Macron qui est comme en vacances, qui ne fait plus rien depuis la dissolution ratée de 2024, dissolution qui a privé la France d’un gouvernement – avant on an avait un très mauvais, maintenant on n’en a plus du tout – tente de se refaire la cerise en faisant semblant qu’il peut agir à l’échelle de l’Europe pour imposer la paix ukrainienne à la Russie. Mais ce n’est que de la communication. Dans un premier temps, Zelensky qui est devenu la marionnette des nazis ukrainiens, envoie une lettre d’insulte à Poutine pour l’inciter à négocier. Le but n’est pas de négocier, car quand on perd une guerre et qu’on insulte la partie adverse, il ne peut pas y avoir de négociation. Mais il est dans le fait que cette lettre soit rendue publique, c’est-à-dire qu’elle est d’abord destinée à l’opinion publique des pays corrompus qui soutiennent financièrement la guerre en Ukraine. Quand on lit cette lettre, on voit Zelensky jouer les matamores, avancer que la Russie est en train de perdre la guerre et que les Russes feraient bien de ne pas aller sur le front s’ils ne veulent pas subir une défaite encore plus cuisante. Il dit également s’adresser à la fois aux élites russes, et aux jeunes Russes à qui il promet la mort sur le front. Il fait donc comme s’il était en position de force pour négocier, alors qu’il est aux abois, non seulement il en est réduit à ne faire que des actions terroristes – avec l’aide des Etats-Unis et du Royaume Uni – mais le front craque de tous les côtés. Dans la photo ci-dessus on voit Macron, Merz et Starmer entourer Zelensky. Ces quatre politiciens sont tous complètement démonétisés dans leur pays respectif. Les trois premiers sont tombés en dessous des 20% de popularité et leur économie est à l’agonie, tandis que Zelensky doit se trouver aux environs de 25%. On voit donc que cette manœuvre est destinée pour les quatre comédiens d’abord à leur opinion publique qui pourtant est de moins en moins crédule. La guerre des Etats-Unis et d’Israël en Iran et au Liban n’a pas arrangé les prévisions, bien au contraire. L’Allemagne est clairement entrée en récession, la France également, et le Royaume Uni stagne complètement[1].
On se trouve devant le paradoxe suivant, Merz et Macron disent qu’il faut parler avec Poutine – en Allemagne le patronat est vent debout contre le gouvernement qui est en train de tuer son industrie comme on le voit ci-dessous – et de l’autre ils ont une attitude hostile, soutenant les insultes contre Moscou. Starmer, lui, est relativement constant dans la vieille idée britannique du XIXème siècle de la russophobie ordinaire et hystérique. Les Européistes, avec les deux furieuses von der Leyen et Kaja Kalas, tiennent la ligne jusqu’au-boutiste d’une aide à fonds perdus, en espérant un miracle – et probablement aussi quelques rétrocommissions. Il est compréhensible que les Russes ne fassent aucune confiance à des gens pareils pour négocier quoi que ce soit. Remarquez que dans les trois pays qui soutiennent Zelensky « quoi qu’il en coûte », les partis hostiles à ce soutien sont aux portes du pouvoir, que ce soit Reform UK au Royaume Uni, le Rassemblement National en France ou encore l’AfD en Allemagne. Le plus inquiétant est sans doute le fait que la production industrielle allemande est en chute libre et que cela va entraîner toute l’Europe dans sa chute.
La lettre ouverte de Zelensky n’ouvre aucune perspective concrète. Elle n’est là que pour tenter de démontrer que Poutine ne veut pas la paix. Elle réclame seulement un cessez-le-feu pour soi-disant entamer des négociations. Voici ci-dessous quelques extraits des mensonges et des injures zelenskiens : « Quoi que vous puissiez dire sur l’Otan, la géopolitique ou la langue russe, cette guerre est votre choix personnel, une guerre sans véritable raison. C’est ainsi que l’histoire s’en souviendra. » Le président ukrainien s’attarde également sur les conséquences de la guerre pour la Russie. « Ils n’aiment pas nos drones et nos missiles. Ils n’aiment pas les pénuries d’essence ni la hausse constante des prix. Ils n’aiment pas les restrictions permanentes », écrit-il[2]. « Ils n’aiment pas votre intention de lancer une deuxième vague de mobilisation afin d’étendre la guerre à une autre partie de l’Ukraine ou de l’utiliser contre d’autres pays voisins de la Russie. Ils n’aiment pas le fait qu’aucune issue ne soit en vue pour votre guerre. » Avant d’ajouter : « Vous n’aurez pas assez d’argent ou de capital politique pour continuer à acheter la loyauté des Russes comme vous l’avez fait au cours des 26 dernières années. » Le ton injurieux de cette lettre montre deux choses, la première est qu’elle est destinée à l’Occident pour faire croire qu’un vent favorable à l’Ukraine peut réorienter le cours de la guerre, ensuite que c’est une bonne chose que de soutenir l’Ukraine pour protéger l’Europe dans son entier. Il y a bien sûr une incohérence fondamentale dans cette lettre, car si en effet les Russes sont en train de perdre la guerre en Ukraine, on ne voit pas très bien comment ils pourraient avoir les moyens de menacer sérieusement l’Europe, menace assez abstraite qui justifie l’Europe dans ses folles dépenses pour préparer la guerre contre la Russie pour 2030. Les mots choisis par l’équipe de propagande de l’OTAN montrent d’ailleurs que cette lettre ne vise pas à proposer sérieusement des négociations. On sait bien que quand on veut négocier on se garde d’insulter ses interlocuteurs.
Attaques de drones ukrainiens
sur Saint-Pétersbourg le 3 juin 2026
Cette lettre, et les rodomontades des européistes, c’est en fait le pendant des attaques de drones sur les civils en Russie, ou à Saint-Pétersbourg. Ça fait des jolies images, et ça permet d’éloigner le public de la décomposition bien réelle du régime ukrainien comme ce ses soutiens. Ça permet à Kaja Kallas de laisser croire que les Ukrainiens ont la main pour renverser l’issue de la guerre dans les mois qui viennent. Et les journaux occidentaux, surtout les journaux français, Le monde en tête, peuvent ainsi recopier les messages de la propagande ukrainienne en faisant comme si cela montrait que la Russie était en difficulté aussi bien sur le plan économique que militaire. C’est sans doute cela qui a changé depuis quelques années : que ce soit avec la crise du COVID ou avec la guerre en Ukraine, les médias occidentaux passent leur temps à confondre information et propagande. Par exemple Le monde qui a toujours été un journal atlantiste, dans le temps donnait des informations vérifiables. Aujourd’hui, pour soutenir l’Ukraine, ce journal se fie essentiellement aux données de ISW – Institute for the Study of War – or ce think tank est un relais des faucons étatsuniens, plus particulièrement du gang Kagan. Et le plus souvent les données de ce site sont contredites par des journaux comme The New York Times ou The Washington Post. Ce qui veut dire qu’étant donné que Le monde est la boussole des autres médias de grand chemin, les médias français relaient la propagande des faucons étatsuniens. Ce qui est choquant n’est pas que Le monde soutienne le gang de Zelensky au nom d’une vision dépassée de l’hégémonie étatsunienne – de nombreux journalistes du Monde ont été formés aux Etats-Unis, certains, comme Sylvie Kaufmann qui pousse à la guerre autant qu’elle le peut, sont des Young leaders – mais qu’ils mentent sur ce qui se passe réellement sur le front. Ce journal d’ailleurs ne dit presque rien des poursuites devant la justice des membres du gang Zelensky, il s’efforce de minorer cette affaire. Ceux qui suivent de près la guerre en Ukraine ont d’ailleurs remarqué que les sites ukrainiens, pourtant contrôlés par le SBU, sont beaucoup plus objectifs que les médias français, ce qui au fond n’est pas bien difficile.
Dans une interview ravageuse de Iula Mendel, ancienne
porte-parole de Zelensky, celle-ci s’est livrée à un déballage en règle sur la
corruption de lui et de son entourage, mais aussi sur sa consommation de
cocaïne[3]. Le
monde n’en a pas parlé, mais certains relais de désinformation, notamment l’AFP[4] ou
EUinsider[5] se
sont mis à tenter de déminer cette affaire, disant dans un narratif tarabiscoté
qu’en fait elle n’avait pas dit ce qu’elle avait dit, que ses propos avaient
été sortis de leur contexte, etc. C’est
évidemment misérable une telle attitude et disqualifie ceux qui l’adoptent. Ce qui
distingue la propagande de l’information ou même du commentaire politique, c’est
essentiellement que la propagande construit son narratif en masquant les faits
ou en les déformant. Dans l’interview de Iula Mendel, les deux sites de
désinformation que je cite ne cherchent pas à savoir si les affirmations de
celle-ci sont vraies ou fausses, ils se contentent de dire que cela sert la
propagande russe, et que sur les réseaux sociaux des extraits de son interview
sont accompagnés d’illustrations qui ne sont pas exactes. Mais en réalité si l’Occident
a besoin de se livrer à une propagande où le mensonge par omission, où la
fausse information trône, c’est qu’il n’est plus en capacité de dire simplement
ce qui se passe en Ukraine au gouvernement, comme sur le front. On a vu encore
ça avec les décomptes des morts sur le front des deux côtés de la guerre. Il est
d’ailleurs intéressant de voir que les médias ukrainiens s’ils parlent de
propagande, ne contestent pas le fait que Iula Mendel ait bien tenu les propos
qui lui sont attribués, ils la désignent plutôt comme une vendue à l’ennemi,
lui reprochant de désigner l’Ukraine comme un pays instrumentalisé par les pays
occidentaux[6].
[1] https://www.lemonde.fr/economie/article/2026/04/23/en-allemagne-les-espoirs-de-reprise-economique-s-eloignent_6682853_3234.html
[2] On
ne sait pas où Zelensky a trouvé l’idée d’une pénurie d’essence en Russie, sans
doute dit-il cela en référence à la pénurie d’essence qui menace clairement les
pays occidentaux et plus particulièrement européens.
[3] https://www.youtube.com/watch?v=Pkz2-cWHPbg
[4]
https://factuel.afp.com/doc.afp.com.B2Q47ZQ
[5]
https://euinsider.eu/news/mendel-carlson-russian-disinfo-eu-2026
[6] https://kyivindependent.com/ex-zelensky-spokesperson-iuliia-mendel-sparks-outrage-after-tucker-carlson-interview/
et https://english.nv.ua/nation/ukrainian-professionals-condemn-mendel-s-controversial-remarks-to-a-former-fox-news-host-50607246.html
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