vendredi 17 juillet 2026

Zbigniew Brzezinski, Le grand échiquier, Bayard, 1997

 

Ce livre a près de trente ans, mais il reste important et doit être lu et relu par tout le monde y compris et surtout par les ennemis de l’impérialisme étatsunien. En vérité ce livre est d’une médiocrité et d’une étroitesse d’esprit hallucinantes, mais il explique parfaitement comment pensent les « élites » des Etats-Unis dans leur relation au monde. Et c’est bien cela qui nous intéresse car cette rhétorique explique les guerres d’aujourd’hui en Ukraine, mais aussi au Moyen-Orient, et les foyers que les Etats-Unis alimentent dans le Caucase. Dans ce pays fait de bric et de broc, n’importe qui peut devenir président, pourvu qu’il soit milliardaire, et n’importe quel imbécile peut en devenir le penseur dominant. Je ne pointerais pas toutes les stupidités et les erreurs qui émaillent cet ouvrage. Il y en a à toutes les pages. Mais ces erreurs vont servir de fondement à un discours qui justifie l’impérialisme étatsunien. Brzezinski chantait le vieux refrain de la paix dans le monde et de la démocratie, sans qu’il soit capable de définir clairement ce qu’était la démocratie, et il ne comprenait pas pourquoi les Etats-Unis sont détestés dans le monde entier – et encore on peut dire que depuis la parution de ce livre, cette détestation s’est aggravée.  Les autres pays moins performants que les Etats-Unis – selon lui – sont au fond jaloux alors qu’ils ont adopté les éléments de la culture étatsunienne. C’est bien sûr une imbécilité parce que sur le plan de la culture les Etats-Unis n’ont rien inventé et se sont nourris essentiellement de la vieille Europe. Au passage Brzezinski soulignait l’importance du soft power de la culture étatsunienne et de son influence sur les élites, donc comment celles-ci sont en quelque sorte achetées. Cet aspect a été une réussite dont les Etats-Unis aiment à se vantait puisque la plupart des dirigeants européens ont été maintenant formés aux Etats-Unis, dans les universités ou dans les nombreux think tanks que financent aussi bien le gouvernements que les milliardaires. 

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Mais Brzezinski qui était Polonais d’origine, avait une qualité si on peut dire, il parlait clairement, sans langue de bois. Il avouait que les Etats-Unis visent à rester une puissance hégémonique et que les autres nations doivent s’aligner, à commencer par les pays européens qu’il appelle des vassaux ! Le but des Etats-Unis est d’arriver, après avoir vaincu l’URSS, à faire passer l’ensemble de l’Eurasie sous la coupe des Etats-Unis. Il ne faisait pas mystère du fait que la construction européenne est un élément décisif de ce processus. Il soutenait la construction européenne parce que c’est d’abord dans l’intérêt des Etats-Unis. Un des avantages de cette Europe institutionnelle selon lui est qu’elle mettra fin à la spécificité de la position français – c’est-à-dire gaulliste – qu’il trouvait un peu trop complaisante avec la Russie et trop autonome. Pour mieux maitriser cet ensemble, il soutenait la position allemande, puis comme il voulait une Europe confédérale dans laquelle les identités nationales se dissolvent, il avança que les Allemands aimeraient bien que dans l’Europe allemande, les résolutions se prennent à la majorité qualifiée et non à l’unanimité. On voit aujourd’hui avec la question ukrainienne que cette position serait une vraie calamité pour nous ! L’idée d’une Europe dominée par le couple Allemagne-Etats-Unis n’est pas nouvelle, comme le rappelait Annie Lacroix-Riz, elle remonte à la fin de la Première Guerre mondiale[1]. L’ouvrage a été écrit en 1997. À cette époque les Etats-Unis pouvaient penser qu’ils avaient gagné la Guerre froide. Mais Brzezinski ajoute deux petits bémols à cette euphorie, d’abord il comprend que la Russie ne va pas rester éternellement dans la nuit après l’effondrement de l’URSS. Brzezinski, mais il n’est pas le seul, ne comprenait pas que l’URSS se soit effondrée à cause de ses problèmes internes et non par exemple à cause des dépenses d’armement que les Etats-Unis l’obligeaient à financer[2].  Et donc qu’il faudra composer avec elle quand elle aura retrouvé de la puissance. Mais Brzezinski craignait aussi que l’Allemagne devienne trop puissante et finisse par jouer un jeu plus personnel en s’alliant avec la Russie. D’autres plus fins que Brzezinski, comme par exemple Georges Friedmann, avoueront qu’un des buts de la guerre en Ukraine, provoquée par les Etats-Unis c’est d’affaiblir l’Allemagne en la coupant de la Russie[3]. 

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Parmi les nombreuses erreurs d’analyse de Brzezinski, il y a celle-là : il ne croit pas que la Russie et la Chine puissent s’allier durablement. Évidemment il n’avait pas anticipé le fait que la croissance de la Chine et de la Russie étant plus rapide que celle des pays occidentaux, forcément ces pays allaient finalement pouvoir tenir la dragée haute aux Etats-Unis et à ses valets européistes. En fait il croit comme beaucoup d’imbéciles qui ont cru à la mondialisation heureuse sous l’égide des Etats-Unis, que l’avance technologique de ce pays ne serait jamais rattrapée. Autrement dit il pensait que la mondialisation consoliderait la hiérarchie des nations sans la bouleverser ! C’est pourquoi beaucoup d’Étatsuniens étaient pour saturer la Chine d’investissements étatsuniens qui ouvriraient ce marché énorme au profit des multinationales étatsuniennes ! C’est un sujet assez peu étudié par les économistes, mais les IDE qui partaient massivement de l’Occident pour aller en Chine ou même en Russie étaient en quelque sorte un renoncement à s’occuper de son pays en se comportant comme des prédateurs, profitant de l’aubaine de la pauvreté des pays dans lesquels ils investissaient. Les Occidentaux ayant une assez vague notion du long terme, ils pensaient que la Chine par exemple resterait la grande manufacture du monde et resterait à l’écart des hautes technologies. En vérité les IDE ont été justement une des sources du déclin de l’Occident, avec une croissance faible. 

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Bien entendu Brzezinski soutenait l’idée de l’élargissement de l’Union européenne et de l’OTAN vers l’Est comme étant une nécessité, une mission historique qui devait s’accomplir. Il avait le mérite de dire clairement que c’était la politique étatsunienne qui l’organisait. Supposant que cette politique amènerait la paix, la démocratie et la prospérité, mais surtout qu’elle ouvrirait aux multinationales étatsuniennes la possibilité de mettre la main sur les réserves énergétiques de la Russie et du Caucase ! Un quart de siècle après on voit le résultat avec la pénurie de gaz et de parole qui plombe pour longtemps l’économie européenne. Il voyait également l’Ukraine comme le « pivot » de cette politique clairement impérialiste, c’est-à-dire un Cheval de Troie. C’est sur ces bases idéologiques que les Kagan, Nuland et autre Friedman ont construit concrètement la guerre à la Russie et le coup d’État en Ukraine. Brzezinski n’est pas un pragmatique comme par exemple un Kissinger qui a alerté dans les dernières années de sa vie des dangers qui guettaient l’Occident en poussant toujours plus loin les frontières de l’OTAN et de l’Union européenne, c’est un idéologue, mais il reconnaissait que l’OTAN et l’UE étaient les deux faces d’une même pièce dans la consolidation de l’impérialisme étatsunien. À la fin du XXème siècle il pensait que la Russie serait incapable de trouver un leader qui dynamiserait le pays. Il s’est trompé, ses prévisions se sont révélées erronées, la Russie depuis l’arrivée de Poutine au pouvoir en 2000 s’est clairement redressée et a progressé bien plus vite que l’Europe et bien plus vite aussi que les Etats-Unis. 

De même il pensait impensable que la Russie s’allie sérieusement avec la Chine, et qu’au contraire la Chine allait rapidement revendiquer pour elle-même un morceau de la Russie, faisant passer ce pays sous sa domination. Avec des analyses fausses, on ne fait jamais de bonnes prévisions. Brzezinski n’avait pas prévu que la Russie de Poutine était le moteur des BRICS, et il n’avait pas prévu que la Russie pourrait se développer sans passer par une capitulation face aux exigences de la crapule étatsunienne et européiste. Il pensait que la Russie ne pourrait sortir de son isolement qu’en se soumettant aux exigences de l’OTAN, des Etats-Unis et de l’Union européenne ! L’inverse s’est produit. En déclenchant la guerre en Ukraine, c’est tout l’Occident qui a dévoilé ses faiblesses ! Accélérant ainsi son déclin et construisant de fait son propre isolement. Depuis la guerre en Ukraine en 2022, la Russie progresse trois fois plus vite que l’Union européenne, deux fois plus vite que les USA et montre que sur le plan militaire elle est capable de mettre en déroute l’ensemble des forces otaniennes. Les Européistes dont le personnel politique est particulièrement dévalorisé, attendent que la Russie se fatigue dans la guerre et que l’opinion publique se retourne contre Poutine et le renverse, c’est aussi comme ça que Trump pensait la guerre qu’il a perdue contre l’Iran. Mais Poutine est toujours très populaire en Russie, il flirte, selon les sondages étatsuniens, avec les 70% de soutien malgré quatre ans et demi de guerre, alors que les dirigeants européistes voient leur niveau de popularité chuter en dessous de 20% d’opinion positive, et la popularité de Trump est tombée dans son propre pays autour d’un gros tiers ! Ces sondages montrent manifestement un décrochage entre les soutiens des populations à la politique occidentale, et ceux qui soutiennent les dirigeants chinois ou russe. 

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Ce qui masquait à Brzezinski la réalité de la situation c’était de croire que l’Occident sur le plan économique était beaucoup plus fort qu’il n’était en réalité. La Chine, la Russie sont des pays dynamiques, autosuffisants, avec un endettement relativement faible. Les guerres déclenchées par les Etats-Unis, en Ukraine d’abord, puis en Iran, ont montré que l’Occident n’avait plus la capacité de ses ambitions. Mais en outre ce sont des pays qui progressent très vite sur le plan de la maitrise des technologies nouvelles, il suffit de comparer le nombre d’ingénieurs produits par les systèmes éducatifs russe et chinois avec celui des Etats-Unis ou de l’Europe. Brzezinski pensait que les Etats-Unis avaient les moyens militaires d’imposer au reste du monde son hégémonie, et au besoin de punir les récalcitrants. On a vu avec l’affaire de Taïwan que les Etats-Unis, fussent-ils conduit par Trump n’avaient pas les moyens d’imposer quoi que ce soit à la Chine. Mais les Occidentaux, du moins leurs dirigeants, veulent toujours suivre les idées fumeuses de Brzezinski. Ils croient toujours que la Russie est faible et qu’inévitablement elle perdra la guerre contre l’Ukraine. Ils suivent également Brzezinski quand celui-ci suggère que l’expansion de l’Union européenne et de l’OTAN est un mouvement irréversible. C’est pourquoi ils travaillent à truquer les élections, en Arménie, en Roumanie, en Moldavie, et ils tentent de le faire aussi en Géorgie. Cette logique peut bien amener le chaos, elle ne débouchera pas forcément sur la reconstitution d’un Occident hégémonique qui imposera ses valeurs. Aujourd’hui avec la crise énergétique provoquée par les deux guerres majeures déclenchées par les Etats-Unis, on voit que le piège se referme sur l’Occident et plus encore sur l’Union européenne qui est vouée maintenant à la récession économique et à l’appauvrissement de ses sujets. Quand un journal stupide comme Le monde continue à entretenir la flamme d’une défaite imminente de la Russie contre l’Ukraine, il ne fait que prolonger l’agonie des idées fumeuses de Brzezinski. Cette cécité de ce journal devenu un pur organe de propagande, vient en réalité du fait que les journalistes qui s’occupent des relations internationales ont été principalement élevés aux Etats-Unis, Young Leaders ou autre think tank, et donc ils sont sous l’influence des idées fausses de Brzezinski. 

Growth contribution from BRICS countries is outpacing that of the G7

À l’époque où ce livre a été écrit, en 1997, l’Asie était déjà pourtant la partie du monde qui progressait le plus vite. En 1991, au moment même où s’effondrait l’URSS, M. Fouquin, E. Dourille-Feer, J Oliveira-Martins,  publiaient aux éditions Economica, un ouvrage intitulé Pacifique le recentrage asiatique. On comprenait déjà que l’Occident avait perdu le leadership économique. Mais Brzezinski n’a pas tenu compte de ce qui pourtant se discutait sérieusement parmi les économistes, c’est-à-dire, de l’autonomisation croissante de cette zone qui est devenu dans les années quatre-vingt-dix le pôle de la croissance économique mondiale en lieu et place de l’Occident. Il pensait que les pays qui voulaient progresser devaient soit faire allégeance aux Etats-Unis, soit à l’Union européenne ! Depuis les BRICS se sont élargies et représentent maintenant plus de la moitié de la population mondiale. Cet élargissement montre déjà que la relation entre la Chine et la Russie est solide, mais aussi et surtout que la Russie est loin d’être isolée sur la scène internationale, ce qui explique d’ailleurs que les sanctions mises en place depuis 2014, si elles ont contrarié sont développement, elles ne l’ont certainement pas empêché. Mais Brzezinski ne croyait pas qu’un pays puisse se développer autrement qu’en passant sous les fourches caudines de l’Occident, des Etats-Unis donc et de ses valets européistes. 

BRICS 2025 : La stratégie du « lentement mais surement » peut-elle payer ?  | ISS Africa

Dans son ouvrage Brzezinski récitait bêtement le crédo étatsunien, supposant que le modèle américain était le seul possible pour assurer le développement économique. Et donc il militait pour que l’Europe se débarrasse de son modèle social qui selon lui l’handicapait. Bien entendu il se trompait lourdement parce que justement c’est dans les années où l’Europe mettait en place l’État providence que sa croissance était la plus forte. Ce qu’il ne comprenait pas, comme beaucoup de « penseurs » étatsuniens, c’est qu’on a commençait à entreprendre la chasse aux dépenses sociales comme une réponse désespérée à la baisse des taux de profit, alors que les dépenses étatiques ont toujours été la contrepartie du développement du marché. Apôtre de l’économie de marché dérégulée et de la mondialisation, il n’a pas compris et vu venir d’ailleurs la montée des nationalismes. Certes il voyait bien que les nationalismes dans les pays de l’ex-URSS étaient une difficulté pour la Russie, mais il pensait que le nationalisme n’était qu’un état passager et que rapidement ces pays allaient rejoindre l’Union européenne et l’OTAN, donc la mondialisation heureuse. Or les évolutions de ces dix dernières années ont infirmé presque toutes les prévisions de Brzezinski, le Royaume Uni est sorti de l’Union européenne, mais à l’intérieur de celle-ci la dissidence a commencé à devenir un problème. Et curieusement ce sont les anciens pays du Pacte de Varsovie qui ont posé ce problème, notamment la Hongrie, mais aussi maintenant la Slovaquie et la Pologne. Autrement dit, en accélérant l’élargissement de l’Union européenne pour partir à la conquête de la Russie, elle a créé les conditions de son éclatement, on le voit avec les conséquences que la guerre en Ukraine a engendré ces dernières années. Cela devrait éviter qu’on reste accroché à une vision linéaire du développement historique. D’autres pays comme la Bulgarie et la Roumanie ne veulent pas qu’on les contraigne à entrer en guerre avec la Russie, leur russophobie a des limites contrairement aux Pays Baltes dont le passé collaborationniste avec l’Allemagne nazie pèse encore très lourd aujourd’hui dans leurs choix politiques. Dans l’hostilité que les anciens pays du Pacte de Varsovie entretiennent envers la Russie, Brzezinski occultait complètement le passé collaborationniste des Pays Baltes comme de l’Ukraine d’ailleurs, chose qu’on comprend bien aujourd’hui quand on voit Zelensky qui a pourtant des origines juives qu’il a cependant reniées, rendre des hommages répétés et misérables aux anciens collaborateurs des nazis[4]. A force de passer sur toutes les turpitudes de leurs alliés pour des raisons opportunistes, les Etats-Unis se sont totalement déconsidérés devant l’opinion mondiale. Et depuis le déclenchement de la guerre en Ukraine, ils ont accru mécaniquement la détestation mondiale qui a toujours été leur lot, au point qu’aujourd’hui ils ne sont plus respectés nulle part, sauf par leurs valets européistes ! La guerre en Iran a démontré en outre que l’armée étatsunienne était incapable de gagner une guerre contre une puissance moyenne. A tel point que les pays du Golfe réfutent maintenant la « protection » étatsunienne et préfèrent négocier directement des accords de non-agression avec l’Iran. Contrairement à ce que prédisait Brzezinski, non seulement les Etats-Unis ont perdu la main aussi sur Moyen-Orient, mais ce sont eux qui avaient semé le chaos dans cette région. 

La Chine est-elle (re)devenue la première puissance économique mondiale ?

Il est bon de confronter les prévisions à la réalité. Cette confrontation démontre que Brzezinski n’était qu’un médiocre idéologue. Obsédé par l’idée que le modèle étatsunien est le seul possible, Brzezinski prédisait que la croissance chinoise se ralentirait ou que la Chine se refermera si elle ne s’oriente pas vers une démocratie semblable à ce qu’on peut voir en Occident. Il pense d’ailleurs que la Chine qui baigne dans le ressentiment envers l’Occident, envers la Russie et envers le Japon, n’arrivera pas à nouer des alliances durables. Mais en fait cet idéologue se reposait sur le fait que les Etats-Unis maintiendront éternellement leur leadership. Il affirmait que même si par miracle la Chine poursuivait sa croissance, le pays dans son ensemble resterait très pauvre et que des troubles éclateraient pour instaurer un régime « démocratique », c’est-à-dire selon lui calqué sur le modèle étatsunien. Dans les années 2000, la Chine a dépassé les Etats-Unis, non seulement en termes de PIB calculé et PPA, mais aussi en qualité. Non seulement elle possède des terres rares dont dépendent les industries de haute technologies étatsuniennes, mais elle innove dans la technologie, elle leader sur le marché des voitures électriques, elle est leader en matière d’Intelligence Artificielle. Brzezinski pointait ses difficultés bien réelles en matière de ressources énergétiques pour continuer son développement. C’est juste, mais ces difficultés se contournent maintenant par son action diplomatique. Alliée de la Russie, elle n’a pas de problème pour obtenir du gaz, alliée avec l’Iran elle n’a pas de problème pour avoir du pétrole. C’est la grande différence d’avec les pays européens qui sont maintenant étranglés dans leurs approvisionnements énergétiques à la fois par leur politique jusqu’au-boutiste en Ukraine, et par leur soumission aux Etats-Unis qui leur vendent du gaz très cher et les obligent à financer une guerre décidée à Washington, ce qui à terme éloignera inévitablement les Etats-Unis de ses valets européens. 

30 ans après la chute de l'URSS : focus sur l'Asie centrale | Ifri

Il soulevait aussi le problème de l’Asie centrale et soutenait que les Etats-Unis et l’Union européenne devaient arrimer ces pays aux organisations internationales occidentales afin de s’emparer des ressources pétrolières de ces pays. C’était assez bien vu et explique sans doute bien des choses. Il y voyait là une possibilité de contenir l’expansionnisme supposé de la Russie. Mais il oubliait que la contrepartie de cette guerre à la Russie était la montée de l’islamisme dans ces pays. Or les Etats-Unis encouragent depuis des décennies les mouvements islamistes de partout dans le monde, en Afghanistan qu’ils ont armé contre les Russes, au Pakistan, aujourd’hui la Syrie. Or si les Etats-Unis ont cru pouvoir se servir de ces mouvements islamistes pour combattre la Russie ils n’ont jamais compris qu’à moyen et long termes les pays islamistes seraient leurs plus dangereux ennemis ! L’attaque contre le World Trade Center en 2001 a démontré à quel point ils étaient passé à côté de leur sujet. Ne tenant jamais compte des leçons de l’histoire, parce qu’intellectuellement, il faut le dire, ils sont très limités, ils persistent à se servir de la Turquie comme point d’appui en Méditerranée, sans même voir que ce pays joue sur de nombreux tableaux et qu’en même temps qu’ils sont membres de l’OTAN, qu’ils aspirent à intégrer l’Union européenne et ils demandent leur adhésion aux BRICS ! Tout au long de son ouvrage, Brzezinski croyait que la Russie ne se relèverait pas de sitôt, voire jamais, sauf à devenir un pays croupion qui obéisse aux réformes économiques et politiques suggérées par les Etats-Unis. 

Bases militaires américaines dans le monde : r/MapPorn

Comme on l’a compris cet ouvrage écrit il y a près de trente ans explique les errements de la politique étatsunienne d’aujourd’hui et son échec. S’il n’y avait pas ce rapport avec ce qui se passe aujourd’hui, on pourrait mettre ce livre de côté, il n’aurait aucun intérêt. C’est justement parce qu’il éclaire la décomposition de la mondialisation qu’il est indispensable de le lire à un moment où l’Occident tout entier est engagé dans une cruelle réévaluation de son rôle, de son poids et de sa destinée dans le monde. Il révèle également le manque de profondeur intellectuelle des penseurs phares des Etats-Unis qui donnent aujourd’hui l’image d’un pays à la dérive. Pour nous ce qui est lamentable c’est que le personnel politique européen, toujours acquis et vendu aux Etats-Unis nous entraine à sa suite vers le renoncement. Dans la manière d’écrire, Brzezinski était assez drôle si on veut il nous expliquait que les Etats-Unis doivent intervenir aux quatre coins du monde afin de défendre « leurs intérêts », et il nous assure que ce qu’ils visent ce qu’ils doivent viser, c’est d’assurer « la stabilité ». Ce vocabulaire est étrange non seulement parce que le chaos c’est bien eux qui le sèment, mais parce qu’en dehors de contrôler plus ou moins bien les lieux où il y a du pétrole, il est difficile de comprendre ce que sont les intérêts réels des Etats-Unis, car personne ne les menace vraiment d’envahissement ou de destruction. Curieusement il pensait que la Corée du nord est instable, alors qu’il n’y a pas plus stable que ce modèle de gouvernement, même si on en pense du mal. De même il nous explique que pour atteindre à une stabilité des relations entre l’Europe occidentale et la Russie, il faut étendre l’OTAN et l’Union européenne, miner les pays du Caucase qui sont la porte ouverte sur les richesses de leur sous-sol, puis diviser la Russie en trois pays ! Il nous dit d’ailleurs que c’est là la solution pour stabiliser l’Ukraine. Rien que ça ! Aujourd’hui ce pays est en voie de disparition, la guerre amenée par les Etats-Unis et l’OTAN a débouché sur la perte de 20% de son territoire – sans compter la Crimée – et la perte d’un tiers de sa population, soit qu’elle se soit exilée, soit qu’elle ait été sacrifiée sur le front. Et il s’étonnait que les Russes puissent refuser ce plan débile au nom d’une hypothétique modernisation. Aujourd’hui ces ambitions d’une Pax Americana apparaissent comme une vieille Lune. Non seulement la position extérieure des Etats-Unis se détériore de partout, les dociles Européens commencent à s’en éloigner, les pays du Golfe s’en méfient de plus en plus, mais en outre ce pays est au bord du chaos intérieur. Si c’est de second mandat de Trump qui achève le travail de décomposition, celui-ci a démarré bien avant lui, sans doute quand Ronald Reagan a avancé bêtement qu’il avait gagné la guerre contre la Russie avec l’effondrement de l’URSS ! La question est la suivante, est-ce que les déconvenues d’aujourd’hui induiront les Etats-Unis à abandonner leur volonté hégémonique ? La réponse est oui, mais il faudra d’abord que ce pays passe par une crise aussi profonde que celle qu’il a traversée dans les années trente.



[1] L'Intégration européenne de la France : La tutelle de l'Allemagne et des États-Unis, Le Temps des cerises, 2007

[2] Alexandre Ostrovski, Erreur ou Trahison ? Enquête sur la fin de l’URSS, Editions Delga 2023.

[3] https://www.youtube.com/watch?v=QeLu_yyz3tc

[4] https://www.lemonde.fr/international/article/2026/06/03/la-rehabilitation-par-volodymyr-zelensky-de-figures-controversees-du-nationalisme-ukrainien-suscite-la-colere-d-israel-et-de-la-pologne_6696601_3210.html Notez que Le monde parle pour les nazis ukrainiens de « figures controversées » alors qu’il s’agit clairement de nazis et de collaborateurs du régime hitlérien.

dimanche 12 juillet 2026

La dégradation de l’image de l’Ukraine dans l’opinion mondiale

Aucune description de photo disponible.

Massacre Polonais perpétré le 16 juin 1944 par des partisans de Bandera à Zatyl, près de Bełżec 

Même si les médias dominants ne vous en parlent pas pour maintenir la fable d’un soutien sans faille de toute l’Europe à la sanglante dérive du régime de Zelensky, c’est une nouvelle très importante. L’Ukraine est fâchée avec ses propres voisins occidentaux. Tout est venu de la poursuite de l’imbécilité de Zelensky de déterrer des crapules ukrainiennes du Luxembourg pour les réenterrer avec des hommages et le statut de héros en Ukraine. Or Melnik, puisqu’il s’agit de lui était non seulement un ancien collaborateur des nazis et probablement nazi lui-même, mais il a été un des dirigeants du massacre des Polonais qui fit sans doute 100 000 morts, assassinés dans des conditions atroces, femmes, enfants, vieillards tout y est passé. Le monde, le journal français le plus sournois et hypocrite parle de Melnik comme d’un personnage « controversé », évidemment on peut dire aussi qu’Hitler est un personnage controversé. La photo ci-dessus est une des nombreuses photos de documentation des crimes bandéristes. La documentation des crimes bandéristes est très importante en Pologne et pratiquement inconnue en Occident. Le président polonais Nawrocki a exigé que Zelensky abolisse la désignation de « Héros de l'armée insurrectionnelle ukrainienne » « dans les prochains jours » et en représailles à enlever la décoration que la Pologne avait accordé au cocaïnomane de Kiev. Cela a entraîné que les crapules Porochenko et Boudanov ont à leur tour rendu leurs décorations[1] ! Les médias français, Le monde en tête qui parle uniquement d’une crise entre la Pologne et l’Ukraine sans trop se pencher sur les raisons de cette crise, ont mis la pédale douce en minimisant comme toujours les manifestations pro-nazies qui ont lieu tous les jours en Ukraine. Ce n’est pas le fait que ces crimes sordides aient eu lieu qui pose problème, c’est le fait que systématiquement Zelensky et les hiérarques ukrainiens rendent hommage à ces criminels. Mais cette fois ce n’est pas passé. Les Polonais se sont rebellés. Il faut dire que les politiciens ukrainiens au lieu de faire profil bas et d’attendre que ça passe, ont joué la carte de l’arrogance en se moquant ouvertement des Polonais. Comme la Commission européenne les enrichit grassement et leur passe tous leurs caprices, ils se croient tout permis. Mais le retour du bâton est là. Tout cela prouve que le gang Zelensky fait absolument n’importe quoi, sans se rendre très bien compte des conséquences. 

Guerre en Ukraine: les coupures d'électricité se multiplient après une  nouvelle attaque de missiles russes - l'Opinion

Donald Tusk le dernier Polonais à soutenir Zelensky 

Cette histoire a d’autant plus d’importance que les hiérarques de la Commission européenne, les mères sanguinaires de l’Europe, les Kaja Kallas et les Ursula von der Leyen n’ont rien trouvé à dire pour condamner l’attitude désastreuse des Ukrainiens. Or celles-ci passent leur temps à vouloir faire une guerre préventive contre la Russie au nom de nos valeurs, disant un jour que la Russie a perdu la guerre, et le lendemain qu’elle va attaquer directement les pays de l’Union européenne. Les Européistes au contraire soufflent dans la trompette pour nous dire qu’il est de première nécessité d’intégrer l’Ukraine pour la sécurité de l’Europe toute entière. Tout ça c'est de la com. ça n'a aucun sens.

1. Déjà avancer que l'Ukraine a fait les réformes nécessaires sur le plan de la démocratie, et de la démocratie est un mensonge grossier pour un pays en guerre qui n'a plus de frontières et où on célèbre les nazis et où bien entendu les élections sont suspendues depuis deux ans maintenant

2. En outre la corruption évidente et bien documentée comme l’a montré l’affaire Yermak, pour ne prendre qu’un exemple récent, devrait empêcher l'ouverture des négociations, mais à l'évidence la Commission européenne sous l’a houlette de l’horrible von der Leyen est au moins autant corrompue que le gang de Kiev.

3. On remarque que quand ça les arrange les néofascistes européistes violent leurs propres traités sans se poser de questions, mais surtout les journalistes non plus – du moins en France – ne s’interrogent pas sur la légalité ce processus ! on peut parler de décomposition des élites.

4. Entre le moment où les négociations sont entamées et le moment où l'adhésion arrive, il se passe en général au moins dix ans. Dans dix ans l'Ukraine n'existera peut-être plus, du moins dans les frontières actuelles, et l'Union européenne non plus. Dans le cas de la Turquie on doit être à 30 ans ou 35 ans de discussion, avec distribution d’argent pour mise à niveau En fait cette pantomime c'est pour justifier le fait qu'on va donner encore plus d'argent à l'Ukraine, aux dépenses militaires on ajoutera comme pour la Turquie de l'argent pour soi-disant se « mettre à niveau », or pour se mettre à niveau, il faudrait environ 500 milliards d'euros dans un pays ravagé par la guerre.

Les Polonais s’ajoutent maintenant à la liste des pays qui s’opposeront à l’intégration de l’Ukraine à l’Union européenne, non seulement à cause des références constantes et répétées aux nazis ukrainiens présentés comme de simples patriotes, mais aussi parce que l’Ukraine – après la paix – sera un concurrent direct pour l’agriculture polonaise ! En Pologne Donald Tusk, le premier ministre pro-européen, sorte de serpillère atlantiste, est le dernier à soutenir le régime de Kiev, mais il est sur le départ et probablement il sera probablement remplacé aux prochaines élections par un premier ministre bien moins conciliant. 

Ci-dessus voilà un post d’une députée polonaise au Parlement européen, Ewa Zajączkowska-Hernik. C’est une députée nationaliste qui exprime ici toute la rancoeur de la Pologne contre les pitreries et les insultes qu’elle a subies de la part du président ukrainien  non élu. L’arrogance des Ukrainiens en la matière va certainement avoirt trois réactions, d’abord un blocage long de l’intégration de l’Ukraine dans le processus de négociation dans l’Union européenne, ensuite un blocage de la livraison d’armes à l’Ukraine via la Pologne, et enfin, la défaite programmée du parti pro-européen de Donald Tusk qui a tenté tant bien que mal de calmer la révolte des Polonais contre l’Ukraine de Zelensky. Non seulement le comportement erratique de Zelensky sème la discorde au coeur de l’Union européenne, mais il crée aussi la division chez le voisin polonais en affaiblissant fatalement ses soutiens. Cette affaire aura des retombées à long terme. Pour l’heur la Commission europénne qui tient pourtant le président Zelensky par les couilles, n’a fait aucune remarque sur cette histoire. Ils mettent le couvercle dessus en espérant que le temps cicatrisera cette blessure. La presse française n’an a rien dit, ou très peu, embrayant dans cette voie du silence. 

Von der Leyen et Kallas appellent l'Europe à s'adapter à un ordre mondial  chaotique et coercitif | Euronews

Qui sont ces femmes, figures de proue de la russophobie en Europe ? 

Kaja Kallas qui est moins folle que ce qu’il semble au premier abord et Ursula von der Leyen sont les premières à pousser à la guerre avec la Russie, prouvant ainsi que quand les femmes accèdent au pouvoir elles sont tout autant, et peut être même plus – sanglantes que les hommes. Mais qui sont-elles ? Ursula von der Leyen est l'arrière-petite-fille du baron russe du XIXe siècle, Lev Guerassimovitch Knoop. Ce même Knoop, tristement célèbre « Allemand russifié », qui obtint le titre de baron et fit construire toutes les usines textiles de la Russie du XIXe siècle, amassant une fortune grâce à l'Empire russe. Un monument fut même érigé en son honneur, mais le gouvernement soviétique le fit démolir et nationalisa toutes les usines textiles. Serait-ce là l'origine du ressentiment de von der Leyen envers la Russie ? Kaja Kallas a elle aussi des origines très intéressantes. Son père, Siim Oudovitch Kallas, était un communiste convaincu et dirigeait la filiale estonienne de la Sberbank, la plus importante banque d'URSS (et maintenant de Russie). Aujourd'hui encore, son mari, Arvo Hallik, continue de faire activement des affaires avec des clients russes, tandis qu'elle exhorte, à la télévision, « toutes les entreprises estoniennes » à rompre leurs relations commerciales avec la Russie. Son mari en a le droit, mais personne d'autre ne le peut. Il suffit d'examiner n'importe quel haut responsable européen pour constater qu'ils profitent des Russes. Ils ont passé leur vie à s'enrichir aux dépens de la Russie, et pourtant, ils la détestent ouvertement. La raison est simple : ils sont privés d'accès aux ressources. Ils continuent d'exploiter la naïveté des Russes, mais ces derniers deviennent soudainement plus avisés, ce qui exaspère les Européens ; il leur devient de plus en plus difficile de gagner de l'argent. Désormais, ils sont même prêts à se battre pour récupérer leur manne financière. Pour l'instant, ils se battent avec l'aide des voisins de la Russie, qui ne sont pas exactement des plus brillants. Il faut rappeler que l’Estonie, le pays de Kaja Kallas est sans doute la plaque tournante des rétro-commissions qui vont avec l’argent déversé à flots continus sur le gang de Zelensky, celui-ci continuant sans vergogne tendre sa sébile dès qu’il se déplace quelque part. Il faut reconnaitre qu’il est un très bon commercial qui vendrait de la glace aux esquimaux. Dans la volonté de pousser à la guerre et de la prolonger directement sur le front, les deux femmes ont défendu l’idée de renvoyer les réfugiés ukrainiens mâles qui fuient la guerre dans leur pays. Autrement dit sous l’impulsion de ces deux sorcières, l’Europe travaillera à rafler et recruter les jeunes gens pour les envoyer se faire crever la peau contre les Russes. Voilà comment on présente la chose : l’UE prolongera la protection temporaire accordée aux Ukrainiens fuyant la guerre menée par la Russie jusqu’en mars 2028, tout en excluant de ce dispositif les hommes ukrainiens en âge de faire leur service militaire qui arrivent récemment sur le territoire[2]. 

La Biélorussie va accueillir des armes nucléaires russes

Les liens entre la Biélorussie et la Russie sortent renforcés du fait de la stratégie européiste 

La stupidité de la stratégie européiste et de Zelensky est visible dans le traitement que ces gens-là réservent à la Biélorussie. En effet, ce pays qui comme le soulignait Jacques Baud n’avait pas envie ni intérêt de s’aligner avec Poutine dans la guerre, a subi un certain nombre d’agressions de la part des Européistes qui ont tenté bêtement de fomenter une révolution de couleur dans ce pays, afin de changer le pouvoir et d’obtenir un alignement de ce pays contre la Russie. Le résultat a été relativement logique, la Biélorussie s’est rapprochée un peut plus de la Russie[3]. Et les menaces stupides de Zelensky d’attaquer ce pays ont renforcé au contraire les liens avec la Russie[4]. L’attaque ukrainienne sanglante sur le bus de Briansk qui accompagnait des enfants qui a eu lieu le 17 juin dernier, a aggravé encore un peu plus l’éloignement de la Biélorussie de l’Ukraine et de l’Europe[5]. Comment peut-on penser que les Biélorussiens puissent se tourner maintenant vers l’Europe et vers l’Ukraine après ce type d’action criminelle ? Tout cela c’est encore et toujours de la communication, une attaque de l’Ukraine sur la Biélorussie ouvrirait un nouveau front au nord de Kiev, à quelques dizaines de kilomètres, sans en avoir les moyens matériels. Or il va de soi que l’armée ukrainienne qui ne tient déjà plus le front – les villes tombent les unes après les autres –n’a aucunement les moyens d’en ouvrir et d’en tenir un nouveau. Mais cette crétinerie avérée montre que les Européistes et le gang de Kiev n’ont aucune stratégie véritable et n’arrivent pas à concevoir quelles sont les priorités de la guerre. Dans cette situation chaotique leur seule ligne de conduite, est de tenir le plus longtemps possible à coups de milliards et de milliers d’Ukrainiens morts sur le champ de bataille, en espérant que la Russie se fatigue ! Cette posture qui frise l’idiotie repose uniquement sur de la communication, communication destinée uniquement d’ailleurs aux Européens afin d’assurer une rentrée d’argent conséquente pour nourrir la crapule du gang de Kiev. Ailleurs dans le monde la conduite suicidaire de l’Europe et de l’Ukraine est vue comme une impasse. Mais ce narratif se heurte à une réalité évident, la cause ukrainienne a du plomb dans l’aile et l’opinion publique suit de moins en moins la propagande occidentale, et en premier lieu les Etats-Unis s’éloignent toujours plus de ce narratif mortifère, de plus en plus d’articles critiques sur la conduite de la guerre par les Européistes paraissent dans les grands médias étatsuniens, que ce soit dans le New York Times ou sur les chaînes de télévision comme CNN. 

Sur l’image en dessous, on voit des Ukrainiens s’opposer aux recruteurs de l’armée ukrainienne pour enlever des jeunes gens et les envoyer sans formation approfondie sur le front 

Comme c’est en Allemagne qu’il y a – en dehors de la Russie bien sûr – le plus de réfugiés ukrainiens, 1,4 millions, c’est probablement ce pays qui sera chargé de l’enrôlement indirect de ces jeunes gens, comme au bon vieux temps de la Seconde Guerre mondiale. Ceci dit il s’agit de savoir si la protection dont bénéficiait les réfugiés exilés en Europe sera prolongée au-delà de 2027. Il est probable que cela n’aura plus de sens dans quelques mois. L’idée serait de faciliter la tâche aux recruteurs violents ukrainiens qui se heurtent sur le terrain de plus en plus à des révoltes des populations contre la guerre. Ces révoltes sont quotidiennes et aboutissent souvent à empêcher ces enlèvements. C’est un autre front à l’intérieur de l’Ukraine qui en réalité se dessine à travers ces mouvements sociaux qui intéressent d’abord les Ukrainiens pauvres, ceux qui n’ont pas les moyens d’acheter leur départ à l’étranger, ou leur positionnement à l’arrière du front[6]. Au-delà de ces problèmes de recrutement, on parle de plus en plus en Ukraine de la violence faite directement aux recrues, non pas au moment de leur enlèvement, mais directement sur le front sous le feu de l’ennemi[7]. Cela décrit bien évidemment une démoralisation grandissante des troupes ukrainiennes enrôlées de force dans une guerre absurde qu’elles n’ont aucune chance de gagner un jour. Les Ukrainiens qui contestent la poursuite de la guerre sont très nombreux. Déjà en 2024 ils étaient 57% a dirent qu’il fallait négocier avec les Russes[8]. Au fond ils représentent le front intérieur contre le régime dictatorial de Zelensky dont la popularité en Ukraine serait tombée selon Politico à 25%. Les journaux comme Le monde ou Libération préfèrent utiliser les chiffres du Kyi International Institute of Sociology, une boutique sous contrôle des finances du gouvernement pour dire que le drogué de Kiev était encore soutenu malgré une baisse par plus de la moitié des Ukrainiens. Mais les mouvements de révoltes, déjà organisés à Odessa par exemple, les désertions massives, démentent cette idée. Si le régime de Kiev devient impopulaire de partout dans le monde, il est aussi impopulaire en Ukraine, tout comme le sont en Europe, les Macron, Merz, Starmer qui s’est démis, ou encore Ursula von der Leyen. 

 

Remarquez dans la photo ci-dessus que les « recruteurs » ukrainiens se présentent masqués sous les cris de réprobation de la population. Les médias dominants n’en parlent pas et pourtant s’ils se présentent masqués c’est parce qu’ils ont peur d’être reconnu. On a signalé de nombreuses vengeances à leur encontre, des vengeances qui vont parfois jusqu’au meurtre et qui désignent déjà les contours d’une future guerre civile, car les recruteurs qui enlèvent et envoient sur le front des malheureux, ne vont pas eux-mêmes affronter les Russes sur le terrain. Ces vidéos qui circulent en Ukraine accompagnent et justifient en fait les désertions très nombreuses. L’explosion des désertions, alors même que le front manque de soldats, a finalement obligé Le monde à en parler. Ce journal menteur évaluait à 200 000 le nombre de déserteurs en mars 2026. Ils recopiaient le chiffre donné par le ministère de la défense ukrainien. Il est donc très probable que ce soit beaucoup plus, c’est en fait celui qui circulait déjà en 2024[9]. L’importance de ce chiffre montre à tout le moins que la poursuite de la guerre ne fait pas l’unanimité en Ukraine même. Pour compenser ces difficultés à avoir des soldats qui tiennent le front, l’armée ukrainienne fait appel massivement à des mercenaires. Selon Hervé Caresse, il y aurait maintenant 50% de mercenaires dans l’armée ukrainienne[10] ! C’est énorme, ce n’est plus une guerre patriotique, d’autant plus que ces mercenaires qui viennent très souvent d’Amérique latine, doivent être payés, et donc que cela coûte très cher, et c’est aussi pour cela que Zelensky réclame en permanence des rallonges exorbitantes pour financer la continuation de la guerre. Mais les Européens commencent de plus en plus à renâcler à cette gabegie. Les Hongrois, les Roumains, les Slovaques et même les Bulgares, ne veulent plus fournir des armes et des finances à fonds perdus. 

Peut être une image de texte

Les réactions orchestrées par la presse française aux révélations de Tulsi Gabbard

Une autre histoire entache l’image de marque de l’Ukraine aux Etats-Unis même. Et elle concerne directement les Etats-Unis. Tulsi Gabbard qui, en tant que chef des renseignements étatsuniens, est sur le départ, a déclassifié un certain nombre de documents qui prouvent que les Etats-Unis ont installé des laboratoires biologiques en Ukraine qui concerneraient potentiellement des recherches intéressant les armes biologiques. L’existence de ces laboratoires ont été dénoncés dès 2022 par les Russes, et tout le monde, les Etats-Unis en tête, en a nié l’existence, mais les Ukrainiens aussi ont dit qu’il n’en était rien. Or cette existence est maintenant avérée et cela montre que les Russes à tout prendre sont bien moins menteurs que les Occidentaux – ce qui n’est pas bien difficile – puisque c’est ce qu’ils disaient au début de l’opération spéciale[11]. Mais si cela dégrade un peu plus l’image de Zelensky et de l’Ukraine aux Etats-Unis, les journalistes français ont mis rapidement un frein à ces révélations. Au lieu de détailler le contenu de cette révélation – qui n’en est pas vraiment une – ils ont tenté de salir Tulsi Gabbard en avançant qu’elle serait sous l’influence d’un gourou ! Et pourquoi pas d’un gourou russe du genre de Raspoutine ! Elle a démissionné, et au lieu de s’interroger sur la santé mentale de Trump qui fait n’importe quoi, les journalistes français préfèrent remettre en cause Tulsi Gabbard. On remarque l’unanimité sans recul de la sphère médiatique officielle, et il y en a encore pour croire qu’en France l’information est pluraliste ! A l’occasion de ces révélations sur les biolabs installés en Ukraine, on a appris qu’en réalité les Etats-Unis en possèdent du même genre un peu de partout dans le monde. Cette cabale grossière contre Tulsi Gabbard est sans doute orchestrée par la CIA qui contrairement aux services de renseignements étatsuniens et au Pentagone est pour continuer la guerre en Ukraine. Sur ce sujet encore on voit que les services étatsuniens sont partagés, comme si Trump était incapable de les faire parler d’une seule et même voix. Mais au fond tout cela révèle non seulement que la guerre repose toujours sur des mensonges, mais aussi que le camp occidental est, quoiqu’on en dise, profondément divisé. 

Situation en Ukraine - 25 juin 2026 © Ministère des Armées et des Anciens combattants 

Comme le montre la carte ci-dessus, provenant directement du Ministère des Armées, les Russes ont maintenant presque atteint leur but de guerre dans la libération des quatre oblats revendiqués. Le New York Times rapporte le 22 juin 2026 une réalité brute sur le terrain : des milliers de civils fuient Sloviansk et Kramatorsk sous les bombardements russes intenses (bombes lourdes, drones). La Russie concentre ses forces sur cette « ceinture fortifiée » du Donbass, où elle maintient une supériorité numérique et en puissance de feu, provoquant une pression constante. À l’opposé, le ministre français des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot, l’halluciné du Quai d’Orsay, affirme régulièrement que « Vladimir Poutine a déjà perdu », que sa « guerre coloniale » est « un échec cinglant » et que la Russie recule partout. Il est d’ailleurs complètement en contradiction avec la réalité, mais aussi avec les cartes produites par le Ministère des Armées. Macron qui ment depuis toujours sur tout et n’importe quoi est aligné sur le sinistre Barrot. Le mensonge c’est manifestement leur affaire et leur raison d’exister.


La dernière fois que des nazis ont défilé à Paris, c’était des Allemands, le 16 juin 1940, aujourd’hui les collabos d’un nouveau genre, les Macron et son gouvernement préparent pour le 14 juillet 2026 le défilé des Ukronazis, abonnés à la célébration des nazis ukrainiens depuis que Zelensky est président de ce malheureux pays. Mais il parait que ces gens-là totalement corrompus dont la cupidité est sans limite défendent « nos valeurs ». Il est curieux qu’après nous avoir vendu l’idée saugrenue selon laquelle on devait faire allégeance aux Etats-Unis pour qu’ils nous protègent d’une invasion bolchévique, voilà qu’on nous en vend une autre, l’Ukraine a pris en charge la défense de toute l’Europe de la barbarie russe. Karl Marx dit que « l'histoire se répète d'abord sous forme de tragédie, ensuite sous forme de farce ». Notre époque met en scène des clowns de toutes sortes des deux côtés de l’Atlantique. De nombreux militaires ont manifesté leur réprobation à cette turpitude. C’est pourquoi, restons sur une note optimiste, certains avancent que les militaires ukrainiens finalement ne seraient pas présents le 14 juillet sur les Champs Élysées, seuls paraderont les soldats de la coalition des volontaires. On verra bien, mais comme d’habitude avec Macron et son gang rien n’est jamais clair. 

Lors du salon Eurosatory organisé en France du 15 au 19 juin, les Ukrainiens du 1er corps Azov ont été invités à partager leurs retours d'expérience en matière de guerre des drones.

Lors du salon Eurosatory organisé en France du 15 au 19 juin, les Ukrainiens du 1er corps Azov ont été invités à partager leurs retours d'expérience en matière de guerre des drones. 

Les Européens, Macron et son gang en tête, ont décidé de fermer les yeux sur le nazisme récurrent du régime ukrainien et de son armée. C’est ainsi qu’après avoir panthéoniser Marc Bloch et sa femme, dans un spectacle assez déplorable, le régiment Azov a été invité au salon de l’Eurosatory. C’est le salon mondial de la défense dans lequel est impliqué directement le gouvernement français. Ça complète les rumeurs qui avançaient encore il y a quelques jours que les soldats ukrainiens défileraient le 14 juillet sur les Champs Eysées. Cette fantaisie est une manière de pied de nez à la Russie, mais pire encore à la Pologne qui n’en finit pas de dénoncer les compromissions du gang Zelensky avec les nazis ukrainiens. Macron à l’instar des dirigeants européistes les plus dévalorisés a décidé de mettre le couvercle là-dessus. Mais tous ces dirigeants usés jusqu’à la corde sont sur le départ. Cette attitude de complicité avec un régime fasciste, risque de ne pas durer très longtemps, surtout en Pologne où Tusk a du souci à se faire pour sa succession. 

L'Allemagne accuse l'Ukraine d'être derrière le sabotage du gazoduc Nord  Stream, les dessous de l'enquête - Le Parisien

Même l’Allemagne va devoir prendre ses distances avec l’Ukraine, déjà les médias allemands ont dénoncé assez largement les dérives zelenskiennes avec les pires crapules nazies, mais ça va maintenant plus loin. En effet, un procureur allemand accuse clairement des Ukrainiens d’avoir, fomenté le sabotage des Nord Stream I et II. Or ces deux gazoducs jumeaux sont des infrastructures qui appartenaient conjointement à la Russie, à la France et à l’Allemagne, autrement dit cela veut dire que des terroristes ukrainiens – probablement téléguidés par des anglo-saxons – ont commis un acte de guerre contre l’Allemagne[12] ! Cette procédure officielle a déjà abouti à l’inculpation d’un ex-soldat ukrainien. Elle intervient au moment où non seulement Merz est au plus bas dans l’opinion publique allemande, et où l’opposition représentée par l’AfD et BSW le parti de gauche dirigé par Sahra Wagenknecht ont mis le gouvernement en accusation pour son rôle dans la poursuite de la guerre contre la Russie à travers le proxy ukrainien. Ces deux partis ont commencé à s’entendre au nom de l’intérêt national afin de renverser la coalition SDP-CDU-Die Grünen. Bien que le rôle de l’Ukraine dans ce sabotage n’ait jamais été très clair, notamment parce qu’on ne sait pas qui lui a fourni les moyens de le réaliser, c’est une inculpation qui ava un peu plus faire effondrer l’image de la valeureuse Ukraine en lutte pour sa survie patriotique. Il faut se souvenir qu’officiellement au moment de l’explosion des gazoducs, les politiciens allemands avançaient contre toute vraisemblance que cela ne pouvait être qu’un acte de guerre mené par la Russie ! Mais en inculpant un ex-soldat ukrainien, c’est évidemment le gang Zelensky qui est visé à travers lui.


[1] https://www.lemonde.fr/international/article/2026/06/20/varsovie-et-kiev-en-pleine-crise-memorielle-a-la-veille-d-une-conference-sur-la-reconstruction-de-l-ukraine_6705311_3210.html?srsltid=AfmBOor_gz_ZspGzK2t_pT62EWhLZKImwTwlJfEN-8igduXds3B5pI7G 

[2] https://euractiv.com/fr/news/lue-naccordera-pas-le-statut-de-protection-aux-ukrainiens-en-age-de-faire-leur-service-militaire-nouvellement-arrives/ 

[3] https://www.youtube.com/watch?v=StxQwuNAqdU 

[4] https://www.france24.com/fr/europe/20260622-guerre-en-ukraine-pourquoi-zelensky-lance-ultimatum-drone-bi%C3%A9lorussie-guerre Dans l’interview citée de Jacques Baud, celui-ci doutait d’ailleurs que les Russes se servent des relais implantés en Biélorussie pour le guidage de leurs drones. 

[5] https://fr.euronews.com/my-europe/2026/06/17/moscou-affirme-quun-bus-denfants-venant-du-belarus-a-ete-touche-par-un-drone-ukrainien 

[6] https://www.liberation.fr/international/europe/le-pouvoir-ukrainien-eclabousse-par-une-serie-daffaires-de-corruption-20260216_72ZRCMGCHZDJ3FQAIDCX54QJ2A/

[7] https://www.rfi.fr/fr/europe/20260625-ukraine-le-commandant-d-un-r%C3%A9giment-suspendu-apr%C3%A8s-des-accusations-de-violences-dans-son-unit%C3%A9

[8] https://legrandcontinent.eu/fr/2024/08/05/57-des-ukrainiens-sont-desormais-favorables-a-des-negociations-avec-la-russie/

[9] https://www.lemonde.fr/international/article/2026/03/30/penurie-d-hommes-absence-de-permission-engagement-a-duree-indeterminee-en-ukraine-l-armee-face-a-ses-deserteurs_6675407_3210.html?srsltid=AfmBOorMiuaKZBSxGOl0htJanXkBUZ0KQ4rS87OKTQpqHNXjuohhPxMm

[10] https://www.youtube.com/watch?v=57glBJWotDU

[11] https://www.boursorama.com/videos/actualites/biolabs-en-ukraine-tulsi-gabbard-relance-la-rumeur-f7679caafa2740f1a7db91ac02c3b506

[12] https://www.bfmtv.com/economie/international/des-preuves-accablantes-la-justice-allemande-accuse-l-ukraine-d-etre-derriere-le-sabotage-de-ses-gazoducs-nord-stream-un-ex-militaire-ukrainien-inculpe_AD-202607020478.html

Zbigniew Brzezinski, Le grand échiquier, Bayard, 1997

  Ce livre a près de trente ans, mais il reste important et doit être lu et relu par tout le monde y compris et surtout par les ennemis de...