mardi 13 octobre 2026

Raphaël Glucksmann candidat de la gauche dégénérée et la fin du PS

Glucksmann a gagné, il est content, et Jadot qu’on voit derrière lui, également 

Lors de la primaire de la gauche en 2012, Hollande avait été désigné comme candidat lors d’un vote de 2,8 millions de votants avec 56,57% des voix, soit près d’1 million six cents mille voix. Pour la primaire de 2026, le PS a réuni pour la primaire 120 000 votants et Glucksmann l’a emporté avec moins de 80 000 voix ! Certains ont dit que le coût d’entrée était élevé, 15 € pour aller départager entre Faure, Maurel, Ségolène Royal, franchement ce n’est pas donné. Mais je ne suis pas sûr que ce spectacle aurait été beaucoup plus suivi en abaissant le tarif à 1 €.  D’autres ont avancé que ce vote a été entaché d’irrégularités et que massivement ce sont des macroniens qui sont allés voter ; 90% des votants n’avaient pas la carte du PS ! Le plus singulier est que le PS d’aujourd’hui, sorte d’armée mexicaine en déroute, n’a plus les capacités à générer un candidat et doit se rallier à un candidat venu de l’extérieur. Glucksmann a passé son temps à dire que le PS était un parti de connauds sans avenir, ce qui ne l’empêche pourtant pas de jouer les Bernard L’Hermite et de se réclamer de lui. Rappelons le parcours sinueux de Glucksmann, en 2005, il bénéficie de la formation des Young Leaders aux Etats-Unis. En 2006 il rejoint Alternative libérale qui comme son nom l’indique est libéral sur le plan économique comme sur le plan des mœurs. En 2007 il soutient publiquement Nicolas Sarkozy au côté de son père ancien maoïste échevelé, hérault de la guerre du peuple contre l’impérialisme US, mais qui opportunément se converti au reaganisme décomplexé. En ⁠2008 il publie dans la revue Meilleur des Mondes, produite par un think-tank néoconservateur (cercle de l'oratoire), fondé en 2001 pour soutenir la politique de G.W.Bush en Irak. C’est probablement son père qui lui a fait rejoindre le cercle des néo-cons. 

Raphaël Glucksmann, une éducation politique passée par la Géorgie

Raphael Glucksmann ici avec l’agent de la CIA Mikhail Saakhasvili 

Et c’est par le biais de ce cercle qu’il va devenir le conseiller du nouveau président de la Géorgie en 2009 qui est non seulement un agent stipendié de la CIA, mais qui en outre est un homme de la droite dure. Glucksmann qui ne comprend pas grand-chose en économie et encore moins sur le reste, adhère à cette politique à la tronçonneuse qui pousse à la baisse des salaires, la défiscalisation des profits et à la destruction du système social. On reprochera à Saakashvili sa brutalité, emprisonnement torture des opposants, etc. Le peuple va le chasser du pouvoir et avec lui Glucksmann le fils et son épouse Eka Zgouladze qui était la ministre de l’intérieur d’un gouvernement particulièrement répressif. Les Ricains recyclent les fuyards en Ukraine, Saakhashvili devient le gouverneur de l'oblast d'Odessa, Gluglu le conseiller de Porochenko, marionnette des Etats-Unis, et la femme de Glucksmann devient sous ministre de l'intérieur. Il faut savoir qu’à ce moment là le gouvernement ukrainien est fabriqué directement à Washington, 60% des ministres sont étrangers. Nathalie Jaresko, économiste reçoit le portefeuille de l’économie en même temps que la nationalité ukrainienne. Elle est née à Chicago et a travaillé pour le Département d’État. Son travail sera de restructurer la dette ukrainienne, et de faire passé un décret afin de Black Rock et Monsanto puissent acheter des terres agricoles à l’Ukraine ! Mais les Ukrainiens finalement vont virer toute cette clique Glucksmann rentrera en France et son épouse se fera arrêter à l’aéroport de Kiev avec une mallette contenant 6 millions de dollars ! On ne peut pas dire que Glucksmann porte chance à ceux qu’ils conseillent ! 

Glucksmann enfariné le soir du 11 octobre 2026 apparemment d’un militant de la France Insoumise 

En ⁠2014 alors qu’on commence à discuter d’une réforme des retraites, Glucksmann livre une confidence de haute volée au journal Le monde qui le soutient depuis le début : « Ça ne m'a jamais fait vibrer de manifester pour les retraites ». Le monde le soutient parce qu’il est européiste, libéral en économie et atlantiste, entre atlantistes c’est bien le moins qu’on puisse faire que de se soutenir. En 2015 il soutient Alexei Navalny, adversaire d'extrême-droite de Poutine, habitué du défilé ultranationaliste annuel sous la banderole « Arrêtons de nourrir le Caucase ! », candidat à la mairie de Moscou sur la promesse d'expulser les étrangers de la CEl, « responsables de 50% des crimes en Russie ». En 2017 il dira « Je suis fier de l'élection d'Emmanuel Macron ! », bien qu’aujourd’hui il raconte aux imbéciles qu’il faut rompre avec le macronisme. Autre fait d’arme important, il est le compagnon de Léa Salamé avec qui il s’était fait photographier pour Paris Match ! sans doute pensait il refaire le coup de la photo du couple Macron en 2017 ! Rappelons que Ghassan Salamé, le père de Léa, est un relais important des multiples think tanks gérés par la galaxie de George Soros dont on connait le rôle important dans le développement de ce qu’on a appelé les révolutions de couleur qui ont été aussi la grande affaire de Raphaël Glucksmann. 

Photo by Benedicte Parris (@parisbenedicte66) · August 13, 2026

Le couple Glucksmann-Salamé rejouant tant qu’il y aura des hommes 

Ridicule, Glucksmann l’est bien évidemment, de A jusqu’à Z. Il possède le charisme d’une huitre, mais d’autres ont été élus avec aussi peu d’aisance, regardez Hollande. La question importante est celle-là : Glucksmann a-t-il un programme ? La réponse est non. Donnons quelques exemples. D’abord sur les salaires il propose une hausse du SMIC pour porter celui-ci à 1 600 € en deux ans, alors qu’il est aujourd’hui de 1477,93 €. Cette augmentation qui ne tient pas compte de l’inflation, correspondrait à environ 60 € la première année et à 120 € la seconde ! Évidemment si on enlève l’inflation cela fera à peut près la moitié. Ce qui n’est pas très important, de quoi se payer un café quoi. Il est également pour l’abrogation de la loi de 2023 sur les retraites. Il lui substituerait un âge différencié en fonction de la pénibilité des métiers. Cette idée serait évidemment retoquée par le conseil constitutionnel pour la bonne raison qu’elle romprait avec l’idée d’égalité des citoyens devant la loi. Tout ça reste assez convenu, comme son idée de taxer un peu plus les plus riches. 

Européennes 2024. Glucksmann dévoile son programme pour une « puissance  écologique »

Sur le plan de la politique étrangère, il propose de nouveaux abandons de souveraineté, par exemple en poussant à l’idée moisie d’une défense européenne, mais également il voudrait réformer le fonctionnement de la Commission européenne en passant à la majorité qualifiée, ce qui ôterait le droit de véto. Ce qui veut dire clairement que tout se déciderait à Bruxelles, ce qui n'est pas encore tout à fait exact. Pour compléter cette forfaiture, il propose d’augmenter massivement le budget européen, donc diminuer symétriquement le budget national. Également comme les pays européens sont à moitié ruinés à cause de la guerre en Ukraine, il propose de lancer un grand emprunt européen qui servirait aussi bien à financer la défense que la transition écologique, histoire d’attirer le vote des écolos ! C’est le genre d’idée idiote qu’on trouve dans tout le bloc central. Il n’est pas étonnant qu’il ait annoncé clairement que cela ne le dérangerait pas de travailler avec les résidus du macronisme et avec Les Républicains. Glucksmann passe généralement pour un soutien d’Israël, mais son programme propose de suspendre l'accord d'association entre l'Union européenne et Israël, sanctionner les colons et soutenir l'émergence de deux États. C’est une idée qui court en ce moment du côté de Bruxelles. 

Présidentielle 2027 : pourquoi le PS ne veut pas soutenir Raphaël Glucksmann  sans contrepartie – Libération

Il a tout de même une drôle de tête 

Passons sur sa voix de fausset et sur son manque de charisme. Sur le plan tactique Glucksmann a un problème. Il exclut de s’allier avec la FI pour les législatives. Mais cela veut dire qu’il devra s’allier avec les macroniens et avec les Républicains, ce qu’il a avoué ! Tout en se disant de gauche, c’est un grand écart remarquable, d’autant plus que pour l’instant le PS en perdition n’a absolument pas renoncé à ses alliances avec le parti de Mélenchon, pour une raison très simple c’est que les socialistes savent ce que celle-ci leur a rapporté en nombre de députés ! Même Le monde qui soutient Glucksmann comme auparavant il a soutenu Macron, s’est aperçu de cette contradiction[1]. Imaginez que Mitterrand se soit passé d’une alliance avec le PCF, il est clair qu’il ne serait jamais arrivé au pouvoir. L’idée générale de ceux qui croient que Glucksmann a un destin, est qu’on doive aller vers une grande coalition qui irait des Verts en perdition, jusqu’aux Républicains, en passant par les résidus du macronisme. Cette idée loufoque ne tient pas compte du fait que plus le PS marchera dans les combines de Glucksmann et plus il disparaitra, du côté des LR c’est pareil, plus les Républicains se rapprocheront de Glucksmann et plus les électeurs qui lui restent partiront du côté du Rassemblement National.



[1] https://www.lemonde.fr/election-presidentielle-2027/article/2026/10/12/presidentielle-2027-refuser-toute-alliance-avec-lfi-aux-legislatives-l-engagement-fragile-de-raphael-glucksmann_6792415_6205049.html

dimanche 11 octobre 2026

Le mouvement des lycéens, causes et conséquences

Pas assez grand pour être écoutés, mais assez pour être gazés » : À  Bastille, un parfum de révolution chez les lycéens

Manifestation du 9 octobre 2026, place de la Bastille 

La longue séquence du mouvement des lycéens qui est loin d’être terminée, appelle quelques réflexions immédiates. La première est que malgré une propagande honteuse, les Français sont solidaires des lycéens, c’est-à-dire qu’ils ont conscience que notre société en décrépitude accélérée est incapable de donner un avenir à cette jeunesse très désorientée. D’un côté on nous dit qu’il faut faire des enfants en grande quantité pour compenser le vieillissement de la population française, mais de l’autre à ces enfants on promet une guerre de cent ans avec la Russie, la retraite à 70 ans, des mauvais salaires et une précarité accrue. Alors bien sûr l’éducation va à vau-l’eau, non seulement comme le montre les tests PISA[1], c’est un désastre, mais c’est la conséquence d’un système à deux vitesses, d’un côté les lycées puis les filières d’élite, et de l’autre un enseignement de masse qui se délite complètement, mais ce désastre est l’image d’une société sans avenir, construite ou déconstruite, comme vous voulez, méthodiquement depuis quarante années. Et c’est ça qui est le plus grave. Ajoutez à cela que nous n’avons plus de gouvernement depuis la dissolution de 2024 et vous vous trouvez face à un vide difficile à combler. Le gouvernement a mis beaucoup de temps à réagir, misant dans un premier temps uniquement sur la répression, puis racontant à peu près n’importe quoi pour gagner du temps. Biscornu pensait désamorcer la crise en disant qu’il présenterait son plan pour les lycées à la fin du mois, c’est-à-dire au moment des vacances de la Toussaint[2]. Mais la mobilisation s’amplifiant, il a fallu envoyer l’improbable ministre de l’éducation sur le front médiatique, où il s’est montré rapidement dépassé, ne sachant plus quoi dire. Dernier exemple en date, comme les lycéens soulignent avec constance l’absence de professeurs dans telle ou telle matière, tout soudain le petit monstre qui tient le poste de ministre de l’éducation, après que la flicaille ait bastonné les gosses, comme la mobilisation dure encore, trouve 3 000 professeurs qui seront engagés dans la semaine ! Cynisme ou imbécilité, ce gouvernement aux abois se moque clairement de nous. 

On avait dit à la rentrée qu’il manquait 4 000 postes d’enseignants[3], mais le gouvernement n’a rien fait, trop occupé à chercher des solutions sans toucher aux revenus des plus riches pour donner l’idée d’un budget sur la voie de l’équilibre[4]. Le problème n’est pas nouveau, mais on disait que l’éducation nationale avait du mal à recruter ! Puis tout soudain on trouve comme ça 3 000 profs ! D’où sortent-ils, on se le demande, alors qu’on nous disait qu’on n’arrivait pas à recruter. C’est juste un effet d’annonce pour calmer le jeu parce que la phase répressive n’a pas donner les résultats escomptés, au contraire, celle-ci a élargi le soutien des adultes au mouvement. Cependant si les Français soutiennent majoritairement le mouvement des lycéens, ils portent un regard très sévère sur la France Insoumise qui a tenté sans beaucoup de succès de récupérer le mouvement à son profit à travers les pitreries de Bagayoko – le maire de Saint-Denis – ou de Louis Boyard qui ont cherché à jeter de l’huile sur le feu. Il n’est pas certain que ce mouvement profitera en 2027 à Mélenchon dans les urnes, je pense même que ce sera le contraire. Ce soutien massif montre non seulement que les Français haïssent les résidus gouvernementaux de la macronie, mais qu’ils ont aussi une claire conscience des dégâts que les derniers gouvernements ont infligés à notre système éducatif qui jadis était un des meilleurs du monde et qui aujourd’hui se traine dans les tréfonds des classements mondiaux, en concurrence avec les pays du tiers monde. 

Bagayoko dans ses œuvres, on dirait un mauvais acteur du cinéma muet 

Les manifestations du 9 octobre 2026 ont été nombreuses et très suivies, souvent encadrées par des parents d’élèves. La Bastille était noire de monde, la mobilisation s’étendant bien au-delà du peuple des lycées. Ce qui n’a pas empêché la milice de Macron de charger avec brutalité, que ce soit à Marseille ou à Paris et de faire usage des canons à eau. Cette brutalité est l’image de marque du fascisme macronien depuis au moins 2018 et les Gilets jaunes, mais cela avait commencé avant avec la répression des manifestations contre les lois dites El Khomri – lois Macron en réalité – qui visaient à une destruction accélérée du droit du travail. Les premiers chiffres que nous avons sur cette répression montre que nous avons maintenant basculé dans une forme de société anti-démocratique dont la seule raison d’être est le matraquage de tous les récalcitrants. Ici et là on a vu des policiers – miliciens imbéciles de la macronie – lancer leur voiture directement contre les manifestants. Cette répression policière hors norme qui est la honte de l’Europe, va de pair d’ailleurs avec les formes de censure qui se développent jour après jour dans toute l’Union européenne, voir par exemple les sanctions appliquées à tous ceux qui critiquent la politique européiste d’agression contre la Russie ou qui dénonce la gabegie du soutien financier de l’Europe au gang de Kiev, ou encore cette volonté d’accroître le contrôle de ce qui se dit sur les réseaux sociaux. Tous les sondages montrent que cela ne passe pas et que les Français, comme les Allemands ne sont pas dupes de la situation dans laquelle on se trouve : l’appauvrissement de l’Union européenne engendre la décomposition des services publics, de la santé comme de l’éducation, et par suite génère des politiques policières répressives. De plus en plus souvent et contre les politiciens moutonniers qu’ils soient de gauche ou de droite, les Français se rendent bien compte que l’argent qu’on donne pour entretenir une guerre ingagnable en Russie ou qu’on attribue aux industries d’armement vient à manquer pour les politiques d’éducation et de santé. On voit bien que l’endettement extravagant de la France, résultat de quarante années d’européisme forcené des politiciens qui se sont succédés à la tête de l’État, oblige le gouvernement à faire un grand écart, d’un côté à dépenser sans compter pour l’Europe et pour l’Ukraine, et de l’autre de serrer la vis à tout ce qui peut de près ou de loin ressembler à des dépenses sociales. Mais on sait depuis longtemps que les dépenses de santé et les dépenses d’éducation sont des dépenses d’infrastructure comme disent les institutions internationales, le FMI ou la Banque mondiale, qui, si elles contribuent au bien-être les citoyens sont aussi indispensables à la cohésion économique. Croire qu’on puisse s’en passer en s’en remettant aux seules forces du marché c’est ce que nous racontent des imbéciles comme David Lisnard ou Sarah Knafo, mais c’est ce qui a coûté son poste de premier ministre à Margaret Thatcher. 

Peut être une image de texte

Les chaines de désinformation en continu se sont distinguées en mettant en scène la racaille qui brule des poubelles et des lycées, avec pour but de discréditer le mouvement. Il s’avère ainsi que cette racaille-là est bien utile au pouvoir, c’est son meilleur allié, un peu comme le lumpen prolétariat était pour Marx le meilleur allié de la bourgeoisie. On a remarqué que ces individus cagoulés quand ils n’étaient pas carrément des flicaillons en civil, venaient des banlieues, et avaient le temps de mettre le feu avant que les forces du désordre n’interviennent. C’est la technique habituelle du pourrissement, mais cette fois ça n’a pas marché, sauf auprès des imbéciles de droite qui veulent réprimer tout ce qui bouge sans distinction entre le bon grain et l’ivraie. Les micro-trottoir ont été soigneusement choisis pour fait passer les lycéens pour des analphabètes, des privilégiés et des imbéciles. Nous savons bien entendu que les lycéens d’aujourd’hui, pour des tas de raisons que nous ne développerons pas aujourd’hui, sont très mal éduqués, c’est un fait, mais tenter de faire croire que cette jeunesse est seulement stupide relève du mensonge avec la complicité habituelle de la canaille des journalistes qui eux pour le coup non seulement sont stupides, mais en plus habités par l’esprit du larbinat. Le message était clair : les lycéens étant des abrutis, il n’est pas utile de leur donner la parole ! C’est une contre-vérité, quiconque a des enfants sait bien que cela n’est pas vrai et que le problème est ailleurs. 

Colère des lycées : 5000 gardes à vue depuis le début du mouvement, un  jeune blessé gravement... Revivez cette journée

Les racailles mettent le feu aux poubelles, ce qui fera un prétexte à la milice pour bastonner les lycéens 

Les chaines de désinformation en continu ont donc aidé le pouvoir chancelant en place en tentant de discréditer le mouvement, elles ont donc mis en scène de faux débats – Macron est un spécialiste de ce type d’évitement – pour faire croire que la jeunesse les intéressait et que les journalistes, bien plus idiots que les lycéens, faisaient un grand effort pour les comprendre. Avant on faisait des commissions, maintenant on fait des débats. Le plus souvent on choisit des ignorants ou des imbéciles pour noyer le poisson. Le 7 octobre 2026, LCI la chaîne qui nous explique depuis bientôt cinq ans que les Russes sont foutus en Ukraine et que Zelensky est un champion de la démocratie, s’était surpassée. Elle a organisé un débat en mettant face à face un imbécile heureux, Elwan Benoit, le lycéen qui s’était fait stupidement remarquer en allant embrasser Mélenchon avec autour du cou un keffieh – on a la soumission qu’on peut – et Louise Montagon, une étudiante proche du RN, si j’ai bien compris, et membre du syndicat UNI. Autrement dit on réunit deux « extrêmes » et on néglige évidemment la masse des lycéens et des étudiants qui ne sont encartés nulle part, c’est une manière de refermer le débat entre deux apprentis politiciens qui ont déjà à cet âge la faculté de manier la langue de bois et de s’écouter parler. C’est évidemment Elwan Benoit qui à ce petit jeu est passé le plus facilement pour un abruti, non seulement à cause de la cuistrerie de son argumentaire, mais aussi de ses mimiques idiotes qui accompagnaient les gens qui parlaient en face de lui. Cependant ce débat a révélé que la question lycéenne n’en était pas une et qu’en fait il s’agissait du délabrement complet de l’État et de sa quasi disparition.   

On peut toujours critiquer les jeunes adolescents, dire qu’ils se laissent aller à suivre n’importe quoi, n’importe qui – ce qui à mon sens est faux – mais en vérité il faut comprendre qu’ils sont en train de faire leur propre éducation politique. Ils restent en dehors du lycée, passent un temps infini à bavarder de tout et de n’importe quoi, apparemment d’une manière décousue, mais cela participe de leur éveil et leur donne l’occasion de mieux comprendre les choses de la vie, aussi bien sa dureté que les difficultés de son changement, sans parler du fait qu’ils apprennent aussi en même temps à déjouer les mensonges des adultes qu’ils soient policiers ou politiciens. Cette quête désordonnée de liberté est à mon sens un très bon investissement pour l’avenir. Il faut cesser d’incriminer la jeunesse, de croire que c’est juste un ramassis d’imbéciles. Que veut-on les garder sous cloche en attendant que la jeunesse se passe et que de lycéens ils deviennent à leur tour des vieux cons, aigris et peu remuant ? Beaucoup qui soutiennent le mouvement des lycéens soulignent que leurs revendications sont justifiées, eu égard la décomposition du système éducatif français. Mais on aurait tort de croire que ces revendications suffisent à expliquer ce vaste mouvement. Il s’agit de bien plus de ça, ces jeunes gens rejettent au fond l’avenir sinistre qu’on leur promet, et s’ils en veulent un autre, plus riant, pour l’instant ils ne savent pas le dessiner !


[1] https://ingirumimusnocte2.blogspot.com/2026/09/les-resultats-des-tests-pisa_02057268552.html

[2] https://www.lemonde.fr/societe/article/2026/10/07/face-au-mouvement-lyceen-le-gouvernement-se-donne-du-temps-au-risque-de-l-enlisement_6789649_3224.html

[3] https://www.lemonde.fr/societe/article/2026/10/08/l-arrivee-de-3-000-enseignants-remplacants-une-reponse-partielle-a-un-probleme-toujours-endemique-dans-l-education-nationale_6790288_3224.html

[4] https://www.letudiant.fr/lycee/a-la-rentree-plus-d-un-etablissement-sur-deux-manque-d-au-moins-un-professeur.html

vendredi 9 octobre 2026

De l’antisémitisme, des juifs et de la repentance

  

Bardella attaque Mediapart : cinq condamnations sur 7000 enquêtes - 20  minutes

 

J’ai dénoncé depuis longtemps les circonvolutions et les limites intellectuelles de Jordan Bardella, et par suite du RN qui en a fait bêtement son président. Il va de soi que je ne voterais pas pour ce parti, s’il me venait l’idée louche déjà de voter, ne serait-ce que pour sa politique économique qui me semble mauvaise et incapable de nous sortir du trou dans lequel quarante années d’européisme et de libéralisme nous ont enfoncés, et que ce politicien ne remet pas en question. Cependant il m’apparait évident que la campagne contre lui est une cabale montée par les canailles de Médiapart pour tenter de sauver Mélenchon et le bloc central du désastre qui les attend en 2027. Médiapart n’en est pas à son premier coup tordu. Il aurait écrit dans son jeune âge que les banques sont toutes détenues par des Juifs ». C’est bien possible car ce garçon est louvoyant et ne sait pas trop ce qu’il raconte. Mais la question est plutôt pour Médiapart ressort des vieux propos d’icelui en ce moment même ? En effet, ce genre de propos idiot est commun non pas aux membres du RN, mais à de nombreux français de droite comme de gauche, même chez ce couillon d’Attali[1]. Le but de cette campagne, et on va avoir droit à d’autres fantaisies de ce type jusqu’à l’élection présidentielle, est de disqualifier le RN comme parti non-antisémite de référence. Médiapart est en effet une boutique qui pratique l’antisémitisme sous la forme de l’antisionisme, et qui passe son temps à dénoncer le fascisme des Israéliens. Mais en lançant cette pseudo-révélation sur des propos qu’auraient tenus Bardella il y a dix ou quinze ans, alors qu’il était encore un adolescent, ils font d’une pierre deux coups. D’abord c’est une tentative de montrer que le RN n’a pas changé depuis Jean-Marie Le Pen, et donc qu’il reste dans la filiation du fascisme d’avant-guerre, et que pour le second tour de 2027 il faut se préparer à faire le barrage. Ensuite et c’est là le plus subtil, cette enquête permet d’atténuer les accusations récurrentes d’antisémitisme contre Jean-Luc Mélenchon, sur lequel Médiapart n’a pas fait ce genre d’enquête. L’idée est la suivante, si tout le monde de l’extrême droite à l’extrême gauche est antisémite, alors plus personne ne l’est. Les visites de Bardella en Israël servent selon ses ennemis au contraire à démontrer 1. Qu’Israël est bien un État fasciste qui remplace l’ancienne Allemagne 2. Que ce parti est sournois et dissimulateur. 

 

Olivier Nora a laissé comme héritage à la librairie deux ouvrages qui frise la semi-imbécilité. Le premier est publié par Grasset sous le nom de Claude Askolovitch et le second sous celui de Delphine Horvilleur. Ce sont deux Juifs de cour, habitués des médias et câlinés par eux. Mais ils sont gênés par le fait que les Juifs sont jour et nuit considérés qu’ils parlent ou qu’ils ne disent rien comme des complices de l’État génocidaire s’ils émettent des réserves sur la cause palestinienne. Oliver Nora est lui-même d’origine juive. S’ils veulent continuer à fonctionner sur le marché de l’audiovisuel, il leur faut donc faire allégeance et dire qu’ils ont péché. Ces deux Juifs de cour se déguisent donc en bourgeois de Calais. Le plus couillon et le plus obscène étant évidemment Askolovitch, un habitué des retournements de veste depuis des lustres. Après avoir été journaliste au Nouvel Obs, il se convertit au macronisme – c’est dire si ce garçon est stupide et bien peu clairvoyant. Mais il a accès à de nombreux médias. De longue date il a été impliqué dans des tas d’histoires, il avait écrit – écrit est un bien grand mot – un livre en défense des musulmans, comme si ceux-ci avaient besoin de sa défense alors que la communauté musulmane est la moins exposée aux attentats de toute nature, loin derrière la communauté israélite et loin derrière les chrétiens[2]. Aujourd’hui il récidive dans la repentance paternaliste, aidant les antisémites de tout poil qui cherchent à démontrer – comme les sbires de la FI – qu’Israël est bel et bien un État génocidaire. Askolovitch est la démonstration que l’idée selon laquelle les Juifs seraient plus intelligents que les autres, est une idée reçue. Chez les Juifs comme ailleurs il y a de sacrés imbéciles. En fait les postures d’Askolovitch montre que ce guignol est travaillé par le milieu dans lequel il baigne et dont il craint de se couper. Là encore l’idée reçue selon laquelle les Juifs dominent le monde de la presse est fausse, c’est exactement le contraire qui se passe. Les Juifs existent de moins en moins dans la presse française, et craignant de s’en faire exclure, ceux qui restent sont prêts à de sacrées compromissions. Rien que le titre du dernier ouvrage est un poème. Imbécile germanopratin, il n’est même pas crédible en tant que soutient d’Israël. L’idiot fait comme les pro-palestiniens, il importe le conflit israélo-palestinien qui ne concerne pas la France sur notre sol. Le but étant de faire croire qu’il posséderait une conscience. Si vous voulez une preuve supplémentaire de l’idiotie d’Askolovitch, sachez qu’il est un des derniers à défendre le faussaire d’envergure Thélyson Orélien[3], oubliant qu’il n’a pas seulement fait travailler l’IA a sa place, mais qu’il a aussi et dans de grandes largeurs alimenté ses nouvelles avec de ridicules plagiats. 

Si Askolovitch est connu comme un cuistre soutien de la bienpensance, Horviller est un peu différente. Seulement un peu. Femme rabbin – déjà une curiosité – elle était partie vent debout contre le pogrom du 7 octobre 2023. Mais intellectuellement très fragile, elle n’a pas tenu la distance, devant la propagande outrancière des pro-palestiniens, elle a complètement fléchi et va chercher la repentance publique, afin de se dédouaner devant le petit milieu qui la fait exister en l’invitant dans tous les médias. La voilà donc qui cesse de compatir avec les victimes juives du 7 octobre et qui maintenant compatît avec les victimes de la répression à Gaza. Je comprends bien qu’on puisse trouver que la punition des Gazaouis soit démesurée en réponse à l’horreur du 7 octobre. Je vais dire les choses plus simplement. Il est facile par exemple de critiquer Netanyahu sur deux points décisifs 1. Les problèmes de sécurité qui ont permis le 7 octobre – mais qui ne l’excusent pas 2. Le déclenchement de la guerre en Iran qui a été non seulement calculée sur le plan militaire, mais qui a mené à une impasse. Ceci étant Horvilleur qui n’est pas très maline oublie deux choses 1. Que le Hamas savait parfaitement qu’Israël, Netanyahu ou pas réagirait de cette manière et que cela amènerait un rejet d’Israël comme État crypto-nazi par l’opinion occidentale, faisant passer la responsabilité des massacres du 7 octobre et après du Hamas vers Israël. Sur le plan stratégique c’est bien le Hamas qui mène la danse, la preuve ces Juifs honteux qui passent leur temps en repentance. 2. Horvilleur qui dit avoir oublié dans le temps les victimes palestiniennes, semble effacer ou minimiser les victimes israéliennes du 7 octobre. Elle cherche stupidement de construire un équilibre douteux entre les exactions des uns et des autres. Ce faisant, elle se garde bien de dire ce que, elle, elle aurait fait à la place de Netanyahu pour réagir au pogrom ignoble du 7 octobre. Moi aussi d’ailleurs. 

Comme Askolovitch, Horvilleur alimente directement l’idée qu’Israël est un État fasciste qui est en train de commettre un génocide. Une idée qui a pourtant été démonté par Karim Khan lui-même, procureur de la CPI et pourtant très critique envers Israël. Le fait qu’elle se répande dans un torchon antisémite comme Libération qui a viré récemment Jean Quatremer parce que justement il niait l’idée d’un génocide à Gaza, en dit long sur sa confusion mentale et la disqualifie pour la suite de son office.



[1] Jacques Attali, Kes Juifs, le Monde et l’argent, Fayard, 2002.

[2] Nos mal-aimés : ces musulmans dont la France ne veut pas, Grasset, 2013.

[3] https://www.marianne.net/culture/litterature/claude-askolovitch-thelyson-orelien-dans-sa-faiblesse-m-interesse-plus-que-son-delateur-triomphant

lundi 5 octobre 2026

Retour sur les manifestations lycéennes

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Les médias ont présenté les manifestations lycéennes d’une manière mensongère et grotesque. Il n’est bien sûr pas question de nier la stupidité de certaines revendications qu’on a rapporté à l’aide micros-trottoirs assez éhontés, histoire de démontrer que les lycéens étaient complètement débiles et que leur révolte n'avait pas de sens. de même les médias se sont régalés à montrer les racailles un rien décervelées mettre le feu ici et là, encourageant les commentateurs hâtifs à dire qu’au fond on ne pouvait pas revendiquer l’amélioration des conditions d’étude des lycéens tout en brulant les lycées. Mettons de l’ordre dans cette salade de saison. La première réflexion qui me vient à l’esprit est de l’éducation est en voie d’effondrement, les lycées sont délabrés, on n’y apprend plus grand-chose, les professeurs manquent à la fois parce que le nombre de postes offerts au concours a diminué pour cause de restriction budgétaire et aussi parce les vocations manquent. Plus personne ne veut enseigner, c’est mal payé, c’est dangereux, dans certains quartiers on risque la décapitation. L’éducation nationale est devenue un grand foutoir, tout comme l’hôpital, comme la lutte contre les incendies. Il faut partir de là, nous n’avons plus d’État, Biscornu est un simple petit comptable sans dimension autre que de satisfaire les exigences de Bruxelles et la France brûle. La seule chose que sait faire encore l’État macronien crépusculaire c’est de la répression. Lundi 5 octobre on comptait une main arrachée et un gosse énucléé.

Que la honte soit sur ce milicien en train d’étrangler une enfant 

On a vu des images de répression franchement honteuse, comme celle que je mets ci-dessus. Un milicien étrangle une jeune fille qui doit avoir une quinzaine d’années. Le bonhomme fait sans doute 1,85 m et au moins 100 kilos. Mais il tient cette pauvre minote serrée contre lui, l’étranglant à moitié. Que la honte soit sur cette canaille. On dirait qu’il cherche à la violer, ça ressemble à ces images du 7 octobre 2023 quand les terroristes du Hamas  kidnappaient des femmes pour les violer, les tuer, les enfermer dans leurs sous-sols. Dans la tenue où elle se trouvait, il est peu probable qu’elle présentait un danger pour la société. Mais cette image est emblématique de ce qu’est le macronisme. La seule chose que ces gens-là qui sont en responsabilité, savent faire, c’est réprimé. On a remarqué aussi que les miliciens de Macron – certains les appellent des policiers – attendaient que les choses dégénèrent, que le feu prenne si vous voulez, pour disperser les manifestants. Les dégâts occasionnés par la racaille sont bien réels, mais ils sont surtout là pour justifier la répression. On a vu des miliciens, casqués, suréquipés chasser et bastonner des adolescents en tee-shirt. Des policiers en civil ont été filmés en train de casser des vitrines, histoire de justifier la répression. Ceux qui craignent l’arrivée du fascisme en 2027 sont servis, le fascisme macronien est déjà là.

Blocus des lycées : « Un problème énorme »… L'absence de RIO sur les  policiers fait à nouveau débatla La France sous occupation 

Je ne veux pas m’étendre sur les violences policières. Mais on sait qu’en Europe la milice française est de loin la plus violente. Tout le double quinquennat malheureux de Macron est là pour montrer qu’en matière de répression policière on a franchi un palier. Tout mouvement social est réprimé violemment, que ce soit les Gilets jaunes, les soignants, les retraités, les pompiers ou les lycéens, la réponse est toujours la même : la matraque. Le malheur est que nous ayons des robots décervelés qui exécutent et qui prennent du plaisir à ce qu’ils croient être un travail et qui n’est qu’un passe-temps mortifère. Certains ont avancé que c’était là le signe d’un régime en fin de cours, ce n’est pas exact, parce que ces violences existent depuis le début de la présidence Macron. Cette violence est structurelle, elle est une des raisons d’être de ce système, aussi bien un moyen – faire en sorte que le peuple ait peur de se révolter – qu’une fin – prendre du plaisir. Ce n’est pas un hasard si les miliciens enlèvent leur RIO qui permettrait de les identifier, parce qu’ils savent bien dès avant qu’ils ne commencent leur sinistre besogne qu’ils vont s’affranchir de la loi. 

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Aymeric Caron, l’ami des moustiques et des Palestiniens excitant les jeunes à tout brûler 

Il faut donc prendre cette révolte au sérieux pour ce qu’elle signifie au-delà des racailles qui ont semé le désordre habituel dont se sert ensuite le gouvernement pour justifier la répression. Elle ne signifie pas seulement qu’il y a un manque de moyens dans l’éducation nationale, elle est d’abord le reflet d’un manque de perspective criant de la jeunesse d’aujourd’hui. On leur renvoie jour après jour l’image d’un monde qui s’écroule, dont le seul horizon selon von der Leyen et Macron c’est une guerre programmée pour 2030 avec la Russie. L’enseignement est faible et confus, lui-même sans presque de finalité. Dans la révolte lycéenne étaient en tête des manifestations le peuple des lycées professionnels où on n’apprend rien, mais comme la scolarité est obligatoire, on parque ces gens un peu comme des bêtes dans des lycées délabrés, en attendant qu’ils aient obtenu un bac ou un diplôme qui ne vaut rien et qu’ils partent se démerder par eux-mêmes sur le marché du travail. Cet état de langueur de la jeunesse se prolonge ensuite dans des facultés bondées où le niveau des connaissances s’effondre année après année. Cet état de fait devrait inciter, si nous avions un gouvernement, à une refonte complète des filières dans le secondaire comme dans le supérieur. On n’a pas besoin d’un bac pro pour apprendre à faire de la boulangerie ou pour monter un mur de briques. On n’a pas besoin d’une maitrise de lettres modernes pour aller faire caissière dans un hyper-marché. Ce cinéma est juste là pour faire croire que l’accès à un enseignement de qualité est un acquis démocratique. Le ministre de l’éducation, émule de la créature de Frankenstein, a affirmé « L’excellence n’est pas une question de lieu, ni de géographie ni de sociologie. Elle est affaire de travail et de talent », faisant rire autour de lui. Tout le monde sait bien que faire sa scolarité à l’École alsacienne ou à Henri IV, ce n’est pas la même chose que de la faire dans un lycée de banlieue. Il faut tout de même se rendre compte que la prolongation des études pour beaucoup c’est une manière de masquer le chômage endémique qui ronge la France. 

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L’inénarrable Bagayoko faisant l’âne pour avoir du foin, dansant devant une poubelle en feu 

Dans cette histoire compliquée, les guignols de la FI se sont faits une fois de plus remarqués. Les récupérateurs sont venus exciter les jeunes lycéens, croyant bêtement que cela les aidera pour conquérir le pouvoir. On a vu Aymeric Caron, entonner ses diatribes devant quelques jeunes lycéens exhibant un drapeau palestinien ! Et puis encore l’impayable Bagayoko faire une danse autour du feu d’une poubelle. Les pires représentants de ce parti y sont allés de leur activisme, Ersila Soudais qui a dansé devant un lycée occupé, ou encore Raphaël Arnault, apologue des minorités violentes. La manœuvre cousue de fil blanc vise évidemment à s’attacher les services de la jeunesse pour les élections de 2027.  Mais comme d’habitude les plans de la France insoumise ne marchent pas. Déjà en difficulté dans les sondages pour atteindre le second tour Mélenchon apparait maintenant comme le chantre du désordre. Que les membres du gang de Mélenchon veuillent jeter de l’huile sur le feu, c’est une évidence, mais dire que cette révolte est fomentée et manipulée par eux relève de l’imbécilité de type macronien. Le mouvement est massif et ce caractère ôte tout idée selon laquelle il aurait été fabriqué de l’extérieur.

samedi 3 octobre 2026

Nouvelles en vrac

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En faisant défiler des informations sur réseaux sociaux, je trouve celle-ci, les rémunérations assez élevées tout de même qu’il a cumulées avec d’autres rémunérations pendant au moins quatre ans. Benjamin Haddad qui a déjà été formaté par les Etats-Unis, c’est un Young Leader, comme Macron, est un sous-ministre chargé de l’Europe, autrement dit il a une sinécure à partir de laquelle il pourra défendre le point de vue des Etats-Unis. Il va très certainement se ranger derrière Fantômas qui est un autre Young Leader, pour la présidentielle. Atlantic Council est un think tank étatsunien qui donc défend les intérêts étatsuniens. Comme son nom l’indique ce think tank est sur une ligne otanienne, il se trouve si vous voulez à l’intersection de l’État profond étatsunien et de l’OTAN. C’est un instrument du soft power étatsunien. Je n’irais pas jusqu’à dire que Haddad est un traitre à sa nation officielle, mais enfin, il est clair qu’en tant que sous-ministre aux affaires européistes, il ne défend pas les intérêts de la France 

 

Après vingt ans d’occupation de l’Irak, les Etats-Unis plient bagage et leurs soldats s’en vont semer la merde ailleurs dans le monde, probablement en Iran qui est voisin. Le bilan de cette occupation est sinistre. Non seulement les Etats-Unis ont dépensé des milliards de dollars dans cette aventure, mais ils n’en ont rien retiré de tangible, sauf d’avoir pu mettre la main sur le pétrole. En partant ils laissent derrière eux, comme d’habitude, un pays détruit, sans gouvernement stable, avec un émiettement du pouvoir entre les différentes factions, celle de l’État islamique et celles soutenues par l’Iran. Cette guerre à tué un grand nombre d’Irakiens, on évalue à plus d’un million les civils tués lors de ce carnage et de l’occupation. Avant cette guerre, l’Irak était un pays relativement stable dans la région, prospère et relativement moderne. L’action des Etats-Unis l’a fait reculer d’une centaine d’années pour le moins. Mais ce désastre a raffermi la haine pour ce pays prédateur de la grande majorité des peuples de la planète, la guerre stupide et perdue en Iran, n’a pas été d’une grande utilité pour redorer le blason des Etats-Unis. Tout cela est en train de démontrer que les Etats-Unis sont, comme le disait le sanguinaire Mao – une des idoles du père de Raphaël Glucksmann, avec Ronals Reagan – un tigre de papier ! 

 

Au niveau de la présidentielle, les choses se décantent un peu. Attal est largué, et il est probable qu’il jettera l’éponge assez rapidement maintenant. Dans ce cas-là, et selon les prévisions les plus raisonnables Mélenchon ne sera pas au second tour, comme je le pensais dès le début, et malgré la stupidité de cette partie de la droite cosmopolite et affairiste qu’on appelle, je ne sais pas pourquoi, le centre. L’impayable Soral depuis quelque temps s’est transformé en agent électoral de Mélenchon, ce vieux faussaire d’habitude se répand sur les réseaux sociaux pour expliquer qu’à l’inverse Mélenchon dans tous les sondages serait sûrement au deuxième tour ! Évidemment si Attal s’obstinait à se présenter, il y aurait une petite chance pour que Mélenchon finisse par profiter de l’inconsistance des candidats de l’extrême centre. Mais personne ne croit à ce scénario.

Les pitreries n’en finissent plus, passons sur les candidats d’un autre âge comme Lisnard qui a comme programme unique de supprimer la Sécurité sociale et les « charges » sociales pour relancer l’économie en diminuant la dette. Il y a aussi Natacha Polony qui se voudrait souverainiste et relancer la production industrielle nationale sans sortir de l’Union européenne et de l’euro. Elle essaie de faire un coup à la Zemmour, s’installer dans le paysage politique pour l’après 2027. Mais l’ensemble de ses positions en politique étrangère sont tellement confuses qu’on se demande ce qu’elle pourrait apporter au débat. Elle demande de travailler à des négociations pour mettre fin à la guerre en Ukraine, mais de l’autre côté, elle désigne la Russie comme la première responsable de ce conflit ruineux. 

Colère des lycéens à Saint-Denis : Le préfet signale Bally Bagayoko à la  justice pour « incitation à commettre un délit » 

Les lycéens sont en ébullition, mais cette mobilisation pour logique qu’elle soit, est plus qu’ambiguë. À force de faire des économies, les lycées sont devenus des sortes de taudis, il manque des enseignants de partout, dans les banlieues, des enseignants ne veulent plus rejoindre leur poste par crainte d’être martyrisés par leurs élèves. Donc des revendications plus que légitimes, il y en a. mais à côté de cela, on a vu beaucoup d’imbécilités. Le déjanté Bagayoko allant déconner avec des poubelles en feu devant un lycée de Saint-Denis, d’autres jeunes couillons se baladant avec un drapeau palestinien ou un drapeau algérien ! On a vu des revendications lunaires, comme l’idée de démarrer la journée plus tard dans la matinée pour permettre à ces jeunes de faire leur nuit, ou encore d’alléger les programmes qui déjà sont bien léger. Il serait donc facile de moquer ce mouvement que les rapaces de la FI cherchent à récupérer comme le sinistre Aymeric Caron. Mais à la base de cette révolte il y a bien le fait que cette jeunesse est martyrisée par son absence d’avenir. On a remarqué que comme habituellement, le pouvoir crépusculaire macronien répond à des revendications légitimes par un déchainement de violence policière. Comme de bien entendu les médias, particulièrement les chaînes de désinformation en continu, ont été particulièrement abjectes, d’abord en occultant les exactions habituelles de la police, ensuite en choisissant pour leur micro-trottoir des imbéciles heureux plutôt que des lycéens capables de tenir un discours cohérent.

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Lycée Condorcet, Paris, le 29 septembre 2026

Ces désordres montrent à l’évidence que nous n’avons pas de gouvernement qui tienne les rênes du pays. Biscornu ne s’occupant que de comptabilité pour savoir comment il va mettre au pain sec et à l’eau les pauvres et les classes moyennes.



mardi 29 septembre 2026

La visite du Pape en France, analyse et signification

 

Le Pape au stade de France 

La visite du Pape en France a été un grand succès politique. Comme si les catholiques se réveillaient et se congratulaient d’être si nombreux. N’oublions pas cependant que la France est un pays assez peu religieux. On peut toujours reconnaitre un passé chrétien à notre pays, mais seulement un peu plus d’un tiers des Français se déclarent religieux. Une des raisons qui a fait le succès de la visite du Pape en France est bien entendu la très mauvaise image de marque que l’Islam porte avec lui, et la façon dont cette religion s’immisce de plus en plus dans la vie civile. Autrement dit beaucoup de Français semblent se dire qu’entre l’Islam et l’Église catholique il vaut mieux encore l’Église catholique. Le Pape représente une religion en perte de vitesse mais qui dans le temps était partie à la conquête de toute la planète, travaillant la main dans la main avec les Conquistadors pour soumettre les peuples amérindiens considérés comme barbares. Son pouvoir politique, l’Église catholique le voulait au-dessus des nations, c’était déjà une forme de mondialisation si vous voulez. C’est la France et l’idée nationale française qui a clairement fait reculer le pouvoir papal. On s’est battu également pendant de longues décennies afin de restreindre le pouvoir de l’Église dans la vie civile. Cependant le développement de l’Islam en France a remis en question une certaine forme de laïcité, alors que l’Église était clairement en déshérence, à l’abandon. Les politiciens de gauche comme Mélenchon qui ont soutenu le développement de l’Islam, on indirectement travaillé pour la fin de la laïcité, et on sent que des tensions issues de la venue du Pape Léon XIV pourraient produire à terme une sorte de nouvelle guerre de religions si on n’y prend garde. Pour ma part, si je dénonce le caractère archaïque et régressif de l’Islam, je ne serais pas de ceux qui se tourneront vers le catholicisme comme à la recherche d’une bouée de sauvetage. 

Plus de la moitié des Français ne se réclament d'aucune religion - ADHEOS 

Dans sa venue et ses manières de faire le Pape Léon XIV se présentait dans une belle robe blanche immaculée, circulant dans sa papamobile, saluant à la manière des rocks stars les foules énormes rassemblées sur son parcours puis au Stade de France. Son défilé sur les Champs Élysées était réussi, on n’avait plus vu cela depuis qu’en 2018 nous avions ramené de Russie la Coupe du monde de football. C’était un spectacle parfaitement réussi, et évidemment le public trouvait là comme une raison de vivre un destin collectif. En quelques heures, il passa de Paris à Lourdes, et là les chaînes de télévision étaient unanimes pour faire croire au bon peuple que des miraculés, la grotte de Lourdes en produisait encore et toujours en quantité. On était carrément retombé dans le fantasme et le mensonge éhonté. Le côté vraiment douteux de cette entreprise de séduction tenait dans l’unanimisme de circonstance des journalistes qui couvraient cet événement. Il donna des messes ici et là, à la Concorde, mais également à Notre-Dame de Paris où bien évidemment les spectateurs étaient triés sur le volet, aussi bien pour des raisons de sécurité, que pour des raisons de qualité du public. Certains grincheux du service public de désinformation ont critiqué cette liesse. Les uns pour dire que ce serait bien que la France accueille aussi un haut représentant de l’Islam avec les mêmes courbettes, les autres pour dire que cette gabegie coutait cher au pays. Les premiers avaient tort, car la France n’a pas de passé musulman, et en outre la religion islamiste n’a pas, même aujourd’hui l’importance de l’Église catholique. Les autres se trompaient aussi parce que seuls les coûts de la sécurité du Pape ont été pris en charge par l’État. C’est certes important, mais si on considère aussi que le Pape est un chef d’État – le Vatican – cela peut se comprendre. La fiesta a duré quatre jours, et on a vu les rues de Paris, de Lourdes ou de Metz envahies par le drapeau de ce même Vatican. Les gesticulations des couillons réclamant une laïcité qui aurait dû permettre de ne pas recevoir le Pape m’apparaissent hors du sujet. Bien entendu on peut se poser la question de ce que peut représenter encore une figure comme celle du Pape, et je ne suis pas tellement convaincu de son importance, d’autant qu’au sein de l’Église catholique même il est contesté. Il m’étonnerait beaucoup que les catholiques intégristes goûtent les propos de Léon XIV sur les populations immigrées qui arrivent en Europe. 

 

Beaucoup de ceux qui se sont réjouis de la venue du Pape n’ont pas fait trop attention aux messages politiques qu’il était venu apporter. Il était clairement là pour nous faire la leçon, mais comme le font les Papes, avec une voix doucereuse et une forme de distanciation et de retenue dont ferait bien de s’inspirer les politicards d’aujourd’hui. On a retenu quatre sortes de messages. D’abord le soutien à la Palestine, et indirectement une dénonciation d’Israël qui sous-entendait-il aurait volé les terres aux autochtones. Ce qui est commun à l’Église catholique au fond depuis la nuit des temps. Ensuite un soutien à l’Ukraine, avec moins de réserves que le Pape François, il a désigné la Russie comme le coupable, il n’a pas fait allusion comme son prédécesseur aux aboiements de l’OTAN. Il se range donc clairement dans le camp occidental, alors même que le public de l’Église catholique – j’allais dire le marché – se trouve en Afrique et en Amérique du Sud, des régions plutôt pro-russes. En 2025 il avait d’ailleurs promis d’aller à Kiev, mais il ne l’a jamais fait. Pourquoi ? C’est assez obscur. Le troisième message était destiné aux députés français qui ont voté la loi sur la fin de vie. Cette loi d’ailleurs bien inutile permettait au Pape de rappeler que l’Église catholique est « pro-vie ». C’était une manière de rappeler indirectement que l’Église catholique est hostile à l’avortement et au droit qui l’accompagne. 

 

Tous les politicards pouvaient plus ou moins trouver leur compte dans tel ou tel article de ce catalogue de la bienpensance catholique. Même l’aigre Mélenchon, parce qu’il est antisémite et pro-immigration, même le vieux Régis de Castelnau, pourtant athée, pour les mêmes raisons ou encore ce pitre de Macron qui cherche à faire la guerre à la Russie en proposant d’aider l’Ukraine à se défendre avec des armes à longue portée qui pourront massacrer des populations civiles au cœur même de la Russie. Il fallait être vu avec le Pape. Macron s’y est employé, l’attrapant par l’épaule pour le tripoter et se l’approprier. Le cinéma habituel si on veut.   

L’indécent Macron, tripotant le Pape 

À Metz le Pape a écouté cet imbécile de Macron nous vanter les mérites de Robert Shuman, « catholique fervent », tout en omettant le fait pourtant bien connu que cette canaille, considéré comme un des pères de l’Europe, était un collaborateur et un pétainiste notoire, il est le lien si on peut dire entre l’Europe nazie telle que la voulait Hitler, et l’Europe d’aujourd’hui qui est tout de même dans cette continuité, avec aussi bien la guerre contre la Russie que le slogan qui fait rire tout le monde : L’Europe c’est la paix. Le Pape reprendra sans précaution l’éloge de cette canaille de Robert Schuman. Mais, volontairement il ne dira rien des assertions selon de macron lesquelles la Russie mène une guerre d’agression en Ukraine – l’emploi de ce vocabulaire signifie que seule la Russie est responsable du chaos qu’elle aurait engendré à ses portes, sans que l’Ukraine ou l’OTAN n’y soit pour quelque chose. Annie Lacroix-Riz a toujours défendu l’idée que dans la construction européenne, les Etats-Unis et le Vatican étaient à la manœuvre dès avant la Seconde Guerre mondiale[1], et il semble bien que Léon XIV ait mis ses pas dans ceux de ses prédécesseurs.

Dans son discours Léon XIV a également repris les éléments de langage habituels de Mélenchon, l’importance de la culture arabe dans la formation de la civilisation européenne – le Pape serait-il un con ? – et aussi la nécessité de mieux accueillir tous ces migrants qui viennent du monde entier. Il a cité le cas de l’occupation de l’Espagne par les musulmans pendant de longs siècles, oubliant volontairement que les musulmans furent chassés d’Espagne avec l’appui de l’Église catholique, oubliant aussi que l’Espagne fut dans la stagnation dans tous les domaines durant cette occupation ! D’ici à ce que Léon XIV approuve la transformation des églises en mosquées, il n’y a plus qu’un pas ! 

Le pape Léon XIV lors de la rencontre intitulée « Aux racines de l’Europe : pour la paix et l’unité », au centre de conférences Robert Schuman de Metz, le 28 septembre 2026.

Globalement la visite du Pape en France a été une très grande réussite sur le plan marketing, elle a marqué les esprits, cependant elle n’a pas réussi à lever les ambiguïtés qui pèsent sur les raisons profondes de cette venue. Bien sûr cela raffermira la détermination des catholiques français, mais au fond quel est l’objectif réel du Vatican dans cette démonstration de force ? Existe-t-il autre chose comme but que celui de ne pas disparaitre face à l’expansion de l’Islam ? Macron en s’accrochant aux basques du Pape comme la moule au rocher a lui aussi engrangé des bénéfices d’image. Certes cela ne lui permettra pas de voir sa popularité remonter, mais enfin c’est déjà ça de pris pour marquer un peu moins mal de ce point de vue.



[1] Le Vatican, l'Europe et le Reich, Armand Colin, 2010.


Raphaël Glucksmann candidat de la gauche dégénérée et la fin du PS

Glucksmann a gagné, il est content, et Jadot qu’on voit derrière lui, également   Lors de la primaire de la gauche en 2012, Hollande ava...