La colère des Français est immense aussi bien contre Bayrou que contre Macron, ce couple improbable sombre complètement dans les sondages et est critiqué dans le monde entier. La France est bien mal représentée. L’exécutif est non seulement en opposition frontale avec le peuple qu’il prétend gouverner, mais il est aussi en guerre avec le reste du monde. Le pays est à la dérive, les attentats antisémites se multiplient, la violence est partout, le système de santé, jadis un des meilleurs du monde s’effondre littéralement, tout comme le système éducatif. Le chômage augmente, et le pouvoir d’achat des plus modestes diminue. Seuls les très riches peuvent se réjouir de cette situation. Il y a donc des raisons objectives pour que les Français descendent dans la rue le 10 septembre prochain. Le budget concocté par l’équipe de Bayrou compte appauvrir encore un peu plus les pauvres pour réduire – un peu – le déficit public. On sait que la croissance explosive de la dette publique est surtout la conséquence de la politique macronienne dite pro-business qui consiste à abaisser les prélèvements sociaux sur les entreprises et sur les très riches. Soi-disant cette politique devait conduire à l’éradication du chômage entrainer de la croissance et le ruissellement ferait le reste pour la prospérité des Français. C’est la chanson que chantait cet imbécile de Macron en 2014 et ce fut son programme de 2017. Le moins qu’on puisse dire c’est que les faits ont démenti ces élucubrations.
Bayrou tente de faire croire qu’il va reculer sur les jours fériés supprimés, ce que je dénonçais comme un leurre, histoire de faire semblant de négocier quelque chose. Mais cette provocation sur les jours fériés n’était en réalité là que pour faire passer la pilule de l’austérité : on reculera sur les jours fériés pour faire passer le principal qui est de faire payer la dette publique par ceux qui ne l’ont pas créée. Cependant cette piste a fait long feu et le 8 septembre, Bayrou va sans doute demander la confiance à l'Assemblée nationale qui la lui refusera, avant même qu'on discute de son budget. Depuis quelques semaines, l’appel à descendre dans la rue le 10 septembre a reçu un bon accueil. Selon un sondage Toluna-Harris pour RTL, près de 2 Français sur 3 soutiennent ce mouvement. Mais cela ne veut pas dire que ce sera une réussite. La raison en est que les politiciens de gauche comme de droite ne sont pas intéressés à renverser le gouvernement parce qu’en 2026 et 2027 il va y avoir des élections importantes. Donc ils vont faire semblant de soutenir le mouvement tout en le plombant. C’est évidemment le cas de Mélenchon et de son gang. Mélenchon est le repoussoir ultime. Et c’est le prétexte pour beaucoup pour dire, si Mélenchon y va, je n’y vais pas. Le Rassemblement National est sur cette position, après avoir tergiverser sur la question de la censure pour finalement dire qu’il déposera une motion de censure, il ne veut plus soutenir ce mouvement, il préfère le laisser à la gauche. En effet, si les oppositions de droite et de gauche soutenaient ensemble ce mouvement, cela lui donnerait une ampleur transpartis inédite et en même temps ça diminuerait l’influence des partis quels qu’ils soient. Tactiquement c’est bien joué, car cela va peut-être diminuer l’impact de ce mouvement. Car un mouvement spontané que personne ne contrôle et qui se moque des clivages gauche-droite, est évidemment l’ennemi des partis qui prétendent représenter le peuple.
Évidemment beaucoup de partis et de groupuscules vont tenter de récupérer le mouvement pour leur propre compte. Si on remarque la couleur jaune utilisée, c’est celle des Gilets jaunes qui ont fait trembler Macron en allant le chercher jusqu’à l’Élysée. Le mouvement du 10 septembre veut s’en inspirer. La seule solution sera que ce mouvement soit le plus large possible pour échapper justement à la récupération. Nous avons donc une rentrée politique en deux volets, un volet parlementaire, François Bayrou a décidé de demande le 8 septembre la confiance des députés. Il se pourrait que ce gouvernement soit renversé. Et puis il y a le mouvement social qui au fond ne s’adresse pas qu’au gouvernement Bayrou mais à l’ensemble des députés incapables de sortir le pays de la crise politique, sociale et économique. Tous les cas le gouvernement est perdu. En effet si Bayrou est renversé, cela donnera un coup de fouet au mouvement du 10 septembre, si par miracle il est sauvé, par exemple si le Rassemblement National se dérobait, cela enragera encore plus les Français. Bref, la sortie de crise institutionnelle initiée par Macron avec sa dissolution incongrue n'est pas pour demain, ni même après-demain. Il s’est maintenant installé une représentation tripartite, le RN, la gauche hétéroclite et la droite qui globalement comprend les débris du macronisme et Les Républicains en perdition. On ne voit aujourd’hui aucun de ces trois blocs en capacité de s’élargir. Et probablement les élections de 2027 ne changeront pas cette situation, quel que soit le candidat élu à la présidentielle.
Sur cette image on voit un
François Bayrou très esseulé lors de sa conférence de presse du 25 aout 2025
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