Les politiciens ne sont pas vraiment intéressés par ce qui se passe aujourd’hui dans le monde et en France. Pour tout dire ils sont à côté de la plaque. Une des raisons à cela est que la professionnalisation du métier les entraine à ne penser qu’à la présidentielle de 2027 d’une manière obsessionnelle. Très peu ont des chances de bien figurer dans cette course à l’échalotte, mais ils s’en moquent, ils pensent qu’ils ont un destin et que leur talent éclatera pendant la campagne pour renverser des sondages qui sont peu souriants pour eux. Certains abandonneront cette course de fond justement quand les fonds commenceront à manquer pour mettre un peu d’huile dans la chasse aux électeurs. Les médias se font les relais complaisants de cette fantaisie pour mettre en valeur tel, ou tel candidat, pour faire croire qu’il y a un enjeu réel à aller voter. Juste après les municipales on nous a vendu le nullissime combinard Edouard Philippe, dit Fantômas, comme bondissant dans les intentions de votes après sa médiocre réélection à la mairie du Havre. On se demande si les journalistes sont idiots, vendus, ou s’ils nous prennent pour plus cons qu’eux. En février dernier, les sondages sont impitoyables, les Français ne font aucune confiance, ni dans le gouvernement, ni dans les politiciens en général. Ceux-ci passent pour carriéristes, opportunistes, plus intéressés par leur enrichissement personnel et de paraitre à la télévision que par le bien de la France et des Français. La plupart des candidats potentiels ou déclarés pour la présidentielle de 2027 sont généralement vus comme des médiocres combinards, c’est-à-dire sans vision pour l’avenir. C’est dire que le système des partis en France – et peut-être ailleurs en vérité – est incapable de sélectionner des personnes à la fois charismatiques et qui aient l’air un peu intelligent et pas trop cupides !
Parmi les vieux chevaux de retour on trouve des personnages aussi improbables qu’Hollande, Villepin ou Philippe. Le premier de cette liste de bras cassés a tout foiré en tant que président, en arrivant à l’Élysée son parti tenait pratiquement tous les leviers de la vie politique, l’Assemblée nationale, le Sénat, presque toutes les régions, et les grandes agglomérations. A la fin de son mandat il n’osa même pas se représenter tant sa cote était basse dans l’opinion – celle-ci ne sera enfoncée que par l’incroyable Macron, le plus médiocre d’entre tous. Hollande a tout perdu, y compris son honneur, et en outre il nous a légué un successeur dont il a fait la carrière et qui lui a pissé contre ! Plus raté qu’Hollande dans la politique je me demande si ça existe. Ensuite revoilà un vieux de la vieille, le sinistre Dominique Gallouzeau de Villepin. Aristocrate fin de race il est connu essentiellement pour avoir mis toute la France dans la rue parce qu’il avait imaginé imposer au pays le CPE – Contrat Première Embauche – qui aurait conduit à un SMIC a deux vitesses. Individu à moitié idiot, il reprenait là l’idée du sinistre Edouard Balladur qui perdit la présidentielle contre « son ami de trente ans » Jacques Chirac, justement parce que lui aussi voulait démanteler le SMIC – vieille obsession patronale issue directement du XIXème siècle. Ce Villepin-là tente de jouer sur une renommée acquise parce qu’il avait fait un discours à l’ONU contre la guerre en Irak qui expliquait pourquoi la France ne soutenait pas ce sinistre projet étatsunien. Mais Villepin a aussi d’autres casseroles en dehors du CPE et de sa volonté de nuire à Sarkozy à partir de faux documents dans l’affaire Clearstream[1]. Ce sont en effet ses liens avec le Qatar qui l’a sponsorisé qui sont en question[2]. Mais il serait aussi rémunéré par la Chine, sous la forme de conférences chèrement rémunérées – on parle de 100 000 euros par exhibition[3]. S’il n’est certainement pas le candidat des Etats-Unis, il est donc pourtant un candidat de l’étranger. Il masque cela en disant qu’il a une expérience internationale qui assurera à nouveau la grandeur de la France. Pour le reste il prétend rassembler, mais qui ? Ça c’est la question. Serait-il capable de faire ce qu’il n’a pas réussi à faire lorsqu’il était premier ministre ? Cependant sa candidature pose un certain nombre de problèmes. D’abord il est évident qu’elle va nuire à droite à Edouard Philippe, même s’il ne fait que 4%. Dès lors Mélenchon peut se dire qu’il a des chances d’arriver deuxième de ce ridicule tournoi en profitant de la division de la droite. Cependant Villepin peut tout aussi bien nuire à Mélenchon en ralliant à lui des voix islamophiles ! Là ça se complique sérieusement, on ne compte plus sur l’adhésion, mais sur la division des adversaires. Ceux qui voudraient voir le caractériel Villepin comme président de la République, se basent sur des sondages dits « cluster 17 » qui verrait Villepin juste derrière Edouard Philippe à la troisième place[4]. Ce type de sondage est presque toujours erroné et n’anticipe jamais sérieusement la réalité. En vérité cette percée passagère qui a conduit Villepin a entériné sa candidature, est une simple illusion portée par un passage régulier dans les médias de grand chemin, elle reflète seulement le fait que les Français sont généralement dégoutés des politiciens en général. Un de ses autres handicaps c’est qu’il est franchement antisémite, ce qui est une vieille tradition de la diplomatie française, un héritage lointain de de Gaulle qui dans une conférence de presse du 27 novembre 1967 s’était laissé aller : « J'ai dit du peuple juif non pas qu'il était un peuple “dominateur”, mais qu'il était un “peuple d'élite, sûr de lui et dominateur” ».
Villepin et le Qatar c’est une vieille histoire
Tous les candidats potentiels ou déclarés pensent qu’ils seront bien placés pour battre Bardella le candidat du Rassemblement National. Il est en effet invraisemblable que la justice laisse Marine Le Pen retourner devant les électeurs, quoi que ce serait pourtant un bon tour à jouer au RN qui serait bien embarrassé pour choisir celui ou celle qui le représenterait. Bien que nullissime et louvoyant Bardella sera certainement au second tour de ce cirque. Il est régulièrement crédité de 35% des voix pour le premier tour. Il vient d’ailleurs de soigner son image de marque en révélant qu’il est « fiancé » avec une princesse italienne, Maria Carolina De Bourbon des Deux-Siciles. C’est très bien joué. Ça ressemble à la campagne des Macron en 2017, montrer que le président a aussi un cœur et une vie de rêve en dehors de la politique. Mais au-delà, cette campagne de presse montre que Bardella est aussi le candidat du système qui détient la presse. Paris Match est maintenant la propriété de Bernard Arnault, celui qui avait fait tout de même pour partie le succès de Macron en 2017. C’est bien joué, même si on peut dire que ce genre de connerie équivaut ouvertement à prendre les électeurs pour des imbéciles. Mais enfin, il y en a bien qui se sont laissés prendre à la romance imaginaire des Macron en 2017, romance encore plus capillotractée et ridicule que celle de Bardella et de sa vulgaire princesse.
A droite, profitant de la débâcle annoncée de la gauche, les candidats prolifèrent. Le premier et le plus ancien est Edouard Philippe, dit Fantômas. Celui-ci a pourtant un bilan catastrophique en tant que Premier ministre, poste à partir duquel il s’est appliqué à emmerder les Français. Souvenez-vous ses palinodies sur le COVID quand il enfermait tout le monde à double tour, sa passion, quand il couvrait le scandale du vaccin et de la chloroquine. Ce lobbyiste du nucléaire en France n’a jamais divulgué sa fortune, mais elle doit être conséquente pour qu’il ne la divulgua point ! Sa nocivité native ne s’est pas arrêtée là. Il s’est démené comme un beau diable pour faire massacrer les Gilets jaunes. Car c’est ce sinistre individu qui était aux premières loges pour éviter tout dialogue et pour lâcher les chiens contre les manifestants. Il cherche aujourd’hui à faire oublier qu’il a mené le programme de destruction massive de la France avec Macron en vendant les fleurons de notre industrie aux Etats-Unis. Il est aussi responsable de l’effondrement de l’hôpital public. Cerise sur le gâteau, ce père Ubu nouvelle manière avait décidé que les Français ne devait plus dépasser le 80 km heure sur les routes, il ne savait pas trop quoi inventer pour emmerder les Français ! Sous la pression publique il dut finalement assouplir sa position. Menteur comme un arracheur de dents, il a changé de discours au moins trois fois à propos de Macron. D’abord en 2017 il alertait que l’élection de Macron serait un désastre pour la France – ce qui s’est révélé exact. Mais il sera nommé Premier ministre par celui-ci pour l’accompagner dans son exercice détestable du pouvoir. Il se présentait alors comme son loyal serviteur ! Puis, plus récemment, vu la popularité étriquée de son « ami », il a raconté à qui voulait l’entendre – essentiellement des journalistes qui ont répercuté le message – qu’il ne devait rien à Macron. Certes il semble moins fondu que l’actuel locataire de l’Élysée, mais il est tout aussi louvoyant et menteur que lui. Comme tout bon politicard cupide, ce grand sifflet possède son lot d’affaires judiciaires qui ne sont pas soldées. Essentiellement il s’agit de détournement de fonds publics et prise illégale d’intérêt[5]. C'est au sein du programme « Young Leaders » de la French-American Foundation qu’Édouard Philippe, a rencontré Emmanuel Macron. Cet européiste est d’une manière assez naturelle le candidat des Etats-Unis, je veux dire de l’État profond étatsunien. C’est probablement lui qui sera contre Bardella au second tour, et déjà les journaux activent l’idée de faire barrage à Bardella en avançant qu’Edouard Philippe serait le seul à pouvoir battre le candidat du Rassemblement National. Parmi les joyeusetés promises par le programme de Fantômas, il y a cette idée lugubre d’allonger l’âge de départ à la retraite jusqu’à 67 ans ! Son élection entrainerait certainement aussi bien un blocage de l’Assemblée nationale – pour cause d’une majorité insuffisante, vue que la gauche et le Rassemblement Nationale en se coalisant seront majoritaires pour renverser son gouvernement – et sans doute des manifestations massives dans la rue. C’est un autre Juppé si vous voulez dont le seul principe de plaisir est d’emmerder les Français et satisfaire les lobbies qui l’ont grassement nourris.
Comme le montre le dernier sondage Elabe qui date de fin mars, la gauche est complètement dans les choux. Mélenchon aura bien du mal à dépasser les 10%. Il paie là ses extravagances islamophiles et immigrationnistes, ses insultes et autres fantaisies. Il est de devenu le candidat le plus détesté de la classe politique française. Bravo l’artiste ! s’il arrivait au second tour – on se demande par quel miracle – il serait battu par n’importe quel candidat, contre Bardella se serait 71,7%/28,5%, autant dire un gouffre infranchissable à un an des élections. La défaite programmée de Mélenchon sera cependant une très bonne chose pour la gauche pour se refaire une santé. L’antisémitisme rampant et opportuniste de Mélenchon et de son gang l’a plombé définitivement, le renvoyant au rang des vieillards maniaques, gâteux, et dépassés par les contingences. Ces très mauvais sondages pour la gauche encouragent naturellement les autres composantes de celle-ci à se déclarer. Ne parlons pas de la candidature farfelue de Hollande, si celui-ci osait malgré tout se présentait, il serait crédité au mieux d’un score de 8,5%. Pour rappel, en 2012, au premier tout il avait fait 28,5% alors que Mélenchon récoltait 11% des voix. C’est dire si ce médiocre est dévalorisé dans l’opinion, on dit qu’il préparerait un livre pour la rentrée de septembre 2026. Notez que cet individu soi-disant « socialiste » était aussi un Young leader, donc un autre candidat des Etats-Unis. Parmi tout ce qu’il a raté dans les grandes largeurs il faut porter à son bilan, la réforme des régions, à la fois couteuse et inutile, et également sa paresse pour faire appliquer les accords de Minsk dont il était garant avec Merkel et qui auraient pu éviter une guerre ruineuse avec la Russie. Mais il croyait sans doute dans sa grande ignorance que l’Ukraine pourrait gagner la guerre contre la Russie. C’était un homme sans idée sur le plan économique, répétant depuis les années quatre-vingt le sempiternel programme du consensus de Washington sur la dette et les salaires. Il est sans dimension sur le plan politique, juste un sournois et un petit magouilleur. Je pense pour ma part qu’il aura la sagesse de renoncer avant même que la campagne effective ne s’ouvre.
Mélenchon dans sa diatribe contre les blancs s’enfonce tous les jours un peu plus. Le 9 avril dernier, à l’Institut La Boétie, il expliquait bêtement que les blancs, catholiques de surcroit étaient incapables de faire le socialisme. « Si vous comptez sur les ouvriers blancs catholiques pour faire le socialisme en France, ça n’aura pas lieu » Cette diatribe montre que son niveau de compréhension de la réalité est de plus en plus défaillant et que lui-même frise l’idiotie. Déjà il suppose que les ouvriers blancs sont catholiques, ensuite qu’ils n'ont aucune appétence pour le socialisme, et donc qu’on est bien obligé de compter sur les ouvriers importés du Tiers Monde et musulmans pour réaliser ce rêve – ou ce cauchemar. Je passe sur le côté raciste. Certes c’est dans le prolongement des errements de Terra Nova, la boutique rocardienne de la seconde gauche, c’est-à-dire de la droite avec un faux nez. Mais il suppose que les musulmans ont un grand appétit pour le socialisme. Il sera difficile de prouver ce genre d’imbécilité dans les faits présents ou passés. Cet amalgame foireux semble vouloir dire en filigrane que si on veut le socialisme il faut être encore plus pour l’immigration et pour la construction des mosquées dans les territoires perdus de la République ! Si on continue dans cette voie de réflexion, on en arrive forcément à se demander pourquoi des socialistes musulmans issus de l’immigration mettraient à leur tête un « tout blanc, tout moche » et vieux croulant par-dessus le marché. A mon sens il n’est pas simplement dans la provocation, il a complètement perdu la tête et ne sait plus ce qu’il dit. Mais quelques orphelins de la gauche qui savent bien à quoi s’en tenir sur ce personnage loufoque voteront tout de même pour lui pour « ne pas désespérer Billancourt ». Or un peu d’intelligence à gauche serait justement de faire l’impasse sur 2027 pour rebâtir quelque chose de viable et d’attrayant pour l’électeur.
Du côté de la soi-disant gauche, on a la candidature annoncé d’un autre médiocre, l’antipathique Raphael Glucksmann, ouvertement un agent des Etats-Unis qui a pris à ce service la succession de son père. Sa seule idée politique est de faire la guerre à la Russie jusqu’à la mort et d’intégrer l’Ukraine dans l’Europe pour en faire une puissance militaire qui un jour, plus tard, on ne sait pas quand pourra mettre ce pays en pièces pour le compte des Etats-Unis. Quand il était au service Mihail Saakashvili, un agent de la CIA, qui était arrivé par hasard à la tête de la Georgie, ce sinistre personnage défendait un programme ultra libéral, démantèlement du droit du travail à la clé et baisse des salaires. C’est un autre Macron, aussi stupide et ignare, presqu’aussi fondu. Mais lui aussi se croit un destin, si ce n’est pas pour aujourd’hui, ce sera pour demain ! Son idée est sans doute de marquer un peu son territoire à la droite du candidat du PS qui apparaitra tôt ou tard quand les querelles intestines entre les hiérarques de ce malheureux parti voué à la disparition se seront calmées. Globalement la gauche de Glucksmann à Mélenchon c’est un peu moins de 30%. Les uns pèchent par leur islamophilie et leur immigrationnisme, les autres par ce qu’on appelle bêtement leur social-libéralisme. Mais si massivement les Français rejettent l’islamophilie et l’immigrationnisme, ils rejettent tout autant cette forme macronienne, européiste et libérale que prône la gauche de droite. Au-delà des divergences stratégiques, il n’est pas certains que les politiciens se rendent clairement compte de leur déphasage complet d’avec la réalité.
Parmi les candidats qui se croient un destin et qui croient que les Français n’attendent qu’eux, voici David Lisnard qui fort de son score soviétique – il a fait 81% des voix aux dernières municipales – en a déduit stupidement que la France c’était comme Cannes, un pays peuplé de vieux rentiers qui passent leur temps à dire que tout de même les domestiques coutent très cher et que les salariés ont bien trop d’avantages sociaux. Donc ce Lisnard là déroule un programme ultra-libéral sur le vieux thème de la nécessité de faire maigrir l’état et d’en finir avec les avantages sociaux, de rallonger aussi la durée du travail. Il est en phase avec le patronat qui en ce moment pousse pour rogner encore un peu plus les acquis sociaux. Il n’aura pas pour autant l’appui du MEDEF qui lui préférera facilement Edouard Philippe. En effet pour tenter de se différencier des autres candidats de droite, Lisnard crie haut et fort, un peu à la manière de Milei. Mais on l’a vu si les Français dans leur ensemble se méfient de la gauche, ils réclament aussi plus d’égalité devant l’impôt et comme le dit Piketty, quel que soit le candidat élu, de droite ou de gauche, il fera payer nécessairement les plus riches pour tenter de combler réduire la dette[6]. Cette candidature fera évidemment doublons avec une hypothétique candidature de Zemmour ou de sa maîtresse. Or ces deux là qui n’ont aucune chance ont un double but : d’abord essayer de passer la barre des 5% pour voir ses frais de campagne remboursés, et ensuite nuire autant qu’ils le pourront au candidat du Rassemblement national.
On remarquera que tous ces candidats, de droite ou de gauche, restent scotchés dans l’Union européenne et dans l’usage de la monnaie unique qui pourtant nous a ruiné. Le seul candidat réellement souverainiste sera sans doute Asselineau s’il arrive à collecter les signatures nécessaires pour se présenter. Mais même dans ce cas, n’ayant presque pas de moyens, et le camp souverainiste étant complètement éclaté, il est voué à un très faible score. C’est pourtant le seul qui propose une sortie de l’Europe institutionnelle et qui est capable de dire pourquoi. On aura aussi sans doute une candidature de Dupont-Aignan, souverainiste assez peu conséquent et confus. Il y a pourtant en France un noyau d’électeurs qui voteraient très bien pour un programme de sortie de l’Europe, mais leur expression est bloquée par tous les partis dits de gouvernement. Une partie du vote souverainiste est captée par le Rassemblement National qui pourtant s’accommode fort bien de Bruxelles et de la monnaie unique, surtout avec Bardella qui est maintenant complètement aligné. Les élections de 2027 seront des élections qui ne changeront rien dans un sens positif pour la France. Tous les prétendants qui ont des chances de passer les 5% se sont alignés sur l’Europe de Bruxelles et sur la haine de la Russie. Ils ont tous approuvé le programme de réarmement qui est ruineux pour la France. Il faut le dire ici et le répéter la France n’a pas à craindre une agression de la Russie, ce qui veut dire que ses dépenses militaires à la hausse, dont le fameux porte-avions dit France Libre, et qui devrait rentrer en circulation en 2038, coutera au moins 10 milliards d’euros, mais il est à peut près certain que d’ici à 2038 ce budget aura doublé – comme d’habitude. On voit bien ce que pourrait faire cet argent pour la santé qui est à l’os, pour l’éducation, pour tout ce qu’on voudra, et par ailleurs la guerre des Etats-Unis qui ont de beaux porte-avions, a démontré que dans les nouvelles formes de la guerre – la guerre moderne pour être clair – ils ne servaient à rien. De même un programme de gauche sera impossible à appliquer sans une sortie radicale de la monnaie unique. Ceux qui ont pensé l’Union européenne et la monnaie unique ont toujours pensé qu’il serait difficile, voire impossible d’en sortir, et c’est pour ça que ces deux institutions existent encore malgré les désastres qu’elles ont amenés sur l’ensemble du continent.
A Harnes le nouveau maire
fait enlever les drapeaux ukrainiens et européen
Lors des élections municipales de 2026, on a vu des maires nouvellement élus du RN faire retirer les drapeaux ukrainiens et européens du fronton des mairies, ce qui a fait hurler les couillons du journal Le monde[7]. On a vu également pendant les quelques jours de la révolte des paysans contre le Mercosur, des drapeaux européens brûlés. Mais si cela confirme qu’il existe en France un vrai courant souverainiste, il n’est guère probable que cela modifie la ligne de conduite de Bardella qui est clairement européiste. Ces actes sont aussi la démonstration que le RN à son plus haut niveau est très divisé sur la question du Frexit. A gauche le Frexit a disparu, un individu comme Frédéric Lordon qui au moment de la crise grecque militait pour la sortie de l’Europe aujourd’hui passe la brosse dans le dos de Mélenchon qui lui n’en a jamais eu l’intention et qui a même milité pour Maastricht. Tout cela fait dire à Montebourg qui pourtant vient du Parti socialiste, que le clivage gauche- droite ne représente plus grand-chose. Comme les choses ne vont certainement pas s’arranger avec le changement de têtes de l’exécutif, il faut s’attendre à ce que ce soit la rue qui s’exprimera, surtout qu’il est probable que le taux d’abstention au second tour de la présidentielle et aux législatives qui suivront ne soit pas propice à un gouvernement stable. Bref comme on l’a compris c’est mal parti pour qu’en 2027 j’aille mettre un bulletin dans l’urne !
Lordon servant la soupe à
Mélenchon
[1] https://www.lemonde.fr/societe/article/2006/04/29/derriere-l-affaire-la-guerre-villepin-sarkozy_766865_3224.html
[2] https://www.marianne.net/politique/liens-avec-le-qatar-ou-l-arabie-il-n-y-aucune-puissance-etrangere-derriere-se-defend-villepin
[3] https://www.radiofrance.com/presse/revelations-les-affaires-chinoises-de-dominique-de-villepin
[4] https://www.instagram.com/p/DW8oH62jZgI/
[5] https://www.blast-info.fr/articles/2025/detournement-de-fonds-publics-edouard-philippe-dans-le-collimateur-de-la-justice-zydU1nbqRZy5J-YQSPLHpQ
[6] https://www.lemonde.fr/idees/article/2026/04/11/thomas-piketty-1789-1945-2026-trois-crises-de-la-dette_6679243_3232.html
[7] https://www.lemonde.fr/politique/article/2026/03/30/des-maires-rn-nouvellement-elus-retirent-le-drapeau-europeen-de-leur-hotel-de-ville_6675467_823448.html