La crapule politicienne n’en a jamais assez des turpitudes
pour rogner les maigres avantages des salariés qui restent encore debout. L’idée
loufoque d’un quarteron de combinards ces derniers temps consistent a essayé d’ôter
le 1er mai des jours fériés et payés. En tête de ce petit gang on
trouve l’improbable David Lisnard qui voudrait bien au nom de la liberté
revenir à une sorte de droit du travail qui serait tellement réduit qu’il n’existerait
plus. Parmi les imbéciles qui ont commencé cette offensive, on trouve bien
entendu Bruno Retailleau, le maire de Cannes bien sûr, le patron du MEDEF,
et aussi quelques macronistes comme Gabriel Attal. Cette canaille hors sol qui
n’a jamais travaillé a avancé ces idées en disant que tout de même ce jour férié
était terriblement pénalisant pour les consommateurs qui voulaient aller
acheter leur pain, ou qui voulaient un brin de muguet pour fêter le 1er
mai. Tout cela est un mensonge éhonté. Le 1er mai est férié depuis 1906.
Et depuis cette date les Français n’ont jamais manqué de pain ni de muguet !
Le gouvernement s’est trouvé embarrassé par cette initiative. On a vu le crétin
Serge Papin, ministre des petites et moyennes entreprises rétropédaler sous la
pression des syndicats, disant qu’on pourrait faire travailler non pas des
salariés, mais des étudiants ! Ça frise l’idiotie, car selon le droit du
travail tu ne peux pas employer quelqu’un qui n’est pas déclaré à l’URSSAF comme
salarié. Le stupide Lecornu a remballé sa loi moisie et avortée, en disant qu’il
reviendrait plus tard sur cette question
Répression patronale à
Chicago au 1er mai 1896
Le 1er mai, jour de repos pour les travailleurs,
est la conséquence de ce qu’on a appelé les pendus de Chicago en 1886. Ce sont
les syndicats étatsuniens qui ont lancé en fait une grève le 1er mai
1884 pour tenter d’obtenir la journée de huit heures. La répression patronale
et étatique fut d’une grande violence, et en 1886, elle aboutit à la pendaison
de quatre anarchistes alors même qu’il n’existait aucune preuve de quoi que ce
soit de leur implication dans les violences – mais ce sont les Etats-Unis, pays
fourbe et sournois au niveau de ses élites. Et donc par la suite les syndicats
du monde entier ont tenter de commémorer ce jour, jusqu’à obtenir que le 1er
mai soit selon le mot de Jules Guesde un jour réserver pour la fête du
travail. Cela n’a pas été de soi. En 1891 le 1er mai, en France,
plus précisément à Fourmies, le patronat s’oppose au chômage des travailleurs le
1er mai et tente d’imposer sa loi en apposant dans tout la petite
ville une affiche édictant leur loi. Le patronat fait appel évidemment à l’État
qui envoie la troupe tirer par l’armée sur les travailleurs récalcitrants. Il y
aura neuf morts au total, dont deux enfants l’un de 11 ans, et l’autre de 14
ans. Cet événement aura un retentissement dans toute la France. Finalement ces
luttes ouvrières – des catholiques blancs et moches comme dirait l’idiot – aboutiront
en 1906 à ce que le 1er mai soit férié en France, mais aussi dans de
nombreux pays dans le monde.
Les crétins de la droite rétrograde, en tête le semi-idiot
David Lisnard, avancent depuis les débuts du XIXème siècle l’idée
selon laquelle il faut travailler plus, donc globalement augmenter la durée du
travail sous toutes ses formes : sur la semaine en éradiquant les 35
heures, sur l’année en rognant les jours fériés, et bien sûr sur la vie en
repoussant l’âge de la retraite au-delà de l’espérance de vie. C’est exactement
à cette idée que l’on reconnait un imbécile de droite. L’idée générale est qu’on
est obligé de travailler plus pour faire face à la concurrence étrangère, et
également pour rembourser la dette. Ce sont généralement des fainéants de
politiciens corrompus qui se font les porte-paroles de ces idées qui sont le
fond de commerce du patronat depuis des siècles. Pour éradiquer le 1er
mai de la liste des jours fériés, on avance que la France serait un pays où on
en a beaucoup trop, bien plus que dans les autres pays européens. C’est
évidemment un mensonge éhonté. On donne ci-dessous une carte qui le démontre. Mais
un imbécile comme David Lisnard qui voudrait bien croire à son destin de
présidentiable confond le public cannois, fait principalement de vieux rentiers
qui ne travaillent plus, avec l’ensemble de la France. Dans le même ordre d’idée
on ce crétin d’Edouard Philippe qui n’a fait que des bêtises en tant que
premier ministre, qui nous dit qu’il va nous imposer la retraite à 67 ans.
Autant dire la retraite pour les morts. Les propagandistes du MEDEF ont dans le
même temps sorti d’ailleurs un sondage selon lequel 52% des Français sont d’accord
pour abaisser le montant des pensions de retraite afin de désendetter l’État[1].
Les attaques contre le 1er mai qui ont pour l’instant
échoué s’inscrivent en réalité dans un plan plus global qui consiste à
organiser une austérité générale, soit une[U1]
déflation des salaires. Le MEDEF tente de profiter d’une situation
favorable – les syndicats français sont faibles, et la gauche à perdu la tête
avec ses querelles intestines – pour accroitre la masse de ses profits encore
un peu, alors qu’ils sont aujourd’hui au plus haut dans le partage de la
valeur. Nous voyons cela dans le graphique suivant. Ce que nous voyons c’est
que malgré la hausse de la productivité du travail ces quarante dernières années,
les salaires ont relativement beaucoup baissé. Ce qui veut dire que le patronat
a confisqué les gains de productivité du travail pour le capital et au
détriment de la rémunération du travail. Il est probable qu’une grande partie
des faillites d’entreprises soit d’ailleurs le résultat de la compression des
salaires qui freine la consommation et donc la croissance.
La part des salaires dans la
valeur ajoutée a beaucoup baisser depuis le début des années 80
On voit donc que cette attaque directe contre le 1er
mai s’inscrit dans un plan plus large de destruction des acquis sociaux. Montrer
aux gueux qui est le maître est la passion du MEDEF et de la canaille qui en
porte le programme. Il faut démonter les mensonges répétés à longueur d’année
par le gouvernement et le MEDEF. Non, les Français ne travaillent pas moins que
les autres européens, ils sont même dans le haut du peloton. Mais en même temps
il est bon de rappeler à cette bande d’imbéciles qui prétend nous gouverner l’histoire
des luttes ouvrières qui ont conduit à une amélioration des conditions de
travail. Il fut un temps, disons dans les années soixante-dix et quatre vingt
où on nous disons que vaille que vaille le capitalisme améliorait finalement le
sort des travailleurs : hausse des salaires, amélioration de la santé,
abaissement des durées travaillées. Ce temps là est maintenant complètement
révolu. Aidés par les directives européennes qui luttent contre les droits des
travailleurs d’une manière permanente en diminuant l’accès aux soins, en
allongeant les durées travaillées, en abaissant les salaires, les sociétés
occidentales visent une grande régression pour le monde du travail, une manière
pour le patronat de fabriquer encore un peu plus de milliardaires.
Finalement, devant la levée de boucliers des syndicats, Lecornu
a retiré son texte et dit qu’il allait en proposer un autre qui spécifierait
que les boulangers et les fleuristes, les artisans, pourraient employer des
salariés le 1er mai, toutefois en les payant le double[2]. Cette
défaite en rase campagne ne doit pas laisser croire que le MEDEF et ses valets
ne reviendront pas encore et encore sur cette idée du « travailler plus ».
Évidemment si les syndicats étaient plus forts, moins mous, cela ne se
passerait pas. Mais pour l’instant ils sont comme le reste de la gauche complètement
déphasés, plus préoccupés par des sujets sans queue ni tête – la Cause
palestinienne, le départ des écrivains de la maison Grasset, ou encore les questions
de genre et de la race – plutôt que par la défense des droits des travailleurs.
[1] https://actu.orange.fr/france/52-des-retraites-se-disent-favorables-a-baisser-leurs-pensions-pour-faire-baisser-la-dette-publique-magic-CNT000002oDM0k.html
[2] https://www.lemonde.fr/politique/article/2026/04/17/sebastien-lecornu-annonce-que-les-boulangers-et-les-fleuristes-pouront-ouvrir-le-1er-mai_6680879_823448.html
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