lundi 31 août 2026

De la dette publique et de son apurement, les vases communicants de l’économie

 

Augmentation de la dette publique en euros depuis l’élection de Macron en 2017 

Dans la campagne présidentielle qui s’ouvre et qui va nous saouler pendant 9 mois, il y a deux sujets qui vont tenir le devant de la scène. D’abord l’immigration, c’est un sujet qui concerne toute l’Europe, voir les manifestations anti-immigrés en Angleterre, en Pologne, en Espagne, ou encore en Allemagne. Les journalistes disent souvent que ce sujet est manipulé par l’extrême-droite. En vérité c’est parce que l’immigration pose un problème important – voir les attentats, les exigences de la communauté musulmanes, les provocations continuelles à propos du voile, des cantines scolaires, ou la construction des mosquées – que l’électorat se tourne aujourd’hui, plus qu’hier, vers les partis dits d’extrême droite, que ce soit en France ou Marine Le Pen malgré ses condamnations a des chances d’être élue, même si ce n’est pas certain, ou en Allemagne où l’AfD a le vent en poupe ou encore au Royaume Uni où Nigel Farage et son parti Reform UK font figure de favori pour les futures élections législatives, et même jusqu’à l’Espagne où la question de Ceuta pose une question très simple sur la porosité des frontières. Mais laissons ce sujet pour le moment, il reviendra bientôt. Le second sujet important touche la question de la dette publique qui a littéralement explosé depuis la malencontreuse arrivée de Macron à la tête de l’État. Ce président qui aura échoué dans exactement tous les domaines, a fait reculer la France de trente ans au moins dans tous les domaines, l’économie, la santé, l’éducation et la place de la France dans le monde. Il sera difficile pour le prochain élu de faire pire. La question de la dette soulève deux problèmes : le premier est son niveau absolu, et le second aest ce qu’on appelle la charge de la dette, amortissement de l’emprunt et intérêts. Si la dérive continue le service de la dette dépassera 100 milliards d’euros en 2008. Ces cent milliards seraient évidemment bien mieux dépensés s’ils étaient affectés à la santé, à l’éducation ou à d’autres infrastructures utiles pour la collectivité, voire pour nationaliser l’EDF, les autoroutes ou les chemins de fer. 

Évolution de la dette publique en pourcentage du PIB depuis 1890. 

Le graphique ci-dessus montre que dans l’histoire, la France a connu des situations d’endettement bien pire. En 1945 la dette était d’environ 215% du PIB. Aujourd’hui elle n’est que de 118%. C’est certainement important, mais on a connu pire. Remarquez que si à la sortie de la guerre nous avions une dette de plus de 210%, celle-ci a été apurée en quelques années, entre 1945 et 1950 elle était passée à moins de 40% ! Faisons deux remarques. D’abord cette dette a été apurée alors qu’on avait mis en place une augmentation des dépenses sociales, c’était la mise en place de la Sécurité sociale, contre laquelle le patronat s’élevait bruyamment. Et donc la hausse spectaculaire des dépenses sociales n’a pas nui au remboursement de la dette. Je rappelle ici que le sinistre Mendes-France avait refusé de cautionner la mise en place de la Sécurité sociale au motif que cela ruinerait l’économie ! Ensuite on remarque que depuis une vingtaine d’années on met en place des plans pour faire baisser la dette, notamment en diminuant les remboursements de la Sécurité sociale et les allocations chômage, le moins qu’on puisse dire est que cette politique austéritaire n’a pas été efficace. 

Peut-on réduire la dette française actuelle sur le modèle de l'après  Seconde Guerre mondiale ? (3/3) - Les Yeux du Monde

Il y a trois façons de faire baisser le taux d’endettement :

1. une forte croissance économique, ce qui permet de ne pas toucher ni aux dépenses étatiques et aux dépenses de la Sécurité sociale, ni aux taux de fiscalité. Une croissance de 4 ou 5% par an est un moyen de régler une partie de la dette, c’est ce qui était durant les Trente glorieuses ;

2. une inflation supérieure aux taux d’intérêts, cette inflation permet de diminuer la dette radicalement. Si la différence entre le taux d’inflation et les taux d’intérêt qu’il faut payer pour rembourser la dette, alors la dette diminue à proportion de cette différence. Dans ce cas là il faut que soient réunies deux conditions, que l’inflation soit supérieure à 10 % et que le taux d’intérêt lié au remboursement de la dette soit fixé par l’État et non par les marchés, d’où l’intérêt d’avoir une banque centrale qui soit sous la tutelle de l’État. Évidemment cela aboutit forcément à entamer le patrimoine de ceux qui ont acheté les Bons du Trésor. 

Ces deux premières conditions étaient réunies à la sortie de la Seconde Guerre mondiale en France, mais aussi au Royaume Uni, en Italie et en Allemagne. Entre 1945 et 1948 la dette publique française a ainsi diminué d’environ 50%. Vous remarquez en regardant le graphique ci-dessus qu’à partir de 1983, la France pour se conformer aux directives allemandes et entrer dans l’Union européenne à son détriment, va se fixer comme objectif sous la directive de cette crapule de Jacques Delors de désindexer les salaires de l’inflation. Cette méthode radicale qu’avait testé Margaret Thatcher et Ronald Reagan avant l’Europe, a mécaniquement abaissé le pouvoir d’achat des salariés, augmenté celui des rentiers, et n’a pas relancé la croissance comme nous le voyons toujours dans le graphique portant sur la croissance. Au contraire cette déflation salariale a encore un peu plus ralenti la croissance. Faire adhérer aux thèses néolibérales le Parti socialiste français qui avait été élu en 1981 sur la base justement d’un programme de rupture – avec nationalisations, abaissement de l’âge de départ à la retraite – ce fut le travail du sinistre Jacques Delors, l’homme du Vatican qui se flattait d’avoir détruit l’échelle mobile des salaires avec si peu de résistance, et dont le but n’était pas d’aller vers plus d’égalité, mais plutôt de construire obsessionnellement l’Union européenne. Les plus avancés avaient compris avant 1981 que la construction de l’Europe était un piège pour faire avancer la cause du patronat. Vous remarquerez que l’endettement croissant de la France n’a rien à voir avec un clivage gauche-droite, mais s‘explique par l’alignement de la politique française sur les directives européennes. 

 

Revenons un instant sur l’inflation. D’abord il faut dire qu’il y a deux sortes d’inflation : l’une qui est provoquée depuis l’extérieur avec une hausse des prix des matières premières et de l’énergie, et l’autre qui est le résultat d’une hausse des salaires, soit parce que les salariés revendiquent, soit parce qu’on se trouve proche du plein emploi. La première ne sert pas à grand-chose sur le plan du désendettement, la seconde correspond à un transfert de la classe des rentiers vers celle des salariés. Celle-ci pousse la demande et la demande tire la production, la croissance et l’emploi. La limite de ce raisonnement logique tient au fait que cela fonctionne bien à deux conditions, d’avoir conserver sa souveraineté monétaire et ensuite de contrôler ce qui rentre et ce qui sort du territoire national. Dans le cadre d’un pays désindustrialisé comme le nôtre – pays que cet imbécile de Macron veut transformer en parc d’attraction pour touristes étrangers – qui est maintenant et contre toute logique déficitaire dans le secteur agricole, cela devient très difficile. 

Venons-en aux dépenses. Si on tape sur les dépenses c’est qu’on a abandonné l’idée que la politique de l’offre chère à cet imbécile de Macron puisse relancer la croissance car si celle-ci était forte cet endettement aurait financé facilement. Le patronat comme les politiciens de droite pensent que l’endettement vient d’un excès de dépenses par rapport aux recettes et donc qu’il suffit de baisser les dépenses. Mais quelles dépenses peuvent-elles baisser ? Pierre Martin, l’ultra-conservateur patron du MEDEF, pense qu’il faut baisser les retraites en diminuant leur montant et en poussant les salariés à travailler jusqu’à 67 ou 70 ans. Ce sont les dépenses sociales qui sont dans le viseur de la Commission européenne, comme si les salariés qui voient tous les ans leur pouvoir d’achat baisser étaient responsables par leurs « hauts salaires » et leurs avantages sociaux de l’endettement. Idée stupide qui est reprise par la crapule macronienne, Edouard Philippe et Gabriel Attal, qui permet surtout de faire payer la dette par les salariés et d’oublier les grandes entreprises et les grandes fortunes qui concentrent l’essentiel de ce qui reste de la croissance de la productivité du travail. Ce sont ces économies qui sont aujourd’hui misent en avant. Mais il y en a bien d’autres qu’il serait intéressant d’examiner. D’abord notre contribution au budget de la Commission européenne. Souvent on entend des européistes grand teint nous dire que la France reçoit beaucoup d’argent de l’Union européenne. Mais en fait non seulement c’est son argent qui revient, sauf qu’il est dépossédé de sa destination par la Commission européenne. Faisons un petit calcul grossier, la France donne plus d’argent qu’elle n’en reçoit. La France reçoit environ la moitié de l’argent qu’elle donne. Depuis quarante ans on peut évaluer une moyenne de 12 milliards d’euros nets par an donné à la Commission – aujourd’hui on en est à près de 20 milliards – cela nous fait en 40 ans, une somme de 480 milliards, somme à laquelle nous pouvons ajouter les intérêts de cet endettement, soit au minimum 12 milliards d’euros. Nous sommes déjà à près de 500 milliards d’endettement qui aurait pu être évités si nous n’avions pas adhérer à ce système. 

Contribution de la France à l'UE : +73,7% entre 2017-2027 | Fondation IFRAP

Au coût du budget de l’Union européenne, géré par la Commission, il faut ajouter maintenant le coût de la monnaie unique pour l’économie française. Comme le montre le graphique ci-dessous, le commerce extérieur français s’est effondré avec l’introduction de l’euro. Sur les 25 dernières années, c’est en moyenne 80 milliards par an, de pertes pour l’économie française qui ont dû être compensées par un endettement croissant. Soit pour la période considéré un endettement de 2 000 milliards d’euros ! Il vient que le coût de notre adhésion à l’Union européenne et à la monnaie unique est équivalent à près de 2 500 milliards d’euros ! On est évidemment bien loin des promesses des européistes qui nous disaient que l’achèvement du grand marché et de la monnaie unique propulserait l’Union européenne vers une croissance régulière de 4% par an en réel, et vers un budget en équilibre, voire excédentaire. Si on suit ce raisonnement juste, mais un peu approximatif, j’en conviens, si nous n’avions pas adhéré ni là l’Union européenne, ni à la monnaie unique, notre dette publique serait comprise entre 16 et 17% du PIB. Un taux d’endettement russe, si vous voulez ! 

Comme le titre de cet article l’indique, l’économie c’est un système de vases communicants, un circuit comme disaient dans le temps les économistes qui essayaient de penser. Autrement dit ce que l’État donne à l’un, il ne peut pas le donner à l’autre. L’observatoire de l’immigration et de la démographie a calculé que pour les finances publiques l’immigration avait un coût net – c’est-à-dire une fois déduit les cotisations sociales et les impôts versés par les travailleurs immigrés – d’environ 41 milliards d’euros par an[1]. Mais ce type d’économie n’intéresse pas le MEDEF qui veut de la main d’œuvre pas chère, cela n’intéresse pas non plus Mélenchon qui compte sur le vote des descendants d’immigrés pour arriver au second tour de l’élection présidentielle. D’autres calculs ont été faits. Un rapport du Sénat en 2025 très sérieux et qui a fait beaucoup de bruit, publié sous la houlette du sénateur Fabien Gay[2] a fait le calcul suivant, en 2023 les subventions aux entreprises avaient atteint 211 milliards d’euros, en 2019 elles avaient été de 205 milliards d’euros. On voit que si on supprimait ces subventions, en 10 ans, la dette diminuerait de 2 000 milliards d’euros ! Ce chiffre énorme appelle plusieurs remarques :

– d’abord si l’État et les collectivités locales sont obligées de donner des sommes si importantes pour soutenir les entreprises, nous ne sommes plus dans un État libéral et les rigolos qui voudraient un État qui ne s’occupent que du régalien ne comprennent rien à ce qui est la cause de ces subventions.

– ensuite ces subventions montrent nécessairement – nonobstant les magouilles qui peuvent exister en arrière-plan pour obtenir ces subventions – que la France n’est pas compétitive suivant les traités européens, et généralement les traités de libre-échange, et qu’elle ne peut ajuster sa compétitivité parce qu’elle se trouve dans la monnaie unique qui lui a été imposée par l’Allemagne. On ne peut supprimer ces mêmes subventions aux entreprises qu’à condition de sortir de ces traités et de la monnaie unique pour ajuster la valeur de notre monnaie à notre productivité effective.

– enfin il faut noter que ces subventions c’est un transfert massif d’argent public vers le secteur privé sans contrepartie. Ce qui n’empêche pas les crapules du MEDEF de se plaindre que les impôts et les cotisations sociales sont trop élevées, en omettant de dire qu’une partie importante leur revient sous forme de subventions. 

Contrairement à ce qu’on croit, la plupart des européistes, von der Leyen en tête sont pour aggraver l’endettement. L’idée est d’émettre une dette commune qui permettrait de financer la guerre éternelle de l’Ukraine contre la Russie.

Mélenchon a proposé de « brûler la dette » soit 18% de la dette publique qui serait détenue par la Banque de France, concrètement il souhaite geler la dette française détenue par la Banque de France au nom de la BCE en la transformant en dette perpétuelle à taux nul. Il laisserait courir la dette détenue par les investisseurs privés, soit approximativement 3000 milliards d’euros ou 82% du total. Il avance que cela permettrait de retrouver des marges de manœuvre pour les budgets européens. Il resterait dans le cadre de l’Union européenne. or nous avons vu justement que le problème principal de l’endettement était l’intégration de la France à l’Union européenne et à la monnaie unique – la double peine ! Pour réaliser cette action fantaisiste qui tuerait la crédibilité de la France sur les marchés financiers où seraient détenu le principal de la dette, il faudrait sortir des traités européens et renationaliser la Banque de France pour qu’elle cesse d’être indépendante du pouvoir politique. En outre les traités européens stipulent que le financement monétaire, « qui empêchent les banques centrales de soutenir immédiatement les finances publiques des États membres » est interdit. Cette approche compliquée ne réglerait en rien le problème. On ne peut pas avoir un pied dedans et un pied dehors de l’Union européenne et de sa logique économique mortifère. Une telle mesure proposée par Mélenchon ne pourrait être appliquée que si elle était prise au niveau des 27 États européens, ce qui est impossible connaissant la position des pays comme l’Allemagne, les Pays-Bas ou encore le Danemark. 

Si on considère qu’il faut réduire la dette publique pour retrouver une marge budgétaire, alors que les services publics qui sont un des piliers de la croissance économique contrairement à ce qu’affirment bêtement les néo-libéraux, contribuent à l’accumulation du capital humain, la manière dont on réduit cette dette est un choix purement politique : qui en supportera la charge et quelles seront les conséquences ? Ces investissements d’infrastructures pour parler comme la Banque Mondiale, sont ceux qui sont censés préparer l’avenir, la France et plus généralement l’Occident ne produisent plus d’ingénieurs et de scientifiques, contrairement aux pays asiatiques, à l’Inde et à la Russie. C’est là un autre résultat néfaste des politiques néo-libérales. Et donc on comprend que la compression des dépenses sociales, le recul de l’âge de départ à la retraite sont des fausses solutions, destinées à ce que la classe des possédants ne prenne aucune responsabilité dans la dégradation des comptes publics. Ces solutions n’amèneront qu’un recul civilisationnel dont on a du mal à comprendre comment on en sortirait. Ce recul a déjà commencé dans les pays européens, et les trajectoires suivies montrent que nous ne sommes pas près d’en sortir.



[1] https://observatoire-immigration.fr/cout-immigration-economies/

[2] https://www.senat.fr/rap/r24-808-1/r24-808-1.html

jeudi 27 août 2026

Des nouvelles en vrac de la décomposition

Jason Arday porte la flamme olympique à Londres, le 23 juillet 2012. 

Aujourd'hui tout est ramené à la race. Voici Jason Arday, qui s'est fait gauler en tant que plagiaire et qui a été forcé de démissionner de Cambridge où il avait été nommé professeur de sociologie. Il se serait suicidé[1]. En France on a eu une ministresse de l'éducation supérieure qui, sous Giscard s'était faite attrapée pour avoir présenté une thèse bidonnée. Elle n'a pas démissionné mais sa carrière politique s'en est ressentie. En Allemagne c'est von der Leyen, dite la hyène, qui avait présenté une thèse bidon sur le même schéma du plagiat. Elle s'est faite attrapée, mais elle a eu comme promotion de devenir la dictatrice de la Commission européenne. Pourtant quand ces deux bonnes femmes se sont faites attrapées, on n'a pas crié au racisme ni au masculinisme !

Il est vrai qu'en démissionnant Jason Arday voyait forcément la fin de sa carrière universitaire, il n'avait plus qu'à se cacher, il a préféré la mort. Ceux qui crient au harcèlement raciste nous envoie un message. On ne doit pas accuser un noir de fraude parce que les noirs sont fragiles et qu'ils risquent de se suicider. Autrement dit vous pouvez dénoncer le plagiat à condition qu'un noir ne soit pas en cause ! Les journalistes participent de cette désinformation, le délit est plus ou moins important en fonction de la couleur de votre peau. 

Quand Karim Khan, président de la CPI jusqu’à ce qu’on le démissionne pour des comportements louches envers ses subordonnées, disait qu’il allait lancer un mandat d’arrêt contre Netanyahu, les islamo-gauchistes de la FI applaudissaient et trouvaient que c’était très bien parce que cela leur permettait de stigmatiser l’État d’Israël et de le traiter de nazi[2]. Mais le 29 avril 2026 le même Karim Khan annonçait qu’il n’y avait aucune preuve de génocide à Gaza[3], personne n’a relayé cette information, même pas Le monde. Et s’il fallait la passer sous silence c’est pour pouvoir continuer à utiliser les termes de génocide ou d’État génocidaire de manière décomplexée. En mentant ainsi par omission, les journalistes sont coupables non seulement de faire le jeu du Hamas et de l’islamisme radical, mais aussi d’entretenir l’antisémitisme latent d’une partie de notre population. L’interview était pourtant une information importante, mais les journalistes et ceux qui les emploient ne trient pas l’information en fonction de l’importance d’une nouvelle, mais en fonction de la pédagogie qu’ils veulent exercer sur l’opinion. 

Avant que Joe Biden soit obligé de se retirer des élections présidentielles, on avançait qu’il était gâteux et ne savait plus où il était, ni ce qu’il faisait. C’est sans doute vrai, mais les journalistes qui relayait ce naufrage, ne remettaient pas en cause son action, notamment dans la guerre contre la Russie et le sabotage des Nord Stream, qui est un acte de guerre contre l’Union européenne. Malheureusement pour les Etats-Unis et le reste du monde, au sénile Joe Biden, il semble que ce soit un homme tout aussi stupide qui lui ai succédé. Depuis son retour à la Maison Blanche, Trump n’en finit pas de se faire remarquer par ses imbécilités. Après avoir dit qu’il allait prendre le Groenland, le Panama, le Venezuela, le voilà qu’il déclare que le détroit d’Ormuz allait bientôt devenir territoire étatsunien ! On fera remarquer que cette hypothèse de haute fantaisie ne tient pas compte du fait que les Etats-Unis ont perdu la guerre contre l’Iran. Évidemment cette nouvelle fanfaronnade n’a aucune chance d’aboutir, car quoi qu’on pense de l’Iran et de ses mollahs, il n’y a aucun mandat de la collectivité internationale pour couvrir cette démarche démente. On a remarqué que le détroit d’Ormuz est bien loin de Washington, et à moins d’écraser complètement l’Iran on ne voit pas comment les Etats-Unis qui n’ont aucun intérêt direct dans cette région, pourraient justifier cette captation. Autrement dit Trump n’a pas le moyen de ses ambitions militaires. Les élections de midterms vont être sanglantes pour son parti. 

Peut être une image de ‎le Bureau ovale et ‎texte qui dit ’‎FRENCH- ERICAN NDATION 製… OWERE FRENCH-A BREAKFAS S FRENCH- AMERICAN FOUNDATION 111000 POWERED BY AlixPartners RENCH-AMERICAN REAKFAST זוד‎’‎‎

Pendant des semaines et des semaines on nous a bombardés d’analyses sur l’ingérence des Russes, montant en épingle le rôle par exemple de Xenia Fedorova. Mais personne ne se risque à nous parler des ingérences étatsuniennes sur notre territoire. Notamment le rôle des agents d’influence étatsuniens à travers la puissante « association » de la French-American Foundation qui finance le programme dit des Young Leaders. On ne présente plus cette agence d’influence, Macron était un Young Leader, Hollande un autre, Edouard Philippe également appartient à cette secte. Je vous en trouverais autant que vous en voudrez. L’illuminé Jean-Noël Barrot en est également, Gabriel Attal aussi. Les Américains ne sélectionnent pas des gens intelligents ou ayant de la personnalité mais des imbéciles cupides qui veulent faire carrière rapidement. Aux breakfasts de la French-American Foundation on trouve aussi des journalistes, récemment on pouvait y voir la vieille Christine Ockrent, ou le russophobe Ulysse Gosset qui officie sur LCI. Au Monde il y a beaucoup de Young Leaders dont l’impayable Sylvie Kaufmann qui est payée pour aligner trois articles dans le mois pour répéter toujours la même chose, qu’il faut s’armer pour faire la guerre à la Russie en 2030, et que Zelensky va gagner la guerre. Parmi les « journalistes » qui bouffent au râtelier de la French-American Foundation, on trouve par exemple Caroline Roux, macronienne de choc qui officie sur le service public pour nous vanter les charmes qu’auraient une guerre contre la Russie. Que dirait-on si des journalistes du service public déjeunaient tous les quinze jours à l’ambassade de Russie ? Que dirait-on si des journalistes et des hommes politiques allaient suivre un programme de formation à la politique à Moscou ? 

Comme on le voit, les Etats-Unis font bien les choses, si vous leur, manger dans la main, ils vous soignent aux petits oignons, vous invitent à de grands diners, vous payent des voyages aux Etats-Unis, vous trouvent éventuellement des jobs pas fatigants et bien rémunérés, par exemple dans des universités. Vous avez ainsi l’impression d’être quelqu’un d’important et même d’intéressant. Vous n’avez pas besoin d’être instruit ou intelligent, tous les noms que j’ai cités dans le paragraphe précédent respirent la suffisante bêtise de ceux qui sont fiers de servir leur maitre, croyant s’identifier à eux, c’est le syndrome du domestique. Je me suis posé la question suivante : pourquoi les Etats-Unis cooptent-ils pour servir leurs intérêts des imbéciles ? La réponse est simple, quelqu’un d’intelligent pourrait avoir un jour l’idée de s’émanciper de leur tutelle et mener une politique contraire à leurs intérêts. Seulement tous ces agents d’une puissance étrangère apparaissent finalement comme trop stupides et ils finissent par ne plus influencer personne ! Leur parole tourne à vide et ils suscitent en permanence la moquerie. 

La campagne contre l’idée même de référendum est lancée. Le monde et la classe politique craignent comme la peste qu’on consulte le peuple sur ce qu’il pense. Ce qui est en cause, c’est l’idée du RN, en cas d’élection de Marine Le Pen de faire un référendum sur l’immigration. On sait qu’un tel référendum serait gagné au moins dans une proportion des deux tiers, donc cela validerait le fait que la très grande majorité des Français sont hostiles à l’immigration de masse. Mais au nom de quoi s’interdire de consulter le peuple sur un sujet qui les intéresse dans leur vie quotidienne ? L’exercice est difficile. Le monde nous dit que ce serait une sorte de coup d’État ! Parce qu’évidemment les immigrationnistes perdraient la bataille. Mais comment peut-on se dire démocrate si on interdit le référendum ? C’est maintenant une vieille antienne qui a été édictée par Jean-Claude Juncker le fantoche ivrogne qui était président de la Commission européenne. Il avait déclaré en janvier 2015 : « Il ne peut y avoir de choix démocratique contre les traités européens déjà ratifiés ». C’était à propos de la Grèce quand Tsípras voulait un référendum pour disqualifier les manœuvres européistes visant à piller la Grèce. Le monde évoque aujourd’hui le fait que le référendum sur l’immigration remettrait en question l’État de droit. Or cet État de droit c’est quelque chose d’obscur auxquels les peuples n’ont donner aucune validation. Et donc cet État de droit – qu’on a mis des années et des années à construire – rentrerait en contradiction avec la démocratie. En fait suivant cette logique, il serait supérieur à la démocratie ordinaire, plus démocratique que le vote des populations ! Pire encore si le référendum du RN permet de de définir l’immigration dans la Constitution de la France, Le monde a été cherché un prof associé de Sciences Po, Nicolas Hervieu, qui nous dit benoitement que l’Union européenne pourrait nous donner de lourdes amendes si on passait outre ses recommandations en la matière, et donc qu’il vaut mieux se plier à la loi Bruxellois plutôt que de revendiquer une souveraineté sur notre pays. Ce journal nous parle d’un coup d’État constitutionnel du RN, mais en vérité c’est la seule manière de s’émanciper du fascisme européiste qui nous empêche de vivre. La vérité est simple, tout ce marais politico-médiatique craint que le peuple s’exprime sur quelque sujet que ce soit, car cela irait à l’encontre de leur idée générale selon laquelle le peuple est bête et ne peut donc pas s’exprimer sérieusement sur des sujets sérieux. Mais le peu de résultats positifs que la classe politique de gauche ou de droite obtient dans l’Union européenne jette forcément un doute sur les capacités de celle-ci à diriger quoi que ce soit. 

Manifestation des paysans néerlandais à Bruxelles le 17 aout 2026 

La situation de l’agriculture est catastrophique dans toute l’Europe, elle est la conséquence du libre-échange mené à marche forcée et sans débat public par la Commission européenne. La stupidité et probablement aussi la corruption des bureaucrates de cette Commission, a conduit à ouvrir les frontières sans frein aux produits de qualité plus ou moins douteuse des pays du monde entier, et cela entraîne la ruine de notre agriculture. Un pays qui ne possède plus d’autonomie agricole n’est plus un pays, mais un simple territoire sans âme et sans avenir. Je fais remarquer que la Russie a commencé à redressé la tête après le désastre de la fin de l’URSS – qui a fait des dizaines de millions de morts – quand le gouvernement à remplacé peu à peu les productions agricoles (étatsuniennes en fait) par des productions nationales. Le 17 août dernier ce sont les paysans néerlandais qui manifestaient violemment à Bruxelles contre cette politique agricole nihiliste. Bien entendu cette révolte n’a pas été relayée par les médias de grand-chemin qui cachent les informations dès lors qu’elles remettent en question l’autorité de la Commission – c’est bien la preuve de l’utilité des réseaux sociaux que de transmettre ce ge,nre d’information. Il est dommage que tous les paysans européens ne manifestent pas ensemble à Bruxelles. Mais une fois de plus cet épisode récurrent de la vie politique dont les politicards de tous bords ne tiennent pas vraiment compte, démontre qu’il est vraiment urgent de sortir de ce système de libre-échange qui nous tue littéralement. 

Grégory Lenoci condamné à 17 ans de prison 

La justice en Europe est de plus en plus critiquée, on la trouve trop laxiste avec les criminels et trop dure avec ceux qui se défendent contre les agressions de la vie ordinaire. Également la population considère que les juges mettent trop de temps à rendre un verdict. Les délais de jugement son particulièrement long en France. En Belgique la dernière affaire qui fait scandale est celle d’un homme, Gérard Lenoci, condamné à 17 ans par la le tribunal de Namur pour avoir envoyé à l’hôpital son voisin qui avait agressé sexuellement son beau-fils. Les coups portés ont été très violents et le pédophile en gardera des séquelles pour le reste de sa vie. A l’énoncé du verdict la salle du tribunal s’es enflammée contre les juges[4]. En effet le violeur était un récidiviste, et donc s’il était récidiviste cela veut dire déjà que la justice n’avait pas fait son travail correctement. Sans vouloir discuter du bien fondé ou non de l’acte de Grégory Lenoci, il est évident que les réactions de la salle sont le résultat d’une défiance du peuple envers la justice. En France on considère que les deux tiers des Français n’ont plus confiance dans la justice de leur pays[5]. Les causes de cette défiance radicale sont multiples, mais en tous les cas elles vont dans le sens d’une nécessité pour les citoyens de prendre en charge eux-mêmes la justice. C’est une position à double tranchant : en effet d’un côté ça peut amener à des lynchages, mais de l’autre c’est une volonté de combattre le sentiment d’insécurité latent qui traverse tous les pays européens. Comme on le comprend, c’est un autre de nos piliers institutionnels qui est ébranlé.


[1] https://www.lemonde.fr/international/article/2026/08/15/les-hommages-se-multiplient-apres-la-mort-de-jason-arday-qui-fut-le-plus-jeune-professeur-noir-de-cambridge-avant-d-etre-accuse-de-plagiat_6746667_3210.html

[2] https://news.un.org/fr/story/2024/11/1150881

[3] https://www.instagram.com/reels/DYm0KNDtR0F/

[4] https://www.lessentiel.lu/fr/story/belgique-17-ans-de-prison-pour-avoir-tabasse-son-voisin-pedocriminel-103620021

[5] https://www.bfmtv.com/police-justice/sondage-bfmtv-deux-francais-sur-trois-ne-font-pas-confiance-a-la-justice-francaise-le-niveau-le-plus-bas-enregistre-depuis-2019_AV-202606100665.html

dimanche 23 août 2026

L’Ukraine s’enfonce dans la crise politique

Peut être une image de la Tombe des soldats inconnus et texte

Zelensky honorant le nazi et antisémite Evgueni Konovalets 

Ceux qui croyaient que Poutine délirait à propos du nazisme ukrainien se trompaient. Zelensky lui donne quelques années plus tard raison. En mai 2026, l'Ukraine a fait exhumer au Luxembourg la dépouille d'Andriy Melnyk, ancien dirigeant de l'Organisation des nationalistes ukrainiens (OUN) ayant collaboré avec l'Allemagne nazie, pour le réenterrer en Ukraine et lui donner le statut d’un héros de l’indépendance. Le président Volodymyr Zelensky a assisté à sa réinhumation officielle à Kiev, suscitant de vives polémiques internationales et des protestations de la Russie, d'Israël et de la Pologne. Ce dernier pays s’est fâché bien plus que les autres avec l’Ukraine car le fameux Melnyk, nazi certifié, et non pas simple nationaliste, est à l’origine d’un massacre de plus de 100 000 Polonais. Mais preuve qu’il s’agit bien d’un système et non d’une erreur, Zelensky a récidivé avec l’exhumation à Rotterdam de la dépouille d’un nazi ukrainien Evgueni Konovalets pour le transfert à Kiev a provoqué la condamnation de Moscou. Maria Zakharova a accusé Zelensky d'être devenu un « chef des goules » », abandonnant toutes ses promesses démocratiques au profit du nazisme. Il est à noter que les dirigeants européens ont fait le silence sur cette affaire, et que les journaux occidentaux ont regardé ailleurs, eux pourtant si prompt à dénoncer le nazisme même là où il ne se trouve pas. Initialement Konovalets était un ennemi de la Russie, et en 1921 il avait fondé l’Organisation militaire ukrainienne (UVO) à Lvov. Puis en 1922, il se réfugia à Berlin. Il s’installa ensuite à Rome où il conserva des liens avec les nazis allemands et lituaniens. Il travailla ensuite à la propagande pour tenter de mettre les gouvernements occidentaux de son côté et obtenir des financements. En 1934, Konovalets écrivait : « Si le nationalisme mène une guerre contre les mariages mixtes impliquant des conquérants (en particulier les Polonais et les Russes), il ne peut faire l’impasse sur la question des mariages mixtes avec les Juifs, qui sont incontestablement des ennemis de notre renaissance comparables, voire supérieurs, aux autres. » Ses propres convictions, conjuguées à l’antisémitisme des autres dirigeants de l’OUN, ont fini par se traduire par les pogroms de l’été 1941 en Ukraine et par la collaboration directe avec l’Allemagne nazie durant la Shoah. Il est mort en 1938, et donc n’a pas participé aux massacres de Polonais de 1943, mais c’est bien l’UVO qu’il avait créé qui a commis ce crime de masse. Cette commémoration en grande pompe est une fois de plus le tribut que Zelensky paie aux nazis ukrainiens qui le soutiennent encore. 

Le petit-fils de nazi Michael Martens « interrogeant » Zelensky 

Chasser le naturel, il revient au galop. L’Allemagne se réarme et veut devenir la première puissance militaire en Europe. Lors d'une conférence de presse à Belgrade en août 2026, Michael Martens un journaliste ayant pignon sur rue du Frankfürter Allgeimane Zeitung a demandé à Zelensky ce que les Européens pouvaient faire pour aider l’Ukraine à tuer « plus de Russes, plus de soldats russes » (« Pouvez-vous nous dire, à nous Européens, ce que nous pouvons concrètement faire pour vous aider à tuer plus de Russes – plus de soldats russes, bien sûr ? »). Il n’y a pas de hasard. Son grand-père, Hans-Hermann Martens (1904–1988), était procureur et officier du haut commandement de la Wehrmacht pendant l’ère nazie. On est en train de retrouver la vieille alliance entre les nazis ukrainiens et les nazis allemands. Cette sortie de cette crapule de Martens a fait son petit effet, c’est une incitation à la haine. On se souvient que les nazis de la grande époque lorsqu’ils ont lancé l’opération Barbarossa au mois de juin 1941 avaient exactement le même objectif : tuer le plus possible de Russes et installer des colonies de peuplement en Russie. Les dirigeants européens n’ont pas réagi, les médias occidentaux non plus. Le Frankfürter Allgeimane Zeitung a regretté la manière dont la question avait été posée, mais sans prendre ses distances avec cette crapule nazie. Il est assez incroyable que les journaux européens qui sont prompts à hurler au fascisme du RN ou de l’AfD ferment les yeux et cachent de tels faits à l’opinion. Mais malgré tout l’information est passée par la voie des réseaux sociaux que les politiciens européens ne contrôlent pas encore tout à fait. Tout cela donne une atmosphère des plus délétères. Les Européistes soutiennent, envers et contre tout, les nazis ukrainiens et laissent la porte ouverte à un retour du nazisme sur le sol allemand au moment même où le réarmement de l’Allemagne n’annonce rien de bon pour la France et l’Europe. 

Content media
Un clown chasse l'autre

Comme on le comprend ce n’est pas demain que la crapule européiste cherchera une solution négociée avec la Russie afin de limiter les dégâts d’une guerre qui n’a que trop duré. Au contraire le nouveau Premier ministre britannique Andy Burnham qui est aussi nul que son prédécesseur a déclaré mardi que le Royaume-Uni dont la russophobie est endémique, continuerait à « soutenir l’Ukraine à 100 % », après que la Russie a mis en garde contre des « conséquences », à la suite de la confirmation de l’utilisation de drones de fabrication britannique lors de récentes frappes ukrainiennes en profondeur en Russie. Ces dirigeants européens se moquent complètement que des Ukrainiens meurent tous les jours sur le front, que leur économie s’effondre, qu’ils soient complètement discrédités dans leur opinion respective. Les Russes avancent lentement vers leurs objectifs militaires, détruisant méthodiquement l’armée ukrainienne et son soubassement économique. Les occidentaux accusent sans relâche la Russie de mener une guerre hybride contre eux. Mais quand les Britanniques, les Français ou les Allemands livrent des missiles de longue portée qui vont atteindre le cœur de la Russie, avec à la clé des morts de civils, on ne peut plus dire que cette aide européenne est seulement défensive. Quand les Européens arraisonnent des pétroliers russes dans les eaux internationales, en toute illégalité, c’est clairement un acte de guerre. 

On comprend bien que les Européens – je veux dire les dirigeants corrompus – ne sont pas enclins depuis 2022 à chercher et à trouver des solutions sérieuses pour mettre fin à la guerre. Leur but est de prolonger indéfiniment la guerre en espérant qu’un jour les Russes se lasseront et se retourneront contre leurs dirigeants, ou que comme disait cet imbécile de Bruno Le Maire, leur économie s’effondre. Cette « stratégie » est frappée d’inanité. D’abord parce qu’avant que les Russes ne se lassent, il se pourrait qu’ils finissent par prendre Kharkov et Odessa, ensuite il risque de ne plus y avoir d’Ukrainiens pour combattre sur le front. Des rumeurs font état d’un enrôlement des femmes pour palier le manque de ressources humaines. Enfin, les Russes loin de se retourner contre la guerre en Ukraine, sont exaspérés et réclament massivement de leur armée frappe encore plus durement l’Ukraine pour punir ses actions terroristes sur leur territoire. Il n’y a donc rien à attendre des dirigeants européens à court et à moyen terme. Ils continueront tant que leurs peuples le leur permettent. Le changement pourrait intervenir de deux manières. D’abord parce que Merz est sur la sellette et qu’il risque de sauter d’ici peu, le gouvernement du ventre mou, de l’extrême-centre si on veut, pourrait être remplacé par une coalition inédite AfD-BSW qui verrait le retrait de l’Allemagne non seulement du soutien à l’Ukraine, mais aussi du réarmement, et qui poursuivrait l’idée d’une réconciliation d’avec la Russie. Le patronat allemand y est favorable, la jeunesse allemande aussi, l’économie étant en train de s’effondrer. En France on est bien moins avancé, et l’élection présidentielle de 2027 ne changera probablement rien, on a vu le revirement de Jordan Bardella qui s’est dit soutenir maintenant l’Ukraine, ce qui a fait hurler d’ailleurs la base des électeurs du Rassemblement National. Comme on l’a vu, il n’y a rien à attendre à court terme des Britanniques. Peut être si Nigel Farage gagne les élections et devient premier ministre cela changera. Meloni qui elle aussi a tout raté, commence en Italie à être contestée. Non seulement parce qu’elle n’a pas réussi sur le plan économique, ni sur le plan de l’immigration, mais parce que les Italiens sont de moins en moins enclin à soutenir de leurs deniers la guerre de l’OTAN contre la Russie. 

 Fedorov le 16 août 2026 

La seconde manière du changement de perspective pourrait venir de l’intérieur même de l’Ukraine. On a vu récemment des manifestations très hostiles à Zelensky en soutien à Mykhailov Fedorov. Les Ukrainiens en ont marre des razzias de type fascistes qui enlèvent les malheureux égarés, jeunes ou vieux, pour les envoyer se faire tuer sur le front. L’autre manière de protester étant de déserter, et les désertions sont massives. Mykhailov Fedorov qui a été démis par le gang Zelensky de son poste, est devenu assez populaire, et cette popularité l’encourage maintenant à réclamer des élections afin de redonner un petit vernis démocratique à ce pays en pleine décomposition[1]. A mon avis et moins qu’il n’y ait des manifestations massives, ces élections n’auront pas lieu, non seulement parce que ce serait la fin du pouvoir du gang de Zelensky, mais aussi parce que l’Union européenne représentée par les deux crapules féminines, Ursula von der Leyen et Kaja Kallas, ne veut pas de ces élections qui ruineraient sans doute leur plan pour la poursuite de la guerre contre la Russie. Mais les sorties de Fedorov montrent que les Ukrainiens qui ne se sont pas exilés en ont plus qu’assez de la politique menée depuis 2022 par Zelensky, marionnette bien payée de l’OTAN et des occidentaux.

 Iryna Mudra: Ukraine won't accept Russia peace at any price | The Jerusalem  Post 

Un nouveau scandale de corruption éclate au plus haut niveau de l’État ukrainien, impliquant notamment la directrice adjointe du cabinet de Zelensky, accusée d’avoir blanchi près de 3 millions d’euros. La révélation vient des agences anticorruption ukrainiennes, qui accusent l’ensemble du réseau d’avoir participé au blanchiment. Le réseau criminel comprendrait également des députés anciens et actuels, dont l’influent député Vadym Stolar, ainsi que de hauts responsables de la banque publique Sense Bank. Pour faire bonne mine, dès la révélation de l’affaire, Volodymyr Zelensky a signé un décret officiel limogeant Iryna Mudra de ses fonctions. Cette affaire intervient quelques heures seulement après les dénonciations de l’ancien ministre de la Défense, qui accusait le pouvoir de corruption au sommet de l’État et appelait à l’organisation d’élections.

[1] https://www.lemonde.fr/international/article/2026/08/19/en-ukraine-l-ancien-ministre-de-la-defense-mykhailo-fedorov-reclame-la-tenue-d-elections-et-denonce-la-corruption-dans-un-acte-de-defi-a-volodymyr-zelensky_6749426_3210.html

jeudi 20 août 2026

Des rapports explosifs en veux-tu en voilà !

 

Les journalistes aiment bien dire qu’ils possèdent un dossier ou un rapport explosif. Rapport ça fait plus sérieux, plus officiel. Mais ce langage que je vous dissuade fermement d’employer s’est maintenant étendu bien au-delà des journalistes et touchent tous ceux qui essaient plus ou moins de faire circuler de l’information pour alerter l’opinion  sur un sujet qui concernerait beaucoup de monde. Avant d’aller plus loin il faut dire qu’aujourd’hui, il y a tellement de rapports et de dossiers explosifs qu’on ne sait plus qu’en faire. Mais que veut dire cette expression ? Principalement que l’information est tellement importante que de la connaitre ça remettrait en question des personnes, des positions acquises, bref que cela bouleverserait l’ordre établi. Les termes de rapport explosif, signalent que la réalité était encore plus corrompue qu’on ne le croyait et que quelque chose de secret était en train de se préparer. On peut donc diviser les dossiers explosifs en deux catégories : ceux qui vont servir à l’État pour diminuer les investissements dans l’éducation ou dans la santé, et ceux qui dénoncent des agissements cachés du gouvernement ou de tel ou tel groupe, par exemple on dénoncera les errements de la justice à propos de l’affaire Lyhanna. L’idée serait de dire que l’Etat par exemple connait ce qu’il devrait faire, mais qu’il ne le fait pas, soit pour ménager des susceptibilités électorales, soit pour cacher sa propre incompétence. 

Audiovisuel public : le rapport explosif en streaming direct et replay sur  CANAL+ | CANAL+

Sur les réseaux sociaux, parler de dossiers explosifs, c’est une manière d’attirer le client afin qu’il clique le plus rapidement possible et donne de la visibilité. C’est bien évidemment une terminologie au service d’une politique, quelle qu’elle soit d’ailleurs. Prenons l’exemple du rapport publié par Charles Alloncle sur l’audiovisuel public. Il attire d’abord les regards sur la gabegie bien réelle de la direction Ernotte, mettant en scène des pratiques plus que douteuses, pour ensuite aller à cette idée saugrenue selon laquelle cette dérive provient du fait que cet audiovisuel serait justement public, pour en arriver à l’idée qui était là au départ de privatiser tout l’audiovisuel public, ce qui intéresse les milliardaires qui pourraient s’en payer une tranche, et les marchands de spots publicitaires qui pourraient ainsi voir leur marché s’élargir. C’est une idée de droite bien évidemment. On sort par exemple un rapport sur les malades de longue durée, et on avance que 59% des malades de longue durée pourraient très bien travailler ! C’est une manière de faire croire que le trou de la Sécurité sociale provient non pas d’un manque de recettes, mais d’un excès de dépenses ! C’est Biscornu qui a avancé cette idée. Pourquoi cela serait-il explosif ? Parce qu’il est sous-entendu que « nous » vivons au-dessus de nos moyens et donc qu’il faut remettre en question les avantages acquis. On peut refaire le même coup avec les retraites, les économistes au service du démantèlement des avantages acquis vous dirons que non seulement il va falloir travailler plus longtemps, par exemple jusqu’à 70 ans, mais qu’en plus il faudra amputer les retraites de ce qui y sont de 20% ! 

On nous a révélé que 59% des invalides seraient capables de travailler. Je  vous dis la vérité : 100% le sont ! Il y a un mois, des articles de presse  ont

On aime bien dire que ce rapport explosif est resté secret, ça fait comme si on dénonçait la lâcheté du gouvernement qui ne prend pas les bonnes mesures, et aussi comme si les journalistes faisaient un difficile métier d’investigation. On voit le triste métier de putasse que font les journalistes, ils font semblant d’en montrer un peu pour appâter le client. Ils sont imités en ce sens par des gens qui espèrent les remplacer un peu, et ces derniers jouent assez bien sur la grande méfiance que les médias de grand-chemin a engendrée au fil des années. Le plus souvent rien n’explose, et ceux qui font effectivement de l’investigation sérieuse sont le plus souvent marginalisés. C’est donc une manière de dire que le sujet est d’importance que d’affirmer qu’on dévoile ce qui est caché au commun. Évidemment avec les réseaux sociaux, la multiplication des petites chaines de réinformation, cette manie s’est répandue comme une trainée de poudre. Si le plus souvent le rapport explosif n’est guère plus qu’une alerte sur une question importante que le citoyen devrait se poser, tout n’est pas négatif puisque certaines fois cela permet d’attirer l’attention sur une information qu’on avait laissé passer. Mais la multiplication des rapports explosifs finit également par rendre le citoyen indifférent au lieu de le rendre combatif. C’est là le paradoxe de ce déballage récurrent de vrais et faux scandales. 

Face à la multiplication des rapports explosifs qu’on nous bombarde à jets continuent, notre tâche est double. D’abord essayer de hiérarchiser l’importance de ces rapports explosifs. Par exemple le rapport Alloncle a surtout bénéficié de l’acharnement des députés macroniens à vouloir l’étouffer. En vérité il ne contient rien de bien important. C’est beaucoup moins important que les rapports sur les retraites et sur le SMIC qui annoncent de nouveaux tours de vis pour les retraités et pour les salariés. Il est donc important d’en faire une analyse politique, c’est-à-dire d’en comprendre les répercussions sur notre vie quotidienne. Quand un « rapport explosif » publié au printemps dernier par l’INAMI[1] nous signale que 59% des malades de longue durée seraient en capacité de travailler, et que ce rapport a été gardé secret pendant quatre ans, on comprend que le but serait de couper les vivre à ceux qui peuvent encore marcher. Cette idée a été reprise par le gouvernement français de Biscornu. Elle est exactement du même tonneau que l’idée de travailler jusqu’à 70 ans passés, ou encore tant qu’on est valide. C’est une démarche discutable sur le plan moral qui vise à réintroduire l’idée que nous sommes sur terre non pas pour rigoler et jouir de la vie, mais pour en chier le plus possible, avec ou sans l’accord des religions qui par ailleurs nous promettent le paradis. 

Si les rapports explosifs se multiplient ainsi au fil des années, c’est bien entendu parce que la plupart des institutions des sociétés occidentales sont en faillite. En faillite sur le plan économique, on préfère donner de l’argent aux actionnaires des grandes entreprises qu’aux services publics, mais aussi en faillite sur le plan moral. La police et la justice sont particulièrement visées. C’est parfois les magistrats qui, par le biais de leur ministre de tutelle, dénoncent les errements de la police, comme dans le cas de l’affaire Lyhanna[2]. Ces dénonciations sont une tartufferie puisque l’actuel ministre de la justice en France, Gérard Darmanin, est l’ancien ministre de l’intérieur qui avait la gestion de la police. Ce « rapport explosif » a comme fonction essentielle, aussi bien de démontrer que les juges n’ont pas fauté, que de renvoyer la police dans les cordes qui a souvent le verbe haut pour dénoncer le laxisme des juges « rouges » bien entendu. Dans l’affaire Lyhanna le coup est venu de l’IGGN – l’Inspection Générale de la Gendarmerie Nationale. C’est assez normal si on se souvient des querelles de boutiques récurrentes entre la Police nationale et la Gendarmerie, il ne restait plus à la magistrature que de s’en emparer ! C’est une histoire de billard à trois bandes que ce « rapport explosif ». Ce qui ne veut pas dire d’ailleurs que le contenu de ce rapport soit faux ou inintéressant. 

L’explosivité de ces « rapports » est comme nous l’avons dit plus haut dépendante de la position politique de celui qui la rapporte. Ainsi un politicard de gauche se garder bien de faire de la publicité sur des « rapports explosifs » qui démontrent l’entrisme des organisations islamistes sous la houlette des Frères musulmans, il mettra plutôt l’accent soit sur la dégradation bien réelle de la condition salariale, soit sur l’islamophobie, ou soit encore sur le « génocide » de Gaza. A l’inverse un homme de droite omettra de parler de la dégradation des services publics ou de la dégradation de la condition salariale pour s’attarder plus précisément sur des réalités comptables où sont amalgamées aussi bien des dépenses nécessaires que des dépenses superflues. Ils s’attaquent plus souvent aux dépenses sociales, plutôt qu’aux cadeaux donner au gang de Kiev, ou des largesses inutiles en matière de politique d’armement. 

UN RAPPORT EXPLOSIF : "ON A MIS DES SALARIÉS AU CHÔMAGE POUR RENDRE DES PDG  TRÈS TRÈS RICHES"

Le site qui parle de l’explosivité de la dette publique c’est Contribuables associés. C’est un site plus ou moins libertarien qui est obsédé par la dépense publique quelle qu’elle soit, et bien sûr par l’idée qu’un jour il faudra bien demander aux plus riches de rendre l’argent qu’ils ont détourné avec la complicité des politiciens qui ont fait des lois qui leur permettent d’éviter l’impôt. Bien évidemment tout le monde est au courant de la gabegie des hommes politiques et notamment celle de l’homme à moitié fou qui squatte l’Élysée depuis trop longtemps. Ce site fait, sans surprise, comme si les dépenses de l’État et celles de la couverture sociale étaient de même nature. Or les premières relèvent de l’impôt et les secondes des cotisations sociales qui sont une forme de salaire différé ou de salaire collectivisé, nonobstant l’usage qui en est fait dans la pratique, ce qui serait une discussion longue et fastidieuse. 

Comme nous le voyons le plus souvent les rapports et dossiers explosifs sont d’abord des éléments de langage qui sont destinés à « cacher la merde au chat », c’est-à-dire qui visent à dissimuler ce qui est important dans le but de faire avancer une idée plus ou moins moisie de l’information et de la manière de la diffuser ! Rappelons nous qu’on n’a jamais qu’un rapport explosif sur l’éducation, sur le système de santé ou encore même la dette ait entrainé une amélioration dans la gestion publique !



[1] L’INAMI - Institut National d'Assurance Maladie-Invalidité – est l’équivalent belge de notre Sécurité sociale.

[2] https://www.franceinfo.fr/faits-divers/disparition-de-lyhanna-dans-le-gers/apres-l-affaire-lyhanna-un-courrier-de-gerald-darmanin-pointe-les-defaillances-des-enquetes-pour-violences-sexuelles-sur-mineurs_8139677.html

De la dette publique et de son apurement, les vases communicants de l’économie

  Augmentation de la dette publique en euros depuis l’élection de Macron en 2017   Dans la campagne présidentielle qui s’ouvre et qui va...