mardi 27 janvier 2026

Sur Internet on accélère la répression numérique et le fichage des citoyens

Identité numérique — EduTech Wiki

C’est toujours comme ça avec le progrès technique, d’abord on le vend comme une nouvelle forme de liberté, comme un nouveau confort, et puis on s’aperçoit que c’est une nouvelle chaîne qui est ajoutée aux précédentes. La crapule des députés de notre Assemblée Nationale réclame aujourd’hui le fichage des utilisateurs des réseaux sociaux. Le prétexte est facilement trouvé : les enfants et les adolescents y passent trop de temps et s’abrutissent au lieu d’étudier sérieusement. Donc l’idée est la suivante pour aller sur tel ou tel réseau social on vous demandera d’abord une vidéo de votre figure, on vous demandera de faire le singe devant la caméra. Puis ensuite il vous faudra produire une pièce d’identité valide. Seuls les imbéciles ne voudront pas comprendre qu’il s’agit d’un immense chantier de fichage systématique des populations à la manière de Big Brother. Toutes les personnes qui vont sur les réseaux sociaux qui ont plus de 16 ans seront fichées. Ce sont des millions et des milliards de données qui seront indûment stockées. La justification par les enfants est seulement un leurre destiné à faire avaler la pilule du contrôle social. C’est une forme de fascisme rampant qui se développe grâce aux possibilités infinies de la numérisation des données. Si vous donnez vos images à ces réseaux sociaux, il sera facile à la milice de vous retrouver grâce à la reconnaissance faciale si par exemple vous participez à une manifestation. Le prétexte des enfants est un faux prétexte dans la mesure où ce sont les parents qui doivent réguler l’activité idiote de leurs rejetons sur les réseaux sociaux. Les députés ont voté en masse cette idée saugrenue. 

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Il faut comprendre que cette tendance des réseaux sociaux à contrôler tout le monde est un transfert de l’autorité de l’État à des compagnies privées qui s’approprieront ces données. Et on sait depuis un bon moment que celles-ci – par exemple les GAFAM – se comportent comme si l’État et la répression sociale leur appartenaient ! Par exemple lorsque vous êtes en train d’écrire un message sur Facebook, un robot vous espionne, et si le message ne lui plait pas, il vous censure, sans que vous ayez la possibilité de vous faire entendre. Facebook est juge et partie, n’ayant de compte à rendre à personne. Ce réseau vous apprend ce que vous pouvez dire, et ce que vous ne pouvez pas dire, pour ne pas être banni, mais il vous apprend encore comment le dire, modifiant ainsi l’usage que vous faites du vocabulaire, et même on peut dire le sens des mots que vous employez. Non seulement Facebook vous espionne pour vous balancer intempestivement des publicités qui lui rapportent beaucoup d’argent, mais il ajoute à ce malheur celui d’être réprimé dans votre manière d’échanger avec des personnes. C’est une immixtion dans votre vie privée, c’est comme si le facteur du bon vieux temps avant de vous remettre votre courrier le décachetait pour savoir s’il peut vous le transmettre ou non. S’il s’était permis de faire cela en disant qu’il le faisait pour le compte de la Poste, on aurait hurlé au viol de la vie privée. Mais aujourd’hui on s’est habitué à ce même viol numérisé.

 

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Une des raisons avancées par les réseaux sociaux pour vous contrôler est de ne pas laisser passer les « messages de haine », soit le racisme, les propos violents et criminels. Le problème est qu’on aurait tout aussi bien utilisé ce langage pour décacheter votre courrier dans les temps anciens, mais on ne le faisait pas – ou disons très peu, et quand cela se faisait, c’était pour surveiller des criminels connus ou des espions étrangers sous le contrôle de l’État. La vraie question est qui décide de ce qu’est le langage de haine ? En France, c’est un dérivé de la lutte contre le Front National qui trouble en apparence le jeu des partis traditionnels. Les FAI – fournisseurs d’accès à Internet – sont évidemment complices de ces censures tous azimuts. En 2022, violant une fois de plus la Charte de l’ONU qui garantit la liberté d’expression interne et externe, l’Union européenne a décidé d’interdire l’accès des Européens aux médias russes comme Russia Today ou Sputnik. Le prétexte était la guerre en Ukraine, guerre à laquelle l’Union européenne n’était pas censée participer. Le but n’était pas de protéger les Ukrainiens de quoi que ce soit, mais d’empêcher que les Européens se forgent une opinion en se confrontant à d’autres sons de cloche.  C’est passé comme une lettre à la poste, la représentation nationale qui ne représente rien depuis longtemps n’a absolument pas réagi à ce nouveau viol du droit international. Un peu plus tard la Commission européenne a encore été un peu plus loin dans la censure de type fasciste en sanctionnant ses propres citoyens, comme Jacques Baud ou Xavier Moreau qui ont le tort essentiellement de ne pas valider le discours des Européistes sur la guerre en Ukraine. Cela veut dire que si vous pensez mal on peut vous couper les vivres en bloquant vos comptes en banque et vous empêcher de voyager y compris pour retourner dans votre propre pays ! Ces personnes sanctionnées avaient pour principal défaut de s’adresser à nos concitoyens par le biais des réseaux sociaux puisqu’ils n’ont pas accès à ce qu’on appelle aujourd’hui les médias de grand chemin, et bien sûr leur succès – très relatifs cependant en termes d’audience – ennuyait les contrôleurs de conscience de Bruxelles. La représentation nationale là encore n’a rien dit. 

Comme on le voit, les réseaux sociaux ne sont plus un espace de liberté où les gens ordinaires ont le loisir de s’exprimer, même pour y dire des bêtises. C’est un lieu de contrôle social et d’apprentissage du politiquement correct. Jamais le contrôle social de tout ce que vous dites, de tout ce que vous faite n’a été aussi loin qu’aujourd’hui. Les nazis n’imaginaient pas cela, et même George Orwell quand il écrivait 1984 ne pensait pas qu’on en arriverait là. Les autorités publiques et privées ont trois moyens de vous traquer et de vous pister. D’abord votre carte bleue. Grâce à elle on sait où vous êtes, où vous allez et ce que vous consommez. Ensuite votre téléphone portable bien entendu. Celui-ci peut grâce aux nouvelles applications servir aussi de moyen de paiement. Et puis il y a votre activité sur les réseaux sociaux. Tout cela s’est accompagné d’une restriction des paiements en liquide. Dès que vous retirer plus 1000 € de votre compte bancaire, on vous demande des justifications, c’est une nouvelle immixtion dans votre vie privée. C’est là la véritable signification de l’expansion déraisonnable du numérique qui n’est pas là pour nous faciliter la vie, mais au contraire pour l’encadrer et la diriger. L’Union européenne, cette boutique crypto-fasciste, veut aller encore plus loin en restreignant encore plus l’usage de la monnaie fiduciaire. Au fond si on multiplie les entraves à la liberté d’expression en y impliquant des firmes privées, c’est parce qu’en Occident les États ne contrôlent réellement plus rien du tout. 

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Face à cela que pouvons-nous faire ? A terme nous devrons réapprendre à communiquer en nous passant des réseaux sociaux. C’est difficile, mais ça se fera. Depuis 2021 le nombre de comptes sur Facebook est en chute libre. Et cela va continuer. Dans un premier temps les gens se déplaceront de Facebook et de Tik Tok, vers des réseaux moins contraignants en termes de contrôle social. Mais peu à peu ils devront s’en passer totalement. Également on peut utiliser un peut plus les paiements en liquide et diminuer les sommes dépensées via les cartes bleues. C’est difficile, notamment parce que les banques ont restreint l’accès aux distributeurs automatiques de billets. Nous avons pris la mauvaise habitude d’être dans la dépendance des réseaux sociaux, notamment pour éviter la désinformation des médias de grand chemin. Mais soyons optimistes, il y avait une vie avant Internet, il y en aura une après qu’on se soit déconnecté de cette addiction funeste. La morale de ces fantaisies est que tout progrès technique a sa contrepartie en nouvel asservissement.

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