En apparence pas grand-chose, les médias français nous disent que le front est figé et que les Russes n’arrivent à rien, la preuve ils auraient fait un défilé médiocre par crainte de représailles ukrainienne sur Moscou. Cette rhétorique est en phase avec la politique de Bruxelles, à croire que c’est Ursuia von der Leyen qui écrit les éditoriaux du Monde ou de Libération. La thèse de la canaille européiste serait donc de continuer à soutenir le gang de Kiev jusqu’à ce que la Russie se lasse, que les Russes ne soutiennent plus Poutine, ce qui entrainerait son effondrement. C’est pour cela que l’inénarrable journal Le monde daubait encore sur la baisse de Poutine dans l’opinion publique russe[1]. On trouve cette idée débile chez Macron, chez von der Leyen, ou encore chez la folle Kaja Kallas qui justifient ainsi la gabegie des fonds publics alors que l’économie européenne est dans un état de mort cérébrale, que les infrastructures sanitaires et éducatives des pays de l’Union européenne sont à l’abandon. Au moins par le discours et par l’aide massive financière, les Européens sont co-belligérants d’une guerre qu’ils n’ont jamais vraiment voulu, même si ces vieilles crapules de Merkel et de Hollande qui devaient soi-disant garantir les accords de Minsk I et II les ont allégrement sabotés pour que l’OTAN ait le temps de réarmer les supplétifs ukrainiens avant de les envoyer se faire crever la peau sur le front[2]. Mais les Russes nous disent une autre histoire. Le 9 mai 2026, Poutine nous dit que la guerre avec l’Ukraine et l’OTAN va bientôt se terminer et son point de vue a été largement répercuté par d’autres hiérarques de la Russie. Ont-ils raison d’avancer cela ? En fait ils en ont plusieurs. D’abord le manque de matériel évident des Ukrainiens sur le front, matériel militaire comme matériel humain. L’armée russe restant sur un travail de long terme qui consiste à épuiser les ressources de l’Ukraine et à grignoter du terrain. Cette guerre d’attrition serait arrivée à son terme. C’était aussi les prévisions de Jacques Sapir qui disait que par la force des choses la guerre s’arrêterait à la fin du printemps ou au début de l’été. Les Européens disent avoir donner de l’argent – 90 milliards – d’euros à Zelensky et sa clique. Mais si une partie de cet argent peut être facilement détourner, il sera mal commode de le transformer rapidement en armement et en système de défense. L’argent ne suffira pas non plus à recruter les soldats dont l’AFU a besoin pour tenir le front. C’est du reste pourquoi l’armée ukrainienne ne fait plus que des coups spectaculaires en visant la Russie en profondeur, ce qui ne change rien au rapport de force, mais ce qui permet de laisser croire aux Occidentaux qu’elle existe encore. Tous les jours Le monde, le principal journal pro-guerre en France, se délecte des exploits supposés des drones ukrainiens qui pourtant touchent souvent des cibles civiles.
Yulia Mendel et Tucker Carlson le 12 mais 2026
Mais il se passe autre chose en Ukraine. Il semble que les
Ukrainiens en ait assez des turpitudes du gang de Zelensky et qu’avec l’appui
des Etats-Unis, ils vont bientôt le remplacer. Ce serait là le sens de l’interview
que Yulia Mendel a donné à Tucker Carlson le 12 mai 2026[3]. Celle-ci
a été la porte-parole de Zelensky entre 2019 et 2021, elle était donc au cœur du
système Zelensky et l’a vu se développer. Elle ne fait pas des révélations
inédites, mais elle confirme ce que nous savions déjà depuis plusieurs années. Elle
parle d’abord de la personnalité de Zelensky qu’elle décrit comme changeant,
peu fiable, paranoïaque. Elle confirme qu’en 2022 Zelensky avait approuvé les
accords d’Istamboul qui auraient mis fin directement à la guerre tout en
conservant une intégrité territoriale de l’Ukraine, mais en reconnaissant l’autonomie
du Donbass russophone. Elle dit que c’était là une décision personnelle de
Zelensky qui voulait en finir avec la guerre. Cette acceptation des accords d’Istamboul par
Zelensky a été déjà signalée par l’ancien premier ministre d’Israël Bennett et
par Oleksiy Arestovitch qui suivait de près les négociations. Ni Bennette, ;
ni Arestovitch ne peuvent être soupçonnés de travailler pour le compte de
Poutine. Aujourd’hui après quatre années de guerre le pays a été amputé de 20%
de son territoire, et 10 millions de personnes sont partis à l’étranger, dont
3,5 millions en Russie. Elle signale que la population avant la guerre déclenchée
en février 2022 avait déjà baissé, ce qui veut dire que la guerre n’est pas le
facteur qui poussait les Ukrainiens à fuir. Seuls ne reste que les plus pauvres
et les retraités. Elle rappelle aussi que Zelensky s’était fait élire sur la
promesse de faire la paix avec les Russes, et aussi de lutter contre la
corruption endémique, ce qui explique son taux d’adhésion élevé lors des
élections présidentielles de 2019, aucune de ces deux promesses n'a été tenue
évidemment. Elle a avancé aussi que Zelensky pensait que la faiblesse de Joe
Biden lui permettrait d’adhérer rapidement à l’Union européenne, puis à l’OTAN.
Ce fut une grave erreur que de le croire. Cela a coûté des centaines de
milliers de morts ukrainiens, des millions d’exilés dont plus de 3,5 millions
en Russie, des pertes de territoires et une destruction massive du pays. Yulia
Mendel dit que le nombre de réfugiés est aujourd’hui de 10 millions. Quasiment le
quart de la population qu’elle estime avoir été de 37 millions avant le déclenchement
de la guerre avec la Russie.
Yulia Mendel et Zelensky au début de la présidence de celui-ci
L’interview de Yulia Mendel qui a fait un tabac dans le monde entier n’a curieusement pas été commentée dans la presse mainstream en France, qui est probablement la presse la plus lâche et servile de tout l’Occident. Elle parle aussi du caractère de Zelensky qu’elle décrit comme un cocaïnomane invétéré, mais aussi « émotionnellement » très instable. Pour elle c’est un menteur et un mythomane. Zelensky ne cherche pas la paix, mais essentiellement de l’argent, sachant que si la paix arrive, il sera fini politiquement. Elle ajoute notamment en citant Andrei Yermak que l’entourage direct de Zelensky est totalement corrompu. Elle parle d’une conversation téléphonique dans laquelle un certain Vova – diminutif ukrainien de Volodymyr – réclame ouvertement sa part sur un marché d’armement. Cela est corroboré par les enquêtes du SBU qui ont inculpé Yermak qui a dû démissionner et qui est en détention provisoire[4]. Jacques Sapir annonçait que la moitié des agents du SBU sont en réalité des agents étatsuniens, issus du FBI. Et donc on peut voir dans ce filet qui se resserre autour de Zelensky une manœuvre des Etats-Unis pour forcer Zelensky à signer la paix avec la Russie. Ce qui renforcerait le fait que Poutine croit à une fin proche de la guerre. L’importance de l’interview de Yulia Mendel accompagne la chute de la popularité de Zelensky en Occident. Sur le plan intérieur, la messe est dite, les Ukrainiens rejettent en majorité leur président qui se garde bien de convoquer des élections pour son remplacement[5]. Ses seuls soutiens se trouvent à l’étranger, et plus précisément dans l’Union européenne. Mais ces soutiens sont de moins en moins nombreux, on a vu que le changement de premier ministre en Hongrie ne changeait rien à la position de ce pays qui est hostile à continuer le financement de l’Ukraine. En Roumanie, en Pologne, en Slovaquie, en Bulgarie, le soutien s’effrite pour ne pas dire plus et cela se voit dans les résultats des élections, malgré les ingérences de la Commission européenne. En Lettonie le gouvernement a été renversé, pour partie à cause du soutien à l’Ukraine[6]. L’Espagne et l’Italie trainent les pieds. L’Allemagne on l’a vu est en train de faire son aggiornamento sur la question. Qui reste-t-il pour soutenir Zelensky ? Kaja Kallas, Ursula von der Leyen, Macron et Keir Starmer, des politiciens à la popularité défaillante, sans vraie légitimité. Aucun n’atteint 20% de popularité dans son pays !
Zelensky et son bras droit Yermak, aujourd’hui en détention
Les Allemands sont aujourd’hui en pleine débandade, leur industrie est en voie de destruction et leur économie court à la récession. Merz qui est au plus bas dans les sondages d’opinion[7], un peu comme Macron chez nous, a commencé à préparer un retournement stratégique en avançant qu’il fallait envisager de reparler avec Moscou. L’AfD a le vent en poupe, et ce parti veut signer une paix rapide avec la Russie, quitte pour cela à sortir de l’Union européenne. C’est dans ce contexte délétère que Poutine, le 9 mai a proposé Gerhard Schröder, ancien chancelier allemand et vieil ami personnel comme un possible médiateur dans le conflit ukrainien. Der Tagesspiegel, quotidien berlinois centriste libéral de référence prend cette annonce au sérieux[8]. Il suppose qu’il s’agit là d’une main tendue à l’Europe qui dans les mois qui viennent va souffrir de plus en plus de la pénurie de pétrole et de gaz consécutive à la guerre lancée par Trump en Iran. L’article du Tagesspiegel avance deux choses, la première que Poutine encourage les Européens à se dégager de l’influence étatsunienne, et la deuxième qu’elle doit prendre son autonomie politique en révisant radicalement son soutien à Kiev. L’article du Tagesspiegel indique que la seule voie raisonnable est que l’Europe doit reprendre la main. Cela passe par un dialogue direct et pragmatique avec Moscou ; la recherche d’un cessez-le-feu et d’un règlement politique ; la fin progressive du financement illimité de l’Ukraine par le contribuable européen qui voit de moins en moins l’intérêt de cette fantaisie.
Poutine et Schröder des amis de longue date
De ce qui vient d’être dit et écrit on peut tirer deux
conclusions, la première est que la fin de la guerre en Ukraine peut se passer
relativement calmement par la voie diplomatique, ou par la voie militaire qui
sera forcément encore plus douloureuse pour les Ukrainiens. La seconde
conclusion est que l’Allemagne a les clés de la paix. En effet même si sa
puissance n’est plus ce qu’elle était avant la guerre en Ukraine, elle peut
imposer la paix en Ukraine à l’Union européenne. C’est son intérêt. La France aurait
pu jouer un rôle important dans les négociations de paix, mais encore eut-il
fallu qu’elle ait un gouvernement et un gouvernement qui réfléchisse au-delà de
petites combines d’appareil. Et puis les petites magouilles de Hollande à
propos des accords de Minsk ont sûrement refroidi les Russes vis-à-vis de notre
pays. Ce qui fait essentiellement que l’Union européenne et les pays qui la
composent est incapable de réfléchir à la paix, à comprendre ce qui pourrait se
passer après la guerre – voir la clownesque Kaja Kallas encore là est un signe
de décomposition avancé – ils sont rongés par la corruption. On commence un peu
à en parler, mais je l’avais signalé il y a quelques mois, sur les sommes qui
sont détournées par la crapule du gang de Kiev, une partie de celles-ci revient
en Europe sous la forme de rétro-commissions qui passent par l’Estonie, le pays
de Kaja Kallas !! Celle-là même qui n’envisage aucune paix à moyen et long
terme avec la Russie et qui vise directement le démantèlement de la Russie !
C’est la Mère Ubu ! L’idiote a refusé que Schröder serve de médiateur au
prétexte qu’il serait trop proche de Poutine, faisant comme si sa parole à elle
avait une quelconque importance au-delà de l’Estonie. Mais l’Union européenne
aura-t-elle le choix si l’Ukraine et la Russie veulent signer un accord de paix ?
[1] https://www.lemonde.fr/international/article/2026/05/03/la-baisse-de-la-popularite-de-vladimir-poutine-en-russie-inquiete-le-kremlin-a-cinq-mois-des-elections-legislatives_6684998_3210.html
Quand des Merz, Macron, von der Leyen ou Starmer se trouvent à moins de 20% de
popularité les européistes parle d’un effondrement de la popularité de Poutine
en Russie qui n’atteindrait que 66% ! Trump lui se trouve en ce moment à cause
de la guerre en Iran à 35% de popularité.
[2] https://www.marianne.net/agora/les-signatures-de-marianne/les-accords-de-minsk-devaient-donner-du-temps-a-lukraine-angela-merkel-jette-un-pave-dans-la-mare
et https://www.institutschiller.org/Comment-Merkel-et-Hollande-ont-attise-la-guerre-en-Ukraine
[3] Elle
est disponible en suivant le lien suivant https://www.youtube.com/watch?v=Pkz2-cWHPbg
[4] https://www.lemonde.fr/international/article/2026/05/12/en-ukraine-andriy-yermak-l-ancien-bras-droit-de-volodymyr-zelensky-mis-en-cause-dans-une-affaire-de-corruption_6688267_3210.html
[5] Selon
Politico Zelensky aurait une cote de popularité de 25%. Mais d’autres
sources ukrainiennes de la Rada donnent plutôt 20% ! Ce qui n’empêche pas Le
monde de donner le chiffre de 67% et BFMTV de 57% !
[6] https://www.franceinfo.fr/monde/europe/manifestations-en-ukraine/en-lettonie-la-premiere-ministre-demissionne-apres-l-intrusion-de-drones-ukrainiens-sur-le-territoire-letton_8003768.html
[7] https://www.franceinfo.fr/monde/europe/allemagne/tout-se-degrade-aucune-ligne-claire-un-an-apres-son-investiture-la-popularite-du-chancelier-allemand-friedrich-merz-est-au-plus-bas_7997999.html
[8] https://www.tagesspiegel.de/politik/schroder-als-putins-signal-an-die-europaer-ein-vermittler-muss-nicht-makellos-sein-15585639.html
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