
Le président américain,
Donald Trump, lors de sa conférence de presse du 6 avril 2026
Les conséquences de la guerre déclenchée par les Etats-Unis
et Israël contre l’Iran sont difficiles à calculer précisément. D’abord il y a évidemment
le coût humain pour lequel les Iraniens payent un prix élevé, et dans une
moindre mesure les Libanais. Mais cela c’est le théâtre de la guerre. Cependant
les dégâts de cette guerre bien mal calculée, vont se répercuter bien au-delà,
sur le monde entier, et cela va contribuer sans doute à accélérer les mutations
d’un monde jadis dominé par les Etats-Unis et l’Occident. En gros il y a deux types
de conséquences, des conséquences économiques immédiates et des conséquences
politiques à plus long terme. Tout part bien évidemment de la hausse du coût de
l’énergie, du pétrole comme du gaz comme le montre le graphique ci-dessous. La première
conséquence est à court terme une hausse drastique du pris de l’énergie dont l’effet
se fait sentir déjà pour les ménages à la pompe, y compris aux Etats-Unis où
pourtant cela ne manque pas. Cette hausse du prix du carburant va réduire les
possibilités consommatrices des ménages dans le monde entier et engendrer une
inflation générale des coûts de production. On prévoit une inflation de 2% en
2026 en Occident, mais cela pourrait être bien pire. Or
à la différence d’une inflation par les salaires qui booste la consommation des
ménages et donc l’activité, une inflation qui provient de la hausse des coûts
des matières premières est comme un impôt sur la consommation et sur la production.
Ainsi la hausse du coût de l’énergie va peser dans les années à venir – disons à
l’horizon de 5 ans – sur l’industrie, même s’il y a une cessation des actions
militaires dans la région par exemple d’ici la mi-mai. Les dégâts matériels
sont considérables. Au Qatar par exemple on avance qu’il faudra entre 2 et 5
ans pour remettre la production de gaz au niveau où elle se trouvait avant la
guerre. La compagnie énergétique publique du Qatar a ainsi fait état à la
mi-mars d'incendies et de nouveaux « dommages considérables » sur le
complexe gazier de Ras Laffan, après de nouvelles attaques de missiles à l'aube
sur ce site majeur de production de gaz naturel liquéfié (GNL). Selon la
télévision d'État iranienne, Israël avait auparavant frappé avec les États-Unis
le site de South Pars/North Dome, la plus grande réserve de gaz connue au
monde, partagée par l'Iran et le Qatar. Les
médias dominats nous disent que le pétrole et le gaz provenant des États du
Golfe ne représentent que 20% de l’offre mondiale, certes, mais si ces 20%
manquent on s’installe dans la pénurie parce qu’on n’a pas les moyens de la
remplacer à court terme, même en libérant totalement l’offre pétrolière qui
viendrait du Venezuela.

Cette hausse des prix va entretenir aussi bien l’inflation
des coûts qu’une dépression économique marquée, notamment en Europe par un effondrement
de la consommation. Toutes les perspectives de croissance sont d’ores et déjà
révisées à la baisse pour tous les pays occidentaux. L’Allemagne sera le pays
européen le plus marqué par cette dépression, le PIB va baisser alors que les
prix augmenteront, on ne sait pas encore très précisément dans quelles
proportions. Un des fleurons de l’industrie allemande BASF a commencé déjà à déménager
en Chine !! Ce qui veut dire, moins d’emplois sur le territoire
allemand. En France également la croissance prévue sera révisée à la baisse, ce
qui va obliger le gouvernement – mais y’en a-t-il un dans ce pays ? – de
réviser ses prévisions budgétaires qui ont été bâties sur une croissance de 1% pour
l’année 2026. Au mieux nous serons à 0%. Si les conséquences de cette guerre en
Iran sur la croissance économique de la France sont moins marquées qu’en Allemagne
cela tient au fait que l’Allemagne est un pays plus industrialisé que la France.
Or l’industrie a besoin d’énergie, du gaz comme du pétrole. Il y a chez nous
cependant un élément à considérer : l’essence à la pompe est taxée à 75%,
c’est unique en Europe ! Donc cette hausse des prix des carburants pourrait
être une aubaine pour le gouvernement. Sauf que les ménages vont également
réclamer que l’État baisse les taxes, ce qui a été fait par exemple en Italie et
en Espagne. Plus la guerre durera et plus l’Occident et particulièrement l’Europe
va payer le coût indirect de cette guerre sur le plan économique. Tous les
secteurs seront touchés, le tourisme, le transport aérien. Le blocage durable
du détroit d’Ormuz, suivi du blocage du détroit de Bab el-Mandeb par les Houthis,
mettrait à genoux l’économie mondiale et plus particulièrement l’économie
occidentale. C’est la grande leçon de la guerre qui révèle sa fragilité et qui
conforte la position de ses ennemis qui, avec assez peu de moyens peuvent la paralyser.
En cherchant l’épreuve de force, Trump n’a fait que révéler la faiblesse structurelle
de l’Occident, ce qui va certainement encourager ses ennemis à continuer. Les Houthis
menacent également de détruire le pipeline qui relie Bahreïn et l’Arabie
saoudite à la Mer Rouge. C’est peut-être la conséquence la plus terrible de
cette guerre. Dans le même temps les États du Golfe voient sous leurs yeux que
les bases étatsuniennes installées chez eux ne les protègent pas, bien au
contraire elles en font des cibles. Au-delà de la question pourtant cruciale
des prix des carburants, il y en a eu encore plus cruciale, c’est celle d’une
pénurie absolue de carburant, en effet, en France la ministre porte-parole du gouvernement
a déclaré qu’environ 18% des stations-service avaient déjà une pénurie dans au
moins un des carburants vendus.
Il n’y a aucune raison qu’à court terme cela s’arrange, même si l’armée étatsunienne
qui a créé le chaos arrivait à rouvrir le détroit d’Ormuz. Le blocage du
détroit d’Ormuz a mis l’accent sur un autre phénomène souligné par Jacques
Sapir : en rallongeant les circuits de distribution, la pénurie de méthaniers
et de pétroliers devient flagrante pour approvisionner l’Occident. Pour
ces bateaux, il vaut mieux en effet travailler avec les Russes qui en manquent
et les Chinois dans un environnement sûr que de risquer la mort a transporter
du pétrole et du gaz en provenant des pays du Golfe.
Soyons clairs ce n’est pas parce qu’on condamne la guerre
déclenchée par la coalition israélo-étatsunienne qu’on est pour autant un défenseur
des mollahs qui ont mise en effet un régime politique mortifère en Iran. Les
fanfaronnades quotidiennes de Trump sur la puissance de son armée sont
seulement la démonstration de la faiblesse des Etats-Unis. Cette faiblesse est
démontrée et renforce évidemment l’Iran qui prend de plus en plus confiance dans
ses capacités défensives contre les prétentions israélo-étatsuniennes. L’image
de marque des Etats-Unis qui était déjà bien dégradée avant le retour de Trump
à la tête du pays en a pris un vieux coup. Celle d’Israël empêtré dans les
errements des ultras du gouvernement de Netanyahu, n’en parlons pas, d’autant
qu’au même moment, le parlement votait stupidement une loi rétablissant la
peine de mort pour les terroristes palestiniens. Cette
loi qui n’aura aucun effet sur les terroristes islamistes qui aspirent au rôle
de martyre, n’a qu’un résultat, renforcer l’image répressive du gouvernement
israélien actuel et diviser un peu plus la société. Mais cette guerre inconsidérée
et mal préparée ferait presque passer les mollahs pour des gentils. C’est là un
paradoxe intéressant, alors que les mollahs depuis quarante années menacent de
destruction Israël, c’est Israël et les Etats-Unis qui passent clairement pour les
agresseurs.

L’État-major de l’armée
étatsunienne décapité
Oublions l’abrutissement de Donald Trump qui injurie tout le
monde et menace l’Iran de le raser. Il a dit d’ailleurs que contre l’Iran il n’y
avait pas de crime contre l’humanité, vu que les Iraniens étaient des animaux !
Bonjour l’élégance diplomatique. Comme prévu le soulèvement des Iraniens contre
les mollahs n’a pas eu lieu, et on se demande encore comment les Étatsuniens et
les Israéliens pouvaient croire à une telle issue après les émeutes de janvier
dernier. Raser l’Iran c’est possible bien sûr, mais ce serait déclencher l’apocalypse,
car il faudrait user de la bombe nucléaire. C’est une issue qui fait peur,
sachant combien Trump est stupide, et d’autant que son secrétaire de la défense,
Pete Hegseth, vient de réaliser une purge considérable dans l’armée
étatsunienne, purge certainement pour empêcher que les hauts gradés continuent
à critiquer cette guerre que les Etats-Unis ne peuvent pas gagner autrement qu’en
rasant l’Iran. Il a limogé le jeudi 2 avril, trois généraux de l’armée, dont le
chef d’état-major de l’armée de terre, Randy A. George, le commandant général
du Commandement de la transformation et de la formation de l’armée, David
Hodne, et le chef des aumôniers de l’armée, William Green Jr. Il faut y ajouter
aussi le lieutenant-général Jeffrey Kruse qui aurait produit un rapport sir l’Iran
qui a beaucoup déplu à Trump et son gang qui ont du mal à regarder la réalité
en face. Depuis
sa nomination à la tête du Pentagone en janvier 2025, le furieux Pete Hegseth a
limogé ou demandé à au moins 17 hauts gradés de l’armée de démissionner — sans
fournir de raison.
Ces limogeages à répétition, surtout en plein guerre est la preuve indirecte
que l’action folle de Trump est contestée au plus haut niveau du Pentagone,
mais également qu’elle n’obtient pas les résultats escomptés. Les Iraniens ont
d’ailleurs ironisé sur cette décapitation de la tête du serpent ! Parallèlement,
alors que les Etats-Unis avaient donné un ultimatum aux Iraniens jusqu’au 8
avril pour libérer le détroit d’Ormuz, les Israéliens ont commencé de bombarder
l’Île de Kharg dès le 7 avril. Comme s’ils voulaient absolument obliger les
Etats-Unis à s’enliser dans cette aventure. Ce qui laisse entendre que les
objectifs d’Israël et des Etats-Unis dans cette guerre sont divergents.

Le grand gagnant de cette guerre mal pensée, tout le monde
le comprend maintenant, y compris les journalistes du journal Le monde, est
sans conteste la Russie qui devient le pivot de la croissance du bloc Russie-Asie.
Déjà on prévoit que la Russie va passer d’un déficit budgétaire de 3,6% en 2025
à un excédent d’au moins 2% et peut-être plus. Cette nouvelle guerre
étatsunienne renforce par ailleurs les relations entre la Chine et la Russie,
la Chine qui fait du profit en revendant du gaz et du pétrole au Japon son
ennemi préféré. Dans le même temps la Corée du Sud a fait savoir qu’elle était
très mécontente que les Etats-Unis aient récupéré des soldats et des armement installés
sur son sol pour continuer sa guerre avec Téhéran. En réalité tout cela
renforce l’axe Russie-Chine comme le seul axe de stabilité dans le monde et
donc par suite, les pays du Golfe sont se tourner de plus en plus vers ces deux
pays pour retrouver un peu de calme et continuer à faire des affaires. C’est
déjà pratiquement le cas de l’Arabie saoudite. Ce qui veut dire que les
Etats-Unis perdraient en conséquence leur domination sur ces pays pétroliers et
gaziers. Depuis quelques semaines les Européens commencent à parler de se
rabibocher avec Poutine qui leur a proposé du gaz et du pétrole. Mais
bien sûr il y a des contreparties, notamment aider la Russie à terminer la
guerre en Ukraine en forçant Zelensky à s’effacer par exemple en arrêtant de le
financer pour qu’il continue sa guerre sans espoir. C’est un peu l’histoire des
bourgeois de Calais ! Entre temps, en septembre 2025 les Russes et les
Chinois avaient acté la construction colossale conjointe d’un nouveau pipeline,
Power of Siberia 2, un gazoduc de 7000 kilomètres, qui pour un coût de
12 milliards de dollars serait le projet le plus puissant du monde dans ce
domaine. La stupidité des Européens saute cruellement aux yeux, croyant priver
la Russie de ressources financières pour l’empêcher de financer la guerre en
Ukraine, ils se sont tirer une balle dans le pied, la Russie n’ayant aucun mal à
vendre son gaz ailleurs. En décembre dernier, Ursula von der Leyen qui est bien
plus idiote qu’on ne croit, pérorait en disant qu’en 2027, l’Europe serait en
mesure de se passer totalement du gaz russe !
C’est bien, mais pour le remplacer par quoi aujourd’hui ? Certains
illuminés du journal Le monde pensent qu’il faut accélérer la transition
énergétique. Or cette transition non seulement demande beaucoup de moyens
financiers que l’Europe n’a pas, mais elle demande aussi beaucoup de temps, Que
fait on entre temps ? En outre toutes les énergies ne sont pas
substituables. Il est par exemple impossible de substituer de l’énergie d’origine
nucléaire ou provenant des éoliennes au pétrole et au gaz, sachant que ces deux
dernières formes interviennent comme on l’a dit dans de nombreux secteurs industriels,
comme le plastique ou les engrais et globalement dans la chimie.

En 2021 la Russie assurait
45% de l’approvisionnement en gaz de l’Europe
C’est là qu’on trouve une autre dimension stratégique à
cette guerre, cette pénurie d’énergie pour les Européens n’a que deux solutions.
Soit on refait ami-ami avec les Russes à l’échelle de l’Union européenne, mais
alors on sacrifie le clown de Kiev et son gang, soit c’est l’Union européenne
elle-même qui éclate. Les nations ne peuvent pas se laisser mourir comme ça. Plusieurs
pays européens préféreront se fâcher avec Bruxelles que de se priver de gaz. On
voit mal la Hongrie, la Slovénie et la Serbie se passer de l’énergie russe. Mais
d’autres pays ont commencé à critiquer ouvertement ce suicide assisté de l’économie
européenne, au premier rang desquels on trouve la Belgique – un des membres
fondateurs de l’Europe institutionnelle – ce petit pays qui avait déjà critiqué
très fortement et empêcher le vol programmé des avoirs russes placés sous sa
conservation. L’alternative risque d’être assez simple si l’Union européenne
maintient la ligne idiote de von der Leyen et Kaja Kallas : soit on sort
de l’Europe, soit en crève. Cette soi-disant volonté d’indépendance de l’Europe
face au gaz russe est en outre d’une grande hypocrisie : la France par
exemple a augmenté ses achats de gaz russe en 2024, mais en rachetant ce gaz
aux Indiens qui en font commerce et qui au passage prélèvent leur dîme. Les
Français ont acheté ce gaz aussi beaucoup plus cher parce qu’il s’agit du GNL,
et donc la liquéfaction est une procédure qui augmente les coûts. Entre 2023 et
2024 on estime que la France accru son approvisionnement en gaz russe de 81%. Dans
ces conditions on voit mal comment notre pays pourrait passer du jour au lendemain
à se passer de ce gaz. L’Italie qui est très dépendante au gaz pour son
économie, va devoir se tourner elle aussi vers la Russie puisque le gaz des
pays du Golfe va continuer à être distribuer d’une manière plus aléatoire. Il y
a encore quelques mois Meloni bouffonnait en avançant que l’Italie allait se
passer complètement du gaz russe, mais elle n’avait pas anticipé les effets d’une
guerre dans les pays du Golfe ! Aujourd’hui elle apparait très réservée
sur la poursuite des sanctions envers la Russie – il est vrai que l’opinion en Italie
penche fortement vers Moscou depuis très longtemps. En Allemagne également de
larges secteurs de l’opinion, notamment le patronat, penchent aussi pour une
levée des sanctions, pour réparer les Nord Stream, même si Ursula von der Leyen
a avancé bien imprudemment que ces deux gazoducs seraient définitivement
condamnés. C’est une partie des raisons qui font que l’AfD et BSW, les partis
souverainistes de droite et de gauche qui ont commencé à se parler, volent de
succès en succès, au point que certains envisagent même d’interdire l’AfD si
par malheur ce parti gagnait les élections !
Interdire un parti au nom de la démocratie pour ce qu’il pourrait peut-être
faire, c’est un sacré précédent !

Répartition de l’extraction
et du raffinage des terres rares en 2024
Ce que nous comprenons maintenant c’est qu’en déclenchant
cette guerre stupide les Etats-Unis ont démontré essentiellement leur
vulnérabilité et renforce l’entente entre la Russie et la Chine. Il y a encore
quelques mois on daubait sur cette entente, disant que la Chine avalerait
forcément la Russie, mais la réalité est complexe, les Chinois ont besoin de la
Russie, tout autant que l’inverse. Il apparait aujourd’hui que la position
étatsunienne est intenable. Le coût de la guerre en Iran est déjà estimé à 50
milliards de dollars, et c’est loin d’être terminé, mais es arsenaux sont
vides. Comme on l’a dit il faudra aux Etats-Unis entre 2 et 5 ans pour
reconstituer leurs stocks de missiles, or la production de ces engins de mort
dépend des terres rares chinoises qui sont aujourd’hui sous embargo. Les Etats-Unis
possèdent bien des terres rares, mais leur traitement se fait en Chine ! Certes
les Etats-Unis pourront se mettre au raffinage, mais cela demande de l’argent
et du temps, sans parler de la formation des compétences en la matière. Dans ces
conditions on se demande bien ce que cela veut bien pouvoir dire que Trump
réclame au Congrès un budget militaire de 1500 milliards de dollars ! Soit
une hausse de 50%. Notez que le budget militaire de la Russie s’élève à 250
milliards de dollars environ, et qu’en 2026 ce pays dégagera probablement un
excédent budgétaire de 2 ou 3%, tandis que les Etats-Unis devraient réaliser un
déficit budgétaire de 7 à 8%. Le FMI exhorte les Etats-Unis à réduire leur
déficit, alors qu’un vote d’une hausse radicale du budget militaire accroitrait
encore ce déficit !! En attendant, le dollar voit sa valeur s’effriter
face à l’euro !

Le dernier point est évidemment que les Etats-Unis qu’ils le
veuillent ou non n’ont plus les moyens de soutenir l’Ukraine dans sa croisade
contre la Russie. Cela devrait donner à réfléchir aux Européens qui n’ont pas
les moyens de compenser cette défaillance. Comme on le dit donner de l’argent encore
faut-il transformer cette manne financière en moyens militaires et on est loin
du compte. Tout milite pour que rapidement la guerre en Ukraine se termine au
plus vite, ce qui sera de toute façon une victoire pour la Russie et une
défaite pour les Européens qui stupidement ont suivi les Etats-Unis dans cette
aventure ! Le lundi 7 avril 2026, Trump annonçait qu’il allait détruire l’Iran,
bombarder les ponts et les distributions d’énergie, menaçant l’apocalypse,
disant qu’il s’en moquait de massacrer femmes et enfants, mais, comme je le pensais,
le 8 au matin, il annonçait un cessait le feu et l’ouverture de négociations. On
se demande si ce garçon est sérieux ! Des milliers d’Iraniens avaient formé
des chaines humaines pour protéger les ponts et les installations électriques,
montrant ainsi que si les Iraniens ne sont certainement pas tous favorables aux
mollahs, ils sont dans la réprobation des frappes étatsuniennes sur leur pays,
contrairement à ce que Trump disait : « Les Iraniens aiment nos
bombes ! » Ces négociations annoncées par Trump semblent montrer
qu’il a décidé de sortir de ce piège, il va dire certainement qu’il a gagné et
se retirera. Mais personne ne sera dupe, il aura perdu la guerre. Bien entendu il a dit à l’Agence France-Presse (AFP) que les Etats-Unis avaient remporté une « victoire totale et complète » en concluant un accord de cessez-le-feu de deux semaines avec l’Iran.

Des chaines humaines se sont
formées en Iran pour protéger les ponts le 7 avril 2026