Varsovie, le 30 octobre 2026
L’Europe est en train d’accélérer sa décomposition et continue sa marche vers le fascisme. Que ce soit dans la rue ou dans les urnes l’européisme est en grande difficulté, c’est la contrepartie d’une politique économique et sociale, d’un positionnement stratégique déplorable. Commençons par le plus sensible, la Pologne. La crapule Donald Tusk a tenté de remplacer des juges du Conseil Constitutionnel par des juges qui lui seraient acquis et qui l’aideraient dans un futur proche à deux tâches, d’abord à gagner les élections futures de 2027, car vu son impopularité, il est en grande difficulté. La seconde est que les Polonais sont aujourd’hui vent debout contre l’aide à l’Ukraine, contre les réfugiés ukrainiens et bien entendu contre l’idée d’intégrer l’Ukraine dans l’union européenne à plus ou moins long terme. Or, comme on le comprend, cela contrarie les plans de Bruxelles qui est intervenue auprès de Tusk justement pour qu’il nomme des juges constitutionnels afin de se protéger en cas de défaite électorale, comme on a fait en Roumanie quand le Conseil Constitutionnel de ce pays a disqualifié Calin Georgescu qui semblait bien parti pour remporter la présidentielle qui a finalement été truquée avec l’aide des services de renseignement français. L’Union européenne ne veut pas de pays dissident à la frontière de la Russie, et donc il faut bloquer le processus « démocratique » en Pologne, afin de garantir qu’un souverainiste ne prendra pas la place de Donald Tusk. La rébellion polonaise passe par la contestation des nominations par Donald Tusk des juges constitutionnels par le président Karol Nawrocki. Donald Tusk a décidé de se passer de l’aval du président et a suspendu le président du Conseil constitutionnel, sans qu’il en ait véritablement le droit. Du coup les partisans du parti Droit & Justice sont descendus massivement dans la rue le 31 octobre dans la rue, et la police a dû intervenir pour protéger le Conseil constitutionnel. Les partisans du président Karol Nawrocki parlent d’un coup d’État mené sous la houlette de la Commission européenne. Cet épisode est le résultat d’une société fracturée entre une partie très pro-européenne et pro-guerre dont le poids est en train de s’étioler, et une partie nationaliste. C’est celle-ci qui a aujourd’hui le vent en poupe et qui menace de quitter l’Union européenne, maintenant qu’elle ne reçoit plus de fonds de celle-ci. La montée en force du parti souverainiste est clairement le résultat de l’effondrement politique et économique de l’Union européenne engluée dans la logique jusqu’au-boutiste avec la Russie. Également la Pologne cherche à retrouver son autonomie en ce qui concerne les migrations de masse et donc ne pas suivre sur ce terrain les oukases de Bruxelles. Il est bien trop tôt pour tirer les conséquences de ce chaos, mais ce n’est pas du tout une crise institutionnelle propre à la Pologne, c’est clairement une crise de l’Union européenne qui veut réduire à néant les velléités souverainistes d’un pays membre et intervenir sur les élections futures de ce même pays. La crise polonaise pourra peut-être se résoudre, du moins provisoirement, mais cette nouvelle tentative de coup d’État européiste, après celui de la Roumanie, de la Bulgarie et de la Moldavie, donne la quasi-certitude que Tusk et son parti de vendus seront battus aux prochaines élections.
Varsovie le 31 octobre 2026
La mobilisation des Polonais contre le coup d’État de Tusk a été rapide, massive et impressionnante, ce qui en dit long sur les griefs qu’ils ont après cette marionnette mondialiste élevée aux Etats-Unis et engraissée par l’Union européenne. En Italie il me semble que l’affaire est beaucoup plus grave. Les manifestations ont été massives et désignent le gouvernement européiste de Meloni comme responsable. Autrement dit les mondialistes ont épuisé ce recours destiné à tromper les Italiens sur le sens de leur vote. Contre quoi manifeste-t-on en Italie ? D’abord contre la vie chère qui est clairement le résultat de la politique économique suicidaire de l’Europe qui consiste en deux points, se couper de la Russie en la sanctionnant – les Italiens ont des liens anciens avec ce pays – et en orientant les dépenses publiques vers une militarisation de toute l’Europe en vue de faire une guerre de longue durée à la Russie, guerre dans laquelle Meloni est partie prenante ! Dans les manifestations du 30 octobre, les slogans contre la guerre étaient bien plus fort que ce que nous pouvons entendre sur ce sujet en France par exemple. Il n’empêche que la jeunesse italienne dit s’inspirer des Français – en termes de révolution cela a été souvent le cas – de nombreux jeunes reprenant Le monde est à nous, mais aussi Non à la répression, etc. On donnait le chiffre de 1 million à deux millions de manifestants.
Manifestations monstres en Italie le 30 octobre 2026,
dans la photo du bas, remarquez que les Italiens reprennent les slogans
français
En France le gouvernement de canailles avaient pris la précaution d’interdire les manifestations ici et là, de rendre le parcours des protestataires plus difficiles en les exilant à la périphérie, loin des centres-villes. Le prétexte étaient les possibles débordements, mais le but était de limiter la mobilisation. Dans de telles conditions la manifestation est un succès malgré la baisse du nombre de manifestants, et la canaille macronienne devrait se méfier si elle croit que le mouvement social va s’arrêter. Au lieu de 800 000 manifestants, on parle pour le samedi 31 octobre de 500 000. La foule était très jeune, beaucoup de lycéens qui commencent à se former aux arcanes de la vie politique en dehors du bulletin de vote, une forme bien trop convenue d’action. Les thèmes récurrents étaient la baisse du pouvoir d’achat, mais aussi bien sûr la question de l’effondrement du système éducatif, les lycéens revenaient sur la nécessité d’avoir un meilleur accès à l’université. Cette idée me semble erronée tant on se demande bien ce qu’on peut apprendre aujourd’hui dans les facultés de lettres par exemple. La sélection aurait tout autant lieu si tout le monde pouvait s’inscrire où il le veut, elle serait seulement plus lente.

Marseille le 31 octobre 2026
Bien entendu il y a eu quelques affrontements, à Paris, à
Lyon, à Marseille, mais rien de très grave et de comparable à ce qui a pu se
passer le 17 octobre dernier. La mesquinerie de la préfecture avait réclamé la
coupure de l’électricité sur la Plaine où s’étaient rassemblés des jeunes qui
ne voulaient pas se disperser ! Il y a des signes qui ne trompent pas, les
jeunes veulent en découdre. Je ne parle pas des pillards. C’est de leur âge,
ils font leurs classes. Quelles que soient les insuffisances de leurs discours
et surtout des fifrons qui prétendent à les représenter, cette génération
cherche à faire bouger les choses face à une situation qui est complètement
pourrie et un avenir barré. Bien sûr il est facile de monter leurs conneries en
épingle, on peut s’attarder sur les drapeaux palestiniens qui n’ont pas leur
place en France du moins, ou sur les drapeaux LGBTQ+. Ça leur passera avant que
ça me revienne. L’important est qu’ils se prennent en charge et trouvent leur
chemin, même si leurs pas sont incertains.
Paris le 31 octobre 2026
En Allemagne on a compté le 31 octobre 2026 une trentaine de
manifestations organisées par le mouvement GenZ Regelt. Les motifs étaient de
donner de l’argent pour le système éducatif, mais également contre la guerre et
contre l’idée saugrenue de Merz de revenir à un service militaire de
conscription[1].
Évidemment la guerre qui est visée est celle de l’Union européenne contre la
Russie. Comme en Italie et contrairement à la France – mais je pense que ça
viendra – la critique est beaucoup plus précise contre le réarmement. C’est
clairement un avertissement de la jeunesse à l’encontre de la Commission
européenne qui a programmé, avec la complicité de la canaille de l’OTAN, une
guerre à l’horizon de 2030. Il sera difficile en cas de conflit ouvert de
mobiliser cette jeunesse qui par ailleurs n’a aucune préparation sérieuse pour
aller affronter une armée aussi expérimentée que celle de la Russie. Ces
manifestations contre la guerre en Allemagne et en Italie montrent le peu de
motivation de la jeunesse pour aller se faire crever la paillasse au nom de
l’Europe et de ses valeurs de plus en plus floues et fascisantes.

Berlin, le
31 octobre 2026
Les mauvaises nouvelles s’accumulent. L’Europe institutionnelle de von der Leyen et autres tenants de la démocratie minoritaire peuvent se faire du souci. Malgré les ingérences de la Commission européenne, la Bulgarie a reconduit le 1 novembre 2026 la présidente Iliana Iotova à la tête du pays. Or celle-ci est la tenante d’un dialogue avec la Russie – ce qui est déjà un cassus belli pour Bruxelles – mais en outre elle est hostile à continuer à financer la guerre de Zelensky contre la Russie. Avec près de 60% des voix elle a défait le tenant de l’opposition européiste pro-guerre. La Bulgarie, comme la Roumanie où les européistes ont truqué les élections en empêchant Calin Georgescu de se présenter, et en truquant le décompte des voix des Roumains installés à l’étranger, est un pays sensible, bordant la mer Noire, il est directement en face à face avec la Russie. En vue de la guerre que l’OTAN et l’UE prétendent préparer pour 2030 contre la Russie, l’Occident russophobe a besoin de la Bulgarie, de la Roumanie et de la Pologne. Et c’est cela qui se déchire. Mais évidemment si les Bulgares n’étaient pas déçus, sur le plan économique et social, de leur appartenance à l’Union européenne, ils n’auraient pas réélu Ilian Iotova. Comme on le comprend, tout le flan est de l’Union européenne donne de la bande. En Bulgarie, la réélection de Iotova vient compléter la victoire de Rumen Radev aux élections législatives. La Bulgarie va donc probablement rejeter le package du financement ruineux de la guerre, ne pas soutenir les sanctions contre la Russie, mais aussi et probablement sortir de l’ubuesque coalition des volontaires.

À Sofia, en Bulgarie, le 1ᵉʳ
novembre 2026
La mère Ubu qui dirige l’Europe s’en s’appuyant sur l’imbécilité
crasse des dirigeants des pays européens – plus ils sont à l’Ouest et plus ils
sont idiots – a essuyé une fin de non-recevoir du gouvernement canadien à qui l’idiote
avait proposé un statut de pays associé sans en avoir le droit, ni sans en avoir
averti les crétins des gouvernements qui la soutiennent. Le projet de faire l’Europe
du Canada à l’Oural ne relève pas seulement des dérives néolibérales de l’institution,
mais aussi de l’imbécilité. On se souvient que Frits Bolkestein pensait à l’intégration
du Japon dans l’UE ! Tout cela est de la démence et pas seulement une erreur
d’analyse. Si avant la présidence de von der Leyen à la Commission européenne, celle-ci
avait mauvaise presse, mais cela n’a fait qu’empirer. Non seulement la
sournoise mère Ubu est impopulaire, mais elle a entraîné dans l’impopularité la
quasi-totalité des dirigeants européens. Est-ce que cela va engendrer une
remise en cause de la politique de la Commission ? A mon avis oui et cela
pour deux raisons : d’abord parce le mauvais choix d’entrer en guerre avec
la Russie et ensuite le choix choix d’une ouverture économique sans frein avec
le reste du monde. Tout cela a apporté la ruine du continent où les dérives politiques
ne sont plus contrôlables. Voulant accélérer le fédéralisme européen, cette
politique a amené seulement le réveil des souverainismes, au risque d’un
éclatement.
[1]
https://www.lemonde.fr/international/article/2026/10/31/de-l-argent-pour-les-systemes-sociaux-plutot-que-pour-la-guerre-dans-une-trentaine-de-villes-allemandes-des-manifestants-hostiles-au-service-militaire_6803729_3210.html

























