C’est un phénomène maintenant bien établi en Occident et en France encore un peu plus qu’ailleurs. Les citoyens n’ont plus aucune confiance dans les politiciens qui prétendent à les diriger. Les raisons sont faciles à percevoir, les politiques mises en place sont pratiquement à l’opposé de ce qu’ils désirent, et ce quel que soit le sujet. Cette réalité que nous dévoile les sondages les uns derrière l’autre, fait que les pays considérés sont écartelés entre des tendances politiques plus ou moins affirmées qui conduisent à des sortes d’affrontements préfigurant une guerre civile. En ce sens les Etats-Unis comme toujours sont en avance sur le chemin de la décomposition. On peut dire sans se tromper que les institutions politiques des « démocraties » occidentales sont frappées d’inefficacité. C’est-à-dire qu’elles sont incapables de rassembler leurs peuples sur quelque sujet que ce soit. Il s’ensuit qu’en Occident les nations sont gouvernées par des clans minoritaires dans le pays. L’affaire Epstein a aggravé encore un peu plus l’image dégradée de cette classe politique. De plus en plus nombreux sont les citoyens qui soulignent que nous sommes sortis de la démocratie ordinaire. C’est bien sûr le cas en France où on voit que Macron qui a perdu successivement plusieurs élections arrive encore à gouverner sans problèmes, son gouvernement n’ayant en face de lui aucune opposition sérieuse. Cette sensation est aggravée aussi par le fait que le gouvernement français ne gouverne pas mais ne fait qu’appliquer les directives de l’Union européenne. Or la Commission européenne à une très mauvaise image, celle d’une bureaucratie corrompue qui nous mène à la guerre et qui travaille pour des lobbies. L’affaire des vaccins du COVID est encore dans toutes les mémoires. Mais également le fait que cette Commission européenne impose le démantèlement des entreprises historiques de service public comme EDF ou la SNCF, produisant une explosion des coûts pour les consommateurs. Dans le tableau ci-dessus, on voit que les Français sont les plus révoltés d’Europe. C’est logique étant donné la façon dont ces dix dernières années Macron et son gang ont déclassé le pays dans pratiquement tous les domaines. Macron est le plus mauvais président de la Vème République, celui qui aura tout raté dans sa triste vie. Mais nous voyons que les résultats ne sont pas meilleurs pour l’Italie, ce qui en dit long sur la réalité de l’adhésion des Italiens à la politique de Meloni. Seuls les journalistes et les politologues font semblant de croire que les crises périodiques qui secouent l’Occident font partie du fonctionnement normal de la démocratie. On entend souvent des journalistes imbéciles, par exemple au Monde, nous raconter que l’Europe institutionnelle a toujours avancé par les crises. C’est une manière de se rassurer et de donner un blanc-seing aux Européistes qui nous entrainer dans la guerre contre la Russie. Les dépenses budgétaires pour se réarmer pour une guerre qui n'aura probablement pas lieu, pèsent sur les déséquilibres de l’État et alimentent la dette publique qui atteint des niveaux extravagants. La Commission européenne est régulièrement mise en cause pour des affaires de corruption, que ce soit au niveau des députés européens qu’à la tête de celle-ci, Ursula von der Leyen étant régulièrement citée pour ses malversations récurrentes. Mais cette corruption n’est jamais sanctionnée, notamment parce que la Cour de justice européenne est à la botte de la Commission, mais aussi parce que les députés corrompus du Parlement européen ne tiennent pas à remettre en cause un pouvoir qui finalement leur convient. Ils sont bien payés, n’ont guère de travail – Rima Hassan passe plus de temps pour organiser une croisière vers Gaza que pour s’occuper de ce qui se passe au Parlement, Barella prépare sa candidature à l’Élysée – ils préfèrent regarder ailleurs.
Aux Etats-Unis, l’ICE est
sujet de divorce du peuple avec son gouvernement
Dans le graphique suivant, nous voyons qu’en France l’idée même que nous soyons en démocratie est en train de disparaitre. La tendance longue montre une dégradation constante et régulière du fonctionnement de la démocratie, l’idée que la démocratie ne fonctionne pas bien passant de 50% en 2009 à 76% en janvier 2026. Si la démocratie « ne fonctionne pas bien » en France, cela vient d’un ensemble de délitement des institutions. D’abord la classe politique qui par ses compromissions se révèle inefficace dans son fonctionnement. Les pantalonnades du gouvernement Lecornu et de ses soi-disant oppositions sont là pour le démontrer. La palme revenant au Parti « socialiste », ramassis de petits magouilleurs sans autre ambition que de conserver des sièges. Il est remarquable que l’Assemblée nationale qui ne représente plus que des lobbies, aient rejeté les mesures les plus populaires réclamées par les Français, que ce soit sur la mise au rebus de la loi sur les retraites ou que ce soit sur la taxation des plus riches qui échappent à l’impôt sur le revenu. Mais il y a également la justice qui est dans le collimateur. Celle-ci est décriée à la fois pour sa passivité face aux exactions des personnes d’origine immigrée, mais aussi par sa lenteur incroyable et pour ses jugements incompréhensibles du simple point de vue du bon sens. Depuis l’arrivée de Macron à l’Élysée, la police qui a été transformée en milice sauvage est également décriée. D’autres institutions qui antérieurement relevaient de l’action de l’État, comme la santé, l’éducation ou l’électricité sont totalement livrée à la logique du profit qui s’appuie indirectement sur le pillage des ressources de l’État. Les magouilles de l’Élysée pour vendre aux Etats-Unis ce qu’il reste des fleurons de l’industrie de pointe française, ont écœuré les Français. Toutes ces dérives aggravées par le gouvernement de Macron sont à l’origine du divorce. Quand les députés n’apparaissent pas comme des crapules, ils ressemblent à des imbéciles. Et je ne parle même pas du Sénat qui n’a jamais servi à grand-chose.
Dans le sondage suivant, nous voyons deux choses. D’abord que les Français tiennent pour responsable Macron et son gang dans la déconfiture et le déclassement du pays. Ensuite que l’Union européenne est elle aussi coresponsable de cette dérive. Enfin il esquisse quelques pistes pour la sortie de la crise institutionnelle que nous traversons depuis un quart de siècle. On sent une grande méfiance vis- à-vis de l’Union européenne. on propose de ne plus rien verser à cette boutique en cas de désaccord. Est-ce un pas qui préfigure la sortie ? Qui annonce une montée du sentiment souverainiste ? Je le pense. Du reste le fait que tous les partis représentés à l’Assemblée nationale ne veulent pas sortir de l’Europe, de l’euro et de l’OTAN, en dit long sur les possibilités pour la France d’accéder enfin à un changement d’orientation politique. On remarque également que le référendum est un outil de démocratie directe réclamé massivement. Évidemment les tenants de la démocratie représentative craignent l’usage massif et régulier du référendum, jugeant le peuple trop bête pour gérer ses affaires lui-même. On sait que depuis 2005 les politiciens n’en veulent plus, ils ont peur d’un référendum qui les obligeraient à une sortie de l’Europe. On remarque également que les Français ne veulent pas de la guerre avec la Russie, contrairement à la canaille journalistique qui tous les jours s’appliquent à justifier celle-ci pour dans quelques années, relayant le message idiot de militaires imbéciles qui croient qu’en additionnant les armées de toute l’Union européenne, cela fera une armée qui pourra battre la Russie. Le pourcentage des Français hostiles à l’idée d’en finir avec l’aide massive à l’Ukraine est très élevé, malgré une ardente campagne de propagande médiatique en faveur de Zelensky et de son gang.
On comprend mieux en lisant ces résultats pourquoi le gouvernement français, mais aussi la Commission européenne vise le contrôle total des réseaux sociaux et des chaines d’information parallèles. Il faut que le message passe : si tout va mal en Europe, ce n’est pas parce que la politique menée est nulle, incompatible avec les besoins des citoyens, mais parce que les Russes sont mauvais et mènent une guerre hybride qu’on est incapable de préciser. Il est donc de première instance de supprimer la diversité d’opinion. Lee Européistes avancent cependant à pas de loup, voulant préserver au moins l’idée que nous serions encore en démocratie. Un jour on interdit les médias russes en France, ce qui ne s’était même pas fait au moment des pires heures de la Guerre froide. Un autre jour on sanctionne en les privant de déplacements et d’accès à leurs comptes, ceux qui pensent mal, sanctions qui n’ont aucune base légale évidemment. Encore un autre jour on invente les possibles dégâts des réseaux sociaux sur les jeunes enfants pour ficher toute la population adulte et livrer des informations confidentielles à des entreprises étatsuniennes privées qui en feront l’usage qu’elles voudront bien.
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