Le désastreux Merz annonçant que son parti a encore perdu, mais qu’il se maintiendra au pouvoir
En Allemagne il y a eu des élections régionales le 20 septembre 2026 et sans surprise les partis formant le système de gouvernement, cette alliance baroque entre la droite et la gauche, sont tous défaits. L’AfD progresse fortement en Mecklembourg-Poméranie-Occidentale et sort en tête du scrutin avec 38% des voix, faisant plus que doubler son score. Le parti du sinistre Merz n’atteint même pas les 5% et se trouve éjecté du parlement régional. Cette défaite arrive deux semaines après que l’AfD ait remporté les élections en Saxe-Anhalt. Cependant Merz refuse de tirer les conséquences de la défaite cinglante de son parti. Faisant comme Macron, il prétendait encore au soir de cette journée « continuer les réformes ». C’est la mode aujourd’hui en Europe de critiquer les élections en Russie pour leur manque de démocratie, mais par ailleurs de ne pas tenir compte de ce que disent les électeurs. Les politicards allemands, comme les politicards français, au lieu de parler de leur rôle néfaste et du rejet de ce qu’ils sont, préfèrent alerter sur le danger que représenterait l’AfD. On mise tout sur le barrage. Ainsi il est très probable que l’AfD ne gouvernera pas la région de Mecklembourg-Poméranie-Occidentale. L’ensemble des partis refusera de l’appuyer. Mais cette nouvelle victoire marquera les esprits
Leif-Erik Holm candidat de l'AfD au poste de ministre-président du Mecklembourg-Poméranie-Occidentale
Il y avait une autre élection. À Berlin, la liste conduite par la candidate de Die Linke (gauche radicale), Elif Eralp, arrive en tête (25 % environ) devançant la CDU du chancelier (20 %), et pourra lui ravir la mairie si elle s'entend avec d'autres partis de gauche. « Dans notre ville, la liberté et la justice ont triomphé de la haine », a-t-elle dit très platement, en référence à l'extrême droite. L'AfD de son côté passe de 9% à 15%, c’est un bond en avant par rapport à 2023. C’est assez curieux, avec 25% des voix Die Linke revendique la victoire, mais ce parti la refuse en Mecklembourg-Poméranie-Occidentale à l’AfD qui a fait 38% des voix. C’est encore une autre défaite de la CDU qui dirigeait jusque-là la mairie et qui va être obligé de soutenir Die LInke. En vérité Die Linke est maintenant dans l’embarras, parti de gauche, mais assez peu radical quoi qu’on en dise, il essaie de ménager une position critique tout en soutenant la guerre en Ukraine, et en refusant de prendre position sur l’Union européenne et l’OTAN. Die Linke apparait maintenant que le SPD est disqualifié à cause de ses trop fortes compromissions comme la force sociale-démocrate d’appoint pour tenter de maintenir le système en l’état. Faisons un parallèle entre la France et l’Allemagne. Le SPD se trouve aujourd’hui dans la situation du PS en France, comme la CDU ressemble si on veut au parti de Macron en déshérence. On voit bien qu’un tel système n’a pas d’avenir dans la situation européenne dégradée qui est la notre aujourd’hui.
Elif Eralp à Berlin le 20 septembre 2026
La plupart des partis allemands ne veulent pas tirer les leçons de cette nouvelle défaite. Au lieu de s’interroger sur leur programme, sur leurs réalisations et sur ce qu’attendent les électeurs, ils préfèrent se contenter de stigmatiser l’AfD. Leur seul programme est comme en France de faire le dos rond en excluant le parti dit d’extrême droite de la gestion des affaires. Mais la véritable raison du succès de l’AfD est facile à comprendre, et ne tient pas au décalage entre l’Est et l’Ouest du pays comme Merz l’avance souvent, il tient au fait que dans une situation économique dégradée, seule l’AfD a un programme, sortir de l’Europe, se rabibocher avec les Russes pour avoir du gaz et des marchés, aider à faire la paix en Ukraine et bien sûr aussi mieux maitriser l’immigration. C’est un programme souverainiste et c’est ce qui fait son succès, les Allemands ont un mauvais souvenir justement de la velléité de soumettre la Russie pour s’emparer de ses ressources naturelles, quand les tanks sont entrés en Russie, ça s’est bien mal terminé, sans doute est-ce pour cela que le parti anti-guerre est plus fort en Allemagne qu’en France. Les partis de gouvernement en Allemagne sont incapables de critiquer le programme économique de l’AfD sur lequel il y aurait pourtant beaucoup à dire, et cette lacune ils la compensent en ânonnant stupidement le discours sur le retour des nazis au pouvoir.
Chapoutot qui possède un abonnement sur les radios gouvernementales, pérorant sur le fascisme qui vient
En France on s’inquiète aussi de la montée en puissance de l’AfD, mais pour des mauvaises raisons. On a vu cet imbécile de Chapoutot s’abriter derrière son statut d’historien de profession pour nous alerter sur le fait qu’en 2026 comme en 1933 les nazis sont arrivés au pouvoir par la voie légale[1]. Cette comparaison paresseuse montre qu’il est un très mauvais historien car les deux périodes n’ont aucun rapport. En 1933 les nazis, les vrais, possédaient une force paramilitaire que l’AfD ne possède pas, mais en outre Hitler menaçait déjà la Russie comme le fait aujourd’hui Merz, et il déclencha l’opération Barbarossa. L’AfD au contraire prône la paix et l’entente avec la Russie. Chapoutot est le genre de crétin très limité sur le plan intellectuel et qui nous proposera encore de faire le barrage en 2027, j’en prend les paris. On a pourtant vu que le barrage depuis 2002 était la mauvaise solution et n’entrainait que des ressentiments dans la population. Geler les positions en attendant un miracle conduira à l’explosion. On fera remarquer au faible Chapoutot que la Meloni en Italie qui était présentée avant qu’elle soit placée à la tête du gouvernement comme un retour du fascisme italien, s’est finalement alignée sur les positions européistes les pires dans tous les domaines, y compris dans celui de l’immigration.
[1]https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/questions-du-soir-l-idee/1933-comment-les-elites-se-sont-converties-au-nazisme-5016292
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