Il est assez à la mode aujourd’hui de critiquer Trump pour
ses guerres mal préparées, ruineuses et sans issue. Mais si la critique et
juste, on oublie que ce sont juste des guerres étatsuniennes qui continuent la
longue litanie des guerres perdues, ruineuses et sans issue depuis maintenant
des décennies. Il y a bien longtemps que les Etats-Unis n’ont pas gagné un seul
conflit, depuis la guerre de Ronald Reagan contre la Grenade !! C’était en
1983. Trump après s’être fait élire sur un programme relativement pacifiste s’est
lancé dans une série d’actions militaires et de revendications territoriales sans
fin. Ayant pris l’habitude de dire tout et son contraire, l’opinion est lassée des
pitreries de l’homme à la figure orange. Cependant on est en train de voir des
inflexions dans la guerre en Iran. Manifestement les Etats-Unis cherchent une
porte de sortie. Trump a dit qu’il avait détruit tout ce qu’il y avait à
détruire en Iran. Mais c’est ce qu’a dit Marc Rubio qui est plus significatif :
il y a des « fractures » au sein de la hiérarchie
iranienne, et les Etats-Unis pensent que des personnalités ayant « le
pouvoir d’agir » vont s’imposer, a-t-il expliqué dans l’émission
« Good Morning America », sur la chaîne ABC. « Nous espérons
que ce soit le cas », a poursuivi le secrétaire d’État
américain. « Il y a clairement des gens qui nous parlent d’une
autre manière que les personnes précédemment aux commandes en Iran des choses
qu’ils sont prêts à faire. » Il avoue donc que le but de guerre des
Etats-Unis était un changement de régime, mais il sous-entendant qu’il a été
atteint ce qui semble être un nouveau mensonge.

Trump racontant des blagues
fantaisistes le 1er avril 2026 lors d’une conférence de presse
La vérité est que cette rodomontade sert juste à masquer l’échec
de cette aventure et le fait que les Etats-Unis n’ont pas les moyens de
continuer le jeu. Non le régime iranien n’a pas changé et tout indique qu’il s’est
même durci. Plus inquiétant pour l’Occident tout entier, les défaites des
Etats-Unis, et la multiplication des conflits aux quatre coins de la planète
est le reflet d’une perte de puissance depuis la fin de la Seconde Guerre
mondiale. La richesse et la puissance militaires des Etats-Unis qui avaient été
largement épargnées pendant ce conflit planétaire, laissaient entendre qu’ils
domineraient le monde pour longtemps. En réalité, c’est la démonstration
inverse qui a été faite avec la Guerre de Corée qu’ils furent incapables de
gagner, comme ils avaient été incapable de conjurer l’arrivée au pouvoir des
communistes en Chine. La Guerre du Vietnam qui leur a coûté très cher fut
encore un autre fiasco. Ils en furent chassés ignominieusement. Même contre
Cuba, malgré le blocus sauvage et criminel de cette petite île, ils n’arrivèrent
à rien. Trump prétend retourner contre elle sa puissance militaire pour la
soumettre à nouveau. Reagan prétendait avoir gagné la Guerre des étoiles contre
l’URSS en l’acculant à des dépenses militaires tellement énormes que ce système
dit communiste s’effondra. En vérité le menteur Reagan savait très bien que l’URSS
s’était écroulée sur elle-même pour des raisons internes et non parce que les
Etats-Unis l’avaient décidé.

Manifestation No Kings contre
Donald Trump à Saint Paul, Minnesota, le 28 mars 2026
Les nouvelles entreprises criminelles des Etats-Unis étaient
dès le départ vouées à l’échec. Et nous savons que des membres éminents du
Pentagone avaient alerté Trump sur les déconvenues possibles de la nouvelle
guerre en Iran. C’est, selon le mot d’Hervé Caresse, la troisième guerre du
Golfe. Mais les deux premières menées par les Bush, père et fils, avaient au
moins deux avantages. D’abord la première a été avalisée par l’ONU. La seconde
est passée plus difficilement, les Etats-Unis ont sorti un mensonge énorme
selon lequel Saddam Hussein possédait une arme de destruction massive, pour
entraîner une coalition hétéroclite avec en tête de gondole les Britanniques
qui sous la houlette de l’infâme Tony Blair se réjouissaient de se ruiner dans
cette entreprise. Certes cette guerre se termina par la défaite de Saddam
Hussein, mais elle entraîna un chaos qui à long terme ruina le malheureux Irak
au prétexte de lui donner la démocratie. Joseph Stiglitz, éminent prix Nobel d’économie,
chiffra le coût de ce désastre à 3 000 milliards de dollars. Et
encore ce chiffre est doublé si on y ajoute le coût pour le reste du monde.

Joe Kent expliquant les
raisons de sa démission
De nombreuses voix aux Etats-Unis protestent bruyamment
contre cette guerre sans issue et de surcroît mal préparée. Bien entendu, ceux
qui étaient déjà opposés à l’élection de Trump en 2024 sont les premiers à la
faire, mais à la fin du mois de mars on a vu aussi des manifestations massives
contre Trump et sa guerre, No Kings Protest, dans les bastions
républicains.
Tulsi Gabbard, la cheffe du renseignement étatsunien, avait annoncé que les
Iraniens étaient dans l’incapacité de produire une bombe nucléaire. Trump dit l’inverse,
et qu’heureusement il est intervenu pour stopper le programme du nucléaire
militaire étatsunien. Ce faisant, il passe pour un fieffé menteur et ressemble
de plus en plus au caractériel Richard Nixon. Personne ne le croit. Dans son
camp, au plus haut niveau, sa politique erratique est contestée. Joe Kent, qui
a démissionné de son poste de directeur du Centre national américain de lutte
contre le terrorisme pour protester contre la guerre israélo-américaine contre
l'Iran, a fait ces remarques lors d'une interview accordée à MintPress News
vendredi. Les États-Unis « ont travaillé directement avec Al-Qaïda » et l'État
islamique (EI, anciennement ISIS) pour renverser l'ancien président Bachar
el-Assad et détruire la Syrie, a déclaré Joe Kent, ancien chef de la lutte
antiterroriste du président américain Donald Trump. Joe Kent est un ancien
militaire et un ancien agent de la CIA. Il accuse clairement Trump de fourberie,
et pire encore de manger dans la main de Netanyahu !

Et en effet, la stratégie première adoptée par les
Etats-Unis et Israël a été d’éliminer les dirigeants iraniens du plus haut
niveau, dont le Guide suprême Khameini. C’est certainement une idée des
Israéliens qui ont infiltré depuis longtemps la société iranienne et qui ont
les capacités de les cibler. Mais si techniquement cette action a été un
succès, politiquement ce fut désastreux. Essentiellement parce qu’on croyait
que le régime iranien une fois décapité plongerait dans le chaos et ce chaos
entrainerait sa chute. Non seulement les dirigeants assassinés ont été remplacés
très rapidement, mais les Iraniens ont été capables d’infliger une guerre d’attrition
qui ruine les possibilités militaires des Etats-Unis dans le Golfe. Ils ont
également montré qu’il pouvait bloquer le détroit d’Ormuz comme ils le
voulaient et leurs alliés, les Houthis, menacent de bloquer aussi l’accès à la Mer
rouge, si cette menace arrivait à exécution, c’est tout l’Occident qui serait,
pour longtemps, plongé dans le chaos économique. Les guerres de Trump sont
probablement à l’origine de sa dégringolade dans l’opinion. Cela augure mal
pour lui pour les midterms. Ça, et bien
entendu son insondable stupidité criminelle, le 1er avril 2026, il
avançait que ses buts de guerre étaient presque tous atteints, qu’il avait
réussi à changer le régime, et qu’il lui restait juste deux semaines pour finir
le travail : « Nous allons frapper extrêmement durement [les
Iraniens] au cours des deux à trois prochaines semaines. Nous allons
les ramener à l’âge de pierre auquel ils appartiennent ». la fiabilité
de ce genre de fanfaronnade, outre qu’elle n’éclaire en rien les buts véritables
de son entreprise aventureuse, est proche de zéro.

Les dégâts en Israël qui est engagé à la fois dans une
guerre en Iran et dans une guerre au Liban, sont assez mal connus, y compris le
nombre de morts et de blessés. L’économie est forcément touchée, mais on ne
sait pas dans quelles proportions. En Israël ça commence à grogner, jusqu’à ces
derniers temps, les guerres d’Israël contre ses voisins fédéraient la
population contre l’ennemi commun. Ce n’est plus le cas aujourd’hui, et la
fracture de la société s’aggrave à cause des actions criminelles des colons en
Cisjordanie. On comprend bien que Netanyahu joue sa survie politique avec ces
deux nouveaux fronts ouverts, alors que la question de Gaza est bien loin d’être
réglée. Ici apparait une divergence entre les deux alliés dans ce combat
douteux. Trump semble vouloir se retirer en racontant que les Iraniens sont à
bout et qu’ils sont prêts à faire des concessions. Au contraire les Israéliens
ont d’autres but, semble-t-il continuer à frapper l’Iran, mais également à
occuper une partie du sud du Liban, sans trop savoir s’ils veulent l’annexer ou
en faire une zone tampon. Les deux pays qui ont déclenchés les hostilités
semblent se trouver dans une fuite en avant sans beaucoup de solutions
sérieuses pour en sortir.

Le sommet européen à
Bruxelles, le 19 mars 2026
Les dirigeants européens sont complètement désunis sur cette
question. Ils hésitent à condamner la guerre illégale des Etats-Unis contre
Téhéran. Les alliés des Etats-Unis traditionnels, le Royaume Uni et l’Ukraine
ont présenté leurs offres de service. Zelensky qui n’arrive pas à tenir son
front a avancé qu’il allait venir au secours des Etats-Unis dont les bases
militaires dans les pays du Golfe sont attaquées régulièrement par les drones
iraniens. C’est bien sûr une bouffonnerie. Pédro Sanchez, le premier ministre
espagnol a refusé de laisser les avions militaires étatsuniens se servir de son
ciel et de ses bases en Espagne pour faciliter le ravitaillement de ses avions.
Macron qui se fait régulièrement insulter par Trump, comme toujours dans l’ambigüité,
a laissé les Etats-Unis faire ce qu’il voulait en France, puis, s’étant fait
cracher dessus par Trump, a dit qu’il ne participerait pas à cette guerre
foireuse.
Kaja Kallas en bonne soldate hystérique de la Commission a manifesté son
soutien à la guerre folle de Trump. Certains se sont posé la question de savoir
pourquoi les dirigeants européens ne mettent-ils pas de sanctions aux États-Unis dont
la guerre illégale, les ruine littéralement ? La réponse est double, d’abord parce
qu’ils ont l’habitude d’obéir à l’Oncle Sam sans se poser de question, ensuite
parce que, pour la plupart ils doivent leur fonction de petits bureaucrates aux
Etats-Unis où ils ont été formés et très souvent financés comme Macron par
exemple. Néanmoins les conséquences ravageuses de cette guerre idiote font qu’ils
commencent à se poser la question de se rabibocher avec Poutine pour avoir du
gaz – ce que celui-ci a avancé, s’ils veulent du gaz, pas de problème, il leur
en livrera pour un prix six fois moins élevé que le gaz étatsunien. Bien
entendu il faudra qu’ils cessent de faire les cons en Ukraine en prolongeant
une guerre qui est déjà perdue. Les Allemands sont les premiers concernés par
ce revirement massif de l’opinion patronale et citoyenne. Mais pour l’instant
les politiciens au pouvoir à Berlin n'ose pas encore franchir le pas. Pourtant
cette guerre était l’occasion rêvée pour faire preuve d’une autonomie
grandissante vis-à-vis des Etats-Unis et de l’OTAN. Si l’Europe levait les
sanctions sur la Russie, si elle cessait de pousser Zelensky à continuer à
faire massacrer ce qu’il reste de son peuple, l’avenir serait relativement
radieux pour l’Europe, on pourrait réparer les Nord Stream, reprendre le
commerce avec la Russie, etc. Certains pays y sont prêts, la Hongrie bien
entendu, la Slovénie, mais la France, l’Italie et l’Allemagne, pourtant les
pays majeurs de cette Union bancale, hésitent encore. Ils préfèrent pour l’instant
continuer à suivre Ursula von der Leyen qui vise à se passer complètement du
gaz russe à l’horizon de 2030 ! Pendant ce temps la cheffe de la
Commission européenne préfère nouer un nouvel accord de libre-échange avec l’Australie,
comme si son but était clairement de finir de ruiner à la fois notre
agriculture et notre industrie. Mais dans ces conflits les Européens pèsent
peu. Macron a bien essayé de faire les gros yeux à Israël pour que ce pays
cesse ses frappes sur le Liban, il n’a récolté que le mépris des dirigeants
israéliens qui l’ont puni en disant que plus jamais ils n’achèteraient de l’armement
à la France. Tout cela manque de logique et de colonne vertébrale. Les Européens
regardent ce double conflit, en subissent les conséquences, mais n’osent
toujours pas se révolter pour tester une position qui serait un peu originale.
Pendant ce temps la Chine continue à importer du pétrole iranien, ses navires
ayant obtenu de l’Iran le droit de passer ! Ses importations de pétrole en
provenance de l’Iran auraient même augmenté ces derniers jours !

Le pétrolier russe Kolodkin
vient au secours des Cubains assiégé par les Etats-Unis
Néanmoins Trump est obligé de reculer un peu partout. Les Européens
n’ont pas les moyens de l’aider. Il se sert d’ailleurs de cela pour expliquer
son fiasco. Un autre exemple de ce recul est le fait qu’après nous avoir dit qu’il
allait s’occuper de Cuba – sous-entendant par là qu’il allait les ruiner encore
plus – il n’a pas eu le courage de s’opposer à l’arrivée du pétrolier russe Anatoly
Kolodkin qui est venu rompre le blocus criminel des Etats-Unis qui dure depuis
66 ans !
Un second pétrolier russe serait en partance pour Cube. Il sait pourtant très
bien que les Russes, comme les Chinois aident indirectement l’Iran à résister à
ses bombardements. On murmure également que dans l’ombre Trump négocie avec l’Iran
pour sortir de ce guêpier. Mais il semble que les Iraniens aient commencé de
comprendre qu’ils étaient les maitres du jeu. Non seulement les Etats-Unis ne
sont arrivés à rien, mais en outre, ils ont montré qu’ils étaient incapables de
contrôler le détroit d’Ormuz, autrement dit cela peut donner des idées à long
terme à l’Iran sur la vulnérabilité d’Israël et des Etats-Unis sur le plan
militaire. Parallèlement, les pays pétroliers du Golfe se rendent compte que la
protection des Etats-Unis qui y ont implanté des bases militaires était un handicap
plutôt qu’une réelle protection. On sait que déjà les Saoudiens ont manifesté
de plus en plus leur volonté de voir partir de leur territoire les soldats
étatsuniens, pour l’instant sans succès, et il est probable qu’ils vont
reprendre cette idée une fois la guerre avec l’Iran terminée. Trump a réclamé en
vain l’aide militaire aussi bien des pays du Golfe que des milices kurdes et de
l’Azerbaïdjan qui ont refusé pour l’instant. Et rien n’indique qu’ils
changeront d’avis. Les Chinois travaillent diplomatiquement à gérer la fin du
conflit. Il n’est pas besoin d’être un soutien des mollahs pour dénoncer cette
guerre israélo-étatsunienne sans issue, comme il n’est pas besoin d’être un
fervent castriste pour comprendre que le blocus inhumain de Cuba est un crime
contre l’humanité et n’aide en rien les Cubains à se sortir de l’impasse. C’est
même exactement l’inverse. Après avoir fanfaronner sur le fait que les Etats-Unis
possèdent la plus grande et la meilleure armée u monde, Trump, tout en
insultant les Européens – Macron en prend pour son grade – réclame pathétiquement
l’aide de l’OTAN qu’il est incapable d’obtenir ! Alors qu’il menace de
sortir de l’OTAN, c’est-à-dire de ne plus donner d’argent à cette boutique.
Mais en réalité il ne peut pas en sortir parce que en y restant, il continue de
contrôler les Européens, n’oublions pas que les Etats-Unis possèdent 100 000
soldats sur le sol européen. Cependant ce serait une très bonne chose qu’il en
sorte, car cela permettrait aux Européens d’être plus raisonnables vis-à-vis de
la Russie, de retrouver une certaine autonomie et un peu d’énergie pour faire
tourner la machine.

Dégâts d’une attaque
iranienne sur Tel Aviv, le 2 mars 2026
En Israël le moral n’est pas au beau fixe, il y aurait moins
de 50% des Israéliens qui soutiendraient cette guerre. Non seulement on se rend
compte de la vulnérabilité du pays, mais ensuite on ne voit pas très bien l’issue
aussi bien pour Trump que pour Netanyahu. Un quotidien de droite Yediot
Aharonot qui est bien sûr convaincu que l’Iran est un ennemi mortel
critique d’une manière à peine voilée aussi bien les Etats-Unis que le gouvernement
israélien. Il
note également les dissensions entre les deux pays sur les buts de guerres,
soulignant que la menace nucléaire contrairement à ce que prétend Trump n’a pas
été éradiquée. Le journal dénonce également le ton triomphaliste de Netanyahu
dès les premiers jours de la guerre, n’ayant pas prévenu que les Israéliens
allaient souffrir des conséquences de cet engagement militaire en Iran et au
Liban. Si sur le plan humain et matériel les dégâts semblent tout de même
limités, ils ont cependant remis en question auprès des Israéliens eux-mêmes de
l’idée qu’ils avaient de leur propre sécurité. Sur le plan diplomatique, c’est
encore pire, Israël qui avait déjà une mauvaise image dans l’opinion internationale
voit cette tendance décuplée. Le journal Times of Israel parlait le 24
mars 2026 d’une nuit de destruction. Ces
tensions pourraient conduire à une remise en question des accords d’Abraham,
laborieusement acquis sous la houlette du premier mandat de Donald Trump. La situation
catastrophique à Gaza et celle tout aussi problématique au Sud du Liban
pourrait remettre à terme les efforts de normalisation de l’État hébreux pour
sortir de son isolement. Les fractures à l’intérieur de la société israélienne,
disons entre les Israéliens ordinaires et les colons qui rêvent d’un Grand
Israël seront très difficiles à combler. Pour que les choses avancent, il
faudra sans doute en passer par se débarrasser de Netanyahu. Celui-ci a d’ailleurs
dit que l’Iran ne présentait plus une menace pour Israël, il semble que
maintenant il se mette à copier la posture du fanfaron Trump. Mais en même temps les Etats-Unis et Israël cherchent à avoir des alliés
et la caution de l’ONU pour ouvrir le détroit d’Ormuz, pour l’instant ça ne fonctionne
pas, le Conseil de sécurité ayant voté contre, avec la Chine, la Russie et la France !

Des missiles iraniens ont
frappé Dimona le 21 mars 2026
Si on ne sait pas trop où on va, une chose est certaine, le
prix du litre d’essence n’est pas près de redescendre, et les déclarations
contradictoires de Trump qui apparait pour ce qu’il est, un clown et un fanfaron,
ne nous donnent aucune perspective pour l’avenir immédiat. Le mieux qu’on puisse
attendre est que dans deux semaines Trump-le-menteur avance qu’il a gagné la
guerre et que ses buts sont atteints, pour accepter un cessez-le-feu qui ne
réglera finalement rien du tout dans la région, bien au contraire, les Iraniens
auront fait la démonstration qu’ils sont capables de tenir tête à la soi-disant
première armée du monde. Malheureusement il est probable que nous ayons à
revenir sur ce sujet terriblement mortifère dans les jours ou les semaines à
venir. Déjà les perspectives économiques à l’échelle mondiale sont mauvaises
pour tout le monde, sauf pour ceux qui travaillerons avec les Russes, c’est-à-dire
la Chine et l’Inde principalement. Pour les Etats-Unis et l’Europe, les prévisions
de croissance ont été abaissées radicalement, tandis que l’inflation devrait
repartir à la hausse. Mais certains font des affaires formidables. Par exemple
chez Total les traders ont engrangé un milliard de dollars depuis le début de
la guerre,
aux Etats-Unis c’est Pete Hegseth, le secrétaire de la défense, qui aurait
tenté d’investir des millions de dollars dans les valeurs liées à l’industrie
de l’armement, juste avant les frappes étatsuniennes sur l’Iran. On parle de
délit d’initiés du côté du gang Trump,
délit qui relèverait évidemment des tribunaux. Le cynisme des ces gens qui
envoient leurs soldats à la mort, qui commandent de mettre le feu au
Moyen-Orient, est sans limite. Investir au bon moment dans le pétrole ou l’armement,
c’est une vraie bonne affaire.
https://www.courrierinternational.com/article/manifestations-des-millions-d-americains-defilent-aux-etats-unis-contre-trump-ice-et-la-guerre-en-iran_242327
https://www.lemonde.fr/international/article/2026/03/31/le-petrolier-russe-anatoly-kolodkin-est-arrive-a-cuba-apres-l-approbation-de-donald-trump-malgre-le-blocus-impose-par-les-etats-unis_6675644_3210.html