mercredi 10 juin 2026

Politique et communication, la question ukrainienne

 Peut être une image de texte qui dit ’Emmanuel Macron Unis pour Unispourl'Ukraine. l'Ukraine. @EmmanuelMacron 1h X ο 米’ 

Macron qui est comme en vacances, qui ne fait plus rien depuis la dissolution ratée de 2024, dissolution qui a privé la France d’un gouvernement – avant on an avait un très mauvais, maintenant on n’en a plus du tout – tente de se refaire la cerise en faisant semblant qu’il peut agir à l’échelle de l’Europe pour imposer la paix ukrainienne à la Russie. Mais ce n’est que de la communication. Dans un premier temps, Zelensky qui est devenu la marionnette des nazis ukrainiens, envoie une lettre d’insulte à Poutine pour l’inciter à négocier. Le but n’est pas de négocier, car quand on perd une guerre et qu’on insulte la partie adverse, il ne peut pas y avoir de négociation. Mais il est dans le fait que cette lettre soit rendue publique, c’est-à-dire qu’elle est d’abord destinée à l’opinion publique des pays corrompus qui soutiennent financièrement la guerre en Ukraine. Quand on lit cette lettre, on voit Zelensky jouer les matamores, avancer que la Russie est en train de perdre la guerre et que les Russes feraient bien de ne pas aller sur le front s’ils ne veulent pas subir une défaite encore plus cuisante. Il dit également s’adresser à la fois aux élites russes, et aux jeunes Russes à qui il promet la mort sur le front. Il fait donc comme s’il était en position de force pour négocier, alors qu’il est aux abois, non seulement il en est réduit à ne faire que des actions terroristes – avec l’aide des Etats-Unis et du Royaume Uni – mais le front craque de tous les côtés. Dans la photo ci-dessus on voit Macron, Merz et Starmer entourer Zelensky. Ces quatre politiciens sont tous complètement démonétisés dans leur pays respectif. Les trois premiers sont tombés en dessous des 20% de popularité et leur économie est à l’agonie, tandis que Zelensky doit se trouver aux environs de 25%. On voit donc que cette manœuvre est destinée pour les quatre comédiens d’abord à leur opinion publique qui pourtant est de moins en moins crédule. La guerre des Etats-Unis et d’Israël en Iran et au Liban n’a pas arrangé les prévisions, bien au contraire. L’Allemagne est clairement entrée en récession, la France également, et le Royaume Uni stagne complètement[1]. 

On se trouve devant le paradoxe suivant, Merz et Macron disent qu’il faut parler avec Poutine – en Allemagne le patronat est vent debout contre le gouvernement qui est en train de tuer son industrie comme on le voit ci-dessous – et de l’autre ils ont une attitude hostile, soutenant les insultes contre Moscou. Starmer, lui, est relativement constant dans la vieille idée britannique du XIXème siècle de la russophobie ordinaire et hystérique. Les Européistes, avec les deux furieuses von der Leyen et Kaja Kalas, tiennent la ligne jusqu’au-boutiste d’une aide à fonds perdus, en espérant un miracle – et probablement aussi quelques rétrocommissions. Il est compréhensible que les Russes ne fassent aucune confiance à des gens pareils pour négocier quoi que ce soit. Remarquez que dans les trois pays qui soutiennent Zelensky « quoi qu’il en coûte », les partis hostiles à ce soutien sont aux portes du pouvoir, que ce soit Reform UK au Royaume Uni, le Rassemblement National en France ou encore l’AfD en Allemagne. Le plus inquiétant est sans doute le fait que la production industrielle allemande est en chute libre et que cela va entraîner toute l’Europe dans sa chute.

Allemagne : 5 ans de stagnation, et après ?

La lettre ouverte de Zelensky n’ouvre aucune perspective concrète. Elle n’est là que pour tenter de démontrer que Poutine ne veut pas la paix. Elle réclame seulement un cessez-le-feu pour soi-disant entamer des négociations. Voici ci-dessous quelques extraits des mensonges et des injures zelenskiens : « Quoi que vous puissiez dire sur l’Otan, la géopolitique ou la langue russe, cette guerre est votre choix personnel, une guerre sans véritable raison. C’est ainsi que l’histoire s’en souviendra. » Le président ukrainien s’attarde également sur les conséquences de la guerre pour la Russie. « Ils n’aiment pas nos drones et nos missiles. Ils n’aiment pas les pénuries d’essence ni la hausse constante des prix. Ils n’aiment pas les restrictions permanentes », écrit-il[2]. « Ils n’aiment pas votre intention de lancer une deuxième vague de mobilisation afin d’étendre la guerre à une autre partie de l’Ukraine ou de l’utiliser contre d’autres pays voisins de la Russie. Ils n’aiment pas le fait qu’aucune issue ne soit en vue pour votre guerre. » Avant d’ajouter : « Vous n’aurez pas assez d’argent ou de capital politique pour continuer à acheter la loyauté des Russes comme vous l’avez fait au cours des 26 dernières années. » Le ton injurieux de cette lettre montre deux choses, la première est qu’elle est destinée à l’Occident pour faire croire qu’un vent favorable à l’Ukraine peut réorienter le cours de la guerre, ensuite que c’est une bonne chose que de soutenir l’Ukraine pour protéger l’Europe dans son entier. Il y a bien sûr une incohérence fondamentale dans cette lettre, car si en effet les Russes sont en train de perdre la guerre en Ukraine, on ne voit pas très bien comment ils pourraient avoir les moyens de menacer sérieusement l’Europe, menace assez abstraite qui justifie l’Europe dans ses folles dépenses pour préparer la guerre contre la Russie pour 2030. Les mots choisis par l’équipe de propagande de l’OTAN montrent d’ailleurs que cette lettre ne vise pas à proposer sérieusement des négociations. On sait bien que quand on veut négocier on se garde d’insulter ses interlocuteurs. 

Des drones ukrainiens frappent Saint-Pétersbourg où s'ouvre le Forum  économique | Le Devoir

Attaques de drones ukrainiens sur Saint-Pétersbourg le 3 juin 2026 

Cette lettre, et les rodomontades des européistes, c’est en fait le pendant des attaques de drones sur les civils en Russie, ou à Saint-Pétersbourg. Ça fait des jolies images, et ça permet d’éloigner le public de la décomposition bien réelle du régime ukrainien comme ce ses soutiens. Ça permet à Kaja Kallas de laisser croire que les Ukrainiens ont la main pour renverser l’issue de la guerre dans les mois qui viennent. Et les journaux occidentaux, surtout les journaux français, Le monde en tête, peuvent ainsi recopier les messages de la propagande ukrainienne en faisant comme si cela montrait que la Russie était en difficulté aussi bien sur le plan économique que militaire. C’est sans doute cela qui a changé depuis quelques années : que ce soit avec la crise du COVID ou avec la guerre en Ukraine, les médias occidentaux passent leur temps à confondre information et propagande. Par exemple Le monde qui a toujours été un journal atlantiste, dans le temps donnait des informations vérifiables. Aujourd’hui, pour soutenir l’Ukraine, ce journal se fie essentiellement aux données de ISW – Institute for the Study of War – or ce think tank est un relais des faucons étatsuniens, plus particulièrement du gang Kagan. Et le plus souvent les données de ce site sont contredites par des journaux comme The New York Times ou The Washington Post. Ce qui veut dire qu’étant donné que Le monde est la boussole des autres médias de grand chemin, les médias français relaient la propagande des faucons étatsuniens. Ce qui est choquant n’est pas que Le monde soutienne le gang de Zelensky au nom d’une vision dépassée de l’hégémonie étatsunienne – de nombreux journalistes du Monde ont été formés aux Etats-Unis, certains, comme Sylvie Kaufmann qui pousse à la guerre autant qu’elle le peut, sont des Young leaders – mais qu’ils mentent sur ce qui se passe réellement sur le front. Ce journal d’ailleurs ne dit presque rien des poursuites devant la justice des membres du gang Zelensky, il s’efforce de minorer cette affaire. Ceux qui suivent de près la guerre en Ukraine ont d’ailleurs remarqué que les sites ukrainiens, pourtant contrôlés par le SBU, sont beaucoup plus objectifs que les médias français, ce qui au fond n’est pas bien difficile.   

Tucker Carlson et Iula Menel, le 11 mai 2026 

Dans une interview ravageuse de Iula Mendel, ancienne porte-parole de Zelensky, celle-ci s’est livrée à un déballage en règle sur la corruption de lui et de son entourage, mais aussi sur sa consommation de cocaïne[3]. Le monde n’en a pas parlé, mais certains relais de désinformation, notamment l’AFP[4] ou EUinsider[5] se sont mis à tenter de déminer cette affaire, disant dans un narratif tarabiscoté qu’en fait elle n’avait pas dit ce qu’elle avait dit, que ses propos avaient été sortis de leur contexte, etc.  C’est évidemment misérable une telle attitude et disqualifie ceux qui l’adoptent. Ce qui distingue la propagande de l’information ou même du commentaire politique, c’est essentiellement que la propagande construit son narratif en masquant les faits ou en les déformant. Dans l’interview de Iula Mendel, les deux sites de désinformation que je cite ne cherchent pas à savoir si les affirmations de celle-ci sont vraies ou fausses, ils se contentent de dire que cela sert la propagande russe, et que sur les réseaux sociaux des extraits de son interview sont accompagnés d’illustrations qui ne sont pas exactes. Mais en réalité si l’Occident a besoin de se livrer à une propagande où le mensonge par omission, où la fausse information trône, c’est qu’il n’est plus en capacité de dire simplement ce qui se passe en Ukraine au gouvernement, comme sur le front. On a vu encore ça avec les décomptes des morts sur le front des deux côtés de la guerre. Il est d’ailleurs intéressant de voir que les médias ukrainiens s’ils parlent de propagande, ne contestent pas le fait que Iula Mendel ait bien tenu les propos qui lui sont attribués, ils la désignent plutôt comme une vendue à l’ennemi, lui reprochant de désigner l’Ukraine comme un pays instrumentalisé par les pays occidentaux[6].



[1] https://www.lemonde.fr/economie/article/2026/04/23/en-allemagne-les-espoirs-de-reprise-economique-s-eloignent_6682853_3234.html

[2] On ne sait pas où Zelensky a trouvé l’idée d’une pénurie d’essence en Russie, sans doute dit-il cela en référence à la pénurie d’essence qui menace clairement les pays occidentaux et plus particulièrement européens.

[3] https://www.youtube.com/watch?v=Pkz2-cWHPbg

[4] https://factuel.afp.com/doc.afp.com.B2Q47ZQ

[5] https://euinsider.eu/news/mendel-carlson-russian-disinfo-eu-2026

[6] https://kyivindependent.com/ex-zelensky-spokesperson-iuliia-mendel-sparks-outrage-after-tucker-carlson-interview/ et https://english.nv.ua/nation/ukrainian-professionals-condemn-mendel-s-controversial-remarks-to-a-former-fox-news-host-50607246.html

jeudi 4 juin 2026

La décomposition du régime ukrainien et de ses soutiens

Devant l'école détruite de Starobilsk, à Lougansk, le 24 mai 2026 

La guerre étant perdue sur le front, les ukro-nazis, soutenus par l’Occident pour ce qui concerne le guidage des drones et le choix des cibles, ont depuis quelques mois pour justifier les milliards que l’Europe leur donne, recours à des actions terroristes de plus en plus répugnantes. Le 22 mai 2026, les forces ukro-atlantistes avaient visées un collège où reposaient des jeunes Russes, faisant une douzaine de morts et autant de blessés. La crapule journalistique en a un peu parlé, mais les propagandistes de l’ONU ont tenté de faire croire qu’on ne savait pas à qui était attribué cette frappe monstrueuse[1]. Le 2 juin, les forces ukro-atlantistes visaient un bus reliant Moscou et faisaient au moins sept morts[2]. Ces actes qui sont des crimes de guerre, doivent être rapprochés des attaques sur les infrastructures pétrolières. Elles sont coordonnées par les forces de l’OTAN et maintenant les Ukrainiens utilisent des drones offerts directement par le Royaume-Uni. Ces actes terroristes ont été suivis immédiatement par des ripostes massives de la Russie sur l’Ukraine. La conjuration des imbéciles avec Macron, Merz, Starmer et Meloni a condamné les frappes russes, mais s’est bien gardé de dire quoi que ce soit contre les actes criminels des ukro-atlantistes, alors que les frappes russes ont été une réaction justement à cet acte criminel. Le monde qui en fait des tonnes sur chaque mort ukrainien et qui généralement passe sous silence les exactions ukrainiennes sur le sol russe, a à peine signalé ces actes criminels. Évidemment ces actions ont un sens : elles sont destinées à montrer à ses sponsors européistes que l’Ukraine résiste et que c’est la Russie qui est en difficulté. Les imbéciles Marie Jégo et Benoît Quénelle, daubent sur la perte de popularité de Poutine, mais ils se gardent bien de la comparer avec celle des dirigeants européistes, comme ils se gardent bien de faire une analyse circonstanciée de ce qui se passe réellement sur le front[3]. Il est vrai que la popularité de Poutine a chuté à 72%, tandis que celle de Macron, Starmer et Merz est en dessous des 20% ! Les idiots d’Euronews parlaient pour le président russe d’une popularité en chute libre[4] ! Mais il est vrai aussi que ce que reprochent les Russes à Poutine est de ne pas frapper assez fort l’Ukraine pour en finir une bonne fois pour toutes. N’étant pas à une contradiction près, le même journal disait le lendemain que les Russes profitaient du déficit de Patriots et de défense aérienne pour parler des difficultés réelles de l’armée ukrainienne sur le front[5]. La vérité est que l’armée ukrainienne manque d’hommes et de drones pour continuer la lutte sur le front, alors elle fait des diversions. 

La cheffe de la diplomatie de l’Union européenne, Kaja Kallas, lors d’un entretien au siège de l’Union européenne, à Bruxelles, le 3 juin 2026.

Kaja Kallas lors de son interview à l’AFP le 3 juin 2026 

Les Européistes qui ne savent plus quoi inventer pour justifier leur politique sans avenir, ont recommencé à nous dire que la Russie était perdue. D’abord ce fut Kaja Kallas qui a une réputation d’idiote, mais qui est citoyenne d’un État, l’Estonie, par lequel passe les rétrocommissions sur l’argent versé à Kiev. Le 3 juin, reprenant le narratif zelenskien, elle annonçait qu’un vent de panique soufflait sur l’armée russe, reprenant l’antienne selon laquelle la Russie n’avait pas l’intention de négocier sérieusement. Mais elle oubliait volontairement deux choses, d’abord sur les injonctions de Boris Johnson, que c’était en avril 2022 Zelensky qui avait abandonné le texte que lui-même avait approuvé, texte qui aurait conservé l’intégrité territoriale de l’Ukraine, ensuite que malgré ses rodomontades, l’Union européenne cobelligérante, et sûrement pas elle, n’aura pas droit au chapitre pour des accords de paix avec la Russie. Elle n’a pas parlé des difficultés de l’armée de Kiev sur le front, elle a juste signalé qu’il fallait que l’Union européenne intensifie la fourniture d’armement à Kiev, oubliant au passage que finalement assez peu de pays européens sont d’accord pour continuer à se saigner aux quatre veines en attendant une hypothétique victoire de Zelensky sur la Russie. Faisant comme si l’Union européenne était en défense de la liberté d’expression, elle a pleurniché sur le fait que l’État russe contrôlait ce qui se passait sur Internet, arguant que ce contrôle prouvait justement la panique de Poutine, car disait-elle, si les Russes avaient accès aux mensonges européistes, ils cesseraient immédiatement de soutenir leur président ! C’est bien sûr une imbécilité de plus car les Russes sont parfaitement au courant de la situation militaire sur le front et au contraire réclament plutôt à Poutine de durcir le ton vis-vis du gang de Kiev, certains réclamant qu’il use de leur puissance nucléaire. De même Kaja Kalas a évoqué l’attaque de drones sur Saint-Pétersbourg, mais en omettant de dire que les drones venaient d’Estonie ! 

Rutte avertit les jeunes Russes qu'ils mourront s'ils combattent en Ukraine

Mark Rutte à Kiev le 3 juin 2026 

Et puis ce fut le même jour le tour de Mark Rutte, secrétaire général de l’OTAN qui non seulement n’a jamais fait son service militaire, mais qui est menteur comme un arracheur de dent. Toujours dans la communication, cet individu qui se moque des morts sur le front qu’ils soient russes ou ukrainiens, ou encore des mercenaires payés pour se battre pour Zelensky, a envoyé un message soi-disant aux jeunes Russes. Il leur a expliqué qu’ils devaient refuser d’aller à la guerre car l’armée russe non seulement était mal formée, mais également elle était mal équipée et que leur mort était certaine ! On retrouve là la propagande de 2022 quand l’OTAN racontait que les Russes se battaient avec des pelles et volaient les puces des machines à laver des pauvres ukrainiens pour s’en servir pour le guidage de leurs obus. « Alors que l'Ukraine continue de tenir bon, d'innover et de remporter des victoires sur le champ de bataille, la Russie est de plus en plus désespérée », a estimé Mark Rutte aux côtés du président Volodymyr Zelensky. Il faisait allusion au drone qui est tombé sur Saint Pétersbourg au moment d’une réunion de plusieurs milliers de personnalités internationales autour de Poutine[6]. Parler de désespoir pour la Russie relève de l’idiotie. Mark Rutte racontait ces salades au moment même où certains sites avançaient un nouveau décompte pour les soldats ukrainiens qui seraient deux millions à avoir quitter la vie. De même il ne parlait pas des centaines de milliers de déserteurs ukrainiens et des rafles façon Gestapo qu’organise la crapule des recruteurs et contre lesquelles les populations se mobilisent. Dans le même temps on a commencé à parler d’organisations d’Ukrainiens prorusses qui se mettent en place à Odessa. Que ce soit Kaja Kallas ou Mark Rutte, ces propagandistes envoient en fait des messages aux Ukrainiens et aux pays européens pour les encourager à soutenir leur guerre, mais tout cela ne change rien du tout, le but est de tenir le plus longtemps possible en espérant un miracle. Ces déclarations sont évidemment coordonnées, elles sont essentiellement à usage interne, l’idée est de faire croire que l’OTAN et l’UE sont dans le camp des vainqueurs aux côtés de Zelensky. 

Collège de Vinnytsia, mai 2026, les étudiants forment une croix gammée sous le drapeau ukrainien 

Les journaux, Le monde et Libération en tête avec leurs fast checkers, avancent que la nazification de l’Ukraine n’est qu’un mythe inventé par Poutine pour couvrir ses exactions en Ukraine, au motif que le parti nazi ferait peu de voix aux élections – c’est vrai, mais les élections c’était maintenant il y a longtemps. Comme on l’a répété fort justement en fait la crapule nazie se retrouve en Ukraine dans tous les partis constitués, notamment le parti de Zelensky, qui ne sont pas encore interdits par le gang de Kiev, et les partis d’opposition sont tous interdits maintenant, à commencer par le parti communiste ukrainien, et les prisons ukrainiennes sont pleines d’opposants à Zelensky[7]. Dans la photo ci-dessus, nous voyons des jeunes collégiens former une croix gammée, ce n’est pas anodin. En vérité ce n’est pas un cas isolé. C’est le genre d’images que ne commentent pas les médias de grand-chemin. Ils les gardent bien cachées de façon à ne pas désespérer les Européens dans leur soutien ruineux au gang de Zelensky. Mais en vérité cette image explique bien des choses. Elle montre que la culture nazie maintenant est profondément inscrite dans les gènes de l’Ukraine institutionnelle qui veut à tout prix continuer la guerre, même si évidemment une grande partie de la population ukrainienne ne partage pas cette tendance. Elle explique pourquoi Zelensky qui est un renégat juif ne l’oublions pas, s’étant converti récemment à la religion orthodoxe, cède sur le terrain de la réhabilitation des nazis ukrainiens. Israël qui avait dès le début plus que des réticences à soutenir Zelensky, a dénoncé fermement cette réhabilitation[8]. Le pouvoir de celui-ci ne dépend en réalité que du soutien de la canaille nazie qui le menace en permanence s’il ne file pas droit, c’est-à-dire, s’il cède quoi que ce soit aux Russes ou s’il ne leur rétrocède pas une partie des fonds qu’il extorque à l’Europe. 

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky (à gauche) assiste, en compagnie de son épouse Sofia, à la cérémonie de réinhumation d'Andrïï Melnyk, collaborateur nazi décédé en 1964 et ancien chef d'une branche de l'Organisation des nationalistes ukrainiens (OUN), au cimetière militaire national près de Kiev, le 25 mai 2026 (Photo : Genya SAVILOV / AFP)

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky assiste, en compagnie de son épouse Sofia, à la cérémonie réinhumation d'Andrïï Melnyk, le 25 mai 2026 

Si on avait encore des doutes sur les tendances nazies du régime de Kiev, Zelensky les a complétement levées en faisant exhumer les dépouilles d’Andriy Melnyk et de sa femme qui étaient enterrées au Luxembourg depuis 1964 et qu’il a fait inhumer non loin de Kiev. Pourquoi une telle célébration, les autorités kiéviennes n’ont-elles pas des choses plus urgentes à faire ? Les « journalistes » français ont parlé d’un dirigeant nationaliste controversé [9]. C’est un doux euphémisme. C’était un nazi, et cette cérémonie a été critiquée également par les Polonais ! En effet Melnyk, collaborateur des nazis, est responsable directement de la mort de plusieurs milliers de Polonais, on avance le chiffre de plus de 100 000. Cette décision de Zelensky qui a glorifié les héros de l’UPA, a engendré des réactions virulentes des Polonais, aussi bien du président Karol Nawrocki, que de l’atlantiste Donald Tusk[10]. Déjà que les Polonais ont en général une mauvaise opinion des Ukrainiens, ils ont rajouté que dans de telles conditions, il était hors de question que la Pologne soutienne la candidature de l’Ukraine à l’Union européenne. Cette décision n’a pas été commentée par la canaille Macron, Starmer, Merz et Meloni. La question est de savoir pourquoi l’opportuniste Zelensky agit de la sorte. Il est évident qu’il donne ainsi des gages aux ukro-nazis qui le menacent en permanence de lui faire la peau s’il s’émancipe de la ligne de conduite définie de ne pas céder un pouce de terrain à la Russie, ou s’il se refuse de leur donner un peu de l’argent donné généreusement par l’Europe et détourné vers des paradis fiscaux ou vers les États du Golfe. Il y a d’ailleurs des rumeurs de coup d’État en Ukraine, les Azov menaçant de marcher sur Kiev, ce qui entrainerait probablement une guerre civile et un chaos encore plus grand. Mais cela montre que les voisins immédiats de l’Ukraine, sans parler de la Russie bien entendu, se méfient de ce pays et de ses dirigeants mafieux, que ce soit la Hongrie, la Pologne ou encore la Roumanie. Les médias comme Le monde, Libération ou Le Figaro, sans parler des chaines de télévision, n’ont donné aucun écho à cette histoire embarrassante pour les soutiens européens. Tout est sous-contrôle. Ils parlaient de Melnyk comme d’un dirigeant nationaliste controversé, curieux euphémisme ! Hitler était lui aussi un dirigeant nationaliste controversé si on va par là. Qu‘est-ce que c’est que ce journalisme qui se prétend différent de la propagande menée par le gouvernement russe et qui passe sous silence, mentant par omission, des questions aussi importantes ? 

Toutes les belles âmes qui voient du fascisme partout évitent de le voir où il est vraiment. Des anciens premiers ministres totalement dévalorisés ont fait le pèlerinage à Kiev, croyant sans doute que Zelensky est populaire en France et que cela les aidera pour leur campagne électorale. Voilà d’abord Édouard Philippe dit Fantômas, un ancien des Young Leaders, un lobbyiste du nucléaire, qui assure qu’une fois élu il soutiendra jusqu’au bout encore et encore le combat de Zelensky avançant la fable bien connue selon laquelle l’Ukraine défend l’Europe contre la Russie, et donc indirectement la France. L’homme qui éborgna pour le plaisir les Gilets jaunes qui voulait nous faire rouler à 80 kmh, qui est responsable d’une évolution catastrophique de la dette française, vient chercher un brevet de bonne conduite chez le cocaïnomane de Kiev[11].  Et puis voici Gabriel Attal, celui-ci est resté quelques jours ministres de l’éducation, puis quelques jours encore premier ministre. Qu’a-t-il fait dans ces postes ? Rien, l’idiot qui a pourtant des origines juives, mal assumées comme Zelensky, assure : « je le dis du plus profond de mes tripes, Slava Ukraini ». Slava Ukraini c’est tout de même le cri de guerre des bandéristes ! Mais le sait-il, lui qui ne sait pas grand-chose ? 

EXCLUSIF. Train-couchette, visite à Boutcha et souterrain secret : ce que  Bruno Retailleau a vu à Kiev

Et puis voici Bruno Retailleau, ce petit homme qui ressemble un peu à une mante religieuse mâle, qui est resté quelques jours ministre de l’intérieur, où il a démontré qu’il n’avait même pas les capacités de tenir la dragée haute au président algérien, nous dit lui aussi qu’il va s’en prendre à la Russie et bien sûr soutenir le gang de Kiev avec l’argent des contribuables français. Celui-là fait un tour de piste juste pour dire qu’il existe encore un peu, que son parti n’est pas tout à fait mort, mais il n’a aucune chance de bien figurer au premier tour de l’élection présidentielle de 2027. Tous ces comiques font semblant de croire qu’en allant à Kiev ils se donnent une stature internationale à peu de frais. Ils n’ont évidemment aucune idée sur la guerre en Ukraine et pour en sortir, alors ils suivent stupidement le mouvement, tandis que les Allemands commencent lentement mais sûrement à s’éloigner de Kiev et veulent reprendre des relations avec la Russie[12]. Le moins qu’on puisse dire est que les européistes agissent dans le désordre le plus complet et restent encore scotchés sur les vieilles idées selon laquelle la Russie perdra la guerre contre l’Ukraine, l’OTAN et ses allés ! Ils restent dans la posture communicationnelle, incapables de penser par eux même sur un sujet pourtant brûlant. On a vu encore Retailleau répéter la fable selon laquelle le massacre de Boutcha serait imputé aux Russes. Ces trois sinistres individus, représentants du bloc central, n’ont évidemment aucun commentaire à faire sur Andriy Melnynk ou sur les poursuites pour faits de corruption des membres du gang Zelensky. Comme toute la racaille européiste, ils n’ont aucune proposition à formuler pour faire avancer les propositions de paix. 

Xenia Fedorova, une propagandiste russe bien en poste chez Bolloré –  Libération

Pris de panique les atlantistes s’en sont pris à Xenia Fedorova. La censure est leur passion première. Cette journaliste qui dirigeait RT-France avant que cette chaine soit interdite en toute illégalité, a été embauchée sur Cnews, la chaine de Bolloré pour donner le point de vue russe. On peut penser ce qu’on veut de cette jeune femme, y compris qu’elle est une agente du Kremlin. Personnellement je la trouve très mesurée, mais pourquoi la censurer ? Même si on suppose qu’elle présente uniquement le point de vue russe ? Après tout la plupart des journalistes présentent le point de vue zelenskien, sans que ça ne gêne personne. La meute s’y est collée : en tête on trouve ce torchon de Libération qui en profite pour lancer une charge sur Bolloré[13], il parle d’une propagandiste, comme si Benoît Quénelle, Sylvie Kaufmann ou Mari Jego étaient autre chose que des propagandistes de l’atlantisme dégénéré. Elle intervient sur CNews et Europe 1, signe une chronique dans l'hebdomadaire le JDNews et présente l'émission religieuse « Lumières orthodoxes » sur CNews et CStar (deux chaînes du groupe Canal+). Médiapart, soi-disant média un peut critique, a repris le narratif de Jean-Noël Barrot sans précaution, montrant par-là que son degré d’insoumission vis-à-vis de la doxa dominante [14]. L’agent des Etats-Unis, propagandiste atlantiste Raphaël Glucksmann qui essaie de se faire passer pour un homme politique avec bien des difficultés, s’est lui aussi lancé dans cette chasse à courre : « il faut lui retirer le micro », a-t-il dit stupidement, qualifiant Fedorova d’agente russe[15]. Mais en vérité discuter de la sincérité des propos de Fedorova n’a aucun sens. La liberté d’expression, garantie par la Charte des Nations Unies, ne donne pas de méthode pour séparer le journalisme de la propagande. C’est la sinistre Nathalie Loiseau qui au nom du groupe Renew Europe s’est chargée d’envoyer une lettre au Président du Conseil européen afin qu’il sévisse contre cette non-alignée[16]. D’autre cuistres ont réclamé que le visa de séjour de Fedorova qui a été prolongé pour dix ans, soit remis en question ! Voilà où en est le simulacre de démocratie en France.  Les social-traitres par la voix d’Arthur Delaporte se sont joints à la meute. Qu’on soit d’accord ou non avec ce que dit Fedorova, ce n’est pas là le problème, la question reste celle de la censure et rien d’autre, car on ne peut pas décider de censurer tous les gens avec qui nous ne sommes pas d’accord, c’est un réflexe malsain, peureux, digne du père Ubu. Or il y a une tendance naturelle en Europe à vouloir censurer tout ce qui contredit le discours dominant, que ce soit sur la Russie, ou que ce soit sur les vaccins par exemple, il faut mettre le couvercle sur la marmite. Cette volonté de chasser Fedorova du paysage médiatique est la même que celle qui a produit des « sanctions » sans autre forme de procès contre Jacques Baud ou Xavier Moreau par exemple. Ce dernier vient d’ailleurs d’être élu conseiller consulaire pour les Français de Russie et de Biélorussie, ce qui va poser des problèmes à Jean-Noël Barrot, l’halluciné du Quai d’Orsay, pour maintenir les sanctions contre lui. Le site Atlantico était en rage après cette élection, avançant aussi bien que cette élection ne servait à rien qu’elle avait été organisée par le FSB[17] ! Ces gens-là sont pourtant censés combattre la Russie au nom de « nos valeurs » qui seraient la définition vraie de la démocratie toute aussi vraie. Non seulement ils mentent effrontément, mais ils censurent et sanctionnent ceux qui pourraient faire entendre une voie dissidente. Certes la Russie n’est pas un régime politique démocratique, mais outre que les Russes dans leur très large majorité adhèrent à la politique de leur président, l’Occident n’est qu’un simulacre de démocratie dans lequel les décisions importantes sont prises à l’abri des regards des citoyens. 

Peut être une image de une personne ou plus, foule, la porte de Brandebourg et texte qui dit ’BUTRO POUTIN NEGALE ACCES ACCES ACCES UVRAISON’

Le 3 juin 2026 une poignée de crétins se sont réunis pour exiger devant le siège de Cnews le licenciement et le bannissement de Xenia Fedorova 

Et les Etats-Unis me direz-vous ? Empêtrés dans le conflit avec l’Iran, incapables de maitriser leur allié israélien au Liban, ils ne savent plus quoi faire avec l’Ukraine qui a refusé leur plan de paix, certes ils continuent à aider l’armée ukrainienne à envoyer des missiles à longue portée en Russie, mais en même temps ils n’ont plus les moyens de leur fournir une assistance autre que celle d’une aide pour le guidage des drones et des missiles ou la définition des cibles russes. Ils sont cependant contents d’avoir refiler le fardeau financier aux bureaucrates européens qui ainsi peuvent continuer à ruiner l’économie de l’Union européenne en toute impunité. Et puis sans doute ils sont aussi contents de voir que cette guerre embarrasse forcément la Russie. Mais tout cela ne fait pas une politique, les guerres à répétition voulues par les Etats-Unis, que ce soit en Ukraine ou au Moyen-Orient ont des effets dévastateurs sur les économies occidentales, certes c’est moins marqué aux Etats-Unis qu’en Europe, mais cela semble annoncer que Trump va perdre les élections des midterms. 


[1] https://www.france24.com/fr/europe/20260522-guerre-en-ukraine-un-mort-et-35-bless%C3%A9s-dans-un-coll%C3%A8ge-en-territoire-occup%C3%A9-selon-moscou

[2] https://www.franceinfo.fr/monde/europe/manifestations-en-ukraine/direct-une-frappe-de-drone-ukrainienne-tue-au-moins-sept-sonnes-dans-un-bus-qui-reliait-moscou-a-la-crimee-annexee_8042423.html

[3] https://www.lemonde.fr/international/article/2026/06/02/vladimir-poutine-essuie-une-serie-de-revers-qui-alimentent-le-mecontentement-en-russie-et-interrogent-sa-strategie_6696294_3210.html

[4] https://fr.euronews.com/2026/04/18/la-popularite-de-poutine-en-chute-libre-le-kremlin-va-t-il-alleger-les-restrictions-dinter

[5] https://www.lemonde.fr/international/article/2026/06/03/guerre-en-ukraine-la-russie-profite-du-deficit-de-patriot-pour-frapper-kiev-et-dnipro-avec-des-missiles-hypersoniques_6696539_3210.html

[6] https://www.france24.com/fr/europe/20260603-ukraine-attaques-drones-sur-saint-p%C3%A9tersbourg-navire-de-guerre-kronstadt

[7] https://www.farodiroma.it/continua-la-nazificazione-dellucraina-il-caso-del-college-di-vinnitsa-che-si-esercita-per-la-cerimonia-di-fine-anno-creando-svastiche-umane-vladimir-volcic/

[8] https://fr.timesofisrael.com/israel-denonce-la-reinhumation-en-ukraine-dun-collaborateur-nazi-avec-les-honneurs-de-letat/

[9] https://www.rfi.fr/fr/europe/20260526-l-ukraine-inhume-andriy-melnyk-une-grande-figure-nationaliste-controvers%C3%A9e-pour-ses-liens-avec-les-nazis

[10] https://www.tf1info.fr/international/indigne-guerre-ukraine-russie-pourquoi-volodymyr-zelensky-s-est-attire-les-foudres-de-la-pologne-2444280.html

[11] Petit magouilleur cynique, il est par ailleurs poursuivi devant la justice pour des prises illégales d’intérêt en tant que maire du Havre. https://www.franceinfo.fr/politique/edouard-philippe/detournement-de-fonds-publics-favoritisme-prise-illegale-d-interets-ce-que-l-on-sait-de-l-enquete-a-venir-au-havre-visant-edouard-philippe-candidat-a-la-presidentielle-2027_8016002.html

[12] https://www.boursorama.com/bourse/actualites/l-allemagne-voit-s-ouvrir-une-fenetre-pour-le-dialogue-entre-l-ue-et-la-russie-l-e3-est-considere-comme-un-element-cle-338936e66af88fd6e60a8bb6d39e33f0

[13] https://www.liberation.fr/international/europe/xenia-fedorova-une-propagandiste-russe-bien-en-poste-chez-bollore-20260601_V4A36QZV7VEXJNZN4FP3PKFMKM/

[14] https://www.mediapart.fr/journal/politique/310526/la-propagandiste-russe-xenia-fedorova-en-majeste-chez-bollore-le-gouvernement-dans-la-nasse

[15] https://www.france24.com/fr/info-en-continu/20260531-il-faut-retirer-le-micro-%C3%A0-la-chroniqueuse-fedorova-une-agente-russe-estime-glucksmann

[16] https://www.lemonde.fr/politique/article/2026/06/02/polemique-autour-de-xenia-fedorova-chroniqueuse-pro-kremlin-des-eurodeputes-reclament-des-sanctions-europeennes_6696450_823448.html

[17] https://atlantico.fr/article/rdv/xavier-moreau-elu-conseiller-consulaire-les-francais-de-russie-votent-fsb

samedi 30 mai 2026

Disparition d’Edgar Morin (1921-2026)

Macron célèbre les 100 ans d'Edgar Morin, «homme siècle» | Arab News FR

Edgar Morin, contrairement aux Français, aimait beaucoup le couple Macron 

Edgar Morin est mort à l’âge respectable de 104 ans. Certains pensent que c’est un penseur ! Mais avant d’écrire La méthode de la méthode, La nature de la nature ou encore a connaissance de la connaissance, livres qui se sont bien vendus et qui ont impressionné des étudiants de deuxième année de sociologie, il avait eu un parcours aussi sinueux qu’opportuniste, tant en ce qui concerne la nature de ces travaux, que ses engagements politiques. Il fut résistant, venant de la gauche libertaire, il s’inscrivit au Parti communiste français au moment où celui-ci était à son plus haut dans l’opinion politique française. Il rejoint ensuite le courant qu’on pourrait dire d’ultra-gauche, c’est-à-dire une lecture de Marx éloignée du léninisme. Ce mouvement qui accompagna la déstalinisation dans la foulée du rapport Kroutchev et de l’intervention de l’armée rouge à Budapest, le fit participer à la création de la revue Arguments aux côtés de Kostas Axelos et d’Henri Lefebvre. Bien qu’il n’ait jamais fait de thèse, il devint membre du CNRS. Au début des années soixante, il s’intéresse au cinéma avec en 1961 Chronique d’un été, réalisé avec Jean Rouch, film qui s’inscrit dans cette veine d’un cinéma différent de la fiction, contemporain des films de Guy Debord. En 1968, comme tout le monde à gauche il participa au mouvement de contestation général. Et à cette époque, il était partisan d’une révolution sociale, économique et civilisationnelle. Gauchiste, il soutint la cause palestinienne, alors que lui-même masquait ses origines juives qu’ensuite il revendiqua pour bien faire comprendre que son soutien à la cause palestinienne était courageux. Il a maintenu ce profil du juif honteux, comme le fera Noam Chomsky ou encore l’arrogant Norman Finkelstein. 

Edgar Morin, sociologue du temps présent et agitateur d'idées, est mort à  l'âge de 104 ans

Avec Jean Daniel qui dirigeait Le Nouvel Observateur où Morin avait ses entrées 

Avec l’effacement de Mai 68, comme tout le monde, il soutint l’arrivée de la gauche au pouvoir en 1981. Ce qui le conduisit à renier Marx, et à soutenir le projet européiste. Le temps passa, certains crurent qu’il était un des derniers penseurs vivants. Son grand âge lui a ouvert les portes du monde politique, et il se mit à fréquenter les pires racailles de ce milieu, s’affichant sans vergogne, et sans discernement aux côtés du couple infernal Macron. Les honneurs que lui rendait le squatter de l’Élysée lui plaisaient bien. Il fut d’ailleurs multi-décoré franchissant toutes les étapes de la hiérarchie de la Légion d’honneur. Vous me direz qu’avant d’être embrassé par Macron, il avait été adoubé par un autre locataire de l’Élysée, Nicolas Sarkozy, qui trouvait fort bonne l’idée d’une politique de civilisation, concept lancé par Léopold Sédar Senghor et repris ensuite par Edgar Morin[1]. C’était une nouvelle flatterie que le vieux sociologue dégustait avec gourmandise. 

Avec mon ami Edgar Morin, applaudi par la foule hier soir à l'Institut du  monde arabe après que la directrice artistique du festival Felfel Naima  Yahi a rappelé son récent 102e anniversaire !

A l’institut du monde arabe avec son ami Jack Lang 

Toujours à vouloir donner des signes d’allégeance à la mouvance islamiste, on le retrouvera en train de « dialoguer » avec cette vieille crapule de Tariq Ramadan, de cette mauvaise fréquentation, les deux complices en tireront un ouvrage dont le titre en dit long sur l’imbécilité du contenu, Au péril des idées, Les grandes questions de notre temps[2]. Quand on lui demandait pourquoi lui, juif et athée, servait si bien la soupe à un tel individu, maintenant multi-condamné, il avançait stupidement qu’il faisait confiance à al justice et donc que tant qu’elle ne s’était pas prononcée, Tariq Ramadan était innocent. Il poussa même la stupidité flagorneuse jusqu’à prétendre que Tariq Ramadan avait amende honorable de ses positions extrémistes visant à subvertir les vieilles démocraties occidentales, mais cette posture lui a permis d’obtenir un brevet de tolérance et de conformisme très prisé dans les allées du pouvoir[3]. 

Edgar Morin / Tariq Ramadan "L' éthique aujourd'hui, entre théories et  pratique" CILE 29/10/2013

Edgar Morin dialoguait avec Tariq Ramadan 

Il serait évidemment beaucoup trop long et sans grand intérêt que je me lance dans une critique circonstanciée de son œuvre. Sur le plan de ses idées, je crois qu’il sera vite oublié. Du reste quand on s’est trompé autant que lui sur le plan de ses engagements politiques au point de se renier plusieurs fois dans la vie, on ne peut pas prétendre avoir brillé sur le plan intellectuel. Il est d’ailleurs remarquable que les intellectuels connus, comme Noam Chomsky, Jurgen Habermas ou Edgar Morin soient si sensible à la compagnie des puissants, sans doute croient-ils qu’ils peuvent les influencer, alors qu’au mieux ils servent de faire valoir ! A son décès, certains journalistes qui ne savent pas grand-chose ont désigné Morin comme un « électron libre » au prétexte qu’il n’était plus depuis longtemps inscrit dans un parti. En vérité il était prisonnier d’un conformisme intellectuel opportuniste, avec une faculté d’adaptation étonnante !


[1] https://www.lemonde.fr/idees/article/2008/01/08/edgar-morin-sarkozy-un-deviant-et-un-conformiste_996983_3232.html

[2] Presses du Châtelet, 2014.

[3] https://www.lemonde.fr/societe/article/2017/11/12/edgar-morin-sur-tariq-ramadan-je-suis-contre-toute-humiliation-subie-par-qui-que-ce-soit_5213771_3224.html

Politique et communication, la question ukrainienne

    Macron qui est comme en vacances, qui ne fait plus rien depuis la dissolution ratée de 2024, dissolution qui a privé la France d’un go...