samedi 23 mai 2026

De nouvelles polémiques idiotes

Bolloré : l'extrême droite à la tête des médias 

On peut mesurer la dégénérescence de la France au nombre de polémiques stériles et sans avenir que des histrions déclenche périodiquement sur des sujets divers et variés. En la matière la gauche décomposée est championne, particulièrement les débiles qui gravitent autour de la FI et de son gourou. Évidemment, si cette gauche avait un avenir, un programme, et une chance sérieuse d’engendrer un vrai changement social, économique et politique, elle ne se perdrait pas dans les méandres d’une agitation qui finalement la coupe radicalement de l’électorat qu’elle prétend défendre. Étant complètement dépassée sur tous les plans, cette gauche idiote s’invente des ennemis qu’elle fait semblant de combattre. La guéguerre est menée dans le secteur de la culture à la fois parce que celui-ci est en difficulté sur le plan économique, et aussi parce que cette petite société des gens de lettres et de cinéma a un accès facile aux médias. Ces gens-là vont défendre leurs petits avantages économiques en les regroupant derrière la nécessité de lutter contre les idées fascistes qui seraient portées par la volonté de Bolloré. Ils pensent sans doute que cette figure de milliardaire un peu crapuleux, qui a surtout réussi sur le plan économique grâce aux aides de l’État, suffit à leur donner l’image d’un David combattant Goliath. On l’a vu avec la comédie engendrée par l’éviction d’Olivier Nora, médiocre éditeur, mais grassement payé, qui a fait passer son départ de chez Grasset comme le résultat d’un acte de résistance[1]. Rappelons juste pour le plaisir qu’Olivier Nora le rebelle est tellement rebelle que c’est lui qui avait décidé, lorsqu’il était chez Fayard de rééditer Mein Kampf, comme si cela manquait sérieusement dans les librairies ! 

À Cannes, embarras après la tribune anti-Bolloré et la réaction du patron  de Canal+, Maxime Saada - The Times of Israël

Le Festival de Cannes qui n’est plus un festival de cinéma mais une sorte de foire pour exprimer les points de vue les plus stupides sur la société, a été le lieu d’une nouvelle attaque contre Bolloré – pour lequel, bien évidemment, connaissant un petit peu l’origine de sa fortune, je ne peux pas avoir de sympathie. Cette polémique a été déclenchée par Maxime Saada, PDG de Canal+, qui a avancé qu’il ne voulait plus travailler – c’est-à-dire financer – des gens qui n’arrêtent pas de cracher sur Canal+ et sur Bolloré. Canal+ est, même si ses investissements dans le cinéma sont en baisse, le premier financier pour le cinéma français, en 2025 ce financement s’élevait à 160 millions d’euros. Ce n’est évidemment pas de la philanthropie, mais c’est une obligation dans le cahier des charges. Cependant dans ce cahier des charges rien n’indique que Canal+ soit obligé de financer les films de ceux qui l’insultent. Ce n’est pas une caisse d’allocations familiales pour le petit peuple du cinéma. Le problème n’est pas d’obliger Canal+ de financer des daubes qui ne tiennent pas debout et qui feront peu d’entrées, mais de comprendre pourquoi le cinéma français qui est de plus en plus mauvais est dépendant de Bolloré ! À mon sens un système qui n’arrive pas à se financer lui-même, c’est soit qu’il est trop coûteux, soit qu’il est fondé sur une sorte de rente de situation. 

Comme le montre le tableau ci-dessus, la France ayant produit 228 films français, 121 ont été soutenus par Canal+, soit un peu plus de la moitié. Derrière on trouve France Télévisions pour un quart environ. On peut considérer que les films français qui n’ont plus guère accès au marché mondial, sont bien trop chers. Environ 8 sur 10 perdent de l’argent, même en anticipant sur les droits annexes. Depuis quelques années on a tendance dans les films français à faire de la politique. Certes je suis persuadé que tout film a une dimension politique comme disait le maoïste Jean-Luc Godard. Cependant dans la manière de faire, on aboutit le plus souvent à des pensums qui au lieu de présenter un point de vue, assènent un ennui pédagogique. Quand les guignols qui, prônent la diversité à l’écran, ils n’ont que quelques pistes : mettre plus de femmes à la réalisation, mettre en avant la petite communauté LGBTQ+ ou encore mettre des « racisés » en vedette. Et tant pis si ça ne fonctionne pas. Les réalisateurs croient ou font semblant de croire qu’ils ont fait leur devoir ! On a vu ainsi L’étranger de François Ozon, basé sur un roman célèbre mondialement s’embarquer dans une lecture de cet ouvrage sur le mode décolonial. C’est un film qui a coûté cher, qui a été encensé par la critique, mais qui au final ne couvrira pas ses frais[2]. La question est la suivante, comme pour les éditions Grasset d’ailleurs, peut-on interdire à un financier – un capitaliste – de surveiller ce qu’il fait de son argent et de refuser de travailler avec des gens qui l’insultent ? En quelque sorte ce quarteron d’imbéciles pense qu’il va gagner une bataille culturelle, bataille qui est déjà perdue depuis longtemps. Les signataires de la pétition contre Canal+ on l’immense arrogance de croire comme les misérables auteurs de chez Grasset, qu’ils peuvent ruiner Canal+ en faisant une sorte de grève de la production[3]. Quelles sont les solutions ? Il y en a quatre : la première consiste à dire que Bolloré en tant que propriétaire de Canal+ a bien le droit de choisir avec qui il veut travailler ; la seconde consiste à l’obliger à financer tous les projets quels qu’ils soient sans qu’il ait le droit de regard dessus, mais là on se heurte simple au fait que cette chaîne ne peut pas financer 100% des films produits chaque année en France ; la troisième consisterait à nationaliser Canal+ et donc en faire une sorte de France Télévisions bis ; enfin la 4ème serait de recruter une sorte de jury – un peu comme la commission d’avances sur recettes mise en place par le CNC –qui déciderait, une fois l’enveloppe établie par Bolloré, d’une clé de répartition. Cette dernière solution est absurde si on se réfère aux errements de la commission d’avances sur recettes, par exemple les films de Bernard-Henri Lévy qui ne font pas un clou, sont systématiquement soutenus par Arte et par le CNC, alors que ce vieux clown est lui-même dans les comités de décision. Beaucoup de bruit pour rien donc. La CGT-Spectacle et la Ligue des Droits de l’Homme, faisant semblant de faire quelque chose, ont avancé qu’ils allaient assigner en justice Canal+ pour discrimination. Je ne pense pas que cela aille bien loin[4]. 

Peut être une image de une personne ou plus et texte

Voilà maintenant une autre polémique une bien crasseuse. Moulin est un film de Laszlos Nemes, un réalisateur hongrois qui s’était fait connaitre à l’international avec Le fils de Saül. Ce film ne sortira que durant le second semestre de 2026. Il a déjà une bonne réputation. C’est un biopic qui retrace les derniers jours de Jean Moulin, héros de la Résistance qui a été torturé et assassiné par Klaus Barbie. C’est un film à très gros budget, 37 millions d’euros, donc il faudra que ce soit un succès en salles pour le rentabiliser. Venu présenter son film à Cannes, Gilles Lellouche a été apostrophé par un journaliste « L'année prochaine se dérouleront les élections présidentielles (sic) en France", a commencé le journaliste. Le Rassemblement national, fondé par certains des collaborateurs de Klaus Barbie, ont une chance d'arriver au pouvoir. Pensez-vous qu'il est aujourd'hui primordial, pour ne pas trahir la mémoire de Jean Moulin, de combattre résolument le Rassemblement national ?  "pensez-vous également que la France insoumise, majoritaire à gauche, est aujourd'hui le meilleur rempart à l'extrême droite, son programme étant aussi inspiré du programme du Conseil national de la résistance ? » Autrement dit, ce journaliste qui est selon les sources, proche de la FI[5], réclame non seulement que Lellouche condamne le RN au motif que ce parti serait le descendant de Klaus Barbie en ligne directe, mais qu’en plus il se prononce pour la FI ! La ficelle est grosse. C’est comme si on demandait à un acteur qui joue Vercingétorix ce que celui-ci dirait de la situation politique actuelle. Donc que Lellouche ait refusé de donner son opinion sur les élections à venir a tout de suite emballé les réseaux sociaux. La palme de l’abrutissement revenant à Albane Guichard semi-idiote qui dans l’Huffington Post, journal du soft power étatsunien, parle de Lellouche le lâche[6]. On comprend que pour elle le courage eut été de dire que l’acteur allait voter pour Mélenchon ! Cette diatribe a cependant au contraire renforcé ceux qui ont décidé de ne pas voter Mélenchon. Pourtant Lellouche avait été un soutien de la France insoumise et avait annoncé qu’il voterait contre Marine Le Pen. Mais il n’a pas voulu mélanger les genres, et il a refusé simplement de se laisser entraîner dans des louches combines à la gloire de Mélenchon. Sans doute a-t-il été échaudé par les positions antisémites de ce dernier et de sa clique qui n’arrêtent pas de taper sur Israël. Peut-être est-ce à cause de ses origines juives que le journaliste a essayé d’entrainer l’acteur sur un terrain glissant puisque pour les guignols de la FI tous les Juifs qui ont une opinion différente sur la question israélo-palestinienne de celle de Rima Hassan par exemple sont des mauvais Juifs, considérés eux-mêmes comme des « génocidaires ». c’est le vocable forgé par le Hamas qu’on emploie volontiers sur les réseaux sociaux pour dénoncer « l’entité sioniste ». 

🎬L'ABANDON Le film retrace les 11 derniers jours de la vie de Samuel Paty.  au Cinéma le 13 Mai 2026 - CinéStarsNews.com

Encore un peu plus crasseux. L’abandon est un autre biopic. Il s’agit des derniers jours de Samuel Paty, un professeur de collège qui a été assassiné et décapité dans un acte de barbarie odieux, un acte terroriste. C’est un martyre de l’éducation nationale. Non seulement il est la victime de l’islamisme radical, mais il a été ouvertement abandonné par sa hiérarchie qui en quelque sorte lui reprochait de trop se plaindre des menaces qui pesaient sur lui. Cette hiérarchie, notamment représentée par la rectrice de l’académie, une macronienne, voulait à tout pris qu’il n’y ait pas de vagues sur son territoire. Ce film devrait faire l’unanimité autour de lui, et il rencontre en effet un grand succès dès sa sortie. Mais une certaine gauche, celle qui milite et vote pour Mélenchon, trouve que ce film a tendance à verser dans le sensationnalisme et diabolise les musulmans[7]. Évidemment, c’est une hypocrisie de cette gauche décervelée, puisqu’en effet on ne peut pas traiter de cette sinistre affaire sans parler de l’existence d’un islamisme offensif en France. C’est la critique un peu non officielle qui s’y est collée, les critiques des médias dominants n’ont tout de même pas osé aller dans ce sens, même quand ils sont pourtant les défenseurs de la cause palestinienne comme les journalistes du journal Le monde. Ils ont laissé courageusement cette indécence à d’autres. Comme on le voit, il y a un cordon sanitaire qui se met en place pour tenter de faire croire que cet acte de barbarie est juste un acte isolé, l’œuvre d’un fou, et n’a rien à voir avec l’immigration de musulmans en France. 

Xenia Fedorova, la voix de la Russie dans les médias Bolloré

Cnews a généré une autre polémique, mini-polémique cette fois, mais polémique quand même, en engageant Xenia Fedorova, ancienne directrice de RT France, pour commenter l’actualité. La canaille macronienne s’est déchaînée pour en réclamer la censure. Si on suit ces gens qui aiment l’idée de censurer Pierre, Paul et Jacques, le fait qu’elle ait dirigé RT France la désignant comme une propagandiste de Moscou, la voue à l’échafaud numérique. La semi-idiote Valérie Hayer, celle qui se pisse dessus dans les meetings, a déclaré qu’elle portait l’affaire devant l’ARCOM[8]. On rappellera que déjà la censure en France et en Europe de RT France, consécutivement à l’entrée de la Russie en Ukraine le 22 février 2022, est illégale et contraire à la Charte des Nations Unies qui dans ses débuts consacre la liberté d’expression comme un pilier de la démocratie dite libérale. Personnellement j’ai toujours trouvé Fedorova très modérée, plutôt équilibrée en ce qui concerne ses analyses de la guerre en Ukraine. Mais cette attaque frontale contre elle, attaque soutenue par la clownesque Sophie Aram, est en réalité un double message : la Macronie agonisante veut la guerre avec la Russie et il est interdit d’avoir une position sur un sujet aussi brûlant que l’Ukraine qui différerait de celle de l’Union européenne, c’est-à-dire de la folle furieuse Kaja Kallas, celle qui déclare sans broncher et sans censure qu’après avoir vaincu la Russie l’Europe s’attaquera à la Chine. « Si l'Europe ne peut pas battre la Russie, comment pouvons-nous battre la Chine ? » a-t-elle dit. Et en effet on voit mal comment l’Estonie, pays d’un million trois cent milles habitants pourrait battre la Chine pays d’un milliard trois cents millions d’habitants[9]! Cette déclaration de guerre totalement farfelue – on est loin de la diplomatie – n’a pas été commentée par les journaux mainstream, histoire de cacher que l’Union européenne  et particulièrement la Commission européenne est dirigée par un quarteron de bureaucrates à la fois corrompu et complètement en dehors des réalités. 

Cadavre de vache plutôt qu'entrecôte» : Sandrine Rousseau relance la  polémique sur la viande

Terminons le tour des polémiques foireuses avec la déclaration d’une autre semi-idiote, Sandrine Rousseau. Il y avait longtemps que cette grande fatiguée qui malgré tout trouve encore des électeurs, n’avait pas donner dans la bouffonnerie. Voici donc cette malheureuse qui voudrait convertir les Français au véganisme et qui a donc proposé de renommer l’entrecôte « cadavre de vache »[10]. La bêtise à ce niveau n’a pas d’explication. Ce n’est d’ailleurs pas elle qui a inventé cette stupidité. Mais le message est clair : il faut culpabiliser ceux qui mangent de la viande et non convaincre les Français de devenir végans. Le second message est que cela est un sujet primordial, alors que pourtant la guerre dure en Ukraine et que le Moyen Orient est en feu. Évidemment cette diatribe a engendré des ricanements nourris, mais pour la comprendre mieux, il faut la relier à la polémique sur le Canon Français. Le Canon Français, ce sont des banquets géants où des centaines, voire des milliers de Français se retrouvent pour célébrer des traditions festives et culinaires largement inventées. Mais ça ne plait pas aux musulmans. Le Recteur de la Mosquée de Paris a avancé bêtement qu’il s’agissait là d’une pratique d’exclusion de ceux qui ne mangent pas de cochon[11]. En vérité ce sont les musulmans qui s’excluent d’eux-mêmes de ces banquets et qui voudraient obliger les Français non-musulmans à renoncer à manger du cochon au nom de l’inclusion ! Mais derrière cela il y a l’idée que manger du cochon, boire un canon et mettre un béret, ce serait une pratique fasciste. Et donc certains ont voulu y voir la main de Stérin qui financerait le banquet en sous-main[12]. Le maire de Quimper, Isabelle Assih, membre du Parti socialiste, elle a carrément interdit le Canon Français avançant des possibles troubles à l’ordre public. Évidemment elle s’est faite insultée en contrepartie pour celle volonté de censurer ce qui ne lui plait pas et ce qui plait aux musulmans. Cette histoire de Canon Français qui se développe en fait depuis 2021, est en vérité l’expression d’un ras-le-bol, une exaspération croissante contre ces politiciens qui censurent, ordonnent, entravent tout et n’importe quoi, à commencer par les ronds de jambe qui sont réservés aux musulmans qu’on craint toujours de vexer et de heurter. La plupart des participants à ces banquets ne savent pas qui est Pierre-Olivier Stérin, et ils s’en moquent. Certainement que celui-ci tente de récupérer ce mouvement de fond, on ne peut pas faire confiance à des milliardaires, mais ce mouvement existe indépendamment de sa volonté. Et donc bien sûr d’identifier ces mêmes participants à des fachos, voire à des nazis, est d’une totale malhonnêteté. Mais de ma vie je n’ai jamais vu un journaliste honnête, c’est-à-dire qui ne cherche pas à manipuler l’opinion. Du reste ce type de polémique existe aussi dans d’autres pays, à commencer par l’Angleterre qui se révolte de plus en plus ouvertement contre les exigences et les exactions de la communauté musulmane contre les « blancs ». 

Banquet du Canon Français à Caen : fromage, charcuterie, c'est du fascisme  maintenant ?

Ces polémiques foireuses marquent d’abord officiellement la fin du vivre ensemble. Tout est aujourd’hui prétexte à polémiquer, injurier, attaquer plus ou moins violemment. Les politiciens comme Mélenchon en vivent et surfent sur cette tendance délétère. Mais comme on voit que ce type de polémique à répétition se propage sur toute la surface du monde occidental, il faut comprendre qu’il s’agit en réalité de l’effondrement d’un système social, économique et civilisationnel qui camouflait jusqu’à maintenant ses turpitudes derrière des grands mots, la démocratie, le vivre ensemble, et autres stupidités qui ne tiennent plus debout. On pourrait dire que c’est la queue de la comète de la mondialisation heureuse, et c’est naturellement que derrière toutes ces polémiques on retrouve d’une manière directe ou non la question de la souveraineté nationale.



[1] https://alexandreclementlitteratures.blogspot.com/2026/04/la-reponse-de-bollore-la-campagne.html

[2] https://alexandre-clement-films-noirs.blogspot.com/2026/04/letranger-francois-ozon-2025.html

[3] https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2026/05/21/liste-noire-du-cinema-plus-de-la-moitie-des-films-recemment-produits-en-france-comportent-un-signataire-de-la-petition-anti-bollore-dans-leur-equipe_6691833_4355770.html

[4] https://www.lemonde.fr/culture/article/2026/05/23/tribune-anti-bollore-canal-assigne-en-justice-par-la-ligue-des-droits-de-l-homme-et-la-cgt-spectacle-qui-denoncent-une-discrimination-contre-les-signataires_6692719_3246.html

[5] https://www.bfmtv.com/culture/cinema-series/pas-la-pour-commenter-la-politique-gilles-lellouche-et-l-equipe-du-film-jean-moulin-esquivent-une-question-sur-le-rassemblement-national-a-cannes_AV-202605190488.html

[6] https://www.huffingtonpost.fr/culture/video/au-festival-de-cannes-cette-non-reponse-de-gilles-lellouche-a-fait-de-lui-gilles-lelache-sur-les-reseaux-sociaux_263943.html

[7] https://www.lefigaro.fr/culture/film-pour-l-extreme-droite-les-musulmans-se-font-taper-dessus-a-cannes-plusieurs-streamers-fustigent-l-abandon-sur-samuel-paty-20260517

[8] https://www.franceinfo.fr/economie/medias/la-cheffe-des-eurodeputes-renew-valerie-hayer-saisit-l-arcom-apres-des-propos-propagandistes-pro-russes-tenus-sur-cnews-et-europe-1_8001614.html

[9] https://x.com/ClaudeA82619845/status/2057389624251552024

[10] https://www.rtl.fr/actu/economie-consommation/cadavres-d-animaux-sandrine-rousseau-veut-renommer-les-steaks-pour-dissuader-les-consommateurs-7900637394

[11] https://www.lefigaro.fr/actualite-france/rappeler-aux-autres-qu-ici-en-france-ils-ne-sont-pas-chez-eux-le-canon-francais-critique-par-le-recteur-de-la-grande-mosquee-de-paris-20260506

[12] https://www.lemonde.fr/societe/article/2025/11/08/les-banquets-geants-du-canon-francais-ou-la-bataille-culturelle-du-terroir_6652679_3224.html

vendredi 15 mai 2026

Que se passe-t-il en Ukraine ?

Commémorations du 9-Mai en Russie : Poutine affirme que la guerre en  Ukraine est une « cause juste » - Le Parisien

En apparence pas grand-chose, les médias français nous disent que le front est figé et que les Russes n’arrivent à rien, la preuve ils auraient fait un défilé médiocre par crainte de représailles ukrainienne sur Moscou. Cette rhétorique est en phase avec la politique de Bruxelles, à croire que c’est Ursuia von der Leyen qui écrit les éditoriaux du Monde ou de Libération. La thèse de la canaille européiste serait donc de continuer à soutenir le gang de Kiev jusqu’à ce que la Russie se lasse, que les Russes ne soutiennent plus Poutine, ce qui entrainerait son effondrement. C’est pour cela que l’inénarrable journal Le monde daubait encore sur la baisse de Poutine dans l’opinion publique russe[1]. On trouve cette idée débile chez Macron, chez von der Leyen, ou encore chez la folle Kaja Kallas qui justifient ainsi la gabegie des fonds publics alors que l’économie européenne est dans un état de mort cérébrale, que les infrastructures sanitaires et éducatives des pays de l’Union européenne sont à l’abandon. Au moins par le discours et par l’aide massive financière, les Européens sont co-belligérants d’une guerre qu’ils n’ont jamais vraiment voulu, même si ces vieilles crapules de Merkel et de Hollande qui devaient soi-disant garantir les accords de Minsk I et II les ont allégrement sabotés pour que l’OTAN ait le temps de réarmer les supplétifs ukrainiens avant de les envoyer se faire crever la peau sur le front[2]. Mais les Russes nous disent une autre histoire. Le 9 mai 2026, Poutine nous dit que la guerre avec l’Ukraine et l’OTAN va bientôt se terminer et son point de vue a été largement répercuté par d’autres hiérarques de la Russie. Ont-ils raison d’avancer cela ? En fait ils en ont plusieurs. D’abord le manque de matériel évident des Ukrainiens sur le front, matériel militaire comme matériel humain. L’armée russe restant sur un travail de long terme qui consiste à épuiser les ressources de l’Ukraine et à grignoter du terrain. Cette guerre d’attrition serait arrivée à son terme. C’était aussi les prévisions de Jacques Sapir qui disait que par la force des choses la guerre s’arrêterait à la fin du printemps ou au début de l’été. Les Européens disent avoir donner de l’argent – 90 milliards – d’euros à Zelensky et sa clique. Mais si une partie de cet argent peut être facilement détourner, il sera mal commode de le transformer rapidement en armement et en système de défense. L’argent ne suffira pas non plus à recruter les soldats dont l’AFU a besoin pour tenir le front. C’est du reste pourquoi l’armée ukrainienne ne fait plus que des coups spectaculaires en visant la Russie en profondeur, ce qui ne change rien au rapport de force, mais ce qui permet de laisser croire aux Occidentaux qu’elle existe encore. Tous les jours Le monde, le principal journal pro-guerre en France, se délecte des exploits supposés des drones ukrainiens qui pourtant touchent souvent des cibles civiles. 

Tucker Carlson Show: w/ Iuliia Mendel, Zelensky's Former Press Secretary  (Transcript) – The Singju Post

Yulia Mendel et Tucker Carlson le 12 mais 2026 

Mais il se passe autre chose en Ukraine. Il semble que les Ukrainiens en ait assez des turpitudes du gang de Zelensky et qu’avec l’appui des Etats-Unis, ils vont bientôt le remplacer. Ce serait là le sens de l’interview que Yulia Mendel a donné à Tucker Carlson le 12 mai 2026[3]. Celle-ci a été la porte-parole de Zelensky entre 2019 et 2021, elle était donc au cœur du système Zelensky et l’a vu se développer. Elle ne fait pas des révélations inédites, mais elle confirme ce que nous savions déjà depuis plusieurs années. Elle parle d’abord de la personnalité de Zelensky qu’elle décrit comme changeant, peu fiable, paranoïaque. Elle confirme qu’en 2022 Zelensky avait approuvé les accords d’Istamboul qui auraient mis fin directement à la guerre tout en conservant une intégrité territoriale de l’Ukraine, mais en reconnaissant l’autonomie du Donbass russophone. Elle dit que c’était là une décision personnelle de Zelensky qui voulait en finir avec la guerre.  Cette acceptation des accords d’Istamboul par Zelensky a été déjà signalée par l’ancien premier ministre d’Israël Bennett et par Oleksiy Arestovitch qui suivait de près les négociations. Ni Bennette, ; ni Arestovitch ne peuvent être soupçonnés de travailler pour le compte de Poutine. Aujourd’hui après quatre années de guerre le pays a été amputé de 20% de son territoire, et 10 millions de personnes sont partis à l’étranger, dont 3,5 millions en Russie. Elle signale que la population avant la guerre déclenchée en février 2022 avait déjà baissé, ce qui veut dire que la guerre n’est pas le facteur qui poussait les Ukrainiens à fuir. Seuls ne reste que les plus pauvres et les retraités. Elle rappelle aussi que Zelensky s’était fait élire sur la promesse de faire la paix avec les Russes, et aussi de lutter contre la corruption endémique, ce qui explique son taux d’adhésion élevé lors des élections présidentielles de 2019, aucune de ces deux promesses n'a été tenue évidemment. Elle a avancé aussi que Zelensky pensait que la faiblesse de Joe Biden lui permettrait d’adhérer rapidement à l’Union européenne, puis à l’OTAN. Ce fut une grave erreur que de le croire. Cela a coûté des centaines de milliers de morts ukrainiens, des millions d’exilés dont plus de 3,5 millions en Russie, des pertes de territoires et une destruction massive du pays. Yulia Mendel dit que le nombre de réfugiés est aujourd’hui de 10 millions. Quasiment le quart de la population qu’elle estime avoir été de 37 millions avant le déclenchement de la guerre avec la Russie. 

Zelensky's spokesperson Mendel leaves post - Apr. 30, 2021 | KyivPost

Yulia Mendel et Zelensky au début de la présidence de celui-ci 

L’interview de Yulia Mendel qui a fait un tabac dans le monde entier n’a curieusement pas été commentée dans la presse mainstream en France, qui est probablement la presse la plus lâche et servile de tout l’Occident. Elle parle aussi du caractère de Zelensky qu’elle décrit comme un cocaïnomane invétéré, mais aussi « émotionnellement » très instable. Pour elle c’est un menteur et un mythomane. Zelensky ne cherche pas la paix, mais essentiellement de l’argent, sachant que si la paix arrive, il sera fini politiquement. Elle ajoute notamment en citant Andrei Yermak que l’entourage direct de Zelensky est totalement corrompu. Elle parle d’une conversation téléphonique dans laquelle un certain Vova – diminutif ukrainien de Volodymyr – réclame ouvertement sa part sur un marché d’armement. Cela est corroboré par les enquêtes du SBU qui ont inculpé Yermak qui a dû démissionner et qui est en détention provisoire[4]. Jacques Sapir annonçait que la moitié des agents du SBU sont en réalité des agents étatsuniens, issus du FBI. Et donc on peut voir dans ce filet qui se resserre autour de Zelensky une manœuvre des Etats-Unis pour forcer Zelensky à signer la paix avec la Russie. Ce qui renforcerait le fait que Poutine croit à une fin proche de la guerre. L’importance de l’interview de Yulia Mendel accompagne la chute de la popularité de Zelensky en Occident. Sur le plan intérieur, la messe est dite, les Ukrainiens rejettent en majorité leur président qui se garde bien de convoquer des élections pour son remplacement[5]. Ses seuls soutiens se trouvent à l’étranger, et plus précisément dans l’Union européenne. Mais ces soutiens sont de moins en moins nombreux, on a vu que le changement de premier ministre en Hongrie ne changeait rien à la position de ce pays qui est hostile à continuer le financement de l’Ukraine. En Roumanie, en Pologne, en Slovaquie, en Bulgarie, le soutien s’effrite pour ne pas dire plus et cela se voit dans les résultats des élections, malgré les ingérences de la Commission européenne. En Lettonie le gouvernement a été renversé, pour partie à cause du soutien à l’Ukraine[6]. L’Espagne et l’Italie trainent les pieds. L’Allemagne on l’a vu est en train de faire son aggiornamento sur la question. Qui reste-t-il pour soutenir Zelensky ? Kaja Kallas, Ursula von der Leyen, Macron et Keir Starmer, des politiciens à la popularité défaillante, sans vraie légitimité. Aucun n’atteint 20% de popularité dans son pays ! 

La démission d'Andriy Yermak, bras droit de Volodymyr Zelensky, un séisme  politique pour l'Ukraine

Zelensky et son bras droit Yermak, aujourd’hui en détention 

Les Allemands sont aujourd’hui en pleine débandade, leur industrie est en voie de destruction et leur économie court à la récession. Merz qui est au plus bas dans les sondages d’opinion[7], un peu comme Macron chez nous, a commencé à préparer un retournement stratégique en avançant qu’il fallait envisager de reparler avec Moscou. L’AfD a le vent en poupe, et ce parti veut signer une paix rapide avec la Russie, quitte pour cela à sortir de l’Union européenne. C’est dans ce contexte délétère que Poutine, le 9 mai a proposé Gerhard Schröder, ancien chancelier allemand et vieil ami personnel comme un possible médiateur dans le conflit ukrainien. Der Tagesspiegel, quotidien berlinois centriste libéral de référence prend cette annonce au sérieux[8]. Il suppose qu’il s’agit là d’une main tendue à l’Europe qui dans les mois qui viennent va souffrir de plus en plus de la pénurie de pétrole et de gaz consécutive à la guerre lancée par Trump en Iran. L’article du Tagesspiegel avance deux choses, la première que Poutine encourage les Européens à se dégager de l’influence étatsunienne, et la deuxième qu’elle doit prendre son autonomie politique en révisant radicalement son soutien à Kiev. L’article du Tagesspiegel indique que la seule voie raisonnable est que l’Europe doit reprendre la main. Cela passe par un dialogue direct et pragmatique avec Moscou ; la recherche d’un cessez-le-feu et d’un règlement politique ; la fin progressive du financement illimité de l’Ukraine par le contribuable européen qui voit de moins en moins l’intérêt de cette fantaisie. 

Ami de Poutine – L'Allemagne a honte de Gerhard Schröder

Poutine et Schröder des amis de longue date 

De ce qui vient d’être dit et écrit on peut tirer deux conclusions, la première est que la fin de la guerre en Ukraine peut se passer relativement calmement par la voie diplomatique, ou par la voie militaire qui sera forcément encore plus douloureuse pour les Ukrainiens. La seconde conclusion est que l’Allemagne a les clés de la paix. En effet même si sa puissance n’est plus ce qu’elle était avant la guerre en Ukraine, elle peut imposer la paix en Ukraine à l’Union européenne. C’est son intérêt. La France aurait pu jouer un rôle important dans les négociations de paix, mais encore eut-il fallu qu’elle ait un gouvernement et un gouvernement qui réfléchisse au-delà de petites combines d’appareil. Et puis les petites magouilles de Hollande à propos des accords de Minsk ont sûrement refroidi les Russes vis-à-vis de notre pays. Ce qui fait essentiellement que l’Union européenne et les pays qui la composent est incapable de réfléchir à la paix, à comprendre ce qui pourrait se passer après la guerre – voir la clownesque Kaja Kallas encore là est un signe de décomposition avancé – ils sont rongés par la corruption. On commence un peu à en parler, mais je l’avais signalé il y a quelques mois, sur les sommes qui sont détournées par la crapule du gang de Kiev, une partie de celles-ci revient en Europe sous la forme de rétro-commissions qui passent par l’Estonie, le pays de Kaja Kallas !! Celle-là même qui n’envisage aucune paix à moyen et long terme avec la Russie et qui vise directement le démantèlement de la Russie ! C’est la Mère Ubu ! L’idiote a refusé que Schröder serve de médiateur au prétexte qu’il serait trop proche de Poutine, faisant comme si sa parole à elle avait une quelconque importance au-delà de l’Estonie. Mais l’Union européenne aura-t-elle le choix si l’Ukraine et la Russie veulent signer un accord de paix ?



[1] https://www.lemonde.fr/international/article/2026/05/03/la-baisse-de-la-popularite-de-vladimir-poutine-en-russie-inquiete-le-kremlin-a-cinq-mois-des-elections-legislatives_6684998_3210.html Quand des Merz, Macron, von der Leyen ou Starmer se trouvent à moins de 20% de popularité les européistes parle d’un effondrement de la popularité de Poutine en Russie qui n’atteindrait que 66% ! Trump lui se trouve en ce moment à cause de la guerre en Iran à 35% de popularité.

[2] https://www.marianne.net/agora/les-signatures-de-marianne/les-accords-de-minsk-devaient-donner-du-temps-a-lukraine-angela-merkel-jette-un-pave-dans-la-mare et https://www.institutschiller.org/Comment-Merkel-et-Hollande-ont-attise-la-guerre-en-Ukraine

[3] Elle est disponible en suivant le lien suivant https://www.youtube.com/watch?v=Pkz2-cWHPbg

[4] https://www.lemonde.fr/international/article/2026/05/12/en-ukraine-andriy-yermak-l-ancien-bras-droit-de-volodymyr-zelensky-mis-en-cause-dans-une-affaire-de-corruption_6688267_3210.html

[5] Selon Politico Zelensky aurait une cote de popularité de 25%. Mais d’autres sources ukrainiennes de la Rada donnent plutôt 20% ! Ce qui n’empêche pas Le monde de donner le chiffre de 67% et BFMTV de 57% !

[6] https://www.franceinfo.fr/monde/europe/manifestations-en-ukraine/en-lettonie-la-premiere-ministre-demissionne-apres-l-intrusion-de-drones-ukrainiens-sur-le-territoire-letton_8003768.html

[7] https://www.franceinfo.fr/monde/europe/allemagne/tout-se-degrade-aucune-ligne-claire-un-an-apres-son-investiture-la-popularite-du-chancelier-allemand-friedrich-merz-est-au-plus-bas_7997999.html

[8] https://www.tagesspiegel.de/politik/schroder-als-putins-signal-an-die-europaer-ein-vermittler-muss-nicht-makellos-sein-15585639.html

dimanche 10 mai 2026

Des élections et de la vie politique en Europe

En Europe, les élections se suivent se ressemblent dans leurs résultats. Le 8 mai 2026 on votait au Royaume Uni pour élire des représentants dans les collectivités locales. Les deux partis qui ont gouverné le Royaume Uni depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale sont rejetés. Le plus gros perdant est le Parti travailliste, qui perd près d’un millier de sièges, et le second perdant est le Parti conservateur qui en perd plus de 400 et qui rétrograde à la quatrième place[1]. Ce résultat nous apprend au moins deux choses importantes. D’abord il confirme le rejet de la politique guerrière en Ukraine assumée par Starmer et le parti travailliste. L’impopularité du Premier ministre est presque équivalente à celle de Macron en France, c’est dire. Ensuite le grand gagnant qui augmente son score de plus de 1200 sièges est le parti de Nigel Farage, Reforme UK, un parti souverainiste, qui est à la fois contre l’immigration massive et qui a été le principal parti soutenant le Brexit. Ce dernier point est important, car les journalistes en France avancent souvent que les Britanniques regretteraient d’avoir voté pour le Brexit. Évidemment si les Britanniques regrettaient fortement la sortie de l’Union européenne, ils ne voteraient pas pour le parti de Nigel Farage, et les partis pro-européens réclameraient un référendum sur cette question, mais ils ne s’y risquent pas. Là nous avons au moins un début de réponse concret à cette question. Bien entendu, il faut le répéter, le Brexit n’est pas une solution à tous les problèmes économiques d’un pays quel qu’il soit, mais c’est une condition nécessaire à un changement d’orientation. Un des problèmes rencontrés par l’impopulaire Starmer, c’est qu’il a suivi une politique européiste sur l’immigration, sur la guerre avec la Russie, tout en étant en dehors de l’Union européenne. On remarque malgré tout, et il faut le répéter, que les résultats économiques du Royaume Uni sont un peu meilleurs que ceux de la France depuis sa sortie de l’Union européenne. Nigel Farage est également de ceux qui ont soutenu que la guerre en Ukraine était la conséquence des provocations de l’OTAN aux frontières de la Russie. C’est un point commun qu’il a avec les autres opposants des pays de l’Est à la politique belliciste de l’Union européenne. 

Roumanie : chute du gouvernement proeuropéen après le vote d'une motion de  censure - France 24

Le gouvernement roumain pro-européen a été renversé 

Les pays de l’Est de l’Europe sont un casse-tête pour Bruxelles. Périodiquement ceux-ci manifestent un syndrome anti-européiste assez marqué. On a vu que la défaite d’Orban, ennemi juré d’Ursula von der Leyen n’avait pas vraiment éclairci la position de la Hongrie envers la Russie. De même le président Robert Fico qui prétend parler avec Poutine, est également un problème. Il y a un peu plus d’un an, en Roumanie, la Cour suprême, téléguidée par la France et Bruxelles, avait invalidé le premier tour des élections présidentielles pour des motifs très vagues et sûrement mensonger. Le candidat Calin Georgescu, pro-russe, avait ensuite été invalidé, interdit de se présenter. Ces petites magouilles, ajoutées au contrôle des votes de l’étranger avait finalement permis au candidat atlantiste NIcusor Dan de l’emporter. Mais ce fut une victoire à la Pyrrhus. Il y a quelques jours, les choses allant de plus en plus mal en Roumanie, le gouvernement pro-européen a été renversé[2]. Cela a été le résultat d’une coalition inédite entre le parti dit d’extrême-droite, l’AUR, et le PSD, parti social-démocrate. Ce qui était essentiellement en cause dans cette motion de censure en Roumanie, c’était la politique d’austérité menée sous la houlette de Bruxelles par le gouvernement d’Ilie Bolojan. Sans parler évidemment de la corruption endémique. Cette alliance a priori curieuse, est également celle qui semble se dessiner en Allemagne où le gouvernement Merz est devenu impopulaire, entre l’AfD et le petit parti de gauche BSW de Sarah Waghenecht. Ils pourraient s’entendre sur deux points décisifs, la haine de Bruxelles et de la Commission européenne, et sur l’idée de renouer le contact avec la Russie, donc un programme souverainiste, justement à un moment où les deux partis dits de gouvernement sont devenus impopulaires. C’est le même schéma qu’au Royaume Uni, eux-aussi ont gouverné en alternance depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Mais maintenant, ils sont obligés de s’associer ensemble pour continuer pour survivre, l’un entrainant l’autre dans sa chute programmée. 

Élections législatives en Bulgarie: Roumen Radev, un «nouvel Orban» au sein  de l'UE? - RFI

Ruman Radev a remporté les élections législatives en Bulgarie le 19 avril 2026 

Les médias français ont assez peu commenté une autre lourde défaite des européistes. En Bulgarie, c’est l’ancien président Rumen Radev qui a remporté les élections législatives le 19 avril 2026[3]. Certes l’abstention était très élevée, mais la victoire de Rumen Radev est écrasante. Si on l’a passée sous silence, c’est pour plusieurs raisons, d’abord parce que Rumen Radev est pour un rapprochement avec la Russie qui livre du gaz à son pays. Celui-ci est limitrophe de la Roumanie. Or la coalition au pouvoir avec la victoire de Rumen Radev avait acté sous la pression de Bruxelles l’abandon de la livraison du gaz russe en 2026. Il faut savoir aussi que la Bulgarie est un pays de transit pour le gaz russe qui arrive encore en Europe. Rumen Radev, lorsqu’il était président avait critiqué les sanctions européistes contre la Russie, et également ne voulait pas s’engager dans un soutien à Zelensky à propos de la Crimée. On se rend ainsi compte que dans l’Union européenne, le nombre de pays qui portent un regard critique sur Bruxelles et ses velléités guerrières augmente assez régulièrement. La Hongrie, la Bulgarie, la Roumanie, la Slovaquie, revendiquent une plus large autonomie dans la gestion de leurs affaires, et bientôt ce sera également tour de la Pologne. En effet l’an dernier, Karol Nawrocki a remporté les élections présidentielles, face au candidat européiste Rafał Trzaskowski. Le nouveau président polonais est un conservateur opposé aux libéralités de l’Union européenne en matière de mœurs, mais il est aussi très critique vis-à-vis de Zelensky et de l’Ukraine, les réfugiés ukrainiens étant très mal vus dans le pays. Il est également farouchement opposé à l’intégration de l’Ukraine dans l’Union européenne. Il s’est affiché avec George Simion l’ancien candidat roumain à la présidentielle qui lui est pour un dialogue direct avec la Russie. En Pologne nous sommes dans une situation de cohabitation avec le premier ministre Donald Tusk, atlantiste et européiste furieux. Mais en 2027 nous allons avoir des élections législatives qui risquent d’être perdues pour le parti de Bruxelles. C’est dans ce pays que lors de la crise agricole on a vu des députés brûler des drapeaux européens… comme en France ! 

Commerce extérieur russe, le pivot vers l'Asie se stabilise, l'Europe  toujours présente malgré les sanctions - Asialyst

Dans ces pays de l’Est-ce qui me semble important c’est la volonté souverainiste qui s’y manifeste dans une position pour le moins critique vis-à-vis de Bruxelles. Ce sont pourtant des pays qui sont géographiquement très proches de la Russie. L’Union européenne en s’élargissant à l’Est, jusqu’aux frontières de la Russie pensait que cela entrainerait finalement la fin de la Russie. C’était le plan de l’OTAN, ajouter aux pressions militaires les pressions économiques et le chantage financier. Mais vu la dégradation régulière de la situation européenne, ces pays pourraient finalement devenir le Cheval de Troie de la dissolution. On n’en est pas encore à voir ces pays se proposer d’en sortir, ils bénéficient d’avantages économiques et financiers qui les empêchent, on a vu avec quelle brutalité la Commission européenne a coupé les crédits à la Hongrie pour faire tomber Orban. La stupidité de la Commission européenne risque d’être fortement ébranlée. En effet, alors que tout va mal dans l’Union européenne et que la guerre des Etats-Unis contre l’Iran a aggravé les problèmes d’approvisionnement énergétique, la Commission européenne a adopté un nouveau train de sanctions, le 20ème, destiné semble-t-il à priver la Russie de ses gains colossaux dans les secteurs de l’énergie et plancherait même aujourd’hui sur un 21ème paquet. Or les 19 premiers paquets de sanctions n’ont eu que des effets marginaux sur l’économie russe qui continue sa progression, mais, ils ont entraîné de graves difficultés pour l’économie européenne qui est en train de rentrer en récession. En décembre 2025 on tablait encore sur une croissance dans l’Union européenne de 1,7%. Mais c’était avant la guerre avec l’Iran, aujourd’hui on prévoit une légère récession pour la France et un recul du PIB d’au moins 1% pour l’Allemagne. Comme on le voit dans le graphique ci-dessus, la baisse des exportations russes vers les pays occidentaux a été plus que compensée par le développement de ces mêmes exportations vers les pays asiatiques, alors que l’Union européenne compte tenu de sa politique belliciste envers la Russie n’a aucune solution de rechange pour l’énergie nécessaire à son industrie. La guerre en Iran a rendu impossible de mettre en place l’idée déjà stupide de se passer complètement du gaz et du pétrole russe, alors que la pénurie menace pour les quatre ou cinq ans à venir. 

 

Cependant les déconvenues des bureaucrates européistes et de leurs soutiens politiques, ne doivent pas nous faire croire qu’ils abandonneront aussi facilement le pouvoir, ils ne sont pas capables d’assumer leurs échecs successifs. Tout montre – et l’exemple de Macron est là qui, désavoué massivement pas les Français continue à les martyriser – qu’il faudra les chasser, qu’ils s’accrocheront à leurs lugubres idées et préceptes, quitte à tricher avec leurs propres règles. Dans cette déroute, il est hallucinant de voir que le journal Le monde, ce média atlantiste et européiste qui dit aux autres ce qu’ils doivent penser nous en fait des tartines que la chute de la popularité de Poutine en Russie qui ne serait plus qu’à 68% ! Mais ils ne disent rien du fait qu’en France, Macron, c’est 17% de popularité, Starmer qui vient de perdre les élections est à 18% et Merz à 15% comme Ursula von der Leyen, mais le journal du soir comme on dit n’a aucun commentaire à faire sur ce désaveu ! Autrement dit Le monde vous ment par omission tous les jours.



[1] https://www.lemonde.fr/international/article/2026/05/08/elections-locales-au-royaume-uni-percee-historique-de-la-droite-radicale-effondrement-des-travaillistes-et-fin-du-bipartisme_6687097_3210.html

[2] https://www.franceinfo.fr/monde/europe/en-roumanie-l-extreme-droite-est-la-grande-gagnante-de-la-crise-politique-creee-par-le-renversement-du-premier-ministre_7987292.html

[3] https://www.touteleurope.eu/vie-politique-des-etats-membres/elections-legislatives-en-bulgarie-la-coalition-de-l-ancien-president-rumen-radev-placee-largement-en-tete/

De nouvelles polémiques idiotes

  On peut mesurer la dégénérescence de la France au nombre de polémiques stériles et sans avenir que des histrions déclenche périodiquemen...