
Un immeuble résidentiel, lors d’une coupure de courant à Kiev, le 9 octobre
Peut-être que la guerre en Ukraine va enfin se terminer, malgré l’acharnement des Européens de la poursuivre jusqu’au dernier Ukrainien. Ça fait des mois, voire des années qu’on pense que l’armée ukrainienne est à l’os, qu’elle n’a plus de soldats, plus de munitions et que ses erreurs stratégiques l’ont déjà menée à la défaite. Mais cette fois il semble bien que cela se rapproche. Il y a des signes. D’abord évidemment les Russes ont accéléré leurs bombardements sur les ressources énergétiques de l’Ukraine et de sa capitale, plongeant celle-ci dans une pénombre difficilement supportable. De nombreux Kiévains ont déjà déménagés et se sont enfuis plus à l’Ouest pour survivre dans des conditions acceptables. Depuis que Zelensky et son gang ont décidé avec l’appui de l’OTAN et des Européens de bombarder la Russie dans la profondeur, faisant quand même des dégâts, les Russes tapent maintenant sur des cibles que, jusque-là, ils avaient épargnées, notamment les ponts sur le Dniepr qui permet à Kiev une circulation à peu près normale. Les Russes détruisent systématiquement toutes les structures logistiques qui permettent de faire circuler les forces militaires, mais aussi les nombreuses petites usines disséminées ici et là pour produire des drones ou des éléments pour les produire. Également le fait que Trump ait refusé de livrer des missiles destinés à la couverture aérienne rend le pays encore plus vulnérable – les arsenaux des Etats-Unis sont à sec, consécutivement à l’échec de la guerre en Iran.

Mais il y a autre chose, comme nous le savons, le régime de Zelensky ne tient que grâce à l’argent de l’Europe. A la fin du mois de septembre Zelensky réclamait encore de l’argent, malgré les 90 milliards qu’Ursula von der Leyen et son gang lui avaient accordés pour les années 2026 et 2027[1], avec toujours la même rhétorique selon laquelle il protège l’Europe dans son entier en tenant tête à la Russie. Ce qui est une fable car même si la Russie en avait envie, elle n’aurait jamais les moyens humains même de ne conquérir toute l’Ukraine qu’il faudrait occuper avec des centaines de milliers de soldats russes. Mais depuis le début Zelensky et les Européens ont pris cette habitude de mentir. Donc à la fin septembre Zelensky réclamait 27 milliards supplémentaire pour boucler son budget. Cependant ce qui a changé, c’est que les Européens n’ont plus d’argent et que sur les 90 milliards d’euros promis pour les années 2026 et 2027, ils ne seraient arrivés à n’en trouver que 7 ou 8 ! Que ce soit en France ou en Allemagne, on voit bien que les difficultés financières et économiques de l’Europe ne permettent plus de soutenir cette guerre absurde. Les populations d’une manière ou d’une autre se rebellent, les Allemands votent maintenant contre le parti de la guerre, l’AfD et BSW appellent à la négociation avec la Russie, en France la révolte des lycéens est une image de cette décomposition, et les politiciens qui poussent à la guerre sont de plus en plus impopulaires, qu’ils s’appellent Macron, von der Leyen, Merz ou Burnham, ils tournent le plus souvent en dessous des 20 % d’opinions favorables.

Le député ukrainien Oleksiy Honcharenko
Mais c’est aussi à l’intérieur de l’Ukraine que les appels à la paix négociée et donc à l’abandon des territoires perdus arrivent. le député ukrainien d’Odessa, Oleksiy Honcharenko, a fait sensation. Il a appelé directement à des négociations avec la Russie, à une levée des sanctions et bien sûr à admettre que les territoires perdus ne reviendront jamais. Il est membre du parti de Porochenko, c’est-à-dire un parti qui a été le cheval de Troie pour la stratégie étatsunienne de la guerre contre la Russie. Mais il représente Odessa, une ville qui est assez largement pro-russe et qui, si la guerre devait continuer encore longtemps, risquerait de rejoindre les autres territoires perdus de l’Ukraine dans la Fédération de Russie. Ce député dénonce aussi les mensonges habituels de Zelensky, pour lui le retrait des troupes de Kiev était le résultat de l’avancée des négociations d'Istanbul du printemps 2022, autrement dit, il précise ce que nous savons depuis 4 ans et demi que Zelensky a refusé une offre de paix sous la pression des occidentaux, offre qui était bien plus avantageuse que tout ce que l’Ukraine peut obtenir aujourd’hui en prolongeant la guerre et le martyre des Ukrainiens. Honcharenko avance également qu’inexorablement l’Ukraine est en train de perdre la guerre et ce faisant il propose un plan de paix en conséquence pour y mettre fin et d’abandonner les sanctions contre les Russes sur le pétrole et sur le gaz[2]. Évidemment la crapule néo-nazie ukrainienne a mis sa tête à prix sur le site Myrotvorets[3]. Cette réaction explique d’ailleurs pourquoi Zelensky ne peut pas signer la paix lui-même, sa vie ne vaudrait plus rien. Même Le monde le journal pro-guerre le plus virulent de France a été obligé de rapporter ces révélations qui montrent que l’opinion ukrainienne n’est plus favorable à Zelensky. Et encore on ne parle pas de la haine de cette population pour les rafles régulières et sauvages des malheureux qu’on envoie se faire tuer sur le front pour rien. Les Ukrainiens sont aussi très renseignés sur la corruption du gang de Zelensky, les informations circulant plus librement en Ukraine que dans les pays européens où la plupart des journaux s’autocensurent ! Mais en fait Hocharenko dit sans détour ce que dit pourtant sur le mode mineur Zaloujny depuis maintenant quelques mois.

Jared Kushner, Steve Witkoff
et Vladimir Poutine le 5 septembre
Trump est en campagne pour limiter les dégâts aux prochaines élections de midterms qui auront lieu le 3 novembre 2026. Il a donc envoyé une fois de plus ses négociateurs Witkoff et Kushner, et ceux-ci ont annoncé que les choses avançaient bien, avec les Russes, comme avec les Ukrainiens. Celle-là on l’a entendue assez souvent. Mais il y a autre chose, Trump vient d’annoncer, à grands coups de trompette comme c’est son habitude, un accord avec Poutine sur le diesel. L’idée est de faire baisser rapidement le prix du gazole à la pompe et de soulager les ménages. Ce faisant les Etats-Unis se retirent des sanctions occidentales. C’est un coup terrible porté à l’imbécilité de la logique européiste jusqu’au-boutiste. Le monde l’a bien compris et dénonce cette rupture qui va accroitre la pression sur Zelensky et sur les dirigeants débiles de l’Union européenne[4]. Le problème est que si les Etats-Unis lèvent progressivement les sanctions contre la Russie, l’Union européenne ne pourra pas les maintenir très longtemps, au risque d’aller à la ruine et à l’éclatement, de nombreux pays refuseront de suivre cette logique suicidaire. Évidemment Zelensky n’est pas content car de fait cela signifie que les Etats-Unis vont faire une pression de plus en plus forte sur lui pour qu’il arrête les frais rapidement, et comme on l’a dit les Européens, en ordre dispersé, n’ont pas les moyens de soutenir sérieusement la guerre avec la Russie, même pour la continuer sans perspective de gagner quoi que ce soit d’autre que de nouvelles croix dans les cimetières de l’Ukraine. On a appris également cette semaine par le quotidien britannique The Guardian, selon lesquelles 176 000 tonnes de produits, « principalement du gazole », avaient été expédiées de Corée du Sud vers la Russie en juillet et en août. Ces livraisons ont été critiquées par Kiev. ce qui montre que les Etats-Unis ne sont pas le seul pays qui se moque des sanctions et qui les contourne. C'est à tout le moins l'image que les pays du bloc occidental, en dehors des bureaucrates de Bruxelles en ont assez de ces fantaisies qui pourrissent les économies du monde entier et qui ne produisent rien comme résultat. Le 10 octobre Trump a avancé qu'il était temps que l'Ukraine change de président ! Après l'annonce de Trump que les Européistes qui sont toujours en retard d'une bataille, n'avaient pas prévue, il fallait voir les trépignations de la semi-idiote, la corrompue Kaja Kallas, c'était assez réjouissant !
Les réfugiés ukrainiens sont de plus en plus mal acceptés
dans les pays limitrophes. C’est évidemment le cas de la Pologne qui hait
littéralement les Ukrainiens depuis la nuit des temps et qui n’a pas supporté
les célébrations à répétition de la mémoire des nazis ukrainiens qui s’étaient
rendus coupables de massacres de masse de Polonais[5]. Ce
pays ne veut plus prolonger l’aide aux réfugiés ukrainiens, refuse également
que l’Ukraine rejoigne l’Union européenne. Des bagarres entre Polonais et Ukrainiens
ont lieu tous les jours. Et en effet pourquoi les Polonais devraient supporter
chez eux et financer des donneurs de leçon ukrainiens qui par ailleurs se sont
cachés bien loin du front. La majorité des Polonais qui sont extrêmement nationalistes,
ne veut plus d’eux[6].
Elle veut qu’ils rentrent chez eux ! Le monde a rendu compte très
tardivement d’ailleurs de cette haine. Mais ce journal idiot parle d’une « instrumentalisation
des peurs », c’est-à-dire que ce journal idiot plaque les éléments de
langage qu’il utilise pour parler du rejet des immigrés en France sur la
situation en Pologne. C’est ridicule car pour comprendre la profondeur de ce
rejet il faudrait aussi le relier à ce qu’en pensent les Hongrois, les Roumains
ou les Bulgares qui eux aussi ne veulent plus de ces Ukrainiens arrogants qui
leur coûte très cher[7].
Notez que l’Union européenne – c’est-à-dire la bureaucratie de von der Leyen – tente
de contourner cette question en parlant d’une adhésion accélérée de l’Ukraine
votée à la majorité qualifiée ! On reviendra plus tard sur cette question,
car von der Leyen compte bien continuer l’élargissement de l’Union européenne
vers l’Est en intégrant l’Ukraine et quelques pays du Caucase. Mais elle ne
peut réaliser ce projet impérialiste sous domination allemande qu’à deux
conditions, d’abord que l’unanimité soit levée pour ce genre de fantaisie,
ensuite que l’Allemagne y voit un intérêt pour son économie. Ces deux
conditions ne sont pas près d’être levées, mais si elles l'étaient, elles pourraient accélérer la
dislocation de l’Union européenne.
[1] https://www.lemonde.fr/international/article/2026/09/30/guerre-en-ukraine-une-nouvelle-demande-d-aide-financiere-qui-passe-mal-a-bruxelles_6786112_3210.html
[2] https://www.lemonde.fr/international/article/2026/10/07/l-ukraine-est-en-train-de-perdre-la-guerre-le-plan-de-paix-d-un-depute-d-odessa-provoque-un-tolle-a-kiev_6789592_3210.html
[3] https://ukrmedia.news/en/politics/goncharenko-myrotvorets-vykliuchennia-yes/
[4] https://www.lemonde.fr/international/article/2026/10/10/un-accord-sur-le-gazole-entre-trump-et-poutine-au-grand-dam-de-l-ukraine-et-de-ses-allies_6790903_3210.html
[5] https://ingirumimusnocte2.blogspot.com/2026/07/la-degradation-de-limage-de-lukraine.html
[6] https://www.20minutes.fr/monde/ukraine/4182807-20251118-guerre-ukraine-rentrent-chez-pologne-lassitude-monte-envers-refugies-ukrainiens
[7] https://www.lemonde.fr/international/article/2026/10/09/en-pologne-l-instrumentalisation-des-peurs-nourrit-les-ressentiments-contre-les-refugies-ukrainiens_6790606_3210.html












