensuite que la BCE ne serait pas d’accord, qu’il faudrait violer les traités européens pour cela. Et si le nouveau gouvernement désobéissait, les marchés financiers feraient exploser les taux sur les 82% du reste de la dette ! L’idée de Mélenchon est typique de ses errements. Il veut en parole une souveraineté nationale, mais il accepte de rester dans l’euro et dans l’Union européenne. Sortir de l’euro et renationaliser la Banque de France, cela aurait du sens du point de vue de la gestion souveraine de la dette. Sanctuariser 18% de la dette cumulerait au contraire toutes les difficultés à venir et accélérerait les attaques des marchés contre la dette. Ce qu’on gagnerait d’un côté, on le perdrait de l’autre très rapidement. Curieusement le banquier macronien, Mathieu Pigasse qui pense lui aussi avoir un destin politique à sa portée, est venu le soutenir. Mélenchon avance que cela permettrait de trouver des marges de manœuvre budgétaire. En fait ce serait 630 milliards de dette gelés, mais on économiserait que sur les intérêts, c’est-à-dire environ 25 milliards. Cela n’est pas négligeable bien entendu, mais nous avons vu ci-dessus que d’autres économies plus substantielles sont possibles.   

 

La dette cumulée de la Sécurité sociale s’élève à environ 300 milliards d’euros. Celle-ci est la contrepartie en vérité de la baisse relative des salaires. Tout le monde s’accorde en effet pour dire que les salaires en France sont scandaleusement bas, qu’ils n’ont pas suivi la hausse de la productivité du travail depuis 1983 comme nous le voyons dans le graphique ci-dessous. Comme on le sait c’est bien cette déconnexion des salaires de la hausse de la productivité du travail qui a permis l’explosion des fortunes des milliardaires, voire d’en produire de nouveau. En 2026, la masse salariale sera d’environ 820 milliards d’euros. Supposons que cette masse augmente de 10% - ce qui ne serait au fond qu’un maigre rattrapage – cela engendrerait un volume de 900 milliards d’euros et donc une hausse concomitante des cotisations sociales d’environ 20 milliards, si on suppose que les cotisations sociales représentent environ 25% du salaire brut. Puisque la dette de la Sécurité sociale est évaluée à 300 milliards d’euros, cela permettrait d’apurer celle-ci en 15 ans ! Bien entendu un taux de croissance de 2 ou 2,5% par an, aiderait encore plus à purger les dettes. Il faut se souvenir que nous avons aujourd’hui près de 6 millions de personnes à la recherche d’un emploi[4], et plutôt que de se lancer dans une politique d’allongement de la vie de travail, et d’augmentation des durées travaillées, il serait bon de donner du travail à tout le monde, contrairement aux propositions rétrogrades des Attal et des Philippe qui n’ont jamais travaillé de leur vie et qui n’ont pas été plus loin que ça au-delà du périphérique de la capitale ! 

Productivité et salaires : un lien rompu | À la marge | Martin Anota | Les  blogs d'Alternatives Économiques

La dette publique, dont celle de la Sécurité sociale, est une construction sur quarante ans : on a déformé volontairement la répartition de la valeur entre les salaires et les profits au nom de la politique de l’offre pour nous adapter à l’idéal européiste de la concurrence pure et parfaite, idéal qui devait faire de l’Union européenne la première économie du monde, avec des salaires élevés, un niveau d’éducation très haut et une croissance forte fondée sur l’économie de la connaissance ! On a multiplié les exemptions de cotisations sociales, on a voté des lois fiscales de plus en plus favorables aux très riches et aux entreprises. Le résultat est un fiasco général : aucun des buts que l’Union européenne s’était fixés n’a été atteint, et aujourd’hui nous voyons le résultat. Cette déconfiture était déjà visible avant la guerre en Ukraine, il faut remonter au moins à la crise de 2008 et à la crise de l’euro qui s’est ensuivie. Bien sûr la politique belliciste menée aujourd’hui par la bureaucratie bruxelloise contre la Russie ne fait qu’aggraver les choses, aussi bien parce qu’elle nous coupe de ressources énergétiques et d’un marché dynamique, mais aussi parce qu’elle aggrave la crise des finances publiques avec sa velléité de surarmement. Il est assez hallucinant de voir que la classe politique française – gauche y comprise – marche dans ces visées sans trop le dire. Dans le temps la gauche militait pour la paix, pour le désarmement, aujourd’hui, FI comprise, c’est un silence assourdissant, sans parler de cette gauche de droite dirigée par l’agent des Etats-Unis Glucksmann. L’Union européenne s’appauvrit rapidement et la France se tiermondise, c’est un fait. Abaisser drastiquement les dépenses de Sécurité sociale est le signe d’une civilisation en déclin, nonobstant le fait que très certainement des dépenses inutiles pourraient être évitées. On peut dire évidemment la même chose des dépenses étatiques ou de celles des collectivités locales où la gabegie ne manque pas.

 

Au fond pour comprendre l’économie, il faut avoir en tête l’idée des vases communicants ce qui va d’un côté ne peut pas aller de l’autre. Au sait depuis le XVIIIème siècle et les Physiocrates que l’économie est un circuit et qu’il est très mauvais de laisser s’accumuler une épargne oisive ou destinée à la spéculation, c’est pourquoi l’impôt doit éponger ce surplus d’épargne qui en fait bloque la circulation de la valeur. La plupart des économistes d’aujourd’hui dont la culture historique tient sur le dos d’un timbre-poste, n’ont pas l’idée de la notion de circuit, et puis c’est tout de même bien plus payant et moins fatigant de réciter le catéchisme de l’économie de l’offre diffusé dans les grandes écoles, à Bruxelles et dans les milieux patronaux.



[1]https://www.lemonde.fr/politique/article/2026/09/15/flambee-du-petrole-et-hausse-des-taux-nouvelle-alerte-sur-les-finances-publiques-francaises_6774322_823448.html

[2]https://ingirumimusnocte2.blogspot.com/2026/08/de-la-dette-publique-et-de-son.html

[3]https://www.lemonde.fr/politique/article/2026/08/28/l-annulation-de-la-dette-de-la-france-la-proposition-polemique-qui-place-jean-luc-melenchon-au-c-ur-des-debats-de-la-presidentielle_6758807_823448.html?srsltid=AfmBOoqls0QFon-LQdVbDMdMXZ4szEvvRekrqgkDW22l2YJRIXF-lpGF

[4]https://dares.travail-emploi.gouv.fr/donnees/demandeurs-emploi-inscrits-france-travail-donnees-mensuelles

Allemagne, la décomposition du système

  Le désastreux Merz annonçant que son parti a encore perdu, mais qu’il se maintiendra au pouvoir   En Allemagne il y a eu des élections...