dimanche 20 septembre 2026

De la propagande antirusse dans les médias et au cinéma

L’armée ukrainienne est aujourd’hui au 36ème dessous. Consécutivement à la campagne des 40 jours qui consistait à frapper la Russie en profondeur, elle n’a plus de moyens pour continuer la guerre. Von der Leyen et des imbéciles comme Nathalie Loiseau veulent continuer, tant pis s’il n’y a plus d’armes et de soldats pour tenir le front. Tant pis si les Russes ferment les ports ukrainiens au trafic et accentuent la pression sur l’économie. Tant pis s’il y a toujours plus de morts sur le front.  L’idée fumeuse de ces gens est 1. Qu’on peut recruter des mercenaires étrangers pour l’armée ukrainienne, on viserait un apport de 40 à 50% des soldats engagés sur le front – où les prendrait-on, comment seraient-ils formés ! 2. On paiera, comme on n’a plus un sou, en volant l’argent des Russes pour acheter du matériel aux Etats-Unis – là encore on ne sait pas trop combien de temps il faudra attendre pour être livré. Cela ne marchera pas, essentiellement parce qu’une partie des pays européens est hostile à cet acte de piraterie – la Belgique vient de fermer la porte à toute discussion sur le sujet, ensuite parce que même si l’argent était là, il faudrait des années pour exécuter ce plan qui frise la débilité mentale. Pour tenter de convaincre les peuples européens de la justesse des plans de la bureaucratie européiste et otanienne destiné à nous protéger d’une menace qui n’existe pas, on a donc droit à une propagande tous azimuts qui s’intensifie depuis le printemps dans nos médias. D’abord on nous a raconté que l’Ukraine grâce à ses frappes en profondeur et sa science de la conduite des drones était en train de faire plier la Russie. Ça s’est révélé bien entendu complètement faux. C’est frappes ont maintenant désinhibé les Russes qui maintenant ferment tous les ports de la Mer Noire, et qui frappent des cibles militaires sans retenue, même si elles sont disséminées près des civils, avec évidemment des dégâts collatéraux importants. On a constaté les difficultés militaires de l’Ukraine, aussi bien avec les affaires de corruption qui ravagent le pays – et incident l’Union européenne – qu’avec, comme on sait, les difficiles remplacements du ministre de la défense et du chef des armées. Dans tous ces dossiers, Zelensky semble maintenant complètement dépassé et plutôt éteint. Sent-il que de tous les côtés il se trouve acculé à la faillite ? 

Pourquoi la découverte d'un drone explosif russe à l'aéroport de Leipzig  diffère des autres incursions - Yahoo! Actualités

Un drone russe découvert sur l’aéroport de Leipzig 

Alors les médias occidentaux et particulièrement français – qui sont sans doute les pires de la planète – ont trouvé un moyen de faire peur, en avançant que les Russes balancent des drones sur nos territoires. Il y a donc eu l’affaire de Leipzig. Cette affaire laisse planer le doute, car les Russes qui auraient caché un drone avec des explosifs à l’aéroport de Leipzig auraient laissé sur place leurs passeports afin d’être identifiés le plus rapidement possible ! On veut bien que les agents russes ne soient pas bons, à la limite de l’idiotie, mais là ça parait trop pour être vrai, n’importe quel espion agissant clandestinement ne se munit pas de ses papiers d’identité et sait éviter de laisser ses empreintes digitales. Hervé Carresse rappelait que les Russes étaient tout de même plus efficaces, et que cet été 4 usines européennes de fabrique de drones et de matériel pour l’Ukraine ont brûlé, sans qu’on ait une seule trace de l’action des espions russes[1]. La réponse confirmant le soupçon de bidonnage a été donnée par la semi-idiote Nathalie Loiseau qui a avancé que puisqu’on était en guerre, il fallait maintenant confisquer l’argent gelé des Russes ! Nous sommes à une période décisive, en Allemagne il vient d’y avoir une élection régionale importante, et l’AfD l’a emportée en Saxe-Anhalt le 6 septembre, ce qui est déjà une sorte de séisme politique car d’autres élections vont suivre le 20 septembre à Berlin et au Mecklembourg-Poméranie-Occidentale. Or l’AfD est pour un changement radical en ce qui concerne la politique étrangère, elle veut cesser de soutenir la guerre et renouer une coopération avec la Russie. Et donc on peut penser que cette grossière attaque de soi-disant drones est une manière de combattre ce revirement politique. La presse allemande s’est pourtant interrogée sur cet incident, avançant qu’on n’avait pas vraiment des preuves convaincantes. Le monde qui n’est plus à une contorsion près nous raconte que la fourbe AfD mise sur la nostalgie des Allemands de l’Est de la RDA sous domination russe[2]. Mais pourquoi auraient-ils la nostalgie du système soviétique, alors que pendant des décennies Le monde nous a dit qu’ils avaient été très contents d’être libérés du communisme et de l’emprise de la Russie ? La réunification de l’Allemagne aurait-elle mal tournée ? Pour conclure sur cette affaire de drones, Donald Trump lui-même a avancé que la Russie n’avait aucune intention de s’attaquer à un pays de l’OTAN, démentant la version avancée par Merz. Sans doute est-il bien placé pour ce dire[3]. 

Guerre en Ukraine : pourquoi deux groupes d'espions d'élite ont-ils échangé  des tirs dans les rues de Kiev en plein jour ? - midilibre.fr

Les services de sécurités ukrainiens se tirent dessus 

Un autre incident est survenu le 2 septembre 2026 à Kiev, dans un règlement de compte entre les services de sécurité ukrainiens, le SBU et le GUR. Celui-là c’est du lourd ! On ne sait pas pour quelle raison véritable ils se sont tirés dessus, le prétexte serait – semble-t-il – le fait que l’un des deux services, le SBU, voulaient arrêter un membre du GUR impliqué dans une sombre affaire d’espionnage. L’affaire est tellement grave que Le monde a même été obligé d’en parler, relayant le discours de Zelensky, disant qu’il regrettait ce type d’incident et que c’était honteux[4]. Mais en réalité ce règlement de compte de type mafieux est plus probablement lié à la volonté des uns et des autres de s’approprier l’argent européen déversé par tombereaux entiers sur l’État ukrainien, argent qui génère certainement des rétro-commissions pour la bureaucratie européiste à Bruxelles, comme à Vilnius. C’est en fait le complément naturel de toutes les affaires de corruption dont on entend parler presque quotidiennement à propos du gang de Zelensky. Le SBU a finalement accusé, jeudi, Stepan Kaplunov d’avoir entretenu des contacts avec les services de renseignement russes et d’avoir participé à la préparation d’assassinats sur le territoire ukrainien. Stepan Kaplunov est le commandant adjoint chargé des opérations de combat du Corps des volontaires russes (RVC ou RDK), une unité militaire composée de citoyens russes qui combattent aux côtés de l'Ukraine contre la Russie. 

Le mage du Kremlin

On mise beaucoup aussi sur la littérature et le cinéma. Le livre de Giuliano da Empoli, Le mage du Kremlin, avait été un bon succès de librairie. Mais sa transposition au cinéma a été un fiasco, malgré de grands moyens mobilisés. Il faut d’abord rappeler que Giuliano da Empoli est un agent étatsunien, membre de l’Italy–USA Foundation, mais aussi membre du Parti démocrate italien, et encore conseiller à Bruxelles. Il est un des éléments du soft power étatsunien. Ensuite si le film a été un échec commercial c’est aussi parce qu’il était très mauvais et que voir Jude Law avec une perruque blonde dans le rôle de Poutine, c’est assez désopilant. Pour un budget de 20 millions d’euros, le film n’a récolté que 8,5 millions de recettes brutes, ce qui veut dire que le film perd au moins 15 millions d’euros. Mais ça ne fait rien, on va continuer à tenter d’instiller la peur chez les éventuels spectateurs. Voici Jupiter qui va sortir dans quelques semaines. Cette œuvre de fiction réalisée par l’obscur Alexandre Smia a coûté 7,5 millions d’euros, on a limité un peu les frais. Parmi les scénaristes qui ont travaillé à cette propagande, on note qu’il y a le propre fils d’Alain Finkielkraut[5] ! Le sujet pour ce que j’en sais concerne un président de la République française – rien que le titre du film ça fait rêver. Celui-ci serait calfeutré dans son bunker de l’Élysée, en train de se demander s’il va « protéger » l’Ukraine avec notre bombe atomique ! C’est tellement idiot qu’on dirait un scénario écrit par Macron ou par Biscornu. Mais le but n’est pas le réalisme de l’histoire, c’est plutôt de convaincre les Français qu’ils doivent avoir peur de la Russie et les pousser à admettre 1. Que les Russes sont mauvais par nature et que sur le long terme ils veulent nous détruire 2. Qu’il faut faire la guerre à la Russie, c’est inévitable si on veut survivre encore un peu 3. Qu’il faut faire une grande armée européenne pour gagner cette guerre ! Comme le film d’Olivier Assayas – complètement dépassé sur le plan politique – celui de Alexandre Smia a été présenté à la Mostra de Venise 2026. Ces incursions dans le cinéma rappellent les beaux jours des films étatsuniens anticommunistes dont la plupart étaient déficitaires et n’intéressaient guère le public. Mais il était facile de trouver les financements, et refuser de s’y commettre en tant qu’acteur ou réalisateur risquait de vous faire bannir d’Hollywood. À cette même Mostra de Venise, on a pu voir et applaudir le film d’une soi-disant dissidente russe, Julia Loktev[6], un film de 5 h 55, My Indesirables Friends, part II, film financé par les Etats-Unis, visant essentiellement à montrer que Poutine est méchant avec les journalistes qui critiquent l’entrée de la Russie dans la guerre. Le terme de dissident semble être devenu maintenant une sorte de passeport, voire de certificat vérité dans ce qui est dit, filmé ou écrit. On se demande si la Mostra s’intéresse encore au cinéma, si elle n’est pas devenue seulement un élément de propagande de l’État profond étatsunien. 



Pour Andreï Zviaguintsev, on a fabriqué un Grand Prix au Festival de Cannes en 2026. C’est normal je dirais car il présente le point de vue occidental sur la guerre en Ukraine. Le film s’appuie sur un scénario de Claude Chabrol, La femme infidèle, mais il part du contexte de la guerre qui verrait les collaborateurs du héros émigrer en masse vers l’Occident ! Évidemment ce point de vue est loufoque pour ceux qui connaissent un peu la Russie, comme on le sait l’économie russe ne s’est pas effondrée, bien au contraire, elle est en surchauffe et sa croissance est en moyenne trois fois plus forte que celle de l’Europe. Andreï Zviaguintsev est un russe exilé et donc potentiellement critique, rien que ce statut lui donne accès à des financements. Après on peu toujours greffer là-dessus une qualité de mise en scène plus ou moins évidente, ça ne mange pas de pain.

Polina Panassenko a obtenu le prix littéraire du journal Le monde et ce n’est pas un hasard. Elle est d’origine russe et en exil. Par arrière-arrière-grand-père interposé, elle nous rappelle comment il est important d’entretenir la mémoire du goulag. La manœuvre est grossière, ce soi-disant devoir de mémoire indique forcément une filiation entre le stalinisme et le régime russe d’aujourd’hui. Depuis 2022 on tente désespérément de faire de Poutine le successeur de Staline, une sorte d’imbécile ne rêvant que de reconstruire l’URSS, et donc on se croit subtil à rappeler les crimes de Staline. Comme on le voit tous ces prix cinématographiques ou littéraires ne vont que vers des Russes qui représentent un point de vue négatif sur la Russie. Or il y a bien d’autres écrivains et cinéastes qui travaillent sans forcément épouser le point de vue occidental. Je prends le cas de Zakhar Prilepine. Avant la guerre en Ukraine, il était encensé comme un très grand écrivain, aujourd’hui, il est banni des maisons d’édition qui se disputaient pour le publier.

 

Le monde, en plus d'être russophobe et malveillant, est clairement devenu un journal idiot. Même un enfant de 4 ans comprend que Poutine n'avait aucun besoin d'une guerre pour se maintenir au pouvoir. En 25 ans le PIB par tête a été multiplié par 7. La Russie est devenue un pays autonome sur le plan industriel et agricole. Sur les 25 dernières années le PIB par habitant en Europe a été multiplié par 1,13 !! Si on suit les deux petits aigres qui ont écrit ce "livre" Poutine s'emmerdait dans sa datcha, il s'est dit, tient je vais aller me faire une guerre ! Tant qu'en Occident on continuera à analyser la Russie comme un pays du tiers monde, on ne comprendra rien. Les tests PISA nous classent aujourd'hui après la Bulgarie, la Russie produit plus d'ingénieurs que toute l'Europe, mais non les deux idiots rancuniers considèrent que le pouvoir de Poutine est chancelant et donc qu'il doit faire une guerre pour sa survie politique ! On peut accumuler toutes les preuves qu’on veut de la corruption du régime russe – question corruption l’Union européenne est très bien placée – ça ne fait pas avancer l’analyse d’un iota.

Avant même sa sortie le livre a reçu un prix littéraire ! Ne rigolez pas, c’est le Prix Strasbourg – Crédit Mutuel ! À cette occasion, j’ai appris que la quasi-totalité de la presse régionale était détenue par le groupe Ebra, filiale du Crédit Mutuel ! Strasbourg c’est la référence au parlement européen, et le Crédit Mutuel c’est pour le pognon. Le prix que les deux petits aigres qui quelque part regrettent d’être nés, ont reçu est très conséquent, 55 000 €. Avec l’appui de toute la presse régionale et nationale, sans aucune nuance évidemment, c’est sûr qu’on va arriver par en vendre quelques-uns !

La méthode de ces deux « journalistes » d’après ce qu’on en comprend, c’est de présenter la Russie comme étant directement sous la coupe de Poutine. Cette personnalisation démente du pouvoir russe évite de se poser des questions sur les origines de la guerre avec l’OTAN par Ukrainiens interposés. Or tous ceux qui connaissent un peu la Russie savent très bien que Poutine ne dirige pas ce pays immense tout seul. Les guerres ont toujours des raisons bien au-delà de ceux qui se présentent comme des chefs de guerre. Même le Pape François mettait en cause le rôle de l’expansion de l’OTAN à l’Est de l’Europe, certains étatsuniens faisaient de même, notamment Henry Kissinger qu’il serait difficile tout de même de faire passer pour un agent de Moscou ! Pour moi tous ceux qui ne regarde la guerre en Ukraine que du point de vue de la malignité de Poutine sont soit des imbéciles, soit des ignorants, soit encore des propagandistes qui essaient de cacher finalement la vérité.

Le monde tient beaucoup à ce que ce livre soit lu et cru. Il a constaté quatre articles de grande taille, l’un qui est une sorte d’interview des deux auteurs[7], l’autre est la publication des « bonnes feuilles »[8] et le troisième dans Le monde des livres daté du 11 septembre 2026, comme s’il s’agissait d’un livre ! Ce dernier article est signé Benoit Quénelle, le plus furieux et menteur de tous les russophobes qui pullulent dans les couloirs de ce journal. Il est encore pire que Sylvie Kaufmann, c’est dire. Le quatrième article est une nouvelle interview de Roman Badanine par Benoît Quenellé – encore lui – toujours dans Le monde des livres daté du 11 septembre 2026. On apprend que Poutine est méchant, c’est un assassin, mais qu’en plus il est radin et ne donne rien de sa fortune à ses amantes et à ses enfants. Les deux guignols reprennent sans précaution que Poutine aurait fait assassiner lui-même Navalny, alors que la plupart des sources occidentales affirment que la mort de celui-ci est naturelle. C’est un livre qui avait été en fait publié d’abord en Angleterre dans une maison d’édition totalement acquise à la russophobie avant d’être traduit en français, dans la maison d’édition Les Arènes, qu’on a connue plus sérieuse. Cette débauche est accompagnée toujours dans le même numéro du Monde, toujours dans la partie réservée à la littérature, de quatre autres articles pour célébrer les dissidents comme de grands auteurs, pour parler encore un peu de la dureté de la guerre que subissent les pauvres Ukrainiens par la faute d’une sorte de psychopathe qui vivrait au Kremlin. Ce n’est pas avec cette psychologie de bazar qu’on comprendra quelque chose à la Russie et à la guerre qui se déroule en Ukraine. 

Livres. Prix Strasbourg : découvrez les auteurs récompensés pour « leur  engagement et leur courage »

Mickael Roubine et Roman Badanine 

Comme on le comprend la propagande russophobe, richement dotée ne s’arrête pas. Peu importe que ces livres ne se vendent pas ou peu. Ils occupent l’espace médiatique, et pendant qu’on parle d’eux on ne parle pas du reste, par exemple des ouvrages de Jacques Baud. J’ai appris en recherchant un peu des informations sur ce livre qu’il existe un site de propagande, desk russie. Ce site répercute toutes les idées reçues qui entretiennent la russophobie occidentale. On y voit par exemple le vieux russophobe Stéphane Courtois qui exerça ce talent douteux en tant qu’anticommuniste primaire, et qui ne se fait pas à l’idée que la Russie de Poutine et celle de Staline ce n’est pas tout à fait la même chose. C’est ce sinistre russophobe qui avait dirigé le livre russophobe et plus que controversé intitulé Le livre noir du communisme. Stéphane Courtois est un ancien mao, ces maoïstes que les Etats-Unis finançaient par dizaines du moment qu’ils étaient russophobes, cela suffisait pour être apointé par la CIA ou par des think tanks ou des universités. Tous ceux qui travaillent pour desk russie sont pour une guerre à mort contre la Russie. Souvent ce sont des Russes exilés qui trouvent là un moyen de gagner leur vie. Un certain nombre ont été recyclés au CNRS ou dans les universités françaises. L’horizon unique de ces gens est la guerre, la guerre et encore la guerre, ils ne comprennent rien d’autre, ils n’ont même pas idée que la diplomatie pourrait peut-être mettre fin à la guerre. Autrement dit la Russie c’est le mal et Poutine est son grand prêtre. Il ne leur vient pas à l’idée que peut-être la paix aurait pu être signée en avril 2022. Zelensky y était favorable, mais les Occidentaux pensaient qu’ils gagneraient la guerre.  Roman Badanine a quitté la Russie en 2021, quelques mois avant l’invasion de l’Ukraine (février 2022). Membre senior du programme de journalisme international à l’université de Stanford, il a reçu la médaille Don Bolles de l’ONG américaine Investigative Reporters and Editor. On comprend d’où vient l’argent ! 

Les promotions de desk russie en septembre 2026


[1] https://www.youtube.com/watch?v=x0ztRECCJk8

[2]« En Saxe-Anhalt, l’AfD aux portes du pouvoir », Le monde, daté du 5 septembre 2026.

[3] https://www.independent.co.uk/news/world/europe/trump-putin-leipzig-airport-drone-attack-nato-b3045137.html

[4] https://www.franceinfo.fr/monde/europe/manifestations-en-ukraine/en-ukraine-l-embarras-apres-des-coups-de-feu-tires-lors-d-une-confrontation-entre-deux-agences-de-renseignement-a-kiev_8175563.html

[5] Celui-ci a commis le scénario d’une mini-série Kaboul, financée par l’Union européenne, série qui défendait le point de vue de la CIA, ce qui n’est pas très original.

[6] En vérité elle a immigré très jeune aux Etats-Unis, à un âge où évidemment elle n’avait aucune conscience politique quand à la fin de l’URSS les frontières s’ouvraient pour les Juifs russes qui voulaient s’exiler. Mais ça fait bien de raconter qu’elle est une sorte de dissidente russe.

[7] https://www.lemonde.fr/livres/article/2026/09/08/roman-badanine-pour-poutine-la-guerre-en-ukraine-n-est-qu-un-moyen-de-se-maintenir-au-pouvoir_6768396_3260.html?srsltid=AfmBOoo6RWfclLIXGcwKWYKXCbKBNyCtDwTztNzuV5GiGyMh3AaLTq0X 

[8] https://www.lemonde.fr/livres/article/2026/09/08/le-tsar-en-personne-le-monde-publie-les-extraits-de-l-enquete-choc-sur-le-quart-de-siecle-de-vladimir-poutine-au-pouvoir_6768394_3260.html?srsltid=AfmBOoqz7kYDOnI4VFK70DwZeQkloUEqQcxZtmCNgCabAVzPuyI3XKVQ 

jeudi 17 septembre 2026

La dette publique et les taux d’intérêt

L'écart de taux entre l’OAT française et le Bund allemand 

Dans le temps, on nous vantait les mérites du capitalisme dans le fait que le temps de travail diminuait, l’âge de la retraite arrivait de plus en plus tôt, générant une silver économie dynamique, les avantages sociaux étaient de plus en plus importants. Aujourd’hui on nous dit exactement le contraire, que le progrès économique est épuisé qu’il faut travailler plus, partir plus tard à la retraite, consommer moins et épargner moins pour financer la dette publique ! C’est comme ça en France, mais aussi dans la plupart des pays occidentaux. Est-ce un constat de faillite du système capitaliste ? Ça y ressemble furieusement.

Tout le monde s’affole sur la hausse des taux d’intérêt sur la dette française, et on souligne que ce taux est bien au-dessus du taux allemand, alors que l’économie allemande est encore plus malade que l’économie française. Évidemment les mêmes rigolos qui dans le camp macronien ont creusé la dette pour financer la guerre en Ukraine, pour financer le budget de la Commission européenne, ou encore pour réarmer la France contre une menace qui n’existe pas, nous disent que tout le monde doit faire des efforts parce que les hedge funds spéculent contre la France pour faire monter les taux, ce qui est exact. Il est assez comique cependant de voir le journal Le monde, le quotidien principal de désinformation en France sur tous les plans nous dire que finalement cela est aussi le résultat de la hausse des cours du pétrole[1]. En vérité la première cause de cette spéculation hostile, sur le plan technique, est le résultat de deux funestes décisions :

1. l’interdiction de l’État de financer sa dette auprès de la Banque de France ; cette interdiction de financer les déficits publics par la Banque de France est inscrite à l’article 123 du Traité de Maastricht, interdisant tout crédit ou achat direct de titres de la dette par la banque centrale

2. l’indépendance de la Banque centrale européenne dont maintenant nous dépendons et dont l’objectif unique est de lutter contre l’inflation – ce qui veut dire, produire des taux d’intérêts qui dissuadent aussi bien les investissements productifs que les investissements immobiliers.

Le gouvernement Biscornu a décidé que ce sera aux retraités et aux petites gens de payer pour la dette que les politiciens, cornaqués par le patronat, ont laissé filer. On a vu l’ubuesque ministre de l’économie, Roland Lescure, dont le patrimoine déclaré est de plus de 4 millions d’euros, selon l’HATVP, nous expliquer benoîtement que les retraités qui touchent une pension de 2000 € par mois sont des nantis. J’ai déjà dit que la question n’était pas l’idée d’abaisser la dette, mais plutôt de qui en paiera le prix[2]. Trois pistes sont facilement réalisables, d’abord une baisse des subventions aux entreprises, ensuite cesser de financer à perte le budget de la Commission européenne, enfin refuser d’augmenter le budget de la défense. A cela bien entendu on peut ajouter une quatrième possibilité, l’option d’une taxe de type Zucman sur les patrimoines les plus élevés. Mais le gouvernement de Biscornu à la solde du patronat et de la Commission européenne préfère nettement s’en prendre aux remboursements de la sécurité sociale, aux allocations chômage et aux retraites. C’est une option idéologique qui, ainsi que le demande depuis 1945 le patronat, vise à privatiser le secteur des dépenses sociales qui lui échappe encore en grande partie. Dans le tableau ci-dessous je fais une estimation grossière de ce que pourrait rapporter une orientation différente de celle qui est suivie aujourd’hui. Pour le budget européen, je prends la somme de 2026 qui est la somme nette, déduction faite des retours. Pour les subventions aux entreprises, je les divise par trois, supposant que l’État a une légitimité pour subventionner des secteurs essentiels à notre souveraineté. Pour la taxe Zucman, je prends l’estimation la plus basse qui a été faite. En suivant ces principes, mais il y en a bien d’autres, je n’ai pas compté par exemple les 6 milliards supplémentaires alloués au secteur de la défense, nous voyons que la dette pourrait être remboursée en trente ans facilement. Ce calcul très approximatif a uniquement pour but de montrer que le remboursement de la dette dans ses modalités ressort d’abord d’un choix politique, autrement dit de la lutte des classes, et c’est bien le patronat et l’oligarchie qui ont le vent en poupe, ayant financé les politiciens qui définissent les lois qui seront mises en place. 

 

On voit que ces simples pistes produiraient tout à fait un choc sur les marchés, simplement en réduisant la dette publique de plus de 100 milliards par an. Mélenchon lui a avancé l’idée de « brûler la dette »[3]. Cette proposition spectaculaire n’a pas de sens. Tout d’abord parce que cela voudrait dire que la France sanctuarise les 18% de la dette publique qu’elle détient dans les coffres de la Banque de France – en fait du Trésor. Or il faut rappeler à Mélenchon que la Banque de France est indépendante des pouvoirs publics, et qu’elle n’est pas obligée de le faire, ensuite que la BCE ne serait pas d’accord, qu’il faudrait violer les traités européens pour cela. Et si le nouveau gouvernement désobéissait, les marchés financiers feraient exploser les taux sur les 82% du reste de la dette ! L’idée de Mélenchon est typique de ses errements. Il veut en parole une souveraineté nationale, mais il accepte de rester dans l’euro et dans l’Union européenne. Sortir de l’euro et renationaliser la Banque de France, cela aurait du sens du point de vue de la gestion souveraine de la dette. Sanctuariser 18% de la dette cumulerait au contraire toutes les difficultés à venir et accélérerait les attaques des marchés contre la dette. Ce qu’on gagnerait d’un côté, on le perdrait de l’autre très rapidement. Curieusement le banquier macronien, Mathieu Pigasse qui pense lui aussi avoir un destin politique à sa portée, est venu le soutenir. Mélenchon avance que cela permettrait de trouver des marges de manœuvre budgétaire. En fait ce serait 630 milliards de dette gelés, mais on économiserait que sur les intérêts, c’est-à-dire environ 25 milliards. Cela n’est pas négligeable bien entendu, mais nous avons vu ci-dessus que d’autres économies plus substantielles sont possibles.   

 

La dette cumulée de la Sécurité sociale s’élève à environ 300 milliards d’euros. Celle-ci est la contrepartie en vérité de la baisse relative des salaires. Tout le monde s’accorde en effet pour dire que les salaires en France sont scandaleusement bas, qu’ils n’ont pas suivi la hausse de la productivité du travail depuis 1983 comme nous le voyons dans le graphique ci-dessous. Comme on le sait c’est bien cette déconnexion des salaires de la hausse de la productivité du travail qui a permis l’explosion des fortunes des milliardaires, voire d’en produire de nouveau. En 2026, la masse salariale sera d’environ 820 milliards d’euros. Supposons que cette masse augmente de 10% - ce qui ne serait au fond qu’un maigre rattrapage – cela engendrerait un volume de 900 milliards d’euros et donc une hausse concomitante des cotisations sociales d’environ 20 milliards, si on suppose que les cotisations sociales représentent environ 25% du salaire brut. Puisque la dette de la Sécurité sociale est évaluée à 300 milliards d’euros, cela permettrait d’apurer celle-ci en 15 ans ! Bien entendu un taux de croissance de 2 ou 2,5% par an, aiderait encore plus à purger les dettes. Il faut se souvenir que nous avons aujourd’hui près de 6 millions de personnes à la recherche d’un emploi[4], et plutôt que de se lancer dans une politique d’allongement de la vie de travail, et d’augmentation des durées travaillées, il serait bon de donner du travail à tout le monde, contrairement aux propositions rétrogrades des Attal et des Philippe qui n’ont jamais travaillé de leur vie et qui n’ont pas été plus loin que ça au-delà du périphérique de la capitale ! 

Productivité et salaires : un lien rompu | À la marge | Martin Anota | Les  blogs d'Alternatives Économiques

La dette publique, dont celle de la Sécurité sociale, est une construction sur quarante ans : on a déformé volontairement la répartition de la valeur entre les salaires et les profits au nom de la politique de l’offre pour nous adapter à l’idéal européiste de la concurrence pure et parfaite, idéal qui devait faire de l’Union européenne la première économie du monde, avec des salaires élevés, un niveau d’éducation très haut et une croissance forte fondée sur l’économie de la connaissance ! On a multiplié les exemptions de cotisations sociales, on a voté des lois fiscales de plus en plus favorables aux très riches et aux entreprises. Le résultat est un fiasco général : aucun des buts que l’Union européenne s’était fixés n’a été atteint, et aujourd’hui nous voyons le résultat. Cette déconfiture était déjà visible avant la guerre en Ukraine, il faut remonter au moins à la crise de 2008 et à la crise de l’euro qui s’est ensuivie. Bien sûr la politique belliciste menée aujourd’hui par la bureaucratie bruxelloise contre la Russie ne fait qu’aggraver les choses, aussi bien parce qu’elle nous coupe de ressources énergétiques et d’un marché dynamique, mais aussi parce qu’elle aggrave la crise des finances publiques avec sa velléité de surarmement. Il est assez hallucinant de voir que la classe politique française – gauche y comprise – marche dans ces visées sans trop le dire. Dans le temps la gauche militait pour la paix, pour le désarmement, aujourd’hui, FI comprise, c’est un silence assourdissant, sans parler de cette gauche de droite dirigée par l’agent des Etats-Unis Glucksmann. L’Union européenne s’appauvrit rapidement et la France se tiermondise, c’est un fait. Abaisser drastiquement les dépenses de Sécurité sociale est le signe d’une civilisation en déclin, nonobstant le fait que très certainement des dépenses inutiles pourraient être évitées. On peut dire évidemment la même chose des dépenses étatiques ou de celles des collectivités locales où la gabegie ne manque pas.

 

Au fond pour comprendre l’économie, il faut avoir en tête l’idée des vases communicants ce qui va d’un côté ne peut pas aller de l’autre. Au sait depuis le XVIIIème siècle et les Physiocrates que l’économie est un circuit et qu’il est très mauvais de laisser s’accumuler une épargne oisive ou destinée à la spéculation, c’est pourquoi l’impôt doit éponger ce surplus d’épargne qui en fait bloque la circulation de la valeur. La plupart des économistes d’aujourd’hui dont la culture historique tient sur le dos d’un timbre-poste, n’ont pas l’idée de la notion de circuit, et puis c’est tout de même bien plus payant et moins fatigant de réciter le catéchisme de l’économie de l’offre diffusé dans les grandes écoles, à Bruxelles et dans les milieux patronaux.



[1] https://www.lemonde.fr/politique/article/2026/09/15/flambee-du-petrole-et-hausse-des-taux-nouvelle-alerte-sur-les-finances-publiques-francaises_6774322_823448.html

[2] https://ingirumimusnocte2.blogspot.com/2026/08/de-la-dette-publique-et-de-son.html

[3] https://www.lemonde.fr/politique/article/2026/08/28/l-annulation-de-la-dette-de-la-france-la-proposition-polemique-qui-place-jean-luc-melenchon-au-c-ur-des-debats-de-la-presidentielle_6758807_823448.html?srsltid=AfmBOoqls0QFon-LQdVbDMdMXZ4szEvvRekrqgkDW22l2YJRIXF-lpGF

[4] https://dares.travail-emploi.gouv.fr/donnees/demandeurs-emploi-inscrits-france-travail-donnees-mensuelles

lundi 14 septembre 2026

Les résultats des tests PISA

Les résultats des tests PISA ont été commentés abondamment un peu partout. On s’est sans doute un peu trop focalisé sur les résultats de la France qui sont en effet mauvais, très mauvais. Cependant le plus inquiétant n’est pas là, mais plutôt que ce sont tous les pays occidentaux qui sont dans ce cas. Il est curieux que tout le monde semble découvrir ce qu’au fond au connait depuis des décennies. Redresser l’éducation nationale cela est devenu un slogan pour les candidats à la présidentielle, les politiques n’ont jamais été très intéressés pour débattre de ce sujet, les uns à droite, comme Sarkozy, voyaient des enseignants trop payés ou ayant trop de vacances, les autres, à gauche, invoquaient le manque de moyens, les plus audacieux avaient lu les malheureux Baudelot et Establet et à l’inverse ils pensaient que le niveau ne cessait pas de monter[1]. C’était rassurant et nous mettait dans le sens de l’histoire et du progrès. On a vu le ridicule Bruno Le Maire qui a avancé une idée des plus loufoque, avancer l’âge d’entrée dans la maternelle à l’âge de 1 an au lieu de 3[2] ! À croire que cet imbécile qui a pris un abonnement pour dire n’importe quoi, n’a jamais eu de gosses. Son exemple pourrait d’ailleurs nous faire douter du système éducatif, il a fait selon ses diplômes de belles et bonnes études, il est diplômé de l’ENA, de Sciences Po, et encore de l’ENS et agrégé de lettres où il a été reçu premier au concours. Et pourtant malgré tout cela, c’est un crétin qui ne sait pas aligner trois idées sans dire des stupidités. De son talent d’« écrivain » je ne dirais rien, tant il a été moqué un peu partout. 

Mais la plupart des commentateurs ont du mal à prendre toute la mesure du problème. Le monde soulignait que les pays nordiques, Suède, Danemark, étaient eux-aussi effarés de cet effondrement constaté par les tests PISA[3]. Ces tests portent sur trois domaines, la lecture, les mathématiques et les sciences, ils concernent les enfants de quinze ans, donc le niveau de notre BEPC qui aujourd’hui est en déshérence. Cette enquête large portait sur 91 pays, la Russie n’y participant pas. Sans surprise, globalement, ce sont les pays asiatiques qui arrivent en tête[4]. Les autres tests sur les systèmes éducatifs montrent également que les Russes sont très bien placés, produisant notamment des scientifiques et des ingénieurs de premier plan. La première réflexion qu’on se fait c’est que l’Occident est en voie d’effondrement, y compris un pays comme Israël qui naguère s’enorgueillissait de ses excellents résultats qui expliquait la quantité industrielle de prix Nobel que ce petit pays était capable de produire. Cela fait évidemment des années qu’en France on alerte sur la décomposition du système éducatif, aussi bien pour en souligner le manque de moyens, ou les salaires misérables des enseignants, on en arrive maintenant au fait que, malgré les fermetures d’établissements pour cause de baisse des effectifs, le ministère de l’éducation nationale ne trouve plus assez de candidats et surtout doit constamment abaisser le niveau de recrutement. Les différentes réformes – pratiquement une par an – n’ont abouti qu’à la confusion. Il fut un temps où le métier d’enseignant était valorisant, ce n’est plus le cas aujourd’hui. Il faut comprendre deux choses, d’abord que les mauvais salaires n’attirent pas les meilleurs éléments, ensuite que les mauvais élèves ne feront probablement pas de bons enseignants. En quelque sorte l’effondrement du système éducatif est l’origine de toutes les autres décompositions du pays, dans le domaine de la santé, des sciences en général et aussi de l’industrie elle aussi en voie de disparition. Étant donné qu’à la France dans la division internationale du travail on a assigné le secteur du tourisme, à quoi bon poursuivre l’accumulation des connaissances en dehors de l’élite qui manipule la finance. Bruxelles nous a assigné la tâche de développer des emplois de domestiques afin de satisfaire les étrangers qui viennent de loin polluer notre pays.   

Claude Lelièvre : Quelques comparaisons suggestives à propos des salaires  des enseignants

Plus généralement cet effondrement de l’Occident, et particulièrement de la France, est le résultat des trajectoires des politiques néolibérales. Les causes sont multiples, les élèves accrochés à leurs smartphones, ou encore accrochés aux ressources de l’Internet, Wikipédia, l’IA pour bâcler leurs devoirs, mais aussi les normes qui sont édictées depuis des décennies, qui visent à ne pas fatiguer trop les enfants avec des devoirs, des apprentissages par cœur, etc. Tout cela est bien connu, et certains pays nordiques comme la Suède ont avancé timidement dans la voie d’une interdiction des smartphones à l’école puis au collège. En France on avance aussi sur ce point encore plus timidement. Il est vrai qu’en s’attaquant aux écrans et aux ressources de l’Internet, on s’attaque à un environnement déjà là adapté aux pratiques consommatrices avancées. Pour répondre à cela il faudrait rechercher des normes plus efficaces dans l’apprentissage des savoirs de base, la langue, les mathématiques et les sciences. 

 

Le monde dans son édition datée du 12 septembre 2026 a découvert que l’éducation dérivait dangereusement vers une ségrégation. Pour aller vite, on pourrait dire que les classes moyennes et aisées mettent leurs gosses dans les écoles et les collèges privés, et les autres dans les écoles et les collèges publics. Les articles consacrés à cette question importante sont lénifiants, ils tournent autour de l’idée que l’abandon de la mixité sociale à l’école engendrerait la peur des populations immigrées et donc nourrirait la ségrégation sociale et par suite la ségrégation raciale. Si ce constat ressort de l’évidence, les raisons à cela sont différentes. En effet les parents ne décident pas d’envoyer leur progéniture dans le secteur privé parce qu’ils seraient racistes et viseraient la ségrégation sociale, mais par un souci de sécurité et d’efficacité. Sur le plan de l’insécurité les exemples de dangerosité de la mixité raciale sont très nombreux, ça va de l’affaire Mila à la décapitation du malheureux Samuel Paty, mais aussi des multiplications de voies de faits des populations issues de l’immigration envers les autochtones. Récemment encore une enseignante a été menacée par un parent d’élève de « décapitation » – décapitation que Le monde euphémise en parlant du désir de lui couper la tête[5]. Il devient évident que l’immigration de masse a joué un rôle en Europe dans l’abaissement du niveau scolaire. Ce n’est pas seulement le fait que les professeurs d’histoire ne peuvent plus parler de la Shoah ou de l’antisémitisme dans leur classe, c’est aussi que nous avons pris la funeste habitude d’adapter l’enseignement au niveau supposé des élèves, et non plus d’exiger que ceux-ci s’adaptent aux exigences d’un programme. 

 

Aujourd’hui l’enseignement en France est déjà à deux vitesses. Les meilleures écoles – du primaire jusqu’aux grandes écoles – sont réservées aux plus aisées. C’est aussi le cas des meilleurs lycées publics de Paris. Autrement dit la discrimination par l’éducation redouble une discrimination de classe. C’est comme si les classes riches avaient exclu les classes pauvres de l’accès à un enseignement de qualité. Cette volonté d’exclusion est elle aussi à l’origine de l’effondrement de tout le système d’enseignement national. Les grandes écoles sont elles-mêmes frappées par la contamination des idées idiotes, que ce soit Science Po où les étudiants se croient rebelles parce qu’ils portent un keffieh pour soutenir la cause palestinienne, ou que ce soit l’ENA où on apprend l’économie dans des manuels américains qui vantent l’excellence des mécanismes du marché, et la nécessité du moins d’État. Les facultés où se trainent la plupart des centaines de milliers d’étudiants dans des filières inutiles et sans consistance, sont devenues un dépotoir, ça permet de donner l’illusion que le chômage est moindre. Les étudiants étrangers représentent aujourd’hui environ 15% des effectifs. Ils se partagent entre ceux qui font du tourisme en France, par exemple les Erasmus, et ceux qui cherchent une bourse et un visa facile. Ils sont tous plus mauvais les uns que les autres et ne relèvent en rien le niveau. Sur les trois millions d’étudiants inscrits dans l’enseignement supérieur, la très grande majorité trouveront un métier sans rapport avec leurs études, mais en outre ils n’auront rien appris. Pendant ce temps il y a une pénurie de médecins et une production excédentaire de masters en sciences sociales !   

 

L’éducation est un sujet sérieux car en effet elle définit la société qui existera dans les années futures et ma seulement dans les métiers dit d’avenir, c’est aussi le futur en termes d’intelligence et de civilisation. Il faut au minimum vingt ans pour porter une vraie réforme dans ce domaine, reprendre l’affaire à la base. Redéfinir les programmes et les méthodes d’apprentissage, bannir le « pédagogisme ». Le budget de l’éducation nationale, hors pensions, aujourd’hui tourne autour de 65 milliards d’euros. Cette somme importante parait très mal utilisée, les locaux sont délabrés, les salaires des enseignants médiocres, empêchant les vocations de s’affirmer, mais aussi amenant les étudiants sur des voies de garage. Je ne pense pas pour autant qu’il faille supprimer ce qui relève des humanités, mais plutôt ces demi-savoirs qui virent le plus souvent à la discussion d’après boire. L’ENA, Sciences Po, doivent être bouclées, elles ne produisent que des imbéciles fiers de leur ignorance, voyez Bruno Le Maire, voyez Macron. Il fut un temps où la sociologie, notamment en France, était une discipline intelligente et noble, aujourd’hui c’est un foutoir dont le recrutement relève des pratiques mafieuses, voyez Éric Fassin, voyez de la Gasnerie. La science économique est clairement au service du grand capital et de l’Europe, etc. Et je ne dis rien sur les études de genre qui ont donné naissance à des travaux frisant la débilité mentale.

Parmi les conseils qu’on pourrait donner, il y a celui d’instaurer un filtre à l’entrée de l’enseignement supérieur, d’éliminer les formations de masters complètement fantaisistes. Mais en amont, il faut repenser le baccalauréat, un taux de réussite de 91,4% en 2026 est une extravagance reconnue par tout le monde, sachant que la plupart de ses bacheliers ne savent ni lire ni écrire, et encore moins compter sans calculette ! Mais il faudrait aussi remonter jusqu’au collège, et ensuite encore à l’école primaire. C’est une véritable révolution dont il s’agit, au fond on sait très bien ce qu’il faudrait faire, mais on n’en a pas le courage politique, pas plus à gauche qu’à droite d’ailleurs.



[1] Roger Establet et Christian Baudfelot, le niveau monte, Le seuil, 2000.

[2] https://www.franceinfo.fr/societe/education/bruno-le-maire-souhaite-avancer-la-maternelle-de-3-ans-a-1-an-face-a-la-baisse-des-resultats-des-eleves-francais-au-test-pisa_8184428.html

[3] https://www.lemonde.fr/societe/article/2026/09/09/pisa-2025-longtemps-bons-eleves-de-l-enquete-les-pays-scandinaves-meurtris-par-leur-chute_6768851_3224.html?srsltid=AfmBOoqeMCrIv2JRul3YVdqONBERGBFhIPkhAfKEN8BiuI6vPd1e3Nic

[4] https://www.oecd.org/fr/publications/resultats-du-pisa-2025-volume-i-version-abregee_72cbf7bd-fr.html

[5] https://www.lemonde.fr/societe/article/2026/09/10/enseignante-menacee-de-mort-en-haute-garonne-un-parent-d-eleve-condamne-a-six-mois-de-prison-ferme_6769833_3225.html?srsltid=AfmBOorjRCb0hkKZxccmMIlynUi2wKbBI9UH1bKatyp9exe97sb-AkRA

jeudi 10 septembre 2026

La crise migratoire en Europe en débat

Ceuta : 40 000 migrants ont traversé la frontière entre le Maroc et  l'Espagne, Laurent Nuñez renforce les contrôles 

L’affaire instrumentalisée par le gouvernement marocain de Ceuta a relancé le débat sur l’immigration vers l’Europe. C’est une affaire qui si elle a coûté 77 morts par noyade, a pointé à nouveau la vulnérabilité des frontières de l’Europe, autrement dit l’incapacité de l’Union européenne à contrôler ses frontières. On sait que le débat pour les présidentielles de 2027 va porter sur l’immigration, et les images qu’on a vu à la télévision ne milite pas pour l’ouverture à tout crin. Les journaux imbéciles, genre Le monde, ont sauté sur l’occasion pour dénoncer l’instrumentalisation de cette histoire par l’extrême droite. Mais ces effets de manche ne résolvent rien du tout. En effet dans le même temps où l’ineffable Nuñez se félicitait de la bonne gestion de l’affaire de Ceuta, 22 pays européens dénonçaient l’attitude de l’Espagne. Comme on le constate il y a d’abord la division en Europe. Les uns comme Meloni font semblant de faire quelque chose, les autres disent qu’il faudrait justement agir. En France on est désarmé depuis que les crapules du Conseil constitutionnel ont décidé que le passeur Cédric Herrou avait agit conformément au droit international et à la constitution en amenant des migrants d’Italie en France dans un but humanitaire à franchir illégalement les frontières. Cette forfaiture aurait dû être dénoncée par les hommes politiques et conduire à la dissolution du Conseil constitutionnel, et Herrou aurait dû connaitre la prison pour avoir importé 200 migrants illégalement. Car de deux choses l’une, soit on a des frontières et il faut les faire respecter pour défendre notre souveraineté, soit on n’en a pas et à ce moment-là il faut les abolir et dire que les nations n’existent plus. 

Libre» avec Cédric Herrou: En séance spéciale au Festival de Cannes, le  défenseur des migrants dénonçait «l'inertie de l'Etat»

Cédric Herrou paradant à Cannes après sa victoire judiciaire 

Le débat oppose ceux qui soutiennent l’immigration massive pour des raisons assez peu claires, et ceux qui considèrent que c’est un fléau qui peu à peu mine les pays européens. On a vu qu’en Angleterre et en Irlande cela avait pris une allure de guerre civile. Très massivement les Français mais aussi tous les Européens dénoncent depuis des années la politique néfaste de la Commission européenne en la matière. Au minimum les deux tiers des Européens considèrent qu’il faut stopper l’immigration de masse. Il n’empêche que les partis de gauche et de l’extrême centre continuent avec l’aide des médias idiots de vanter les charmes du vivre ensemble et de la nécessité d’une immigration massive pour faire baisser les salaires – et donc rester compétitif – ou encore de financer les retraites – c’est le discours patronal par excellence. La posture anti-démocratique des dirigeants européens est évidemment en opposition avec la volonté populaire et avec le simple bon sens. L’immigration de masse fait peur à tout le monde et l’envahissement de Ceuta a aggravé cette peur. Pour Ceuta on a essayé de minimiser la masse de manœuvre arrivée dans la ville, j’avais parlé de 80 000, en avançant le chiffre de 60 000, mais bientôt on est remonté à 72 000[1] ! 70 000 seraient déjà repartis, on s’en est félicité sans voir qu’il en resterait 2 000 pour une petite ville de 80 000 habitants ! Près d'un millier de mineurs non accompagnés sont restés à Ceuta, selon l'ONG Save the Children. Le gouvernement espagnol a annoncé mardi une enveloppe « extraordinaire » de 25 millions d'euros destinée à leur prise en charge. C’est en quelque sorte la double peine pour les Espagnols, non seulement ils doivent subir l’invasion, mais en plus ils doivent payer des sommes folles pour s’en débarrasser. Évidemment Pedro Sanchez en tant que représentant de cette ligne est sur un siège éjectable. On ne connait pas le coût de l’expédition des jeunes marocains sur Ceuta, mais il est très élevé 

Immigration : près d'un millier de mineurs non accompagnés dans l'enclave  espagnole de Ceuta

Face à l’indignation des populations européennes vis-à-vis du laxisme de la Commission européenne, il ne suffit plus de dénoncer l’extrême droite. Du Portugal jusqu’à la Pologne, c’est une protestation unanime. Cette fantaisie de Ceuta probablement manipulée par le gouvernement marocain va coûter très cher aux immigrationnistes. D’une manière ou d’une autre il va falloir agir pour tenter d’éviter que cela ne se reproduise. Et de fait, depuis quelques années la Commission européenne évolue pour un contrôle plus strict. Le monde, journal immigrationniste, constatait d’ailleurs que le nombre de migrants qui tentent de franchir illégalement les frontières de l’Europe avait bien diminué. Il est remarquable que sur cette question Mélenchon et son gang n’aient absolument rien dit de sérieux, éludant les questions de fond qui mettent son discours immigrationniste en porte à faux. Il parle « d’éventuelles manipulations », c’est assez drôle, mais tous les hommes politiques de gauche comme de droite, manipulent une information qu’ils croient les aider à récolter des voix, c’est bien ce qu’il fait en manipulant le vote musulman et antisémite à son profit. 

Mélenchon a récupéré à son profit le discours patronal, nous avons besoin des immigrés pour rester compétitifs, pour financer les retraites. En ce sens et contrairement à Georges Marchais, c’est un homme de droite, pro-européen. En Allemagne le parti de gauche de Sahra Wagenknecht, BSW, encore un peu léger sur le plan électoral a compris que la gauche en s’alignant sur le discours européiste en matière d’immigration allait dans le mur, et la faillite de la coalition qui a soutenu le sinistre Merz est là pour lui donner raison. La souveraineté ne se détaille pas, elle se défend aussi bien en refusant l’immigration de masse, qu’en rouvrant le dialogue avec la Russie, mais même sur ce dernier point le louvoyant Mélenchon est aligné sur les position européiste. Après avoir craché dessus sur Raphaël Glucksmann on l’a entendu le soutenir face aux pseudos tentatives de la Russie de déstabiliser le candidat atlantiste et pro-guerre. Tout ça pour dire que si Mélenchon est bien une grande gueule, il est d’un conformisme ahurissant sur tous les sujets que l’on veut. Il devrait prendre des leçons auprès de Georges Marchais dont la célèbre lettre au recteur de la mosquée de Paris était sans ambigüité : on peut être de gauche et hostile à l’immigration de masse. Un des points importants est que si l’immigration est si bien soutenue par le MEDEF, c’est aussi parce qu’elle divise les travailleurs. Tactiquement c’est au point depuis que la gauche n’a plus comme idée que de combattre un fascisme de comédie, et qu’elle s’est exclue du jeu politique, il lui est impossible aujourd’hui d’accéder au pouvoir. 

Georges Marchais immigration : la « cote d'alerte » | MPImedias-presse.info

Cette attitude immigrationniste et européiste de la gauche d’aujourd’hui, qu’elle soit « social-démocrate » ou pseudo-radicale laisse les mains libres à la droite ordinaire, cette droite affairiste, cosmopolite et européiste, pour faire exactement ce qu’elle veut. C’est objectivement la faillite du discours droit-de-l’hommiste qui a travaillé depuis de longues décennies contre les peuples : quoi que ceux-ci pensent, on leur impose une volonté qui n’est pas la leur, indépendamment de la démocratie la plus élémentaire qui n’est pas l’État de droit dont la définition est à géométrie variable – Orban était qualifié de fasciste alors que Zelensky qui célèbre avec constance la mémoire des nazis ukrainien est qualifié de sauveur de la démocratie européenne. la démocratie est la volonté populaire. Ceuta montre que cette comédie européiste du vivre ensemble est arrivée à son point terminal. Le grand économiste James Steuart avait compris vers la fin du XVIIIème siècle qu’une relative fermeture des frontières nationales était plus favorable au resserrement des inégalités et à une amélioration du confort des travailleurs qu’une ouverture indiscriminée. Le bon sens populaire le pense aussi.



[1] https://www.bfmtv.com/international/europe/espagne/crise-migratoire-a-ceuta-au-moins-72-000-migrants-sont-entres-illegalement-dont-70-000-deja-repartis_AD-202608040390.html

 

De la propagande antirusse dans les médias et au cinéma

L’armée ukrainienne est aujourd’hui au 36 ème dessous. Consécutivement à la campagne des 40 jours qui consistait à frapper la Russie en p...