
Manifestation de soutien à Calin Georgescu
Je crois que les citoyens européens n’ont absolument pas
conscience du véritable régime qui sévit dans l’Union européenne. Bien sûr en
France on l’a vu avec l’épisode des Gilets jaunes qui a vu Macron et son gang
utiliser, pour se maintenir « quoi qu’il en coûte » au pouvoir, d’une
violence inouïe, ce qu’on n’avait plus vu depuis les temps de l’Occupation.
Mais cette tendance n’est pas spécifique à la France. Par ailleurs le discours
dominant des européistes est de nous dire qu’on se bat en Ukraine « pour
nos valeurs » contre la « barbarie native » des Russes. Quelles
sont ces valeurs justement ? Les interroger est nécessaire. « Nos
valeurs », cette locution que toute la crapule européiste a à la bouche,
ce n’est en vérité qu’un slogan. C’est un peu comme quand on nous dit sans rire
L’Europe c’est la paix ! Il faut toujours comprendre l’exact
inverse quand cette engeance nous dit quelque chose, c’est comme quand cette bureaucratie
que grâce au Grand marché et à l’euro nous vivons dans une zone de grande
prospérité et de stabilité économique. La logique de ces mensonges répétés
n’est pas qu’ils soient crus, ils ne peuvent pas l’être, mais qu’ils sèment le
trouble et qu’ils saturent l’espace de la communication pour laisser croire à
une absence de choix. Il est vrai que sur ce point les partis politiques,
obsédés par leur rente de situation en termes de sièges, ne font aucun effort
pour proposer une autre lecture de la réalité. En France la France Insoumise et
le Rassemblement national, les deux partis qui avançaient qu’il fallait sortir
de l’euro et de l’Union européenne se sont couchés. Ils ne remettent plus en
cause l’absence flagrante de démocratie en son sein également, avalisant le
discours qui avance que la Russie serait « non démocratique », mais
que l’Union européenne, oui. En vérité, l’Union européenne lutte contre la
démocratie, même la faible démocratie parlementaire. On n’a pas besoin de
remonter à la forfaiture de 2005 et le vol des suffrages hostiles au TCE. Le
gros morceau de cette affaire est aujourd’hui la situation en Roumanie, parce
que d’ici quelques jours il va y avoir une élection présidentielle. Une
première version de celle-ci a été annulée au motif que le candidat Călin
Georgescu était arrivé en tête, alors que les imbéciles européistes pensaient
que le peuple roumain voterait comme un seul homme pour le candidat
pro-européen et pro-guerre pour lequel ils avaient fait des efforts inédits de
propagande. Car les Roumains sont à proximité de l’Ukraine et de la guerre, et
ils n’ont pas un amour inconsidéré pour les Ukrainiens qui traitent très mal la
minorité roumaine. Or les Roumains aimeraient retrouver des relations normales
aussi avec la Russie. Mais l’Union européenne ne le veut pas, elle poursuit son
but de guerre, donc elle a accusé le candidat Călin Georgescu d’être un agent
de Moscou. Les preuves étaient inexistantes. Mais pour l’annulation, on a
trouvé un prétexte ridicule selon lequel ce candidat aurait bénéficié d’un
avantage de propagande sur Tik Tok et que cela aurait été orchestré par
les Russes. Là encore il n’y a aucune preuve, mais la Cour constitutionnelle
parle de « soupçons » d’ingérence russe, elle ne nous parle jamais
d’ailleurs d’ingérence européenne ou étatsunienne, comme si cela n’existait
pas. Évidemment les Roumains ont vivement protesté contre ce déni de démocratie
contre lequel l’Union européenne ne trouve rien à dire, qui ne dit rien
consent, et elle s’abrite derrière une Cour constitutionnelle qui ne vaut rien,
pour faire cette sale besogne. Macron avait convoqué la présidente de la Cour
constitutionnelle roumaine à l’Élysée pour lui donner ses consignes !

L’ignoble Cour
constitutionnelle roumaine
Mais les choses se sont aggravées. Donc Georgescu décide de
se représenter aux prochaines élections. Cependant les européistes ne
l’entendent pas de cette oreille, ils savent que les sondages lui sont
favorables, qu’il arrivera probablement en tête au premier tour et qu’il sera
élu au second : pris de panique, ils l’arrêtent, le trainent devant la
justice au prétexte qu’ils auraient trouvé chez lui un coffre plein de billets,
mais aussi des armes, un fusil et une arme de poing. Cette arrestation met le
feu aux poudres et les partisans de Georgescu descendent dans la rue. On est au
bord de la guerre civile. Cependant « le système » n’est pas arrivé à
discréditer Georgescu, au contraire, c’est lui qui s’est discrédité. Il est
maintenant crédité de 48 % de voix au premier tour et donc presque certain
de l’emporter ! Devant ce danger la Cour constitutionnelle rejette sa
candidature ! Que reprochent les européistes à Georgescu ? D’abord
qu’il ne veuille pas s’engager plus avant dans la guerre et veut donner à son
pays une sorte de statut de neutralité. Il a une position critique vis-à-vis de
l’OTAN, et voyant ce que l’OTAN a fait de l’Ukraine, les Roumains sont
sensibles à cette approche. Donc il faut l’éliminer par tous les moyens. Quand
les européistes perdent les élections, en Géorgie ou en Roumanie, ils ont
tendance à remettre en cause le résultat. C’est une constante de l’Union
européenne depuis au moins 2005 et le catastrophique référendum en France et
aux Pays-Bas sur le TCE. Il va sans dire que cela renforce le courant anti-européen
sur le long terme. En Géorgie, la présidente sortante, Salomé Zourabichvili,
qui a perdu les élections, refusait de quitter son poste. C’est une ancienne
ambassadrice de France en Géorgie, mais surtout une agente des Etats-Unis,
formée par Zbigniew Brzeziński lui-même pour s’implanter dans ce pays et y
travailler à sa déstabilisation. Face à son échec électoral, elle tentera de
susciter une guerre civile avec ses partisans, sans succès, puis, partie la
queue entre les jambes, elle sera récupérée dans le staff d’une multinationale
étatsunienne, elle avait bien mérité une récompense. Son but avait été de faire
entrer la Géorgie dans l’Union européenne, et dans l’OTAN pour laquelle elle
avait longtemps travaillé. C’est une fois de plus raté, après les tentatives de
l’autre agent des Etats-Unis, Mikhaïl Saakashvili épaulé par son comparse
Raphael Glucksmann. Évidemment l’Union européenne par la voix de Ursula von der
Leyen a elle aussi contesté le résultat des élections en Géorgie, dénonçant
l’ingérence russe. Sans preuve bien évidemment. Dans les deux cas, nous voyons
que l’Union européenne soutient le chaos et la guerre civile pour tenter
d’avancer ses pions et ceux de l’OTAN consistant à encercler la Russie. Dans le
cas de la Roumanie, les choses risquent d’aller assez loin puisqu’en effet,
Georgescu vient de recevoir un soutien appuyé de la part d’Elon Musk. On sait
aussi qu’à l’heure où j’écris, la DGSE a déployé une grande quantité d’agents
spéciaux pour tenter de consolider le résultat des élections à venir, une fois
Georgescu écarté.
La candidate de l’Élysée est Elena Lasconi qui aura ainsi la voie libre pour
devenir présidente et recadrer son pays dans le sens voulu par Bruxelles, elle
ne cache pas d’ailleurs son programme russophobe d’européisation de la Roumanie
à marche forcée.
Le prix à payer risque d’être un chaos politique pour de longues années, voire
une guerre civile. Personne pourtant accuse Lasconi d’être une agente de
l’étranger.

Elena Lasconi est ouvertement
soutenue par Macron, mais on ne parle pas d’ingérence
La Cour constitutionnelle roumaine qui n’en finit pas de
bafouer ses propres règles, a annoncé dans un communiqué « la décision de
rejeter la candidature de Diana Sosoaca ». Dans sa motivation, elle
rappelle que l'eurodéputée de 49 ans avait déjà été bannie du précédent scrutin
de novembre, par la suite annulé. La Cour constitutionnelle avait alors pointé
des déclarations contraires aux « valeurs démocratiques », évoquant
un danger pour l'appartenance de la Roumanie à l'UE et l'OTAN.
Autrement dit, tout candidat qui en Roumanie remettrait en question
l’appartenance de ce malheureux pays aux structures de l’OTAN et de l’UE sera
interdit. Comme on le voit, la Cour constitutionnelle élimine les uns après les
autres les candidats qui pourraient être réticents à suivre l’Union européenne
et l’OTAN sur la voie de la guerre. Il est vrai que les Roumains ont un passé
nazi très ancien, ils ont joué un rôle certain dans la mise en place de la
solution finale, et donc ils sont dans une certaine tradition pour continuer à
bafouer leurs propres règles « démocratiques ». À chaque détour du
chemin on voit que l’Europe institutionnelle valide la « démocratie »
tant que les résultats des élections ne contrarient pas ses plans. Mais sinon
elle dissout, elle interdit et elle envoie éventuellement la milice comme
Macron avec les Gilets jaunes. Cependant les Etats-Unis s’intéressent eux aussi
à la Roumanie, et Elon Musk est intervenu pour soutenir Călin Georgescu.
Iront-ils plus loin en mesure de rétorsion ?

Diana Sosoaca a été elle aussi écartée du
scrutin
En Roumanie comme en Géorgie, l’Union européenne finance
indirectement des manifestations pro-européennes, via des ONG qui n’ont plus
maintenant le soutien direct des Etats-Unis. Mais l’Union européenne avance ses
pions contre la démocratie de plusieurs autres façons, elle ne se contenter pas
de financer les ONG qui sont favorables à l’OTAN et à l’UE. C’est ainsi qu’en
Allemagne on a commencé à avancer sur l’idée d’interdire l’existence de l’AfD.
Pourquoi interdire ce parti ? Parce qu’il menace les autres partis qui
sont pour la guerre contre la Russie, sauf le petit parti de gauche de Sahra
Wagenknecht. Évidemment le prétexte est tout trouvé. Ce parti serait un danger
pour la démocratie !
Finalement ce débat tourna court, sans doute parce que les partis allemands
avaient compris qu’un simple « barrage » suffirait à le contenir.
Mais il se pourrait qu’ils y reviennent lorsqu’ils se sentiront de nouveau en
danger pour leurs sièges et pour développer leur projet guerrier contre la
Russie. Ils ont la patience de l’araignée. Ils ont une majorité parlementaire
pour ce faire. L’indécence le partage avec l’imbécilité. Ils auraient pu
s’abstenir, sachant que le réflexe du barrage joue encore un peu le rôle de la
roue de secours quand le peuple vous lâche. Mais non, ils ont bien trop peur.

La canaille bruxelloise nous dit, à juste titre d’ailleurs,
que la démocratie repose sur la liberté d’expression, telle qu’elle devrait
être garantie par l’Article 19 de la Charte des Nations Unies qui
dit « Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce
qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de
chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les
informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit ».
Or nous avons vu que Tik Tok, moyen d’expression et d’opinion, est le
prétexte à censurer un candidat qui n’est pas dans la ligne. Et puis il faut se
souvenir, alors que nous n’étions pas en guerre avec la Russie, que l’Union
européenne a décidé d’interdire les médias russes, Sputnik et Russia
Today. L’idée était que les médias russes désinforment, ce qui est
possible, mais tous les autres médias, à commencer par LCI et le journal Le
monde, désinforment aussi, rappelez-vous cet idiot de Yakovleff qui nous
disait que l’armée russe était cuite, que les soldats se battaient avec des
pelles, etc. Et puis Bruno Le Maire qui nous racontait qu’il allait, grâce à
ses sanctions merveilleusement ciblées mettre l’économie russe à genoux. On
peut en rire, mais c’est bel et bien de la désinformation. La censure en Europe
existe à tous les étages. Elle peut venir directement des GAFAM, mais aussi des
instances les plus hautes de la bureaucratie européiste. Dans le langage de
Bruxelles, la censure s’appelle la « régulation ». Thierry Breton, ce
fainéant, alors commissaire européen, s’est lancé dans cette croisade avec
cette idée, il n’y a pas de raison que les GAFAM contrôlent seuls l’information
qui circule sur la toile, la bureaucratie bruxelloise négocie pour partager ce
contrôle, mais c’est toujours contrôler les réseaux pour asseoir son pouvoir.
Évidemment ces bureaucrates ne vont jamais employer le mot
censure puisqu’ils sont officiellement pour la liberté d’expression, mais ils vont
prendre prétexte par exemple de ce qui se passe sur le Darknet pour prendre des
mesures visant le contrôle de toute parole dissidente. On va dire par exemple
que les trafiquants de drogue utilisent les réseaux sociaux, ou que les
pédophiles s’en donnent à cœur joie. Mais c’est juste l’arbre qui cache la
forêt. À l’usage, le numérique a pour principaux usages : 1. De mettre des
gens au chômage – bientôt tous les journalistes y passeront ; 2.
D’accroitre le contrôle sur les populations. La question est de savoir qui va
contrôler l’information, la bureaucratie supra-étatique corrompue ou les
multinationales prédatrices ? Dans la lutte qui s’est amorcée entre
Thierry Breton et l’Union européenne d’un côté, et les GAFAM de l’autre, le
résultat sera le même. Dès lors la liberté d’expression et d’information
devient un slogan complètement vide de sens, et sans liberté d’expression, il
n’y a pas de démocratie. L’Union européenne qui se mêle de tout ce qui ne la
regarde pas, de la propagande pour la guerre, d’attiser le feu en Roumanie ou
en Moldavie et en Géorgie, de contrôler les réseaux sociaux pour son propre
compte, est un proto-État pré-fasciste.
Le laisserons-nous s’installer définitivement ?

Donnons encore un exemple des dérives fascisantes de l'Union européenne. Plus récemment Valérie Hayer, la
macronienne folle qui a perdu les élections européennes dans les grandes largeurs
et qui se pissait dessus dans les meetings avec Bruno l’effondreur de la Russie,
est allé un peu plus loin, le 21 mars 2025 sur France Info. Elle n’a pas
dit un mot de ce qui se passe en Roumanie, où tous les candidats qui contestent
les orientations guerrières de l’OTAN et de l’Union européennes sont disqualifiés
par la Cour constitutionnelle. Mais par contre comme elle trouve qu’Orban ne
vote pas comme on le lui dit, elle propose qu’on retire le droit de vote de la
Hongrie ! Voici ce qu’elle dit : Retirer le droit de vote d'un membre
de l'UE, "c'est possible", assure Valérie Hayer, "il
faut l'unanimité des autres pour le faire". "On demande à
la Commission européenne de remettre ce sujet sur la table pour que nos valeurs
soient respectées", réitère l'eurodéputée. "La Hongrie et les
Hongrois ont encore leur place en Europe", assure Valérie Hayer qui
appelle à "soutenir tous les démocrates en Hongrie" et
les partis d'opposition qui sont "très mobilisés".
Passons sur le fait qu’il faut l’unanimité – donc l’aval de la Hongrie elle-même
pour retirer ce droit de vote. Mais elle se donne le droit d’ingérence en
disant que l’Union européenne – toujours sans la Hongrie – doit soutenir les
partis d’opposition atlantistes et antirusses ! On la savait idiote, mais
elle se doble d’une fasciste convaincue, c’est la ligne actuelle de l’UE, n’ont
le droit de vote que ceux qui votent bien !
https://www.lemonde.fr/international/article/2025/01/31/en-allemagne-l-interdiction-de-l-afd-en-debat-au-bundestag_6524485_3210.html