dimanche 6 septembre 2026

Les lamentos du journal Le monde

Paris le 27 Aout 2026. Seconde journée de la REF 2026 du MEDEF // SÉQUENCE POLITIQUE DE CLÔTURE  Gabriel Attal, Raphaël Glucksmann, Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon, Édouard Philippe, Bruno Retailleau, Marine Tondelier répondent aux questions de 5 chefs d’entreprises, et réagissent aux résultats de  la consultation lancée par le MEDEF et Opinion Way ///

Pierre Martin, présentant ses affidés à la foule, remarquez qu’il est le seul à avoir tombé la cravate 

Le vingt-sept août dernier les candidats à la présidentielle ont été se faire adouber par le président du MEDEF, Pierre Martin. Ils étaient sept à aller se dresser sur leurs pattes de derrière, à faire les beaux pour démontrer au grand patronat qu’ils ne lui étaient pas hostiles, et que bien au contraire ils allaient tout faire pour ne pas les mettre sur la paille. De Mélenchon à Retailleau ils étaient tous alignés, bien sagement, cherchant à plaire comme à un concours de beauté. Pierre Martin est un patron très offensif qui dit clairement qu’il faut détruire les acquis sociaux et abaisser drastiquement les dépenses de santé, et retarder encore et toujours l’âge de départ à la retraite. Là on se pose des questions sur le fait que la canaille politicienne ait accepté de soi-disant débattre sous la houlette d’un tel personnage, le patron des patrons le plus réactionnaire depuis la Libération. Normalement il aurait dû recevoir un tombereau d’injures si les politiciens avaient ne serait-ce qu’un peu d’honneur. Aller se commettre dans ce genre de spectacle en dit long sur qui commande en matière de politique. La veille Pierre martin avait convoqué cette vieille bourrique d’Ursula von der Leyen qui nous avait expliqué comment l’épargne des Européens et donc des Français, pouvait très bien servir à continuer à financer le désordre européiste notamment en finançant la guerre perpétuelle contre la Russie. Le monde cependant n’est pas content, il aimerait que le réactionnaire Pierre Martin soit un peu plus discret, qu’au moins il fasse semblant de négocier quelque chose avec les syndicats. Ce journal a donc sorti un éditorial vengeur pour dire que ce n’était pas ça qu’il fallait faire, ce n’est pas le fond qu’il critiquait, mais uniquement la forme[1]. Il trouve que ce positionnement trop offensif nuit au bloc central – cette sorte de marais qui va de Hollande à Retailleau en passant par le duo comique Attal-Philippe. Pour faire passer les lois anti-sociales Le monde préfère la méthode d’Hollande, faire semblant de négocier, puis faire voter une loi ignoble. 

C'est 'Squid Game'" : entre Édouard Philippe et Gabriel Attal, le duel a  déjà commencé en vue de la présidentielle de 2027

Ce journal atlantiste se lamente aussi des divisions du bloc central. Il ne lui vient jamais l’idée qu’à l’heure actuelle le bloc central c’est autour de 15%. Or pour les journalistes qui suivent les clowneries de la campagne présidentielle, il n’est pas normal qu’Attal et Philippe n’arrivent pas à s’entendre. Ils avancent qu’ils ont le même programme, qu’ils sont européistes et russophobes tous les deux, et tous les deux pour serrer la vis aux salariés[2]. Ils sont outrés que les problèmes d’ego prennent le pas sur « la vraie politique ». Mais en vérité ils n’ont pas de programme, si ce n’est celui de suivre à la lettre les directives de la Commission européenne, et dans leurs responsabilités gouvernementales, ils ont surtout brillé tous les deux par leur incompétence. Si en effet c’est la Commission européenne qui dicte sa loi, à quoi bon avoir un programme, il ne reste plus qu’à se battre pour obtenir le poste de président. Le monde étale une fois de plus sa nullité justement en ne comprenant pas que la farce des élections présidentielles n’a aucune importance. Pourtant Edouard Philippe et Gabriel Attal ont assuré que d’ici au début de l’année prochaine ils arriveraient à s’unir. Nous n’en doutons pas. 

Édouard Philippe engage des mesures contre l'immigration à ...

Phillipe à Mayotte le 21 aout 2027 pour parler d’immigration 

Le monde n’est pas content non plus que les candidats du bloc central – ce que le commun appelle l’extrême centre – aient durci leur discours sur l’immigration[3]. Le journal rappelle deux choses d’abord, et c’est le plus important, Pierre Martin, le patron du MEDEF est pour l’immigration, comme Mélenchon d’ailleurs. La raison est simple ça permet d’avoir de main d’œuvre pas chère et dans certains secteurs on ne paie même pas les cotisations sociales, et potentiellement de financer les retraites, donc c’est bon pour le profit. Du moins c’est ce qu’il croit parce que sur le long terme il faudra tout de même financer les retraites des travailleurs immigrés. Ensuite le journal rappelle que le discours anti-immigration c’est le discours de Marine Le Pen qui est le candidat à battre. Donc tout ce qui va dans le sens d’une restriction de l’immigration est pour Le monde un marchepied pour le fascisme qui vient ! Mais Attal, comme Philippe, sait très bien que le sujet de l’immigration va revenir et que c’est là une des raisons du succès de Marine Le Pen. Ce n’est pas seulement en France que l’immigration massive exaspère, c’est dans toute l’Europe, dans les pays du Nord qui ont été les plus accueillants, on commence à prendre des mesures restrictives. Ce que voudrait le journal Le monde c’est qu’Attal et Philippe non seulement s’unissent au lieu de se cracher dessus, mais qu’en plus ils s’alignent sur le programme politique du journal ! Mais ceux candidats aussi bancals qu’ils soient ont l’œil sur les sondages et c’est sur les sondages qu’ils s’alignent, même si comme Hollande en son temps qui disait « mon ennemi c’est la finance » ils s’aligneront sur ce que leur dira de faire Bruxelles. 

Les médias tentent de s’enthousiasmer pour la candidature d’Attal et sa couscoussière 

La candidature de Philippe a de plus en plus du plomb dans l’aile. Il y a un an on le donnait vainqueur dans un second tour Philippe-Marine Le Pen, ce n’est plus le cas aujourd’hui. Et bien que les sondages donnent Philippe encore comme le meilleur candidat de second tour, les médias de grand chemin commencent à se poser des questions sur qui ils doivent soutenir, d’autant que l’autre candidat atlantiste et russophobe, l’agent des Américains Raphaël Glucksmann n’arrive pas à percer. Bref l’extrême centre sans ressort, sans possibilité d’assumer le bilan désastreux du double quinquennat de Macron, est dans une grande difficulté au point qu’il est maintenant possible d’envisager l’impensable : un second tour en 2027 entre Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon. Sorti de nulle part, sans expérience en quoi que ce soit, Attal qui n’a non plus jamais travaillé est pourtant pris au sérieux par les journalistes, ce qui nous démontre quel est le niveau aujourd’hui de cette profession. En tous les cas, sur les réseaux sociaux, que ce soit Philippe ou Attal, ces deux incapables sont lourdement moqués, désignés comme les ultimes roues de secours du macronisme. Même Le monde a reconnu que c’était difficile aujourd’hui de porter le lourd bilan de Macron que pourtant ce journal a soutenu en 2017 et en 2022[4]. 

Les Islandais rejettent une reprise des négociations d'adhésion à l'UE

Kristrun Frostadottir et Ursula von der Leyen  

Mais il n’y a pas que la campagne pour les présidentielle qui attriste le triste journal Le monde. En Islande on a fait un référendum pour décider de continuer ou non de poursuivre les discussions en vue d’une adhésion à l’Union européenne. A la question « L'Islande doit-elle rouvrir les négociations d'adhésion avec l'Union européenne ? », 52,8% des Islandais ont répondu « non » et 47,2% « oui » lors d'une consultation qui s'est tenue samedi, après dépouillement de tous les bulletins, soit 273.000 électeurs. La Première ministre islandaise Kristrun Frostadottir avait bien fait les choses faisant intervenir la sinistre Ursula von der Leyen pour appuyer le oui, mais c’est peut-être la vue de cette face de carême qui a dissuadé les Islandais de poursuivre les discussions avec l’Union européenne. En tous les cas c’est certain que d’adhérer à l’Union européenne ne fait plus rêver personne. Il faut se souvenir qu’en 2005, les Français et les Néerlandais avaient voter non au TCE dans une plus grande proportion encore, mais que tout de même on avait utilisé un tour de passe-passe pour passer outre et faire adopter la logique du TCE par la voie parlementaire – le peuple n’étant pas fiable, on se demande encore pourquoi on l’autorise à voter. Le non l’a donc emporté et le gouvernement va sans doute démissionner, dans ce genre de pays on respecte encore le vote des électeurs, pas comme en Europe[5]. C’est un revers d’abord pour von der Leyen qui est presqu’autant haïe que Macron, mais aussi pour Le monde qui prône en permanence l’élargissement de l’Union européenne jusqu’aux confins du monde ! En effet quelle serait la logique d’une telle adhésion ? Von der Leyen a essayé de vendre aux Islandais l’idée que l’Union européenne les protégerait d’une éventuelle attaque – des Russes ? Mais à voir comment l’Union européenne défend l’Ukraine qu’elle veut agréger à son espace d’influence, ça fait plutôt peur ! Pour masquer son dépit Le monde expliquait que les urbains avaient voté massivement pour l’adhésion, et que les ruraux, les paysans quoi, avaient rejeter cette adhésion, sous-entendant une fois de plus que ceux qui sont contre l’Union européenne et ses fantaisies ruineuses sont un peu idiots, un peu attardés. Il faut rappeler que l’Union européenne est la zone de la plus faible croissance économique au monde, et qu’en plus la zone euro a une croissance économique encore plus faible que le reste de l’Union européenne ! Un bilan bien lourd à porter tout de même !
Le gouvernement de la Première ministre Kristrún Frostadóttir (coalition de centre-gauche) s’était engagé à respecter le résultat. Il ne relancera pas les négociations pendant son mandat (jusqu’en 2028) et pourrait même demander au Parlement un retrait formel de la candidature.

En campagne pour 2027, Édouard Philippe sert des frites avec Gérald Darmanin  à Tourcoing

N'ayant pas peur du ridicule, Darmanin et Fantômas ont fait des frites pour la rentrée du Ministère de la justice le 30 août 2026, on se perd en conjectures pour décrypter le message qu’ils veulent envoyer aux Français. Voulaient-t-ils montrer ainsi qu’ils avaient une expérience sérieuse de l’existence du monde du travail ? Voulaient-ils prouver aux Français qu’ils s’étaient réconciliés après s’être disputer sur la question migratoire ? Ou simplement voulaient-ils nous dire qu’ils avaient la frite ? C’est bien difficile à dire. En tous les cas tout le monde a vu qu’ils ne savaient pas tenir une friterie, les frites étaient cramées, trop molles, trop salées, et on se dit que s’ils n’arrivent pas à faire des frites, on ne voit pas comment ces deux imbéciles pourraient conduire correctement les affaires de la France !


[1] https://www.lemonde.fr/idees/article/2026/08/28/presidentielle-2027-le-devoir-de-responsabilite-du-medef_6758980_3232.html?srsltid=AfmBOorbospGj4x9PjMJ6fPnKF_FVd89XfNb9lnEKNj96VouwMzv_uzJ 

[2] https://www.lemonde.fr/idees/article/2026/08/29/presidentielle-2027-les-incomprehensibles-divisions-du-bloc-central_6759816_3232.html

[3] https://www.lemonde.fr/societe/article/2026/08/23/presidentielle-la-surenchere-des-candidats-du-bloc-central-sur-l-immigration_6754133_3224.html?srsltid=AfmBOor96Pb0-rKsAZLp84qKkERX1lyfKBGYqZ5NdgD3S244amGIx1F3

[4] https://www.lemonde.fr/politique/article/2026/08/25/presidentielle-2027-le-bilan-d-emmanuel-macron-un-lourd-heritage-a-porter-pour-gabriel-attal-et-edouard-philippe_6756575_823448.html?srsltid=AfmBOoplYE6IiFbd-sqlRVZfBORYXAWfqBn0ko9RQ585c-3clCpkxDHk

[5] https://www.lemonde.fr/international/article/2026/08/30/les-islandais-rejettent-les-negociations-d-adhesion-a-l-union-europeenne_6760950_3210.html

jeudi 3 septembre 2026

Edouard Balladur décédé

Il est parti à 97 ans, un âge respectable, il est vrai que dans sa vie il ne s’était pas trop fatigué. Certains au Canard enchaîné le surnommaient Ballamou. Il avait fait Science Po puis l’ENA, cette fabrique de l’impuissance certifiée, c’est tout dire. Petit magouilleur qui s’était cru un destin à cause de sondages flatteurs, il trahi son ami de trente ans, Jacques Chirac, qui lui-même avait trahi son parti gaulliste pour faire élire en 1974 Valéry Giscard d’Estaing l’européiste forcené. Comme le montre ces affiches ci-dessus, il anticipait des slogans tout à fait mous et sans colonne vertébrale qui en cours aujourd’hui du côté de l’extrême centre. Il avait un caractère assez pourri, imbu de lui-même, il avait la réputation d’emmerder sa domesticité et de choisir ses chaussettes rouges en Angleterre ! Fort de ses bons sondages, il eut le tort de croire qu’il pouvait faire passer n’importe quelle mesure impopulaire. Il avait eu l’idée loufoque de vouloir mettre en place un SMIC-jeune qui jeta tout le monde dans la rue. Villepin qui ne retiendra pas la leçon tentera de faire de même quelques années plus tard. Mais les politiciens sont comme ça, ils n’apprennent rien de l’expérience. Pendant que Balladur essayait face à l’opinion de se défaire de cette image d’ennemi de la jeunesse, Chirac qui était tout de même un peu moins stupide disait que la feuille de paye n’était pas l’ennemie de l’emploi. C’est ce qui lui permit de remporter l’élection de 1995 et d’envoyer Balladur aux poubelles de l’histoire. Fort dépité par cet échec Balladur se retrouva dans une sinécure, président du tunnel du Mont Blanc. C’était très bien payé et ça améliorait sa retraite d’ancien premier ministre et celle d’ancien député. Son échec à l’élection présidentielle s’explique aussi bien par le fameux CIP – Contrat d’Insertion Professionnelle – qu’il dût retirer piteusement en mars 1994 que par la montée du chômage. Il fallait vraiment être idiot pour ne pas comprendre que de mettre en place une telle mesure, un an avant l’élection présidentielle l’handicaperait lourdement pour la suite de sa carrière. Mais on est toujours surpris par l’imbécilité des politiciens, c’est ainsi que Sarkozy dans la bataille des présidentielles de 1995 se rangea derrière Balladur, ce qui lui valut d’être plus ou moins banni par Chirac pendant 10 ans. 

Balladur, t'es foutu, les jeunes sont dans la rue" (1994) – franceinfo

Manifestation contre Balladur en février 1994 

Balladur était l’archétype du cuistre arrivé là par hasard et qui se croit plus malin que les autres. Il y avait un peu du Macron en lui, mais en plus mou. Après sa cuisante défaite en 1995 face à Jacques Chirac, il est entré dans l’histoire du comique politique grâce à la phrase qu’il prononça ce soir-là : « Je vous demande de vous arrêter ! » dit-il avec le ton agacé d’un petit pion à la foule des journalistes qui attendaient sa déclaration de capitulation. Il était de ces gaullistes en carton qui ont tout fait pour vider le gaullisme de ce qui le faisait exister. Il fut le conseiller très proche de Pompidou, ce qui n’était pas étonnant quand on sait comment Pompidou a travaillé en liaison avec le patronat à entamer la destruction à pas comptés du système social français. Sur le plan intellectuel, si je puis dire, c’était les vieilles idées du XIXème siècle, mais enfin, c’est la droite affairiste, cosmopolite française, celle de Pompidou, de Raymond Barre, de Sarkozy ou encore de Macron et de Biscornu. Évidemment c’était un européiste forcené. 

L’opportuniste Zemmour qui n’est guère plus intelligent que Balladur, avait été chercher le soutien en 2022 de l’ancien premier ministre, il se fit envoyer sur les roses proprement qui préférait soutenir Valérie Pécresse qui a fait encore beaucoup bien moins que Zemmour. On voit que Balladur n’était pas vraiment un visionnaire ! Les bons sondages de 1993 et 1994 ont finalement été démentis par la très mauvaise opinion des Français à son endroit. 

En politique les chaussettes rouges ne portent pas bonheur, Fillon aurait dû s’en souvenir 

Autant en emporte le vent, il a bien fallu qu’il décède pour qu’on se rappelle qu’il avait existé. Il était complètement oublié. Il est tout naturel qu’Emmanuel Macron lui rende hommage tant il se sent des affinités avec lui y compris dans la détestation que lui voue le peuple français. Balladur que Chirac appelait péjorativement le Turc parce qu’il avait un nom bizarre et qu’il était né en Turquie d’un père banquier d’origine arménienne, parlait avec componction, comme s’il suçait en permanence des pastilles à la violette. Très maniéré, il avait vécu principalement des charges publiques, ministre de ceci, député de cela, conseiller de Pompidou, n’ayant jamais vraiment travaillé de sa très longue vie. Quand il était ministre de l’économie, il siégeait au Louvre, les bâtiments de Bercy n’étant pas encore sorti de terre. Amateur de vins fins, il défraya la chronique pour ses dépenses somptuaires de grands crus très chers que nos concitoyens lui payaient. Sa vie de parasite s’est passée exclusivement au service du patronat et de lui-même, et de rien d’autre. Ceci dit, ne croyez pas que j’en veux plus à Balladur qu’à un autre politicien, c’est juste de la racaille ordinaire équipée d’une cravate en soie. 


Sinon on nous annonce que dans le même temps, Dédé la saumure est décédé lui aussi, c'était le proxo de DSK qui lui rabattait des jeunes prostituées. Lui aussi a joué un rôle important dans notre pays, il est naturel de lui rendre un hommage à la hauteur de son talent.

lundi 31 août 2026

De la dette publique et de son apurement, les vases communicants de l’économie

 

Augmentation de la dette publique en euros depuis l’élection de Macron en 2017 

Dans la campagne présidentielle qui s’ouvre et qui va nous saouler pendant 9 mois, il y a deux sujets qui vont tenir le devant de la scène. D’abord l’immigration, c’est un sujet qui concerne toute l’Europe, voir les manifestations anti-immigrés en Angleterre, en Pologne, en Espagne, ou encore en Allemagne. Les journalistes disent souvent que ce sujet est manipulé par l’extrême-droite. En vérité c’est parce que l’immigration pose un problème important – voir les attentats, les exigences de la communauté musulmanes, les provocations continuelles à propos du voile, des cantines scolaires, ou la construction des mosquées – que l’électorat se tourne aujourd’hui, plus qu’hier, vers les partis dits d’extrême droite, que ce soit en France ou Marine Le Pen malgré ses condamnations a des chances d’être élue, même si ce n’est pas certain, ou en Allemagne où l’AfD a le vent en poupe ou encore au Royaume Uni où Nigel Farage et son parti Reform UK font figure de favori pour les futures élections législatives, et même jusqu’à l’Espagne où la question de Ceuta pose une question très simple sur la porosité des frontières. Mais laissons ce sujet pour le moment, il reviendra bientôt. Le second sujet important touche la question de la dette publique qui a littéralement explosé depuis la malencontreuse arrivée de Macron à la tête de l’État. Ce président qui aura échoué dans exactement tous les domaines, a fait reculer la France de trente ans au moins dans tous les domaines, l’économie, la santé, l’éducation et la place de la France dans le monde. Il sera difficile pour le prochain élu de faire pire. La question de la dette soulève deux problèmes : le premier est son niveau absolu, et le second aest ce qu’on appelle la charge de la dette, amortissement de l’emprunt et intérêts. Si la dérive continue le service de la dette dépassera 100 milliards d’euros en 2008. Ces cent milliards seraient évidemment bien mieux dépensés s’ils étaient affectés à la santé, à l’éducation ou à d’autres infrastructures utiles pour la collectivité, voire pour nationaliser l’EDF, les autoroutes ou les chemins de fer. 

Évolution de la dette publique en pourcentage du PIB depuis 1890. 

Le graphique ci-dessus montre que dans l’histoire, la France a connu des situations d’endettement bien pire. En 1945 la dette était d’environ 215% du PIB. Aujourd’hui elle n’est que de 118%. C’est certainement important, mais on a connu pire. Remarquez que si à la sortie de la guerre nous avions une dette de plus de 210%, celle-ci a été apurée en quelques années, entre 1945 et 1950 elle était passée à moins de 40% ! Faisons deux remarques. D’abord cette dette a été apurée alors qu’on avait mis en place une augmentation des dépenses sociales, c’était la mise en place de la Sécurité sociale, contre laquelle le patronat s’élevait bruyamment. Et donc la hausse spectaculaire des dépenses sociales n’a pas nui au remboursement de la dette. Je rappelle ici que le sinistre Mendes-France avait refusé de cautionner la mise en place de la Sécurité sociale au motif que cela ruinerait l’économie ! Ensuite on remarque que depuis une vingtaine d’années on met en place des plans pour faire baisser la dette, notamment en diminuant les remboursements de la Sécurité sociale et les allocations chômage, le moins qu’on puisse dire est que cette politique austéritaire n’a pas été efficace. 

Peut-on réduire la dette française actuelle sur le modèle de l'après  Seconde Guerre mondiale ? (3/3) - Les Yeux du Monde

Il y a trois façons de faire baisser le taux d’endettement :

1. une forte croissance économique, ce qui permet de ne pas toucher ni aux dépenses étatiques et aux dépenses de la Sécurité sociale, ni aux taux de fiscalité. Une croissance de 4 ou 5% par an est un moyen de régler une partie de la dette, c’est ce qui était durant les Trente glorieuses ;

2. une inflation supérieure aux taux d’intérêts, cette inflation permet de diminuer la dette radicalement. Si la différence entre le taux d’inflation et les taux d’intérêt qu’il faut payer pour rembourser la dette, alors la dette diminue à proportion de cette différence. Dans ce cas là il faut que soient réunies deux conditions, que l’inflation soit supérieure à 10 % et que le taux d’intérêt lié au remboursement de la dette soit fixé par l’État et non par les marchés, d’où l’intérêt d’avoir une banque centrale qui soit sous la tutelle de l’État. Évidemment cela aboutit forcément à entamer le patrimoine de ceux qui ont acheté les Bons du Trésor. 

Ces deux premières conditions étaient réunies à la sortie de la Seconde Guerre mondiale en France, mais aussi au Royaume Uni, en Italie et en Allemagne. Entre 1945 et 1948 la dette publique française a ainsi diminué d’environ 50%. Vous remarquez en regardant le graphique ci-dessus qu’à partir de 1983, la France pour se conformer aux directives allemandes et entrer dans l’Union européenne à son détriment, va se fixer comme objectif sous la directive de cette crapule de Jacques Delors de désindexer les salaires de l’inflation. Cette méthode radicale qu’avait testé Margaret Thatcher et Ronald Reagan avant l’Europe, a mécaniquement abaissé le pouvoir d’achat des salariés, augmenté celui des rentiers, et n’a pas relancé la croissance comme nous le voyons toujours dans le graphique portant sur la croissance. Au contraire cette déflation salariale a encore un peu plus ralenti la croissance. Faire adhérer aux thèses néolibérales le Parti socialiste français qui avait été élu en 1981 sur la base justement d’un programme de rupture – avec nationalisations, abaissement de l’âge de départ à la retraite – ce fut le travail du sinistre Jacques Delors, l’homme du Vatican qui se flattait d’avoir détruit l’échelle mobile des salaires avec si peu de résistance, et dont le but n’était pas d’aller vers plus d’égalité, mais plutôt de construire obsessionnellement l’Union européenne. Les plus avancés avaient compris avant 1981 que la construction de l’Europe était un piège pour faire avancer la cause du patronat. Vous remarquerez que l’endettement croissant de la France n’a rien à voir avec un clivage gauche-droite, mais s‘explique par l’alignement de la politique française sur les directives européennes. 

 

Revenons un instant sur l’inflation. D’abord il faut dire qu’il y a deux sortes d’inflation : l’une qui est provoquée depuis l’extérieur avec une hausse des prix des matières premières et de l’énergie, et l’autre qui est le résultat d’une hausse des salaires, soit parce que les salariés revendiquent, soit parce qu’on se trouve proche du plein emploi. La première ne sert pas à grand-chose sur le plan du désendettement, la seconde correspond à un transfert de la classe des rentiers vers celle des salariés. Celle-ci pousse la demande et la demande tire la production, la croissance et l’emploi. La limite de ce raisonnement logique tient au fait que cela fonctionne bien à deux conditions, d’avoir conserver sa souveraineté monétaire et ensuite de contrôler ce qui rentre et ce qui sort du territoire national. Dans le cadre d’un pays désindustrialisé comme le nôtre – pays que cet imbécile de Macron veut transformer en parc d’attraction pour touristes étrangers – qui est maintenant et contre toute logique déficitaire dans le secteur agricole, cela devient très difficile. 

Venons-en aux dépenses. Si on tape sur les dépenses c’est qu’on a abandonné l’idée que la politique de l’offre chère à cet imbécile de Macron puisse relancer la croissance car si celle-ci était forte cet endettement aurait financé facilement. Le patronat comme les politiciens de droite pensent que l’endettement vient d’un excès de dépenses par rapport aux recettes et donc qu’il suffit de baisser les dépenses. Mais quelles dépenses peuvent-elles baisser ? Pierre Martin, l’ultra-conservateur patron du MEDEF, pense qu’il faut baisser les retraites en diminuant leur montant et en poussant les salariés à travailler jusqu’à 67 ou 70 ans. Ce sont les dépenses sociales qui sont dans le viseur de la Commission européenne, comme si les salariés qui voient tous les ans leur pouvoir d’achat baisser étaient responsables par leurs « hauts salaires » et leurs avantages sociaux de l’endettement. Idée stupide qui est reprise par la crapule macronienne, Edouard Philippe et Gabriel Attal, qui permet surtout de faire payer la dette par les salariés et d’oublier les grandes entreprises et les grandes fortunes qui concentrent l’essentiel de ce qui reste de la croissance de la productivité du travail. Ce sont ces économies qui sont aujourd’hui misent en avant. Mais il y en a bien d’autres qu’il serait intéressant d’examiner. D’abord notre contribution au budget de la Commission européenne. Souvent on entend des européistes grand teint nous dire que la France reçoit beaucoup d’argent de l’Union européenne. Mais en fait non seulement c’est son argent qui revient, sauf qu’il est dépossédé de sa destination par la Commission européenne. Faisons un petit calcul grossier, la France donne plus d’argent qu’elle n’en reçoit. La France reçoit environ la moitié de l’argent qu’elle donne. Depuis quarante ans on peut évaluer une moyenne de 12 milliards d’euros nets par an donné à la Commission – aujourd’hui on en est à près de 20 milliards – cela nous fait en 40 ans, une somme de 480 milliards, somme à laquelle nous pouvons ajouter les intérêts de cet endettement, soit au minimum 12 milliards d’euros. Nous sommes déjà à près de 500 milliards d’endettement qui aurait pu être évités si nous n’avions pas adhérer à ce système. 

Contribution de la France à l'UE : +73,7% entre 2017-2027 | Fondation IFRAP

Au coût du budget de l’Union européenne, géré par la Commission, il faut ajouter maintenant le coût de la monnaie unique pour l’économie française. Comme le montre le graphique ci-dessous, le commerce extérieur français s’est effondré avec l’introduction de l’euro. Sur les 25 dernières années, c’est en moyenne 80 milliards par an, de pertes pour l’économie française qui ont dû être compensées par un endettement croissant. Soit pour la période considéré un endettement de 2 000 milliards d’euros ! Il vient que le coût de notre adhésion à l’Union européenne et à la monnaie unique est équivalent à près de 2 500 milliards d’euros ! On est évidemment bien loin des promesses des européistes qui nous disaient que l’achèvement du grand marché et de la monnaie unique propulserait l’Union européenne vers une croissance régulière de 4% par an en réel, et vers un budget en équilibre, voire excédentaire. Si on suit ce raisonnement juste, mais un peu approximatif, j’en conviens, si nous n’avions pas adhéré ni là l’Union européenne, ni à la monnaie unique, notre dette publique serait comprise entre 16 et 17% du PIB. Un taux d’endettement russe, si vous voulez ! 

Comme le titre de cet article l’indique, l’économie c’est un système de vases communicants, un circuit comme disaient dans le temps les économistes qui essayaient de penser. Autrement dit ce que l’État donne à l’un, il ne peut pas le donner à l’autre. L’observatoire de l’immigration et de la démographie a calculé que pour les finances publiques l’immigration avait un coût net – c’est-à-dire une fois déduit les cotisations sociales et les impôts versés par les travailleurs immigrés – d’environ 41 milliards d’euros par an[1]. Mais ce type d’économie n’intéresse pas le MEDEF qui veut de la main d’œuvre pas chère, cela n’intéresse pas non plus Mélenchon qui compte sur le vote des descendants d’immigrés pour arriver au second tour de l’élection présidentielle. D’autres calculs ont été faits. Un rapport du Sénat en 2025 très sérieux et qui a fait beaucoup de bruit, publié sous la houlette du sénateur Fabien Gay[2] a fait le calcul suivant, en 2023 les subventions aux entreprises avaient atteint 211 milliards d’euros, en 2019 elles avaient été de 205 milliards d’euros. On voit que si on supprimait ces subventions, en 10 ans, la dette diminuerait de 2 000 milliards d’euros ! Ce chiffre énorme appelle plusieurs remarques :

– d’abord si l’État et les collectivités locales sont obligées de donner des sommes si importantes pour soutenir les entreprises, nous ne sommes plus dans un État libéral et les rigolos qui voudraient un État qui ne s’occupent que du régalien ne comprennent rien à ce qui est la cause de ces subventions.

– ensuite ces subventions montrent nécessairement – nonobstant les magouilles qui peuvent exister en arrière-plan pour obtenir ces subventions – que la France n’est pas compétitive suivant les traités européens, et généralement les traités de libre-échange, et qu’elle ne peut ajuster sa compétitivité parce qu’elle se trouve dans la monnaie unique qui lui a été imposée par l’Allemagne. On ne peut supprimer ces mêmes subventions aux entreprises qu’à condition de sortir de ces traités et de la monnaie unique pour ajuster la valeur de notre monnaie à notre productivité effective.

– enfin il faut noter que ces subventions c’est un transfert massif d’argent public vers le secteur privé sans contrepartie. Ce qui n’empêche pas les crapules du MEDEF de se plaindre que les impôts et les cotisations sociales sont trop élevées, en omettant de dire qu’une partie importante leur revient sous forme de subventions. 

Contrairement à ce qu’on croit, la plupart des européistes, von der Leyen en tête sont pour aggraver l’endettement. L’idée est d’émettre une dette commune qui permettrait de financer la guerre éternelle de l’Ukraine contre la Russie.

Mélenchon a proposé de « brûler la dette » soit 18% de la dette publique qui serait détenue par la Banque de France, concrètement il souhaite geler la dette française détenue par la Banque de France au nom de la BCE en la transformant en dette perpétuelle à taux nul. Il laisserait courir la dette détenue par les investisseurs privés, soit approximativement 3000 milliards d’euros ou 82% du total. Il avance que cela permettrait de retrouver des marges de manœuvre pour les budgets européens. Il resterait dans le cadre de l’Union européenne. or nous avons vu justement que le problème principal de l’endettement était l’intégration de la France à l’Union européenne et à la monnaie unique – la double peine ! Pour réaliser cette action fantaisiste qui tuerait la crédibilité de la France sur les marchés financiers où seraient détenu le principal de la dette, il faudrait sortir des traités européens et renationaliser la Banque de France pour qu’elle cesse d’être indépendante du pouvoir politique. En outre les traités européens stipulent que le financement monétaire, « qui empêchent les banques centrales de soutenir immédiatement les finances publiques des États membres » est interdit. Cette approche compliquée ne réglerait en rien le problème. On ne peut pas avoir un pied dedans et un pied dehors de l’Union européenne et de sa logique économique mortifère. Une telle mesure proposée par Mélenchon ne pourrait être appliquée que si elle était prise au niveau des 27 États européens, ce qui est impossible connaissant la position des pays comme l’Allemagne, les Pays-Bas ou encore le Danemark. 

Si on considère qu’il faut réduire la dette publique pour retrouver une marge budgétaire, alors que les services publics qui sont un des piliers de la croissance économique contrairement à ce qu’affirment bêtement les néo-libéraux, contribuent à l’accumulation du capital humain, la manière dont on réduit cette dette est un choix purement politique : qui en supportera la charge et quelles seront les conséquences ? Ces investissements d’infrastructures pour parler comme la Banque Mondiale, sont ceux qui sont censés préparer l’avenir, la France et plus généralement l’Occident ne produisent plus d’ingénieurs et de scientifiques, contrairement aux pays asiatiques, à l’Inde et à la Russie. C’est là un autre résultat néfaste des politiques néo-libérales. Et donc on comprend que la compression des dépenses sociales, le recul de l’âge de départ à la retraite sont des fausses solutions, destinées à ce que la classe des possédants ne prenne aucune responsabilité dans la dégradation des comptes publics. Ces solutions n’amèneront qu’un recul civilisationnel dont on a du mal à comprendre comment on en sortirait. Ce recul a déjà commencé dans les pays européens, et les trajectoires suivies montrent que nous ne sommes pas près d’en sortir.



[1] https://observatoire-immigration.fr/cout-immigration-economies/

[2] https://www.senat.fr/rap/r24-808-1/r24-808-1.html

jeudi 27 août 2026

Des nouvelles en vrac de la décomposition

Jason Arday porte la flamme olympique à Londres, le 23 juillet 2012. 

Aujourd'hui tout est ramené à la race. Voici Jason Arday, qui s'est fait gauler en tant que plagiaire et qui a été forcé de démissionner de Cambridge où il avait été nommé professeur de sociologie. Il se serait suicidé[1]. En France on a eu une ministresse de l'éducation supérieure qui, sous Giscard s'était faite attrapée pour avoir présenté une thèse bidonnée. Elle n'a pas démissionné mais sa carrière politique s'en est ressentie. En Allemagne c'est von der Leyen, dite la hyène, qui avait présenté une thèse bidon sur le même schéma du plagiat. Elle s'est faite attrapée, mais elle a eu comme promotion de devenir la dictatrice de la Commission européenne. Pourtant quand ces deux bonnes femmes se sont faites attrapées, on n'a pas crié au racisme ni au masculinisme !

Il est vrai qu'en démissionnant Jason Arday voyait forcément la fin de sa carrière universitaire, il n'avait plus qu'à se cacher, il a préféré la mort. Ceux qui crient au harcèlement raciste nous envoie un message. On ne doit pas accuser un noir de fraude parce que les noirs sont fragiles et qu'ils risquent de se suicider. Autrement dit vous pouvez dénoncer le plagiat à condition qu'un noir ne soit pas en cause ! Les journalistes participent de cette désinformation, le délit est plus ou moins important en fonction de la couleur de votre peau. 

Quand Karim Khan, président de la CPI jusqu’à ce qu’on le démissionne pour des comportements louches envers ses subordonnées, disait qu’il allait lancer un mandat d’arrêt contre Netanyahu, les islamo-gauchistes de la FI applaudissaient et trouvaient que c’était très bien parce que cela leur permettait de stigmatiser l’État d’Israël et de le traiter de nazi[2]. Mais le 29 avril 2026 le même Karim Khan annonçait qu’il n’y avait aucune preuve de génocide à Gaza[3], personne n’a relayé cette information, même pas Le monde. Et s’il fallait la passer sous silence c’est pour pouvoir continuer à utiliser les termes de génocide ou d’État génocidaire de manière décomplexée. En mentant ainsi par omission, les journalistes sont coupables non seulement de faire le jeu du Hamas et de l’islamisme radical, mais aussi d’entretenir l’antisémitisme latent d’une partie de notre population. L’interview était pourtant une information importante, mais les journalistes et ceux qui les emploient ne trient pas l’information en fonction de l’importance d’une nouvelle, mais en fonction de la pédagogie qu’ils veulent exercer sur l’opinion. 

Avant que Joe Biden soit obligé de se retirer des élections présidentielles, on avançait qu’il était gâteux et ne savait plus où il était, ni ce qu’il faisait. C’est sans doute vrai, mais les journalistes qui relayait ce naufrage, ne remettaient pas en cause son action, notamment dans la guerre contre la Russie et le sabotage des Nord Stream, qui est un acte de guerre contre l’Union européenne. Malheureusement pour les Etats-Unis et le reste du monde, au sénile Joe Biden, il semble que ce soit un homme tout aussi stupide qui lui ai succédé. Depuis son retour à la Maison Blanche, Trump n’en finit pas de se faire remarquer par ses imbécilités. Après avoir dit qu’il allait prendre le Groenland, le Panama, le Venezuela, le voilà qu’il déclare que le détroit d’Ormuz allait bientôt devenir territoire étatsunien ! On fera remarquer que cette hypothèse de haute fantaisie ne tient pas compte du fait que les Etats-Unis ont perdu la guerre contre l’Iran. Évidemment cette nouvelle fanfaronnade n’a aucune chance d’aboutir, car quoi qu’on pense de l’Iran et de ses mollahs, il n’y a aucun mandat de la collectivité internationale pour couvrir cette démarche démente. On a remarqué que le détroit d’Ormuz est bien loin de Washington, et à moins d’écraser complètement l’Iran on ne voit pas comment les Etats-Unis qui n’ont aucun intérêt direct dans cette région, pourraient justifier cette captation. Autrement dit Trump n’a pas le moyen de ses ambitions militaires. Les élections de midterms vont être sanglantes pour son parti. 

Peut être une image de ‎le Bureau ovale et ‎texte qui dit ’‎FRENCH- ERICAN NDATION 製… OWERE FRENCH-A BREAKFAS S FRENCH- AMERICAN FOUNDATION 111000 POWERED BY AlixPartners RENCH-AMERICAN REAKFAST זוד‎’‎‎

Pendant des semaines et des semaines on nous a bombardés d’analyses sur l’ingérence des Russes, montant en épingle le rôle par exemple de Xenia Fedorova. Mais personne ne se risque à nous parler des ingérences étatsuniennes sur notre territoire. Notamment le rôle des agents d’influence étatsuniens à travers la puissante « association » de la French-American Foundation qui finance le programme dit des Young Leaders. On ne présente plus cette agence d’influence, Macron était un Young Leader, Hollande un autre, Edouard Philippe également appartient à cette secte. Je vous en trouverais autant que vous en voudrez. L’illuminé Jean-Noël Barrot en est également, Gabriel Attal aussi. Les Américains ne sélectionnent pas des gens intelligents ou ayant de la personnalité mais des imbéciles cupides qui veulent faire carrière rapidement. Aux breakfasts de la French-American Foundation on trouve aussi des journalistes, récemment on pouvait y voir la vieille Christine Ockrent, ou le russophobe Ulysse Gosset qui officie sur LCI. Au Monde il y a beaucoup de Young Leaders dont l’impayable Sylvie Kaufmann qui est payée pour aligner trois articles dans le mois pour répéter toujours la même chose, qu’il faut s’armer pour faire la guerre à la Russie en 2030, et que Zelensky va gagner la guerre. Parmi les « journalistes » qui bouffent au râtelier de la French-American Foundation, on trouve par exemple Caroline Roux, macronienne de choc qui officie sur le service public pour nous vanter les charmes qu’auraient une guerre contre la Russie. Que dirait-on si des journalistes du service public déjeunaient tous les quinze jours à l’ambassade de Russie ? Que dirait-on si des journalistes et des hommes politiques allaient suivre un programme de formation à la politique à Moscou ? 

Comme on le voit, les Etats-Unis font bien les choses, si vous leur, manger dans la main, ils vous soignent aux petits oignons, vous invitent à de grands diners, vous payent des voyages aux Etats-Unis, vous trouvent éventuellement des jobs pas fatigants et bien rémunérés, par exemple dans des universités. Vous avez ainsi l’impression d’être quelqu’un d’important et même d’intéressant. Vous n’avez pas besoin d’être instruit ou intelligent, tous les noms que j’ai cités dans le paragraphe précédent respirent la suffisante bêtise de ceux qui sont fiers de servir leur maitre, croyant s’identifier à eux, c’est le syndrome du domestique. Je me suis posé la question suivante : pourquoi les Etats-Unis cooptent-ils pour servir leurs intérêts des imbéciles ? La réponse est simple, quelqu’un d’intelligent pourrait avoir un jour l’idée de s’émanciper de leur tutelle et mener une politique contraire à leurs intérêts. Seulement tous ces agents d’une puissance étrangère apparaissent finalement comme trop stupides et ils finissent par ne plus influencer personne ! Leur parole tourne à vide et ils suscitent en permanence la moquerie. 

La campagne contre l’idée même de référendum est lancée. Le monde et la classe politique craignent comme la peste qu’on consulte le peuple sur ce qu’il pense. Ce qui est en cause, c’est l’idée du RN, en cas d’élection de Marine Le Pen de faire un référendum sur l’immigration. On sait qu’un tel référendum serait gagné au moins dans une proportion des deux tiers, donc cela validerait le fait que la très grande majorité des Français sont hostiles à l’immigration de masse. Mais au nom de quoi s’interdire de consulter le peuple sur un sujet qui les intéresse dans leur vie quotidienne ? L’exercice est difficile. Le monde nous dit que ce serait une sorte de coup d’État ! Parce qu’évidemment les immigrationnistes perdraient la bataille. Mais comment peut-on se dire démocrate si on interdit le référendum ? C’est maintenant une vieille antienne qui a été édictée par Jean-Claude Juncker le fantoche ivrogne qui était président de la Commission européenne. Il avait déclaré en janvier 2015 : « Il ne peut y avoir de choix démocratique contre les traités européens déjà ratifiés ». C’était à propos de la Grèce quand Tsípras voulait un référendum pour disqualifier les manœuvres européistes visant à piller la Grèce. Le monde évoque aujourd’hui le fait que le référendum sur l’immigration remettrait en question l’État de droit. Or cet État de droit c’est quelque chose d’obscur auxquels les peuples n’ont donner aucune validation. Et donc cet État de droit – qu’on a mis des années et des années à construire – rentrerait en contradiction avec la démocratie. En fait suivant cette logique, il serait supérieur à la démocratie ordinaire, plus démocratique que le vote des populations ! Pire encore si le référendum du RN permet de de définir l’immigration dans la Constitution de la France, Le monde a été cherché un prof associé de Sciences Po, Nicolas Hervieu, qui nous dit benoitement que l’Union européenne pourrait nous donner de lourdes amendes si on passait outre ses recommandations en la matière, et donc qu’il vaut mieux se plier à la loi Bruxellois plutôt que de revendiquer une souveraineté sur notre pays. Ce journal nous parle d’un coup d’État constitutionnel du RN, mais en vérité c’est la seule manière de s’émanciper du fascisme européiste qui nous empêche de vivre. La vérité est simple, tout ce marais politico-médiatique craint que le peuple s’exprime sur quelque sujet que ce soit, car cela irait à l’encontre de leur idée générale selon laquelle le peuple est bête et ne peut donc pas s’exprimer sérieusement sur des sujets sérieux. Mais le peu de résultats positifs que la classe politique de gauche ou de droite obtient dans l’Union européenne jette forcément un doute sur les capacités de celle-ci à diriger quoi que ce soit. 

Manifestation des paysans néerlandais à Bruxelles le 17 aout 2026 

La situation de l’agriculture est catastrophique dans toute l’Europe, elle est la conséquence du libre-échange mené à marche forcée et sans débat public par la Commission européenne. La stupidité et probablement aussi la corruption des bureaucrates de cette Commission, a conduit à ouvrir les frontières sans frein aux produits de qualité plus ou moins douteuse des pays du monde entier, et cela entraîne la ruine de notre agriculture. Un pays qui ne possède plus d’autonomie agricole n’est plus un pays, mais un simple territoire sans âme et sans avenir. Je fais remarquer que la Russie a commencé à redressé la tête après le désastre de la fin de l’URSS – qui a fait des dizaines de millions de morts – quand le gouvernement à remplacé peu à peu les productions agricoles (étatsuniennes en fait) par des productions nationales. Le 17 août dernier ce sont les paysans néerlandais qui manifestaient violemment à Bruxelles contre cette politique agricole nihiliste. Bien entendu cette révolte n’a pas été relayée par les médias de grand-chemin qui cachent les informations dès lors qu’elles remettent en question l’autorité de la Commission – c’est bien la preuve de l’utilité des réseaux sociaux que de transmettre ce ge,nre d’information. Il est dommage que tous les paysans européens ne manifestent pas ensemble à Bruxelles. Mais une fois de plus cet épisode récurrent de la vie politique dont les politicards de tous bords ne tiennent pas vraiment compte, démontre qu’il est vraiment urgent de sortir de ce système de libre-échange qui nous tue littéralement. 

Grégory Lenoci condamné à 17 ans de prison 

La justice en Europe est de plus en plus critiquée, on la trouve trop laxiste avec les criminels et trop dure avec ceux qui se défendent contre les agressions de la vie ordinaire. Également la population considère que les juges mettent trop de temps à rendre un verdict. Les délais de jugement son particulièrement long en France. En Belgique la dernière affaire qui fait scandale est celle d’un homme, Gérard Lenoci, condamné à 17 ans par la le tribunal de Namur pour avoir envoyé à l’hôpital son voisin qui avait agressé sexuellement son beau-fils. Les coups portés ont été très violents et le pédophile en gardera des séquelles pour le reste de sa vie. A l’énoncé du verdict la salle du tribunal s’es enflammée contre les juges[4]. En effet le violeur était un récidiviste, et donc s’il était récidiviste cela veut dire déjà que la justice n’avait pas fait son travail correctement. Sans vouloir discuter du bien fondé ou non de l’acte de Grégory Lenoci, il est évident que les réactions de la salle sont le résultat d’une défiance du peuple envers la justice. En France on considère que les deux tiers des Français n’ont plus confiance dans la justice de leur pays[5]. Les causes de cette défiance radicale sont multiples, mais en tous les cas elles vont dans le sens d’une nécessité pour les citoyens de prendre en charge eux-mêmes la justice. C’est une position à double tranchant : en effet d’un côté ça peut amener à des lynchages, mais de l’autre c’est une volonté de combattre le sentiment d’insécurité latent qui traverse tous les pays européens. Comme on le comprend, c’est un autre de nos piliers institutionnels qui est ébranlé.


[1] https://www.lemonde.fr/international/article/2026/08/15/les-hommages-se-multiplient-apres-la-mort-de-jason-arday-qui-fut-le-plus-jeune-professeur-noir-de-cambridge-avant-d-etre-accuse-de-plagiat_6746667_3210.html

[2] https://news.un.org/fr/story/2024/11/1150881

[3] https://www.instagram.com/reels/DYm0KNDtR0F/

[4] https://www.lessentiel.lu/fr/story/belgique-17-ans-de-prison-pour-avoir-tabasse-son-voisin-pedocriminel-103620021

[5] https://www.bfmtv.com/police-justice/sondage-bfmtv-deux-francais-sur-trois-ne-font-pas-confiance-a-la-justice-francaise-le-niveau-le-plus-bas-enregistre-depuis-2019_AV-202606100665.html

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