
Manifestation antifasciste d’Orléans le 24 octobre
Venus de la France entière, de nombreux cars avaient été affectés, des manifestants antifascistes s’étaient réunis à Orléans pour protester contre la tenue du congrès du RN dans la ville. La mobilisation était évaluée entre 10 000 et 26 000 personnes, avec les mêmes idées qui ne font pourtant plus recette depuis des années, la convergence des luttes, la lutte contre le racisme, en assimilant le RN a une organisation fasciste. Des clowns comme Bagayoko ou Olivier Faure étaient présents., une cinquantaine d’organisations s’étaient rassemblées, on pouvait y voir la triste Sophie Binet représenter la CGT. De son côté le RN réunissait 5 000 personnes au Zenith de la même ville. Que signifie cette manifestation ? Que le RN doit être interdit ? Qu’on doit le priver de la parole ? Est-ce une démonstration de force pour prévenir ce parti que s’il arrive au pouvoir, il sera contesté dans la rue avant même d’agir ? On ne sait pas trop. Je n'ai aucune sympathie pour le RN, pour des tas de raisons, essentiellement parce que c’est un parti de droite qui épouse les réformes économiques et sociales décidées à Bruxelles, mais pas du tout parce que ce parti serait fasciste, même si en son sein il y en a sûrement qui aimeraient bien. Il faut le répéter une fois de plus pour éviter les imbécilités à la Chapoutot – qui est pourtant censé être historien – notre époque n’a aucun rapport avec celle de l’entre-deux-guerres en Italie comme en Allemagne des partis de masse qui ont pu se doter d’une force paramilitaire importante. Cet amalgame est insupportable parce qu’il ne sert qu’à éviter de se poser les bonnes questions comme par exemple celle-ci : pourquoi donc la gauche est-elle si basse dans l’opinion alors que la situation sociale et économique est catastrophique ? Poser la question, c’est y répondre, c’est que si le potentiel de révolte est élevé, les partis de gauche, comme les syndicats n’apportent pas les bonnes réponses. Dans le meilleur des cas ils suivent le mouvement.

Manifestation à Paris le 24 octobre 2026
Ces gens-là qui manifestent contre le RN, font comme si les Glucksmann, les Attal, les Philippe, contre lesquels ils ne manifestent pas, étaient moins nocifs que les gens qui soutiennent Marine Le Pen. Et il faut rappeler que ce sont ces gens-là qui ont appelé à faire barrage en 2022 au RN et qui ont ainsi contribué au maintien du guignol Macron à l’Élysée. IL n’est guère besoin de vous faire un dessin pour vous rappeler quelle catastrophe a été pour la France la réélection de cet imbécile. Or si on regarde de près ce qui se passe aujourd’hui, c’est bien Macron et son gang qui ont magouillé pour faire des manifestations légitimes du 17 octobre dernier un enfer de violence et de pillages, avec des provocations et des violence policières constantes afin de dissuader les Français de continuer à manifester, avec un coût extrêmement élevé pour le pays. Le 24 octobre 2026 en dehors d’Orléans les manifestations étaient interdites ou fortement limitées. Le but du gang Macron n’a pas été atteint, et les cortèges autorisés ont présenté une foule assez dense. Il y avait un petit peu moins de monde pour manifester aussi bien parce que depuis le 17 octobre beaucoup ont peur de manifester à cause de la répression sauvage de la milice, mais aussi parce que les défilés ont été détournés et que de nombreuses manifestations ont été interdites, à Lyon par exemple où la, milice a chargé tout de suite, ou à Aix-en-Provence où pourtant la manifestation du 17 s’était déroulée dans le calme.
Manifestation
à Paris le 24 octobre 2026
Ce qu’on constatait de prime abord, c’est que les manifestants n’étaient principalement pas des lycéens, ni des racailles de quartiers, mais des travailleurs ordinaires qui manifestaient pour le pouvoir d’achat et contre la répression, avec des mots peu tendres pour la milice. Et puis il y avait des Gilets jaunes, avec quelques blocages de ronds-points tout à fait bienvenus. Bien entendu on trouvait aussi des manifestants obnubilés par Gaza et leur antisémitisme natif, c’est inévitable. A Paris on pouvait voir un manifestant brandir une pancarte idiote conçue par Urgence Palestine qui fait l’objet d’une procédure de dissolution toujours en cours, parce qu’affiliée aux Frères musulmans. On appelle ça le confusionnisme intéressé qui consiste à venir greffer sur une manifestation contre Macron et son gang des problèmes qui ne concernent en rien la France et les Français comme nous pouvons le voir sur l’image ci-dessous. Ce genre d’amalgame n’aide en rien, et au contraire cela dévalorise la manifestation elle-même, vers des problèmes lointains, tout en divisant le mouvement, parce que quoi qu’on en dise, la cause palestinienne n’est pas vraiment populaire, même si le gouvernement israélien est plutôt mal vu. Les slogans scandés par la foule portaient sur la question du pouvoir d’achat, de la misère, de la détestation de Macron, et aussi de la milice, les slogans ACAB et Tout le monde déteste la police. Les enseignants n'étaient pas les derniers à crier leur colère, eux qui ont été martyrisés et dévalorisés systématiquement depuis pratiquement vingt ans, les salaires ont régressé, et les conditions de travails sont devenues épouvantables.

En tous les cas, malgré les restrictions, les détournements d’itinéraires et autres malices du pouvoir autoritaire qui est le nôtre, les manifestations ont été un grand succès, on a compté presque le même nombre de manifestants que la semaine dernière. Ce qui semble vouloir dire que nous sommes au début d’un nouveau cycle de protestations massives, malgré les violences policières et les pillages des commerces. Si les manifestations ont été beaucoup plus calmes que le 17 octobre, la police cependant n’a pas hésité à disperser les manifestants d’une manière violente, alors que ce n’était pas nécessaire dans la plupart des cas. Bien sûr les journalistes toujours prompts à venir au secours d’un pouvoir en déshérence vous montreront des vidéos de jeunes gens manifestement venus pour en découdre, ils existent pourquoi le nier. Mais ils ne représentaient pas la masse des cortèges et les pillards étaient restés dans leurs quartiers, comme quoi quand on veut on peut facilement empêcher ces dégradations.

Manifestation à Marseille le
24 octobre 2026
Autrement dit la tactique mise en place le 17 octobre pour casser le mouvement en laissant faire les pillages, voire en envoyant des flics déguisés en casseurs pour jeter de l’huile sur le feu, n’a pas été couronnée de succès. Le mouvement social a su déjouer le piège, et c’est doute cela qui est le plus inquiétant pour les semaines à venir. A la manière des Gilets jaunes des années 208 et 2019, des appels pour revenir manifester le 31 octobre ont été déjà lancés. Comme on le voit, si l’étincelle a été dans la rue le mouvement lycéen, maintenant celui-ci est profondément ancré dans le peuple et promet une fin de mandat difficile pour Macron. Ceux qui ont parié sur la passivité des Français pour continuer tranquillement leur besogne de destruction semblent s’être trompés d’époque.

Manifestation à Strasbourg le
24 octobre 2026

























